Bilan de l’action du samedi 23 mars en faveur du compostage

Journée organisée par le Conseil Consultatif du Quartier Mainguy/Moulin à vent avec la collaboration d’ Est Ensemble

Ce samedi 23 mars a eu lieu la troisième initiative du CCQ Mainguy/Moulin à vent pour entraîner les habitants du quartier à composter.

compostage 3

1300 flyers distribués avec explications à l’appui pour motiver les gens à s’y mettre et un article dans le « Reflets » de mars, ont contribué à faire de cette journée un succès. Près de soixante dix personnes sont venues pour s’informer, discuter de compostage et 35 sont reparties avec un composteur !

Les participants étaient très satisfaits et ont contribué par leur présence à l’appropriation par la population de ces démarches nouvelles, qui nécessitent de changer nos habitudes de consommation.

journée compostage 2

Une étude sur les déchets précise qu’en moyenne chaque famille produit 73 kg de déchets putrescibles par an, dont la majeure partie pourrait être compostée. En effet, on peut constater, grâce au compostage, que sortir la poubelle une fois par mois suffit, à condition, bien sûr, de manger des fruits et des légumes frais régulièrement. Cela peut donc également aider les gens à revenir à une alimentation plus naturelle, mais aussi à réaliser des économies – non seulement sur la taxe des ordures ménagères, mais aussi sur les dépenses de santé. Il ne faut pas oublier non plus que le compostage massif pourra aussi nous aider à limiter le nombre d’incinérateurs, source de pollution, et qu’il permet d’enrichir notre terre !

Dépasser les limites du quartier du Mainguy/Moulin à vent et s’adresser à l’ensemble des Bondynois afin de propager le compostage sur toute la ville devient nécessaire. Nous devons sensibiliser le plus grand nombre à la préservation de notre environnement à travers la question de la réduction des déchets à la source, tout en favorisant les économies. Un développement de cette initiative aux autres Conseils de Quartier et à l’échelle de la ville nous semble être une réelle opportunité.

A terme, nous espérons que toutes les villes d’Est Ensemble tendent au développement du compostage.

Maribé Durgeat, Présidente du Conseil Consultatif du Quartier Mainguy/Moulin à vent.

Publicités

Les mauvaises herbes ne sont que des herbes mal aimées !

La Ville a fait le choix de supprimer les produits phytosanitaires pour l’entretien des différents espaces de la commune.

herbes

Qu’est-ce que les produits phytosanitaires ?

Un produit phytosanitaire est un produit utilisé pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux. Par extension on utilise ce mot pour des produits utilisés pour contrôler des plantes, insectes et champignons. Les phytosanitaires font partie de la famille des pesticides, c’est-à-dire toutes ces substances répandues sur une culture pour lutter contre des organismes considérés comme  nuisibles en s’attaquant respectivement aux insectes ravageurs, aux champignons, aux « mauvaises herbes » et aux vers parasites (le terme pesticide est un terme générique qui rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides). En Europe et dans la plupart des pays, ils doivent être homologués, et autorisés pour un ou plusieurs usages (qui peuvent varier selon les époques ou les pays).

Pourquoi ce choix de la ville ?

Les impacts des produits phytosanitaires sont considérables : ils touchent non seulement l’environnement, mais également la santé humaine.

L’usage de ces produits est pourtant largement répandu dans notre société, principalement pour l’agriculture, mais aussi pour l’entretien des espaces aménagés par l’homme à titre privé (jardins…) ou publics (espaces verts, rues, routes, voiries…), comme c’était le cas à Bondy.

La France est d’ailleurs le troisième utilisateur mondial de produits phytosanitaires et le premier utilisateur européen.

Impacts sur l’environnement

Ces produits ont un impact écologique non négligeable, direct mais aussi indirect.

L’impact direct réside notamment en la destruction des organismes vivants ciblés par les produits (insectes pour les insecticides, champignons pour les fongicides etc.) mais de manière non sélective : tous les insectes seront par exemple touchés par un insecticide alors que le produit n’aura été utilisé que pour une ou plusieurs espèces spécifiques.

Leur utilisation implique donc une destruction de la faune et de la flore locales.

Ces produits ont également un impact sur les milieux aquatiques et sur la biodiversité qui y vit. Une fois appliqués localement, les pesticides vont être déplacés par l’écoulement des eaux. Ainsi l’impact d’un désherbant en espace vert se fera ressentir dans le ruisseau, puis la rivière, puis le fleuve, où il aura également un impact sur la faune et la flore, et également sur les nappes phréatiques.

