Fort de Vaujours : Appel à manifester Samedi 8 Février 2014 après-midi

Près de 80 000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition du collectif « Sauvons la Dhuis » http://www.change.org/FortdeVaujours

La Dhuis

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Le collectif vous invite à une marche samedi 8 février 2014 à partir de 14h30 pour dire  NON aux projets de Placoplâtre et de la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine POUR que tous les moyens soient donnés afin de trouver les causes des taux élevés de décès par cancer dont souffrent les riverains du Fort de Vaujours.

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Le lieu du rendez-vous a été fixé sur la commune de Coubron (93470), au niveau la place du Pâtis.

Cette marche pour la santé des citoyens, d’une durée de 2 heures, permettra de faire un aller-retour de Coubron (93470) à Courtry (77181), entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne.

Pour suivre toutes les actualités sur la manifestation, rejoignez l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

Quelques précisions sur la situation scandaleuse qui est dénoncée. Source : http://www.change.org/FortdeVaujours

A quelques kilomètres de Paris, le long de la promenade de la Dhuis et sur les communes de Courtry, Coubron et Vaujours, trône le Fort de Vaujours.fort de Vaujours

Cette ancienne fortification militaire a été utilisée de 1951 à 1997 par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour y développer les détonateurs des bombes atomiques de l’armée Française.

Pendant des années, le CEA a pratiqué sur le site des essais nucléaires dits sous-critiques (ou tirs “froids”). Ces tirs consistaient à l’explosion de bombes atomiques factices construites autour de sphères d’uranium 238. Ces tirs ont été réalisés à l’air libre aussi bien qu’en salles de tirs.           

Les débris et éclats d’uranium causés par les explosions à l’air libre étaient projetés bien au-delà de l’emprise du fort. Lors des gros tirs, certains débris ont été retrouvés par le CEA à plus d’un kilomètre du fort.

Lors des explosions en casemates de tir, les éclats d’uranium et autres déchets étaient évacués à grandes eaux dans des puits dit de « lavage » profonds de plusieurs dizaines de mètres. 14 de ces puits ont été recensés sur le site.

Une contamination des sols en matières uranifères (Uranium 238 entre autres) a été confirmée en 2001 par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité), la SUBATECH et par le CEA lui-même qui a reconnu que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer.

Rappelons que l’Uranium 238 est un toxique chimique qui présente une très forte radio toxicité par inhalation. Ainsi une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous la forme de cancers et de leucémies.

Suite à ces découvertes, entre 2001 et 2002, une dépollution sur seulement 0,22% de la surface du fort fut réalisée par l’Etat français : une campagne d’assainissement très limitée compte tenu des coûts astronomiques qu’impliquent ce genre de travaux.

 

Pour preuve de l’insuffisance des campagnes de dépollution de l’époque, en mai 2011, une mesure de radioactivité, 33 fois supérieure à la norme, a été relevée dans l’enceinte du fort de Vaujours sur un point chaud détecté par la CRIIRAD en 2001.

A cette pollution exceptionnelle en proche banlieue, s’ajoutent des risques non moins importants liés à la présence d’explosifs en subsurface, de pollutions aux métaux lourds (Arsenic, Mercure, Amiante, Cuivre, Plomb, Tungstène, Zirconium, etc.) ainsi que des pollutions chimiques (Dioxine, PCB, Perchlorate d’ammonium, etc).

Suites aux pressions et à la mobilisation de l’époque, les préfectures ont décidé, en date du 22 Septembre 2005, de frapper le site de servitudes; ainsi l’arrêté préfectoral précise que « Les terres issues de travaux de terrassement, construction ou modification du terrain doivent être stockées sur le site même ». Il précise également : « un usage résidentiel, des activités agricoles, des activités entraînant la présence régulière d’enfants, les établissements recevant du public et les lieux de rassemblement de personnes (parc public, camping, aire de spectacle, …) sont proscrits. »

Cette activité nucléaire et chimique passée peut-elle expliquer pourquoi les taux de décès par tumeurs sont anormalement élevés sur la ville de Courtry ?        

En effet, selon l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, dans le cadre de la signature du Contrat Local de Santé de la communauté d’agglomération : tandis que les taux sont de 36% pour les hommes et 26% pour les femmes en Seine et Marne,  taux de décès par tumeurs sont de 52% pour les hommes et 49% pour les femmes à Courtry.

De plus, en 2000, un médecin généraliste de Coubron, signalait dans la presse que les maladies thyroïdiennes sur le secteur avaient doublé en dix ans.

