«Il est l’heure de l’alternance européenne»

TRIBUNE de Cécile Duflot en date du 25 janvier 2015 / Publiée dans Libération 

La première bonne nouvelle grecque, c’est de faire renaître un vrai débat européen. La Grèce n’est pas un pays parmi d’autres et il ne s’agit pas d’une élection entre mille. Vouloir réduire la victoire de Syriza à un télescopage franco-français ou à son duplicata sur notre scène politique serait une immense erreur. La Grèce a une place historique, connue de tous, berceau de la démocratie, elle est le foyer de la civilisation européenne et a livré bien des mots de notre dictionnaire. Plus récemment, elle a été le laboratoire, puis le déclencheur des politiques d’austérité européenne. C’est après l’attaque spéculative sur la dette grecque de 2010 que s’est enclenchée la spirale austéritaire.

Dans un étonnant consensus forgé sur l’obsession de la dette, Angela Merkel avait alors obtenu de manière répétée des mesures absurdes et périlleuses pour l’économie et la société grecque. Les plans d’austérité se sont succédé, élaborés par une Troika qui a fait de son remède aux maux économiques, un véritable poison. Sur le modèle des politiques d’ajustement structurelles menées en Amérique latine par le FMI, les conséquences furent dramatiques. Explosion de la mortalité infantile, appauvrissement généralisé, démantèlement des structures sociales et atteintes majeures à l’environnement ont été les principales conséquences de ces cures. C’est à partir de ce modèle que cette thérapie de choc a ensuite été généralisée et appliquée à d’autres pays européens. La victoire de Syriza nous donne la possibilité d’en finir avec ce cycle infernal. Elle se déroule par ailleurs à un moment où la prise de conscience des dégâts de l’austérité se généralise. Alors que les experts européens et mondiaux appellent tous l’Union à changer de politique, un nouveau consensus peut naître. Mario Draghi vient de rompre avec les dogmes de la Banque centrale européenne. L’Union européenne pourrait en finir avec les dogmes du pacte de stabilité. L’élection grecque ouvre enfin une brèche dans le glacis libéral.

Ne pas tomber dans le piège traditionnel de la gauche

Le succès de Syriza est devenu une responsabilité européenne. La France aura un rôle particulier à jouer : celui d’être le premier soutien du changement grec. Dans les jours qui viennent, Alexis Tsipras va chercher à renégocier cette dette. Nous devons engager une vaste campagne européenne pour que les gouvernements nationaux acceptent les propositions grecques. L’Europe ne doit pas barguigner, ni se chercher d’excuses. On aurait tort d’oublier qu’en 1953, réunis à Londres, les principaux chefs d’Etats n’avaient pas hésité à effacer une bonne partie de la dette allemande pour permettre la reconstruction. La demande grecque est celle d’une renégociation et non d’un effacement de la dette. Nous devons soutenir cette revendication. Nous devons aussi appuyer les réformes que souhaite porter ce nouveau gouvernement : la mise en place d’un cadastre, la lutte contre l’évasion fiscale et le contrôle tant des armateurs que de l’Eglise.

Nous devons aider la Grèce, mais nous devons aussi l’inviter à ne pas tomber dans le piège traditionnel de la gauche. A une politique absurde d’austérité ne doit pas succéder une politique aveugle de relance. Tant les enjeux environnementaux que la lutte contre la pauvreté sont au cœur des urgences grecques. Que M. Tsipras ne s’enferme pas dans une course mystique à la croissance et fasse le choix d’une politique ciblée d’investissements. A quelques mois de la Conférence climat, il serait par exemple fort dommage que ce nouveau gouvernement privilégie le choix d’ouvrir des centrales à charbon plutôt que d’engager une véritable transition énergétique. A l’épreuve du pouvoir, tel sera le plus grand défi de Syriza, celui de bâtir un nouveau modèle de développement qui mise sur le partage et la coopération, plutôt que sur la concurrence.