L’impact indirect quant à lui, est double :

–          Ces produits touchent le plus souvent la base des chaînes alimentaires et diminuent donc les ressources pour l’ensemble de la chaîne jusqu’au animaux vertébrés tels que les oiseaux, amphibiens, mammifères.

–          Par ailleurs ces produits s’accumulent chez les prédateurs, qui vont consommer des animaux que l’on souhaite éliminer et qui ont été empoisonné par ces produits. Les prédateurs accumulent ainsi des doses toxiques et finissent par mourir. Cela pose d’autant plus de problème lorsqu’il s’agit d’espèces rares ou protégées.

Impacts sur la santé humaine

Les impacts les plus importants sur la santé humaine concernent notamment les enfants, les plus sensibles en période de développement. Ces produits peuvent entrainer à terme des cancers, des perturbations endocriniennes (c’est-à-dire des troubles hormonaux), des troubles de la reproduction ou encore des troubles neurologiques.

C’est pourquoi notre ville a fait le choix de supprimer l’usage de ces produits, dans le respect de la santé de notre population, mais aussi de nos agents qui manipulent ces produits, et dans le respect de notre environnement. Désormais,  le service Parcs et Jardins de la Ville utilise des engrais naturels pour les plantations et chaque mauvaise herbe est retirée à la main à l’aide d’une binette. De nouvelles techniques permettant de faciliter leur travail sont actuellement à l’étude.

Le service recourt également à l’implantation de prédateurs et de produits biologiques afin de lutter contre tous les parasites, on parle alors de lutte bio intégrée. La commune travaillera par exemple  en 2013 avec un maître fauconnier pour éloigner naturellement les corneilles qui se sédentarisent sur certains sites de la Ville (ex – cimetières) et y causent d’importants dégâts.

Focus : L’impact sur les abeilles est aujourd’hui extrêmement inquiétant.

Les abeilles du monde entier sont en train de mourir, ce qui menace la chaîne alimentaire et la biodiversité. Parmi les causes de cette disparition: certains pesticides toxiques. L’Europe pourrait décider de les interdire. La Commission européenne a en effet proposé un moratoire sur l’utilisation des pesticides les plus dangereux pour les abeilles. Ce serait un grand pas en avant vers une interdiction totale demandée depuis des années par les apiculteurs de l’UNAF et l’association Générations Futures.

Mais sous la pression des industriels des pesticides, certains États européens s’opposent à ce moratoire. L’ensemble des États se prononcera demain, le 15 mars. L’UNAF et Générations Futures ont lancé une pétition urgente leur demandant d’interdire ces pesticides sans délai. Vous pouvez la signer en cliquant ici.

 

 

Agnès Hugues, conseillère municipale en charge des parcs et jardins

Réforme des rythmes éducatifs : les réponses aux questions que vous vous posez

En ce début de mois de mars, l’heure est toujours à la concertation et à la réflexion sur le  projet de la ville de Bondy quant à la réforme des rythmes scolaires que nous souhaitons mettre en place dès la rentrée scolaire 2013.

Parents, enseignants, acteurs de la communauté éducative ont été nombreux à nous faire part de leurs inquiétudes, leurs difficultés à comprendre les différentes hypothèses proposées et leurs incidences pour leurs enfants et pour eux-mêmes. Afin de vous permettre de mieux comprendre les enjeux, et de vous prononcer sur les hypothèses qui vous ont été proposées, nous souhaitons dans cet article répondre aux principales questions que vous vous posez.  

Depuis la mise en place de la semaine de 4 jours en 2008, les écoliers français subissent des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Les chrono-biologistes ont démontré que les enfants n’avaient pas les mêmes capacités de concentration selon les heures de la journée et l’alternance des types d’activité. Ainsi sont préconisés un démarrage plus tardif le matin et une reprise plus tardive après le repas du midi notamment.

Les objectifs de cette réforme sont multiples. Elle doit permettre de favoriser la réussite scolaire de nos enfants, notamment en luttant contre les inégalités d’accès aux savoirs, tout en respectant leurs rythmes. Pour cela l’école doit disposer des moyens pour mieux fonctionner, et nous devons construire un projet global avec l’ensemble des acteurs éducatifs.