Depuis 2010, le site de 45 hectares est la propriété de la société BP PLACO (Placoplâtre), filiale du groupe St-Gobain, et de la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine.

 

Placoplâtre souhaite détruire le fort et extraire des millions de mètres cubes de terres potentiellement contaminées afin d’y ouvrir une carrière de gypse (pierre à plâtre) à ciel ouvert. La Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC), propriétaire de 11 hectares, souhaite y implanter une zone d’activité économique.

Les nouveaux propriétaires minimisent les risques. Malgré des demandes répétées des associations locales, ils n’ont livré à ce jour aucune analyse, aucune étude liée à la dangerosité du site et affirment qu’ils n’ont rien trouvé d’alarmant.

Placoplâtre, pour réaliser son exploitation des sous-sols du fort, a besoin que les arrêtés préfectoraux de servitudes d’utilité publique qui frappent le site soient levées ou modifiées pour permettre une sortie des terres hors du site.           

Le 4 avril 2013, à la demande des nouveaux propriétairesles conseillers municipaux de la ville de Courtry ont voté à l’unanimité la révision du Plan Local d’Urbanisme afin de permettre la réalisation de ces projets. Tout est donc en marche pour ce qui pourrait être un des plus grands désastres sanitaires de l’Est Parisien, voire de la région parisienne.      

Il est donc urgent de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

 

Quels sont les risques pour la santé des populations locales ?

Quels sont les risques que vont prendre les employés et autres sous-traitants qui vont travailler sur ce site et notamment à la destruction des bâtiments et au déplacement de millions de m3 de terres potentiellement contaminées ?

Quelles garanties peuvent apporter les propriétaires au niveau de la sécurité sanitaire des habitants et des travailleurs ?  

Devant l’ampleur des risques, nous demandons donc qu’une réelle étude d’impact indépendante sur les risques pouvant nuire à la santé des populations locales et des travailleurs soit réalisée par des organismes tels que la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité).

Comme en 2000, nous redemandons la mise en place d’un réel périmètre de protection afin que le site soit absolument protégé et qu’aucune occupation des sols et d’exploitation des sous-sols ne soient autorisées.

Nous demandons avec force que toute la lumière soit faite afin de déterminer les causes exactes des taux anormaux de décès par tumeurs sur la commune de Courtry.

Enfin, nous demandons la mise en place, dans les plus brefs délais, d’une commission d’enquête parlementaire relative aux conséquences des expérimentations nucléaires réalisées au sein du Centre d’études du Commissariat à l’Énergie Atomique de Vaujours-Courtry ainsi qu’aux risques liés aux projets portés par Placoplâtre et la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine.

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Retour sur la manifestation contre les convois nucléaires du 11 janvier

Le 23 décembre 2013, un wagon transportant du combustible qui se dirigeait vers l’usine de retraitement d’Areva à la Hague (Manche) avait déraillé, sans provoquer de fuite radioactive.

Le 23 décembre 2013, un wagon transportant du combustible qui se dirigeait vers l’usine de retraitement d’Areva à la Hague (Manche) avait déraillé, sans provoquer de fuite radioactive.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait toutefois indiqué qu’un « point de contamination » avait été détecté lors d’un contrôle sur le wagon endommagé vide.

Dotée de 48 voies ferrées, la gare de triage longue de 3 km, à cheval sur trois communes de Seine Saint Denis proches de Bondy (Drancy, Le Blanc-Mesnil et Le Bourget), accueille chaque année près de 250.000 wagons de marchandises, dont 13.000 chargés de matières dangereuses.

Deux cents personnes ont défilé samedi 11 janvier pour demander l’arrêt des convois de matières radioactives, après le déraillement d’un wagon de déchets nucléaires le 23 décembre à la gare de triage de Drancy, incident pour lequel des maires ont saisi la justice.

A l’appel du Corigat, collectif de riverains de la gare de triage de Drancy, du Bourget et du Blanc-Mesnil, la manifestation familiale réunissait des élus des Verts, du PCF, du Front de gauche et du PS, ainsi que des membres de Greenpeace et du réseau Sortir du nucléaire.

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Les élus du groupe local de Bondy / Les Pavillons-sous-bois s’étaient joint aux manifestants pour leur apporter leur soutien.

 

« Cette grande mobilisation fait suite à des incidents sérieux. On a franchi un cap, la coupe est pleine », a déclaré Didier Mignot, maire (PCF) de Blanc-Mesnil qui participait à la manifestation.
L’élu, qui a saisi la justice par voie de référé, dénonce les lacunes des expertises sur la gare et demande que de nouvelles études soient lancées.

