Tramway T4 : les militants EELV de Bondy/Les Pavillons sous Bois, étaient nombreux à manifester leur soutien

Le tracé 4 pour le T4, la meilleure réponse pour les besoins des habitants de Clichy/Montfermeil !

 

marche T4Le 26 février, une chaîne humaine à Clichy/Montfermeil en soutien au projet de Tramway T4 a réuni de nombreux habitants malgré le froid. Les militants EELV de Bondy – Les Pavillons-sous-Bois étaient là pour manifester leur soutien.

La desserte du plateau Clichy/Montfermeil par un moyen de transport « lourd » constitue, pour EELV93, une forme de réparation due à la population locale ; et ce, plus particulièrement à la suite des événements de novembre 2005.Dès les premières consultations, y compris lors de l’enquête publique qui s’est déroulée du 10 décembre au 24 janvier, EELV93 (élus locaux et instances départementale) étaient les premiers à soutenir le choix du tracé 4 pour le T4. Ce tracé, bien que plus complexe techniquement était le plus rapide et le moins onéreux.

Pour EELV93, l’annonce de la commission d’enquête publique approuvant le projet de débranchement du tramway T4 vers Clichy-sous-Bois et Montfermeil, ne constitue pas une victoire ou une défaite.  Cette décision est la plus cohérente pour répondre à une amélioration du service public rendu à des populations souffrant de discrimination en la matière.

EELV93 invite les élus à prendre comme priorité les besoins des habitants et la notion de solidarité des territoires; et non certains enjeux et polémiques démagogiques, relevant des pseudo peurs politico-électorales.

Lino Ferreira

Secrétaire EELV93

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Danger et transparence sur les convois de déchets radioactifs, 3e alerte depuis décembre.

Communiqué de presse – 19 février 2013

 sénat

Aline Archimbaud, sénatrice écologiste de Seine-saint-Denis, a posé le 19 février dernier une question orale à l’attention de Delphine Batho, Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, sur le problème récurrent de passages de convois dangereux en zone dense urbaine.

Aline Archimbaud y dénonce la dangerosité des convois mais également l’absence totale de transparence qui entoure l’organisation de ceux-ci.

En effet, le 13 décembre 2012, le 7 janvier et le 6 février 2013, il a été constaté avec beaucoup d’inquiétude que des convois de combustibles nucléaires usagés en provenance de la centrale nucléaire de Borssele aux Pays-Bas et à destination de l’usine AREVA de La Hague circulaient et stationnaient sur le territoire de la Seine- Saint-Denis, un département de 1,5 millions d’habitants.

Ces convois hautement dangereux traversent une zone dense puisqu’ils ont été repérés en gare de Drancy, sur les voies du RER B, empruntées chaque jour par des milliers de voyageurs.

Se pose encore et toujours la reconnaissance par l’industrie nucléaire du problème de la gestion du stockage de ses déchets et la nécessaire et inéluctable sortie du nucléaire.

Frédéric Cuvillier, Ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche, était chargé de lui répondre. Selon lui, « toutes les mesures doivent être prises dans la plus grande transparence. Cette mission incombe à l’autorité de sûreté nucléaire, qui a autorisé 1482 transports de déchets en 2012. » Il a rappelé qu’il existe un plafond limite d’exposition aux radiations pour le public. Les trains en provenance des Pays-Bas circulent dans le cadre d’un accord de coopération entre Cogema et Areva qui porte sur 402 tonnes de combustible usé. L’absence de réseau ferré dédié au fret oblige au passage en zones urbaines. Seules les préfectures concernées sont informées et non les élus en raison de règles de confidentialité.

Aline Archimbaud « demeure inquiète, notamment après le déraillement de wagons chargés de combustible radioactif dans la Drôme le 21 janvier dernier. » Elle demande l’application stricte du principe de précaution.

Retour sur la marche solidaire du 17 février à Bondy

LA MARCHE SOLIDAIRE DU 17 FEVRIER 2013

 

Ce dimanche 17 février 2013, à partir de 14h30, s’est déroulé la marche de solidarité avec Florian, ce jeune homme lâchement agressé le 2 février.

Le rassemblement se présentait sous les meilleurs auspices car les nombreux participants ont pu être informé dès le départ que l’état de Florian s’améliorait de façon spectaculaire depuis 3 jours (l’initiative des Bondynois y a très modestement contribué) et la météo était clémente.

 

photo marche 17 février

 

Près de 200 personnes au départ, et environ 300 au moment de la halte sur l’esplanade de la mairie où la Maire, Sylvine Thomassin a adressé quelques paroles d’union aux administrés qui avaient tenu à être là. Elle a annoncé qu’elle avait, le 19 février, un rendez-vous avec le préfet au cours duquel elle évoquerait ce problème de violence. La participation de Bondynois de tous âges et de toutes origines a fait souffler dans les rues de Bondy un léger parfum d’optimisme que l’on veut croire durable et a permis des discussions entre des citoyens qui ne se rencontrent pas d’habitude.