Nous avons ainsi l’occasion de faire la preuve que l’Europe n’est pas congelée dans le libéralisme, mais peut faire des choix politiques audacieux. Nous pourrons enfin passer d’une construction européenne tournée vers la stabilité financière à une conscience européenne basée sur la solidarité. Sur ces fondements, nous pourrons bâtir enfin les Etats-Unis d’Europe. Des mesures immédiates peuvent être prises à commencer par la mutualisation des dettes et une véritable transition énergétique. La relance écologique peut être un véritable horizon de sortie de crise pour ce projet européen. Tel est le sens de cette excellente nouvelle grecque : il est l’heure d’une alternance européenne. Elle a démarré à Athènes. Elle ne fait que commencer. Nous devons tout faire pour l’appuyer.

Cécile DUFLOT (Députée EE-LV, ex-ministre de l’Egalité des territoires et du Logement)

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Comment lutter contre l’islamo-fascisme – Extrait du Blog Noël Mamère

Extrait du Blog de Noël Mamère

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Panneau d’une manifestante, le 11 janvier 2015, place Léon-Blum, Paris 11e (Thierry Noisette/Rue89)

 

Si le 7 janvier 2015 restera pour longtemps dans notre mémoire collective comme un moment d’effroi et d’impuissance, le 11 janvier est entré dans l’histoire de la France par la grande porte de la fraternité citoyenne.

Au-delà de leurs différences, quatre millions de femmes, d’hommes et d’enfants ont battu le pavé de leurs villes et de leurs villages au nom de valeurs que nous croyions tombées en désuétude. C’est une bonne nouvelle et un formidable message d’espérance. La France des sangs mêlés, des quartiers populaires et des bobos, des jeunes et des vieux, de ceux qui croient au Ciel et des athées, a crié son désir de liberté, de refus de la haine et son besoin de vivre ensemble.

Nous ne pouvons que nous en réjouir, même si ce sursaut cache bien des ambiguïtés et ne règle rien sur le fond.

A commencer par cette parade des puissants, organisée par le gouvernement, où l’on a vu défiler des personnages peu recommandables contre lesquels nous avons si souvent manifesté, au même endroit, pour dénoncer leurs atteintes aux libertés et aux droits de l’Homme.

Mais devant une société tout entière unie autour de ses valeurs essentielles, descendue dans la rue pour dire « je suis Charlie », au-delà de ses différences religieuses, sociales, politiques ou de ses couleurs de peau, ce quarteron d’infréquentables ne pesait pas lourd.

Toute la question est maintenant de savoir si cette résistance du 11 janvier ne restera qu’un moment de notre histoire ou si elle incarne un tournant ?

Si l’on ne redonne pas d’urgence toute leur place à la réflexion, au raisonnement, à la politique, le réveil risque d’être brutal en révélant les fractures béantes de la société française.

Refuser les réponses simplistes

Le premier sentiment devant cette double exécution, collective et de sang froid, de journalistes, de policiers et de juifs, a été l’horreur, bien sûr, la sidération, puis l’incompréhension. Se lamenter n’est pas une réponse. Il s’agit de comprendre comment un évènement aussi énorme a pu intervenir. C’est pourquoi il nous faut refuser les réponses simplistes ou simplificatrices, qu’elles soient psychologisantes ou essentialistes.

Les premières reposent sur la transformation de ces assassins en fous irresponsables. C’est dénier à ces auteurs d’actes barbares, leurs convictions et leurs parcours. Ce n’est pas parce qu’un acte semble fou que la personne qui le commet le devient ipso facto.

D’autres, en d’autres temps et d’autres lieux, ont transformé leurs prochains en des êtres abstraits qu’il fallait abattre comme des animaux au nom d’idéaux pervertis. Ces assassins ne sont pas irresponsables, ils sont des membres d’un courant politique précis qu’il faut appeler par son nom : l’islamo-fascisme.

Nous avons trop longtemps refusé de nommer ce courant au prétexte de la remise en cause générale de l’islam. Or, la vérité est que la population musulmane est aussi diverse que les communautés chrétiennes ou juives. De même qu’il y a un courant intégriste et fascisant dans la chrétienté ou un courant judéo-fasciste, il existe un courant islamo-fascisme, même s’il reste très minoritaire dans l’islam. Combattre ce courant et l’éradiquer, comme l’a été en son temps le nazisme, est une tâche politique nécessaire.