Jean-Christophe Lagarde (UDI), maire de la commune voisine de Drancy, a de son côté fait savoir qu’il déposerait « en début de semaine » une plainte contre l’Etat pour mise en danger de la vie d’autrui.

« Le mouvement commence à prendre, ça veut dire qu’il faut continuer », a déclaré Alain Ramos, président du Corigat. « Depuis des années, nous, riverains, nous demandons l’arrêt des wagons transportant des matières dangereuses pour vivre en sécurité », a-t-il ajouté.

 

 

Le collectif a prévu d’organiser une manifestation par mois jusqu’en juin. Il a donné rendez-vous pour la prochaine « dans la première quinzaine de février ».

 

Question au gouvernement d’Aline Archimbaud, sénatrice EELV de Seine Saint Denis

Aline Archimbaud

Question au gouvernement

Aline Archimbaud, sénatrice EELV de Seine Saint Denis

Jeudi 9 janvier 2014

2 minutes 30

Monsieur le Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie,

Il y a un an, ici-même, j’interpellais le gouvernement au sujet des convois de déchets nucléaires pour me voir répondre qu’il n’y avait aucun problème.

Pourtant, lundi 23 décembre à 16h13, un wagon transportant de l’uranium appauvri UF6 déraillait à Drancy, en Seine-Saint-Denis, à 50 mètres des habitations et à 100 mètres des quais du RER B.

 

Au même endroit, 11 jours auparavant, un wagon d’acide chlorhydrique venait de dérailler et de percuter un wagon de nitrate d’ammonium : les deux matières qui, entrées en contact, sont à l’origine de l’explosion d’AZF.

 

Au même endroit sont survenus ces dernières années, 44 accidents, dont 22 considérés comme graves par l’État.

Cette situation ne peut plus durer. Nous ne pouvons continuer à faire preuve d’amateurisme et de désinvolture en la matière.

  • Des déchets d’une haute dangerosité continuent de transiter à travers notre pays, y compris dans des zones urbaines très denses, sur des voies empruntées par des dizaines de milliers de voyageurs, à proximité de sites Seveso et sans même que les maires des communes concernées n’en soient informés ;
  • Les alarmes de confinement, qui auraient retenti à 16h15, n’ont pas été entendues par les riverains qui de toute manière n’ont jamais été informés de ce qu’ils sont censés faire quand elles se déclenchent ;
  • Les cheminots ont été vus en train d’évoluer autour du wagon et ne portaient ni dosimètres, ni équipements spéciaux ;

Qu’avez-vous à répondre à la population en colère, aux cheminots et aux élus inquiets ?

Chaque année, 200 à 300 transports ferroviaires de déchets radioactifs sillonnent la France sur des dizaines de milliers de km en plus des transports routiers, depuis toutes les centrales nucléaires françaises jusqu’à La Hague pour leur retraitement et ensuite vers le sud à Marcoule pour le MOX.

Les écologistes demandent l’arrêt immédiat de ces transports irresponsables et que soit organisé l’entreposage des déchets à proximité des centrales.

 

Deux questions :

  1. Quelles mesures de sécurité allez-vous prendre en urgence autour de la gare de Drancy et quand allez-vous informer les élus et la population ?
  1. Quand allez-vous mettre fin à ces transports de déchets nucléaires, qui font courir aux populations des risques énormes ?

Le Président de la république a eu des engagements très clairs, notamment sur une réduction de 50% de la part du nucléaire. Mais à quand l’abandon de la filière Mox ?

http://alinearchimbaud.eelv.fr/

 

 

Réponse de M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué auprès du ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche.

Madame la sénatrice, vous faites référence à deux incidents importants qui ont eu lieu à quelques jours d’intervalle, le 12 et le 23 décembre dernier. Ils concernaient, pour l’un, un wagon vide d’acide chlorhydrique et, pour l’autre, un wagon de déchets d’origine nucléaire. Ce dernier incident a été classé par l’Autorité de sûreté nucléaire, sur une échelle allant de zéro à sept, au niveau zéro, le wagon étant simplement sorti des rails sans se renverser et sans provoquer de collision.

Je rappelle que les mesures de sécurité sont nombreuses et découlent d’une réglementation très précise, qui est à la fois internationale, communautaire et nationale. Il s’agit de permettre de mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires en matière d’information et de sécurité, même si, bien sûr, celles-ci ne sont jamais suffisantes.