«  Nous avons le devoir collectif de mettre fin à cette spécificité français qui dure dans la majorité des écoles, depuis maintenant quatre ans, et qui pénalise les plus faibles. La réforme des rythmes à l’école primaire doit nous permettre de mieux répartir les heures de cours sur la semaine, d’alléger la journée de classe et de programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. Au-delà du respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfants, cette réforme vise à assurer un meilleur équilibre du temps scolaire et du temps périscolaire en favorisant des activités sportives, culturelles, artistiques ». Vincent Peillon, ministre de l’éducation.

A Bondy, dans les délais qui nous ont été impartis, nous avons souhaité mener une large concertation avec l’ensemble de la communauté éducative afin d’aboutir à un projet co-construit avec tous les acteurs. Les services de la mairie ont travaillé entre décembre 2012 et février 2013 sur des hypothèses, les avantages et inconvénients ou encore les incidences humaines, matérielles et budgétaires de la réforme. Dès la parution du décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, publié au Journal Officiel le 26 janvier dernier, la concertation  a pu s’organiser. Entre le 10 et le 28 février 2013, l’ensemble des acteurs concernés ont été consultés : inspecteur de l’éducation nationale, directeur académique, directeurs d’école, directeurs des centres de loisirs, représentants des parents d’élèves, enseignants et syndicats enseignants, animateurs, ATSEMS, gardiens, personnels des écoles élémentaires et de restauration, associations…

Des courriers et questionnaires pour recueillir les avis de chacun sur les différentes hypothèses proposées ont été envoyés à plus 5000 familles et enseignants Bondynois, et sont actuellement en cours de dépouillement.

À partir de quand la réforme sera-t-elle mise en œuvre ?

  •  Ce que la loi prévoit : La réforme des rythmes scolaires à l’école primaire entrera en

application dès la rentrée scolaire 2013. Les communes ont cependant la possibilité de demander le report de son application à la rentrée 2014. Elles ont jusqu’au 31 mars 2013 au plus tard pour ce faire.

  • Ce que nous souhaitons à Bondy : Bondy est une ville avec peu de moyens mais en avance sur son temps. Des dispositifs existent déjà dans notre ville : les ateliers pendant le temps scolaire, les activités culturelles et sportives, les sorties en fonction de l’agenda culturel de la ville etc.  Et nous souhaitons continuer à avancer en ce sens, c’est pourquoi la ville souhaite, dès 2013, renforcer les activités existantes pour offrir un parcours culturel et sportif aux enfants, et démocratiser l’accès aux activités artistiques, culturelles et sportives. D’autres modifications structurelles du temps scolaire suivront (alternance école/vacances, passage de 36 à 38 semaines d’école) mais nous pensons qu’il faut intégrer ces modifications au fur et à mesure, dès 2013 et pas de manière brutale.

 

Quelles seront les activités proposées aux élèves sur le temps libéré grâce à la nouvelle répartition des heures d’enseignement sur la semaine ?

  • Ce que prévoit la loi : Les plages horaires libérées par la nouvelle organisation de la semaine seront utilisées pour mettre en place des activités conçues pour compléter l’enseignement scolaire. Des activités périscolaires seront proposées par les communes (notamment via le redéploiement des activités actuellement prévues le mercredi matin). Ces activités sportives, culturelles, artistiques contribueront à l’épanouissement des élèves et au développement de leur curiosité intellectuelle.  Par ailleurs, des activités pédagogiques complémentaires seront organisées par les enseignants, à raison de 36 heures par an. Elles se dérouleront en groupes restreints d’élèves et permettront d’aider les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, d’accompagner le travail personnel ou de mettre en place une activité prévue par le projet d’école.
  • Ce que nous souhaitons à Bondy : La ville ira dans le sens de ce que prévoit la loi, en proposant diverses activités sur les temps périscolaires :

–          Des activités artistique et culturelle : Initiation aux arts plastiques ; Initiation à la danse, au théâtre ; Activités autour du chant choral ; Histoires lues et contes ; Initiation aux langues.

–          Des activités sportives : Découverte et initiation aux arts martiaux, à l’escrime, au judo, badminton, sports collectifs etc. ; Complément du savoir-nager (sur pose méridienne).

–          Des activités consacrées aux médias : Projets autour de l’audiovisuel (cinéma, sur pose méridienne) ; Projets autour de l’informatique.

–          Des activités de sensibilisation à la citoyenneté : Prévention routière ; Rencontres autour de la citoyenneté (type Café-philo enfants) ; Sensibilisation à l’environnement et au développement durable.

–          Ou encore des activités ludiques : Jeux de société : échecs, scrabble ; Jardinage ; Sieste contée (pour les petites sections de maternelles).

Comment sera financée la réforme ?