L’arrivée vers 15h 30 devant le commissariat signifiait la dispersion d’une foule qui a eu du mal à quitter les lieux tant les échanges étaient conviviaux.

 

La famille remercie tous les participants et tous ceux (commerçants, membres du conseil de quartier du Mainguy, membres d’associations) qui ont permis la diffusion de l’information.

                                                           Pour le groupe local EELV, Boujemâa EL KASMI

Le droit de vote pour tous les résidents étrangers : Une urgence démocratique et sociale en Seine-Saint-Denis aussi !

droit de vote

Appel départemental commun 93

Des dizaines de milliers d’étrangers non communautaires, nos concitoyens, vivent et travaillent en Seine-Saint-Denis. L’apport de cette population sur les plans culturel, social et économique fait de notre département un des plus ouverts et des plus dynamiques.

Ces résidents étrangers participent activement à la vie locale dans leur commune. Ils y paient des impôts. Nombre d’entre eux, hommes et femmes, sont entrepreneurs, responsables d’associations, délégués de parents d’élèves, délégués syndicaux. Mais quel que soit leur rôle dans la société, il est injuste qu’ils ne puissent participer de façon égale à la vie politique locale et prendre part aux décisions concernant le territoire où ils vivent. Il n’y a aucune raison de leur refuser le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales.

Les élections du printemps 2012 avaient permis d’espérer la mise en oeuvre rapide de cette revendication commune, mais cet engagement tarde à se concrétiser. Pourtant il nous apparaît comme une urgence pour l’égalité des droits, un signal nécessaire dans la lutte contre la xénophobie et pour le « vivre ensemble » dans notre pays. Loin de penser que cette exigence s’opposerait à d’autres urgences sociales, nous sommes convaincus que ce progrès en appellerait d’autres et ferait notamment reculer les dérives racistes ou communautaristes.

Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs et les électrices à quatre reprises au moins depuis 1981, doivent maintenant être tenues. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie et la cohésion sociale.

Dans le droit fil de la campagne nationale lancée par 104 associations, organisations syndicales et politiques, nous appelons à la mobilisation citoyenne pour que cette réforme, essentielle pour une République ouverte et fraternelle, soit mise en œuvre dès les élections municipales de 2014.

Nous appelons les associations, les organisations syndicales et politiques, tous les citoyens de Seine-Saint-Denis à développer ensemble une campagne de terrain pour :

  • assurer partout la diffusion et le succès de la pétition nationale visant à interpeller le Président de la République ;
  • prendre contact avec tous les élus du département pour leur demander de s’exprimer sur la nécessité d’une modification constitutionnelle ;
  • renforcer encore le courant d’opinion favorable à cette réforme démocratique.

 

Pour le droit de vote et d’éligibilité de tous les résidents étrangers dès 2014, nous devons, nous pouvons gagner !

 

Premiers signataires (93) :

Assemblée des Citoyens ORiginaires de Turquie – Association de Solidarité avec les
Travailleurs Immigrés – Cimade Ile de France – Ligue de l’Enseignement / Fédération des
Oeuves Laïques – Ligue des Droits de l’Homme – Mouvement contre le Racisme et pour
l’Amitié entre les Peuples – Mouvement de la Paix – Réseau Education Sans Frontières – 93 au
coeur de la République –
FSU – Syndicat des Enseignants UNSA – Union Départementale CGT –
Europe Ecologie Les Verts – Fédération pour une Alternative Ecologique et Sociale – Les
Alternatifs – Nouveau Parti Anticapitaliste – Parti Communiste Français – Parti de Gauche –
Rassemblement de la Gauche Citoyenne –

1000 judokas et une championne du monde à Bondy !

audrey tcheuméo

Le week-end dernier, près de 1000 judokas se sont retrouvés au palais des sports de Bondy pour le traditionnel tournoi organisé par l’Association Sportive Bondy judo.

Samedi matin, c’était pour les plus jeunes l’occasion de rencontrer une immense championne originaire de Bondy : Audrey Tcheuméo (championne du monde et médaillée de bronze aux derniers jeux olympiques à Londres).  Accompagnée de Laëtitia Payet (également sélectionnée olympique), Audrey a partagé sa passion et a rappelé les exigences du sport de haut niveau. Avec beaucoup de simplicité et disponibilité, Audrey a mis en avant les valeurs de son sport, valeurs bien éloignées du sport  business.