Un piège grossier

La réponse essentialiste considère que l’acte criminel est inscrit dans les gènes d’une religion, l’islam, et que les fidèles qui s’en réclament sont potentiellement des terroristes. Cette réponse est précisément ce qu’attendent les dirigeants de la mouvance islamo-fasciste, les responsables d’Al Qaeda ou du groupe Etat Islamique. Ils veulent pouvoir rassembler autour d’eux la communauté musulmane, traumatisée par l’amalgame avec les terroristes. Ils cherchent à prendre en otage et à victimiser l’ensemble des musulmans afin d’y puiser de nouvelles forces pour le djihad.

Tomber dans ce piège grossier aurait des conséquences incalculables qui se traduiraient à terme par une situation de guerre civile larvée à laquelle aspirent les islamophobes et les antisémites de tous bords.

L’islamo-fascisme est le produit d’une histoire qui lui est propre et qui évolue dans un contexte, comme n’importe quel courant politique. Ne pas vouloir l’analyser, c’est s’interdire de le comprendre et transformer la lutte politique nécessaire en une chasse au pervers démoniaque ou à l’arabo-musulman, terroriste par nature.

L’islamo-fascisme est la résultante du chaos géopolitique, engendré par la fin du bloc soviétique et la victoire de la mondialisation capitaliste. Cette dernière a conduit à des crises récurrentes, à un état de guerre permanent et à l’effacement progressif des Etats-nations sans légitimité face au déferlement de la déréglementation. La décomposition du nationalisme arabe, déjà fragilisé par des régimes corrompus et dictatoriaux, en a été accélérée.

Le successeur du nationalisme arabe

Depuis la révolution iranienne en 1979, l’islamisme radical a supplanté le nationalisme arabe. De fait, l’islam politique a représenté un espoir pour les nouvelles générations arabes qui voulaient se débarrasser de ces régimes ossifiés et de leur idéologie. Les interventions américaines en Irak et en Afghanistan, le conflit israélo-palestinien, et les printemps arabes ont fait le reste. La voie était ouverte à la constitution d’une mouvance qui, par ailleurs, trouve des financements et réseaux dans des régimes soutenus par l’Occident et se réclamant du wahhabisme ou du salafisme, tels l’Arabie saoudite ou les Emirats du Golfe.

L’autre terreau de l’islamo-fascisme est l’existence d’une jeunesse déboussolée en Europe. Dans Le Monde daté du 10 janvier 2015, le sociologue Farad Khosrokhavar faisait justement remarquer qu’on trouve des traits communs à tous les auteurs d’attentats similaires se réclamant, en France, de cette mouvance. La délinquance et l’emprisonnement, l’islamisation rapide à partir de gourous ou d’Internet, le voyage initiatique à l’étranger, caractérisent le parcours des jeunes djihadistes. Leur haine de la société est entretenue par l’assignation à résidence en banlieue, l’exclusion sociale, la précarité. Ce n’est pas les excuser que de constater ces faits. Si l’on veut détruire le djihadisme, il faut aussi assécher le marais qui nourrit la haine.

Face à une telle situation, il n’existe pas de solutions miracles.

Respecter l’état de droit

Mais, d’abord, il faut rejeter le climat de guerre déjà entretenu par la droite sarkozyste qui revient sur la guerre de civilisation. On a vu où ce concept a mené les Etats-Unis, en Irak, en Afghanistan ou sur leur propre territoire. Si l’objectif est de susciter un Patriot Act à la française en légiférant une fois de plus pour renforcer la « guerre au terrorisme », cela ne servira à rien d’autre qu’à attiser un climat de peur et de défiance contraire à la volonté d’apaisement des manifestants de ce week-end. Si au contraire, il s’agit de renforcer des mesures existantes qui n’ont pas fonctionné, dans le contrôle et la surveillance des réseaux, ou dans l’accompagnement social des quartiers populaires, nous appuierons une telle politique qui doit respecter l’état de droit, ADN de l’esprit français.