  • Ce que prévoit la loi : Un fonds exceptionnel, doté de 250 millions d’euros, accompagnera les communes dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Le fonds concernera, pour l’année scolaire 2013-2014, l’ensemble des communes qui auront décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013. Les communes urbaines ou rurales les plus en difficulté bénéficieront d’un soutien financier plus important pour l’année scolaire 2013-2014 et pourront percevoir une aide pour l’année scolaire 2014-2015.
  • Ce que nous souhaitons à Bondy : Compte tenu de la situation de notre Ville, nous pourrons toucher 90 euros par enfant, soit environ 576 000 euros pour la rentrée 2013. Cette somme importante ne couvrira pas pour autant la totalité des coûts engendrés par la réforme, qui resteront à la charge de la commune. Nous assumerons ces coûts, qui varieront en fonction de l’hypothèse choisie. En aucun cas la ville ne répercutera le coût de cette réforme sur sa population, à travers par exemple des hausses d’impôts.

Comment garantir que les activités périscolaires seront suffisamment encadrées ?

  • Ce que prévoit la loi : L’Etat a créé un fonds d’amorçage de 250 millions d’euros afin de permettre aux communes d’organiser au mieux les activités périscolaires et, si nécessaire, le recrutement d’animateurs supplémentaires. Par ailleurs, les taux d’encadrement seront revus.
  • Ce que nous souhaitons à Bondy : La ville plaide pour l’implication des enseignants sur les temps périscolaires et le recrutement d’animateurs. Notre Ville a toujours plaidé que l’engagement des enseignants est une assurance de qualité et de cohérence. Actuellement, 217 enseignants interviennent d’ores et déjà sur le temps périscolaire. Lors de la prochaine rentrée, les enseignants de Bondy pourront continuer à s’engager sur ces temps périscolaires (toujours en étant rémunérés par la ville sur ces temps-là), aux côtés de nos animateurs. Les animateurs sont déjà présents sur les temps périscolaires, nous irons plus loin en mobilisant les structures municipales existantes en modifiant les modalités d’organisation, et en organisant des recrutements supplémentaires lorsque ceux-ci seront nécessaires, ainsi que des formations pour ces personnels.

Mon enfant pourra-t-il continuer à pratiquer des activités extrascolaires le mercredi matin ?

Dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, les 24 heures d’enseignement seront dispensées sur 9 demi-journées incluant le mercredi matin. Cette matinée de classe du mercredi constituera donc un temps obligatoire pour tous les élèves, sauf pour ceux scolarisés dans une commune ayant demandé et obtenu une dérogation afin d’organiser la demi-journée supplémentaire le samedi matin. Les activités extrascolaires du mercredi matin seront donc déplacées.

Vais-je devoir changer le mode de garde de mes enfants ?

Non, car les élèves dont les familles le souhaitent demeureront pris en charge au minimum jusqu’à l’heure actuelle de fin de la classe (16h30 dans la plupart des écoles).
Les familles auront même moins de temps de garde à organiser puisque celles qui font actuellement garder leurs enfants le mercredi matin n’auront plus à le faire.

Mon enfant en maternelle pourra-t-il continuer à faire la sieste ?

  •  Ce que prévoit la loi : À l’école maternelle, la journée sera organisée de manière à permettre aux enfants de toute petite et petite sections de faire la sieste après le déjeuner, comme ils le font généralement aujourd’hui.
  •  Ce que nous souhaitons à Bondy : Notre ville a déjà montré sa volonté de pouvoir accueillir tous les enfants de petites section qui le souhaitent pour la sieste, en installant partout où elle le peut des lits superposés permettant de doubler les capacités d’accueil. Cette démarche sera la même avec la réforme des rythmes scolaires.

 

Comment sera organisé l’emploi du temps des élèves dans le cadre des nouveaux rythmes ?

  • Ce que la loi prévoit : L’emploi du temps des élèves sera organisé selon les grands principes suivants : les élèves auront toujours au total 24 heures d’enseignement obligatoire par semaine ; ils iront à l’école 4 jours et demi par semaine, dont le mercredi matin (ou le samedi sur dérogation) ; ils n’auront pas plus de 5 heures 30 d’enseignement obligatoire par jour, ni plus de 3 heures 30 par demi-journée ; ils auront une pause méridienne d’au moins 1 heure 30. Cette nouvelle organisation permettra aux élèves d’avoir des journées de classe de 5 heures 15 en moyenne au lieu de 6 heures actuellement.