Samedi après midi, ce fut le tour du tournoi haut niveau avec de nombreuses délégations étrangères.

Dimanche le tournoi jeunes a permis de mettre en valeur le travail de formation réalisé au sein de l’AS Bondy.

Un grand bravo à André Hubas et à toute son équipe de dirigeants bénévoles pour cette formidable organisation.

L’opinion de Philippe Meirieu sur les rythmes scolaires

Ph_meirieu  Sur les rythmes scolaires, le point de vue de Philippe Meirieu, pédagogue, vice président EELV de la Région Rhône-Alpes, est parue dans Le Monde le 13       février 2013 :

« Rythmes scolaires : « Où va le train? »

À quelques petites semaines des décisions que vont devoir prendre les communes sur la mise en œuvre de la semaine de quatre jours et demi, les tensions s’exaspèrent. Les professeurs d’école expriment leur inquiétude sur la « précipitation » de décisions auxquelles ils estiment ne pas avoir été assez associés. Ils disent aussi leur malaise face à une société qui ne cesse d’avoir à leur égard de nouvelles exigences sans qu’ils bénéficient des contreparties financières et de la considération sociale auxquelles ils ont droit : pourquoi seraient-ils les seuls à devoir « payer » pour rééquilibrer le temps de l’enfant quand les parents ont souvent renoncé à résister à la pression des écrans et laissent le temps de sommeil quotidien de leurs enfants diminuer d’année en année ? Pourquoi seraient-ils contraints à modifier leurs horaires de travail dans « l’intérêt supérieur de l’enfant » quand, par ailleurs, la société tout entière sacrifie cet intérêt aux lois du marché publicitaire et leur confie au quotidien, sans le moindre scrupule, des enfants qui oscillent, de plus en plus, entre excitation et apathie ? Pourquoi seraient-il les seuls à porter le poids d’une réforme qui épargne les industries du tourisme, les autoroutes et les médias réunis ?…

De leur côté, les municipalités s’inquiètent : auront-elles les moyens de financer, de manière pérenne, les activités nécessaires au rééquilibrage de la semaine ? Comment feront celles qui ont déjà de sérieuses difficultés financières ? Comment mobiliser, en un temps si court, le tissu associatif, culturel et sportif de proximité, dans le cadre de projets éducatifs locaux articulés aux projets d’école et à l’action des enseignants ? Ne vont-elles pas être contraintes à jouer au « poussepousse » avec des quarts d’heures qu’on déplacera en fonction des opportunités au cours de la pause méridienne ou en fin d’après-midi ?

Il faut d’abord rappeler que, si nous en sommes là, c’est en raison des décisions brutales et totalement irresponsables de Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy : alors que rien ne figurait, sur la question des rythmes scolaires, dans le programme du président élu en 2007, le ministre de l’Éducation nationale ouvre le dossier le 3 septembre de la même année dans un entretien au Parisien… dossier bouclé trois jours plus tard par le Président de la République qui se prononce pour « la suppression des classes le samedi matin, sans report sur les autres jours de la semaine ». L’annonce officielle est faite par le ministre le 27 septembre au 20 heures de TF1 : il n’y aura plus d’école le samedi matin, les municipalités pourront organiser, à la place, des activités culturelles ou sportives, le temps d’enseignement ainsi gagné sera utilisé pour l’aide aux élèves les plus en difficulté (ce qui, laisse-t-on entendre ici ou là, permettra de supprimer les RASED)… La mesure est mise en place dès la rentrée 2008, malgré les réserves de l’Association des Maires de France et les mises en garde particulièrement clairvoyantes d’Antoine Prost, qui dénonce, dans une tribune parue dans Le Monde le 29 mai, un « Munich pédagogique », « une entreprise de déconstruction » qui risque, selon lui, d’être irréversible. Il est suivi par quelques mouvements pédagogiques, mais son appel est fort peu relayé au plan politique (il faut dire que quelques municipalités de gauche – et pas des moindres ! – ont déjà supprimé les cours le samedi matin, voire adopté la semaine de quatre jours).

Nulle grève ou manifestation n’est organisée par les organisations professionnelles pour protester contre la machine infernale qui s’est mise en marche : diminution globale du temps scolaire, alourdissement de la journée pour les élèves en difficulté qui se voient imposer « l’aide individualisée » pendant la pause méridienne ou après les cours, dysfonctionnements graves en termes de chronobiologie pour tous les enfants, avec moins de journées de classe et des journées plus lourdes (juste l’inverse de ce que préconisaient les chercheurs depuis bien longtemps) et une coupure de deux jours en fin de semaine qui casse le rythme veille / sommeil d’enfants qui, se couchant tard le vendredi, le samedi et le dimanche, peinent à se lever le lundi matin et commencent la semaine fatigués…