Le concept d’union nationale est également inadapté à la situation actuelle. La société n’a pas besoin d’unanimisme mais, au contraire, de débats. L’union nationale peut très vite devenir le cache-sexe à l’adoption de mesures d’exception ou au refus de tout débat politique sur la justification de l’entrée en guerre de la France sur de multiples fronts (Afrique de l’Ouest, Centrafrique, Syrie, Libye…).

L’union nationale n’a rien à voir avec le rassemblement populaire de la société contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Se rassembler pour l’espoir et la solidarité entre les peuples, dans l’esprit de Charlie, c’est-à-dire l’humour, l’ironie, la dérision, oui évidemment. Réunir les partis de gouvernement dans la défiance, la peur et le rejet, non, trois fois non.

Enfin, refuser la surenchère victimaire et lutter contre toutes les formes d’antisémitisme, d’islamophobie et de racisme, qu’elles viennent d’en haut ou d’en bas, est plus que jamais nécessaire.

Houellebecq, Zemmour, Le Pen…

Le jour de l’assaut contre Charlie, paraissait « Soumission » de Houellebecq, quelques semaines après « Le Suicide français », de Zemmour, entretenant le climat nauséabond instrumentalisé par le Front national. Son président d’honneur, Jean-Marie Le Pen, a parfaitement résumé le point de vue de cette mouvance, avec sa déclaration du 9 janvier, en pleine prise d’otages de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes : « Je ne suis pas Charlie du tout, je suis Charlie Martel si vous voyez ce que je veux dire ! » Oui, nous voyons très bien où père, fille et petite-fille veulent en venir.

C’est pourquoi le gouvernement et les responsables à tous les niveaux de la société ont une responsabilité majeure en ce moment, celle de refuser tout ce qui favorise la division de la société. Nous le voyons avec la recrudescence des actes antisémites, comme des actes islamophobes.

En quelques jours des coups de feu sont tirés contre la mosquée d’Albi, des tags racistes sont peints sur les mosquées de Bayonne et de Poitiers, des grenades sont lancées contre une autre au Mans, des coups de feu sont tirés contre une salle de prière à Port-la-Nouvelle, une autre salle de prière est incendiée à Aix-les-Bains, une tête de sanglier et des viscères sont accrochés devant une salle de prières à Corte en Corse, un restaurant-snack-kebab est l’objet d’une explosion à Villefranche-sur-Saône, un automobiliste est la cible de coups de feu dans le Vaucluse…

Les amalgames entre Arabes et musulmans, musulmans et islamistes, islamistes et terroristes, encouragés par l’injonction constante des médias et d’une partie de la classe politique à la population musulmane de se désolidariser des éléments islamo-fascistes, risque de conduire à une situation ingérable. Quant aux juifs, ils ont déjà payé un lourd tribut. Depuis l’affaire Mehra et la tuerie du Musée juif de Belgique, ils comptent leurs morts et craignent pour leur vie, pour leurs lieux de culte et leurs écoles.

Juifs et musulmans, partie intégrante de notre histoire commune

A tous et chacun, saisis par la peur et l’effroi, nous devons inlassablement répéter que la France qui a défilé le 11 janvier ne serait pas la France sans les juifs et les musulmans, qu’ils font partie intégrante de notre histoire commune, qu’ils ont contribué à la bâtir et qu’ils en sont toujours les acteurs.

Mais nous devons aussi réorienter notre politique sociale. Nous avons abandonné à la marchandisation les quartiers populaires. Les éducateurs sociaux, les médiateurs, les associations, sont liquidés dans le même temps où tout est sacrifié à « l’entreprise ». L’éducation, l’emploi, les services publics, sont en déshérence tandis que la paupérisation et la précarité se généralisent, jetant dans le néant social des centaines de milliers de jeunes chaque année.

Qu’il n’y ait pas plus d’éléments tentés par l’islamo-fascisme est même étonnant. L’affairisme et le djihadisme se renforcent l’un l’autre. La crise identitaire est la fille du néo-libéralisme. Pour paraphraser ce que j’écrivais avec mon co-auteur, Patrick Farbiaz, il y a deux mois, à propos du livre de Zemmour, dans « Contre Zemmour : réponse au suicide français » (éditions Les Petits Matins) : La barbarie djihadiste est le miroir de notre impuissance.