Je tiens à vous assurer de la mobilisation du Gouvernement. Philippe Martin et moi-même avons été associés et informés en temps réel des dispositions qui ont été prises, s’agissant notamment des modalités d’organisation du périmètre de sécurité, qui a été très rapidement levé.

Il n’en demeure pas moins que la réglementation applicable doit être confortée. C’est pourquoi nous avons demandé qu’un retour d’expérience nous soit fait par le préfet le 16 janvier prochain. Par ailleurs, un comité d’information doit être mis en place, comme je l’évoquais encore hier avec Marie-George Buffet et avec le maire du Blanc-Mesnil : il faut que l’on puisse réunir très rapidement autour de la table non seulement les élus locaux, mais aussi les opérateurs et l’ensemble des acteurs. Je tiens d’ailleurs à rendre hommage à toutes les personnes qui ont fait preuve d’une grande responsabilité en pareille situation, qu’il s’agisse des cheminots, des autorités locales et des services de sécurité.

 J’ai demandé à RFF et à la SNCF une expertise complémentaire pour que nous puissions déceler les risques que peut entraîner le transport ferroviaire, dont on sait qu’il est le mode de transport le plus sûr. Les déchets ou les matières dangereuses peuvent être transportés soit par la route, soit par le rail, mais encore faut-il que RFF et la SNCF puissent apporter toutes les garanties. Telle est notre préoccupation !

Vous nous avez interrogés enfin sur la filière MOX. Le Président de la République a confirmé, lors du conseil de politique nucléaire d’octobre 2012, notre stratégie de retraitement des combustibles usés et de réemploi dans les réacteurs français des matières fissiles extraites sous la forme de combustible MOX.

 La réglementation internationale impose le retour dans le pays d’origine de ces matières. Un transport sécurisé s’impose donc. 

Risques liés au transport des déchets nucléaires : Appel à manifester samedi 11 janvier à 10H

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Le Collectif des riverains de la gare de triage de Drancy, du Bourget et du Blanc Mesnil appelle a manifester samedi 11 janvier prochain suites aux événements survenus en décembre 2013 à la gare de Drancy et mettant en danger la sécurité et la santé des populations.
 

LE 11 DECEMBRE UN WAGON D’ACIDE CHLORHYDRIQUE DERAILLE

LE 23 DECEMBRE UN WAGON DE DECHETS NUCLEAIRES DERAILLE

NOUS REFUSONS D’ATTENDRE UNE CATASTROPHE, POUR QUE DES MESURES ASSURANT LA SECURITE ET LA PROTECTION DES HABITANTS SOIENT PRISES.

NOUS EXIGEONS L’ERADICATION DES DANGERS ET DES RISQUES.

NOUS EXIGEONS L’ARRET DU TRANSIT ET DU STATIONNEMENT DES WAGONS TRANSPORTANT DES MATIERES DANGEREUSES ET TOXIQUES,SUR LE SITE DE LA GARE DE TRIAGE

Depuis des mois, par le porté à connaissance du 22 avril 2013, nous savons que la SNCF et le RFF n’assurent pas la sécurité à leurs salariés et aux riverains du site de la gare de triage de Drancy, le Bourget et le Blanc-Mesnil.

Les déraillements successifs qui viennent de se produire mettent en évidence l’urgence et l’obligation de prendre les mesures immédiates et nécessaires à l’éradication des dangers et des risques, pour assurer la protection et la sécurité des populations et des salariés concernées.

Il est intolérable qu’un document préfectoral qui met en évidence les risques encourus par la population, ne prenne aucune mesure pour résoudre les dangers et les risques qu’il affirme connaître.

La première responsabilité de l’État est d’assurer la protection et la sécurité de ces citoyens. Depuis le 22 avril 2013, les citoyens et les municipalités des villes concernés se mobilisent afin d’obtenir les garanties du vivre en sécurité. Faudra-t-il qu’une catastrophe majeure se produise, pour qu’enfin des mesures soient prises. Pour notre part nous refusons ce scénario catastrophe.

POUR EXIGER L’ARRET DU TRANSIT ET DU STATIONNEMENT DES WAGONS TRANSPORTANT DES MATIERES DANGEREURES ET TOXIQUES SUR LE SITE DE LA GARE DE TRIAGE.

LE COLLECTIF DES RIVERAINS DE LA GARE DE TRIAGE APPELLE TOUS LES HABITANTS DU BLANC-MESNIL, DRANCY ET LE BOURGET A MANIFESTER :

SAMEDI 11 JANVIER 2014

A 10H

PLACE GABRIEL PERI AU BLANC-MESNIL

POUR NOUS RENDRE EN CORTEGE A LA GARE DE DRANCY