Au regard de cette situation, on comprend la volonté du ministre actuel d’agir et d’agir vite. Sans aucun doute, la semaine de quatre jours et demi avec des cours le mercredi matin est un progrès. Sans aucun doute, l’injonction faite aux communes d’organiser des activités complémentaires dans le cadre d’une semaine repensée était nécessaire. Mais pourquoi avoir écarté si vite l’hypothèse du retour du samedi matin ? On connaît l’argument de la garde alternée et des familles recomposées qui souhaitent pouvoir accueillir les enfants deux jours d’affilée… Mais résiste-t-il bien à l’analyse si l’on avance que, justement, le samedi matin peut être une occasion pour ces familles, comme pour les autres, d’un moment de contact privilégié avec l’école et les enseignants ? Pourquoi, aussi, avoir renoncé sans vrai débat à un rééquilibrage plus global de l’année scolaire, avec une diminution ou un zonage des vacances d’été et une alternance plus rigoureuse entre temps de travail et « petites vacances » ? Pourquoi, enfin, avoir imposé une formule unique – les cours le mercredi matin – quand on aurait pu s’en remettre aux collectivités territoriales et aux écoles, à partir d’un cahier des charges national exigeant, afin qu’elles pensent ensemble l’aménagement du temps de l’enfant (et pas seulement du « temps scolaire ») dans le cadre de « projets éducatifs locaux » ?

D’autant plus que la crispation sur les « rythmes scolaires » à laquelle on assiste aujourd’hui est particulièrement contre-productive au regard de la « refondation de l’École » que le ministre appelle de ses vœux. Elle écarte un fait pédagogique majeur : ce qui fatigue l’enfant, d’abord et avant tout, c’est l’échec. Ce dont il a besoin plus que tout, c’est d’une pédagogie qui l’aide à focaliser son attention, qui lui propose des contenus de savoirs mobilisateurs, qui l’accompagne dans son travail pour qu’il en améliore sans cesse la qualité, qui valorise ses réussites et lui permette d’accéder, grâce à des médiations adaptées, aux grandes œuvres de notre culture.

Au bout du compte, comme le soulignait malicieusement le philosophe et pédagogue américain Neil Postman, « on peut bien faire circuler les trains à l’heure, mais à quoi bon s’ils ne vont pas là où nous voulons ? » Et c’est bien là, en effet, la question : pourquoi cette précipitation technique sur les rythmes alors que, par ailleurs, les programmes de 2008 restent en vigueur ? Il eût fallu revenir – au moins à titre conservatoire et avant la nouvelle élaboration qui s’impose – aux programmes de 2002, ambitieux, pédagogiquement cohérents, et accompagnés d’instructions qui permettent aux enseignants de se mobiliser collectivement pour faire de leurs classes et de leurs écoles de véritables « collectifs apprenants ». Car on trouve précisément, dans les programmes de 2002, les outils nécessaires pour articuler intelligemment activités scolaires et activités péri et parascolaires. Les démarches d’acquisition, les connaissances structurantes et les prolongements possibles y sont présentés et saisissables par les enseignants en collaboration avec des intervenants qui peuvent ainsi ne pas être réduits à de simples « variables d’ajustement ».

Il y a bien un « mal français » dans la conduite de nos réformes scolaires : spécialistes de combats épiques sur les « modalités », nous en oublions les « finalités ». Pris dans la frénésie des arrangements institutionnels et fascinés par les problèmes de « tuyauterie », nous en oublions les questions de contenus et de méthodes… Les tensions actuelles montrent la limite de ce « pilotage ». Espérons qu’elles nous permettront, si nous savons en tirer les leçons, de construire enfin ensemble « un discours sur l’école », clair sur ce que nous en attendons et mobilisateur pour les acteurs de terrain qui prennent tous les matins le chemin de la classe. Les professionnels de l’éducation en ont plus que jamais besoin. Notre pays aussi. »

Marche pacifique dimanche 17 février à 14h30 à Bondy

Suite à l’agression, le samedi 2 février 2013, de Florian (étudiant en troisième année de droit) qui a reçu 7 coups de couteau à la Remise à Jorelle, une marche pacifique de soutien est organisée.

Cette initiative a pour vocation de mobiliser face à ces actes de violence (gratuite et/ou disproportionnée) qui se multiplient dans l’hexagone  et pas seulement dans les quartiers dits sensibles.

Le groupe local EELV de Bondy – Les Pavillons-sous-Bois invite tous ceux qui le désire à se joindre à cette initiative.

Le départ est prévu à 14h30 à l’angle de la rue Edouard Vaillant et de l’avenue Marie Curie, pour se rendre devant la gare, puis la mairie, avant d’arriver au commissariat.

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