Les temps sont à la solidarité et à la résistance. Nous ne devons laisser aucune partie de la société au bord du chemin et lutter contre tous les maitres et apprentis sorciers de la division, contre tous les marchands de haine qui enfantent les monstres. C’est sûr, Charlie, y a du boulot ! A nous d’être à la hauteur.

Manifestation nationale pour les droits des femmes, la loi sur l’avortement a 40 ans. En avant toutes !

Prenant appui sur la crise financière de 2008, les gouvernements successifs nous imposent des politiques d’austérité. Tout en faisant des cadeaux au patronat, ils détruisent les services publics : réduction de personnel et de moyens, privatisations, fermeture de structures notamment dans la santé.

Les conséquences de ces choix politiques touchent de plein fouet les femmes. En effet, ce seront-elles qui s’occuperont à la maison des malades, des personnes âgées etc… et abandonneront leur travail ! Ces réductions de dépenses mettent en péril l’existence des associations qui luttent pour les droits des femmes. Les mouvements réactionnaires sont à l’offensive réactivent et développent leurs réseaux. Ils véhiculent et déversent des idées nauséabondes, anti démocratiques, rétrogrades, sexistes, LGBTIphobes. Ils rêvent d’une vision de la famille passéiste et de renforcer encore les inégalités femmes/hommes.

Le gouvernement n’a cessé de reculer devant eux : sur les ABCD de l’égalité, sur les stéréotypes de genre. Il a aussi reculé sur la PMA pour toutes les femmes qui était pourtant une promesse du candidat Hollande. A contrario, il reste inflexible sur nos revendications. C’est pourquoi le mouvement féministe appelle à reprendre la rue pour :

  • l’abrogation de la loi Hôpital Patients Santé Territoire
  • un centre d’IVG dédié par hôpital avec le choix de la méthode
  • la PMA pour toutes les femmes
  • le rétablissement, développement et extension des ABCD de l’égalité
  • des moyens pérennes pour les associations
  • le maintient et le développement des services publics

En 1975 on s’est battues,
on a obtenu des nouveaux droits !

En 2015
il est grand temps de reprendre la rue !

En avant toutes : le 17 janvier 2015, 14 h 30 à Bastille !

Sans titre

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JE SUIS CHARLIE / Rassemblement de Solidarité Attentat Charlie Hebdo à Bondy

L’attaque armée commise ce jour contre la rédaction de Charlie Hebdo qui a fait 12 victimes est une des plus meurtrières que connait la France depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Toute l’équipe municipale s’associe au deuil des familles et de toute la France. Par l’ampleur de ce drame qui vise des hommes mais aussi la liberté de la presse, c’est la France qui est meurtrie, celle des hommes et des femmes épris de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

La Municipalité encourage chaque Bondynois à être solidaire de cet élan de soutien aux victimes. Nous devons plus que jamais réaffirmer les valeurs républicaines qui ne sauraient tolérer cette violence aveugle et terroriste. Il faut faire barrage à ce climat de peur en luttant avec les armes de la démocratie, pour défendre la liberté de la presse, tout comme la liberté de chacun à exprimer ses opinions dans le respect des principes de laïcité.

Quand la République est attaquée, c’est tous ensemble que nous devons la défendre.

J’invite chaque agent de la collectivité bondynoise à se rassembler jeudi 8 janvier à 17h30 esplanade Claude Fuzier pour témoigner collectivement de notre solidarité envers les victimes et réaffirmer les valeurs républicaines.

Sylvine Thomassin

Maire de Bondy

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 Boulet

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Les élus verts de Bondy vous souhaitent une excellente année 2015

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Bonne année 2015 à tous les Bondynois.

On change d’année mais pas de cap.

Nous élus EELV n’attendrons pas pour faire bouger les choses.

Nombreux sont les projets en cours et à venir pour notre ville.

Energie, santé, précarité, mobilité, déchets, bien être des administrés…

 

A nous les verts telles sont nos priorités.

Nous souhaitons une ville plus durable pour les générations actuelles.

Nous continuons de nous investir pour un futur souhaité et durable,

Et agissons ainsi pour les générations futures,

En mettant l’humain au cœur de nos politiques publiques.