En pratique, la réforme ne modifiera pas le nombre d’heures d’enseignement, la semaine comportera comme aujourd’hui 24 heures d’enseignement. Il s’agit seulement de répartir ces heures différemment afin de respecter davantage les rythmes d’apprentissage et de repos des enfants. De même, les nouveaux rythmes scolaires ne compliqueront pas l’organisation quotidienne des familles car, si elles le souhaitent, leur enfant pourra continuer à être pris en charge au minimum jusqu’à l’heure actuelle de fin de la classe (16h30 dans la plupart des écoles). D’autres activités, conçues pour compléter l’enseignement scolaire, seront en effet proposées aux élèves sur le temps libéré.

  •  Ce que nous souhaitons à Bondy : Afin de ne pas perturber l’organisation quotidienne des familles, les accueils en garderie qui se font actuellement de 7h45 à 8h20, puis de 16h30 à 18h ou 18h30, seront maintenus dans tous les cas. Concernant l’organisation des journées, la ville n’a à l’heure actuelle arrêtée aucune hypothèse.
  • hypothèses concertation rythmesC’est précisément pour cela que l’avis des parents d’élèves et enseignants a été sollicité, afin que ces derniers déterminent l’hypothèse qu’ils souhaitent voir mise en place à la rentrée 2013.

Les hypothèses proposées sont les suivantes, et celle qui sera choisie par la communauté éducative sera présentée en conseils d’écoles au début du mois d’avril.

Des comités de pilotage par école, permettant à chacun de s’appliquer pour une réforme réussie dès le mois de septembre, seront par ailleurs mis en place très prochainement et permettront, nous en sommes persuadés, de transformer de manière positive l’offre éducative que nous proposons à nos enfants dans le cadre de cette réforme des rythmes scolaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrick Sollier, adjoint en charge des politiques éducatives

Lancement du concours des Balcons fleuris 2013


balcons fleuris 1

Comme chaque année, la ville de Bondy organise le concours des maisons et balcons fleuris.

Que vous habitiez en maison individuelle, en immeuble collectif, ou que vous soyez un établissement recevant du public (entreprises, casernes, commerces etc.), vous pouvez participer !

Pour vous inscrire, rien de plus simple :

  • Rendez-vous sur le site internet de la ville, rubrique cadre de vie, ou cliquez directement ici. 
  • Ou remplissez le coupon réponse ci-dessous, présent au dos de votre magazine Reflets du mois de mars, et renvoyez le à  :

Concours des maisons et balcons fleuris 2013

Service parcs et jardins

Hotel de ville – Esplanade Claude Fuzier

93140 Bondy

balcons fleuris 2

Inscriptions à retourner avant le 10 mai 2013

La préservation des arbres à Bondy : une priorité, dans le respect de la sécurité de la population et des contraintes de notre ville

L’arbre est un être vivant comme un autre : Il nait, il pousse, il grandit et meurt. Un acacia a par exemple une durée de vie d’environ quarante ou cinquante ans sur voirie, lorsque son environnement est favorable. Mais les arbres d’alignement présents dans notre ville, sont souvent soumis à des contraintes difficiles : pollution, agressions par des chocs répétés, maladies etc.

La vocation des agents des espaces verts et des élus en charge de cette question est de protéger les arbres de notre ville. En ce sens, une charte de l’arbre est actuellement à l’étude, afin de valoriser et de protéger le patrimoine unique de Bondy en la matière.

arbre

Mais comme un vétérinaire agirait avec des animaux, les agents des espaces verts de notre ville sont parfois obligés d’euthanasier nos arbres malades. Elus, citoyens, mais aussi et surtout agents des espaces verts préfèreraient évidemment planter, préserver et apporter des éléments nutritifs à un arbre sain. Mais nous avons également une obligation de sécurité publique, et aucun risque ne peut être pris. Ainsi lorsqu’un arbre est malade, il risque de tomber et de causer de graves dégâts, tant matériels qu’humains. Les services doivent alors agir en urgence.

A titre d’exemple, l’an passé un arbre est tombé sur une voiture arrêtée au feu rouge, près de l’allée Becquerel. Ce fut également le cas rue Collardeau, où les arbres ont dû être abattus dans l’urgence afin de prévenir tous risques de chute, suite à la présence d’un champignon lignivore appelé  PHELLIN TACHETÉ. C’est un agent lignivore doté d’un fort pouvoir parasite que l’on retrouve sur les feuillus, principalement sur le platane mais aussi sur de nombreux autres angiospermes. Ce champignon provoque une pourriture blanche fibreuse, très active et se développe dans toutes les parties de l’arbre. Il présente la particularité d’avoir une double action à la fois parasite et lignivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit de bois humide et cause sa décomposition. Dans certains cas, les symptômes extérieurs sur écorce peuvent correspondre à cette maladie, mais le champignon n’ayant pas fructifié, cette observation reste hypothétique et nécessite un suivi régulier.

P1100206

Son activité lignivore virulente en fait un ennemi redouté des plantations arborées. La tenue mécanique des arbres atteints se dégrade rapidement et inexorablement, pouvant entrainer sa chute. Ce fut le cas par exemple Rue de l’Union, où des arbres atteints du PHELLIN TACHETE ont dû être abattus en urgence car leurs troncs étaient devenus creux. Les responsables de l’abattage n’ont même pas eu à utiliser d’engins, une simple pression manuelle à suffit à faire tomber les arbres.

L’abattage immédiat ou différé de sujets atteints dépendra de l’étendue de l’infection et sera à évaluer au cas par cas. C’est le cas rue Collardeau, où certains arbres sont encore en place.

Pour ces types de pathologie aucun traitement n’est efficace malheureusement. L’abattage est le seul moyen de lutte contre ces champignons pathogènes.

Il est prévu le remplacement systématique des arbres abattus, si la déclaration d’intention de commencement de travaux (D.I.C.T) faite auprès des prestataires (G.R.D.F ;  E.R.D.F ;  VEOLIA ;  MAIRIE etc.) le permet.

place ch. degaulle marronnier creux

Autre exemple très parlant : les marronniers plantés sur la place Charles De Gaulle (côté ferme Caillard), qui ont dû être abattu du fait que leurs troncs étaient creux (des incendies répétés de véhicules n’ont rien arrangé à leur état). La tenue mécanique de l’ensemble de chacun des sujets n’était plus assurée et les arbres devenaient par conséquent dangereux au regard de leur emplacement – le parking de la place, fréquenté par de nombreux Bondynois.

Les photos des arbres, et surtout de leurs troncs, illustrent bien ces propos et l’évidente solution à apporter.

Leur remplacement aura lieu l’hiver prochain lorsque l’aval aura été obtenu.

place ch degaulle  MARRONNIER A ABATTRE 6 09 12 (3)

Concernant la rue de la Liberté, l’analyse phytosanitaire est mitigée. Certains présentent d’ores et déjà des signes de maladie particulière, mais la plupart sont avant tout touchés par un vieillissement évident, puisque la plupart d’entre eux ont été plantés en 1939 ! Un projet important de rénovation de l’ensemble de la rue de la Liberté va impacter les arbres à partir de début avril 2013. Les 48 arbres de la rue seront effectivement abattus, mais ce sont 80 arbres, des deux côté de la chaussée, qui seront replantés. Près de 300 000 euros sont prévus à cet effet sur le budget global de l’opération. Si ce type d’abattage peut sembler inutile ou intolérable pour certains, il s’avère pourtant nécessaire, car la rénovation de la voirie ne peut parfois pas faire l’économie d’une réfection globale y compris au niveau des trottoirs, directement impactés par les racines de nos arbres.

Avenue de la République, aucun projet de réfection des voiries n’est actuellement en cours et le rapport d’expertise des platanes de l’avenue est dans l’ensemble favorable au maintien des arbres, à part là encore quelques cas de PHELLIN TACHETÉ. En effet, en attendant l’hiver prochain un nouvel examen des rues plantées de platanes et d’acacias, le rapport d’expertise réalisé en 2006 par le cabinet A.P.E. ( Arbres Paysages Environnements) reste en vigueur.

Enfin, on le sait, de nombreux travaux effectués sur la voirie endommagent les racines des arbres et la stabilité des arbres est menacée. De même, les demandes de tailles des voiries sont croissantes alors que les espaces verts tentent de mettre en place une politique de tailles douces et qu’il est difficile de reprendre des tailles conduites en rideaux en taille douce. Les services doivent donc opérer un savant arbitrage entre les besoins de notre ville et de notre population en termes de voirie, et le respect de nos arbres.

Il est à noter, à titre d’information et afin de ne pas se méprendre sur la politique de la ville, que les bailleurs sociaux présents sur notre ville (Bondy Habitant, I3F etc.) ont toute compétence pour agir sur les arbres situés sur les propriétés privées qu’ils ont en gestion. Ainsi la mairie n’est aucunement responsable des abattages réalisés sur ces espaces situés en dehors de la voie publique. Le service des espaces verts peut être consulté sur la santé et l’état des arbres en question, mais leur avis ne lie pas les responsables, qui peuvent décider, et c’est malheureusement souvent le cas, de les abattre alors même qu’ils sont sains.

« Nous sommes des professionnels et pas des assassins » explique Pascal Debieu, responsable du service des parcs et jardins.

« Agents des parcs et jardins comme élus, nous travaillons au quotidien à l’amélioration du cadre de vie et à la préservation des espaces de notre ville et chaque abattage d’arbre est pour nous difficile à accepter » précise Agnès Hugues, conseillère municipale déléguée aux espaces verts.

Ciné débat – vendredi 29 mars à partir de 20h

semaine sans pesticides

Dans le cadre de la semaine pour les alternatives aux pesticides, l’association Pommes d’Amis (AMAP de Bondy), le SEL93 Centre (Système d’échange local) et l’association Bondy Ecologie, vous convient à un ciné-débat :

« Quelles alternatives aux pesticides ? »

Vendredi 29 mars à partir de 20h – Espace Marcel Chauzy – Hôtel de Ville de Bondy – Entrée libre.

pesticide mon amour

 20h : ouverture des portes.

20h30: projection du film « Pesticide mon amour » d’Erik Fretel

21h30 : Débat animé par Fabrice Nicolino

Dégustation de produits biologiques.

Fabrice Nicolino est journalise, auteur d’enquêtes, chroniques et reportages pour un grand nombre de journaux français (Géo, Politis, Le Canard enchaîné, Télérama, Terre Sauvage, La Croix).

Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont des livres pour enfants, et d’essais tel que  Pesticides, révélations sur un scandale français(Fayard, 2011) et  Bidoche : l’industrie de la viande menace le monde  (Actes Sud/Babel, 2010).

Renseignements : associationbondyecologie@gmail.com

 

Présentation du Conseil Consultatif de Quartier du Mainguy / Moulin à vent

Le Conseil de Quartier du Mainguy / Moulin à vent

soirée compost CCQ

1. Le rôle des Conseils de quartiers

Les conseils de quartier répondent à une conception de la démocratie selon laquelle tous les habitants et usagers ont leur place pour décider de leur avenir. Par le vote bien sûr, en désignant leurs représentants, mais aussi au quotidien pendant toute la durée du mandat, pour veiller au respect des engagements de ces représentants, mais aussi pour co-construire et parfaire les politiques publiques par l’expertise et les compétences de chacun. La contribution à la démocratie locale peut prendre des formes diverses, notamment à travers la participation et l’engagement dans un Conseil de Quartier.

Pour Maribé Durgeat, adjointe au maire en charge de la démocratie participative et présidente du Conseil de Quartier du Mainguy/Moulin à vent, « Les habitants doivent se réapproprier la vie de la commune, ils ne doivent pas en rester à l’écart. Il est indispensable de leur rendre la parole et de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent avoir un avis sur un projet, des opinions, des idées sur la façon de le mener, et surtout qu’ils ne doivent pas hésiter à les exprimer. La ville ne peut pas se faire à côté des habitants, mais avec eux, c’est pourquoi il faut leur redonner la parole et les rendre acteurs et forces de propositions ».

A Bondy, depuis 2001, des élus s’engagent au quotidien dans l’exercice de cette démocratie participative. Cet exercice n’est pas évident car il implique d’apprendre à écouter les points de vue des autres, les comprendre, exposer le sien et dessiner ensemble – élus, techniciens et habitants – l’avenir de la ville.

2. Le fonctionnement du Conseil Consultatif de Quartier 

A. Le bureau

Le Conseil Consultatif de Quartier (CCQ) fonctionne avec un bureau présidé par Maribé Durgeat, adjointe au maire en charge de la démocratie participative, et Bernard Vernet, vice-président. Il se compose également de 8 membres actifs : Yvonne Duverger, Lucienne Gaudé, Françoise Mary, Odette Dieuaide, Françoise Marchand, Stéphanie Poirier, Nicole Evezard, Boujemâa El Kasmi, Alain Boucher.

Le bureau se réunit une fois par mois, les lundis.

Il organise des rendez-vous réguliers avec les services municipaux avec lesquels le conseil est amené à travailler : la voirie, la police de l’environnement, les parcs et jardins, le cadre de vie. Le bureau tente aussi d’avoir des contacts réguliers avec la police nationale. Ces rencontres permettent notamment de répondre aux questions des habitants et du bureau, et favorisent généralement la mise en œuvre des démarches.

Les membres du bureau échangent régulièrement entre eux, notamment autour des informations ou actualités du quartier.

B. Les membres

Peuvent être membres du Conseil de Quartier tous les habitants du quartier qui le souhaitent.

Ce sont environ 160 personnes qui reçoivent régulièrement les informations, invitations, convocations et comptes rendus du CCQ.

C. Les réunions

Le Conseil de quartier se réunit deux fois par trimestre idéalement, et généralement entre 5 et 6 fois par an.

Une fête du CCQ a lieu chaque année – la dernière a eu lieu le 8 septembre 2012 – ainsi que d’autres événements spécifiques au cours de l’année. Par exemple, le 23 mars prochain se tiendra une journée d’initiation au compostage, en partenariat avec Est Ensemble.

Les comptes rendus quant à eux sont disponibles sur le site internet de la ville : www.ville-bondy.fr

D. Le budget

Les Conseils de Quartier bénéficient d’un budget de 30 000 euros par an. Les membres organisent des tables de réflexions  pour réfléchir aux actions qui peuvent être menées tout au long de l’année avec ce budget.

En 2011 et 2012 par exemple, ce budget a permis la pose de plusieurs bancs, la réfection des allées et du tertre dans le parc François Mitterrand.

 

3. Les projets pour l’année 2013

  • Sensibilisation à la consommation responsable : Le 23 mars 2013, le CCQ organise une journée d’initiation au compostage. L’objectif est de faire prendre conscience aux habitants des possibilités offertes par le compostage : réduction des déchets, impact sur le coût (pour la collecte des déchets par habitants) et effets positifs sur l’environnement.

Un maître composteur de la communauté d’agglomération Est Ensemble sera présente et dispensera des formations tout au long de la journée.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire à l’avance  et pourront repartir avec leur composteur à la fin de la journée.

Même si les habitants ne sont pas décidés à acquérir un composteur tout de suite, ils peuvent, bien sûr, venir assister à une des présentations offertes sur la journée. Rappel : 20 euros par famille, pour un composteur, un seau et un mélangeur. Pour l’habitat collectif, c’est 25 euros pour la collectivité + 10 euros par famille. Il n’est pas obligatoire non plus, d’habiter dans le périmètre du CCQ du Mainguy/Moulin à vent, il faut seulement être Bondynois.

  • Le fleurissement des pieds d’arbres : L’objectif ici est de fleurir partout où cela est possible, en faisant prendre conscience aux gens que la nature a sa place en ville et qu’on peut se la réapproprier, ne serait-ce qu’en agissant devant chez soi, sans forcément attendre les actions de la mairie.
  • Revalorisation du petit commerce : Les réflexions sont en cours pour travailler sur la problématique du petit commerce et de la proximité dans le quartier. Les commerçants sont généralement confrontés à des problèmes de rentabilité, mais des solutions doivent pouvoir permettre de réintroduire des commerces et de la proximité, et ainsi plus d’interaction au sein de la population.
  • Achat de radars pédagogiques : ce projet est à l’étude, et aurait pour objectif de pouvoir mesurer les divers impacts de la circulation sur le quartier et mettre en route une prise de conscience des conducteurs quant à leur vitesse qui est parfois vraiment excessive alors qu’il y a des écoles.
  • Poursuite de la découverte des céramiques d’ornement de façades de maisons : en présence de Françoise Mary, spécialiste, entre autres, dans le domaine des céramiques de façades. Une première initiative avait eu lieu à l’automne 2012, et avait permis de découvrir des céramiques qui ornent certaines maisons du quartier du Mainguy spécifiquement (voir exposition des photos de cette visite dans le hall de la mairie). En 2013, une deuxième balade est prévue pour découvrir, cette fois-ci, le quartier du Moulin à vent.

Pour conclure, Maribé Durgeat précise : « la démocratie participative a du mal à trouver sa place depuis qu’elle a été instaurée dans notre ville voilà une dizaine d’années. On peut noter un progrès certain dans la collaboration entre les services et les Conseils Consultatifs de Quartier, mais il n’en reste pas moins qu’on peut ressentir une certaine frilosité qui empêche la démocratie participative d’avoir la place qu’elle serait en droit d’avoir dans tous les débats, l’élaboration des projets ou du budget ».

 

Contacts CCQ Mainguy /  Moulin à Vent :

–          tél : 06 13 77 48 27,

–          par mail : mainguy.moulin@gmail.com

–          courrier : dans notre boîte à lettres située dans le hall de la mairie.