Osons, nous sommes prêts ! Les écologistes répondent à Nicolas Hulot

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Il y a quelques jours, Nicolas Hulot lançait son appel aux responsables politiques pour le climat : « Osons ». Pleinement engagés pour la réussite de la Conférence climat et en campagne pour faire des régions françaises les fers de lance de la transition écologique et sociale, les candidats écologistes publient aujourd’hui leur réponse : « Osons!  Nous sommes prêts. »

Chacun des 12 points du plaidoyer de Nicolas Hulot a été traduit en plusieurs actions concrètes. Certaines sont déjà engagées dans les régions où les écologistes sont en responsabilité, d’autres sont des engagements de campagne pour les années à venir : régulation de la finance, transports en commun, rénovation énergétique des logements, développement du bio et de l’agriculture biologique… en tout, sont présentées plus d’une trentaine de mesures qui visent à la fois à lutter contre le réchauffement climatique et à mieux vivre dans les territoires.

Bien plus qu’un programme, « Osons ! Nous sommes prêts » est un engagement des écologistes devant la société civile mobilisée pour le climat, mais aussi devant l’ensemble des Françaises et des Français.

Europe Ecologie-Les Verts

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Marchons pour le climat… Et contre le nucléaire !

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Les 28 et 29 novembre, partout dans le monde, et dans de nombreuses villes françaises auront lieu des marches mondiales pour le climat, à l’occasion de la COP21. C’est une occasion pour nous, antinucléaires, de les rejoindre pour refuser que le nucléaire soit érigé au rang de solution face au changement climatique. Investissez les cortèges près de chez vous et dites NON aux fausses solutions !

Le 29 novembre, une marche pour le climat aura lieu à Paris , rejoignez-la !

Afin d’êtres bien visibles dans ces cortèges, retrouvez sur notre boutique tout le matériel militant pour la COP : http://boutique.sortirdunucleaire.org/

Retrouvez sur notre infographie toutes les raisons pour lesquelles il faut se mobiliser contre le nucléaire au moment de la COP21 : http://www.sortirdunucleaire.org/Infographie-Le-nucleaire-ne-sauvera-pas-le-climat

Plus d’infos vous seront envoyées prochainement sur cet événement. En attendant, vous pouvez retrouver la liste des marches sur notre agenda, ainsi que sur le site de la Coalition Climat 21 : http://coalitionclimat21.org/fr/contenu/marchons-pour-le-climat

Plus que deux jours pour donner votre avis sur le PLU et le Plan Local de Déplacements

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Deux enquêtes publiques se tiennent actuellement à la Ville de Bondy. L’une concernant la seconde modification du Plan Local d’Urbanisme, la seconde visant le Plan Local de Déplacements de l’agglomération. Deux thématiques à forts enjeux et qui influenceront l’évolution de votre Ville sur le long terme.

C’est la raison pour laquelle le groupe EELV vous invite à inscrire votre avis dans chacun des deux registres d’enquêtes publiques. En tant que citoyen vous pouvez peser sur les projets de votre municipalité, la parole vous est donnée, alors profitez-en ! Vous avez jusqu’au 23 octobre. 

  • Le dossier d’enquête publique du PLD est disponible  à l’accueil des services techniques (2e étage de la mairie).
  • Le dossier d’enquête publique du PLU est disponible  à l’accueil du service urbanisme ( Rez-de-chaussée de la mairie).

Vous trouverez ci-dessous les positions du groupe EELV  quant à ces deux documents.

La position du groupe sur le PLU

En 2011 le groupe EELV s’était abstenu lors du vote du PLU. Nous avions pointé des hauteurs qui ne nous paraissaient pas raisonnables, un projet politique risquant de mener la Ville à une densification mal maîtrisée ainsi qu’à un manque de cohérence urbanistique. Cette vision nous ne  la partageons toujours pas, et c’est la raison pour laquelle nous avons souhaité et obtenu la révision du PLU de Bondy.

En parcourant le dossier de modification du PLU nous avons été choqués de voir que deux typologies de hauteurs ressortaient : H5 et H6, correspondant respectivement à du R+8 (31,5 mètres) et R+16 (50 mètres). Nous ne nous sommes pas battus pour que la Ville réitère les erreurs du passé ni pour accepter certaines lubies démesurées d’un architecte… Nous n’avons pas détruit les tours dans le Nord de la Ville pour recommencer quelques mètres plus loin. De telles hauteurs sont effectivement inadaptées à Bondy, et les enjeux de la ZAC ne justifient pas tout… Penser l’édification d’une telle tour est une aberration. Ce projet, proposé par la Séquano, aurait dû faire l’objet d’une consultation spécifique auprès de la population et des élus.

Il est temps de définir une ligne politique claire en matière d’urbanisme pour notre Ville en évitant de tout sacrifier sur l’autel de la rentabilité. La ZAC est un enjeu trop important pour faire l’objet d’une simple modification, et devrait être intégrée à la révision du PLU actuellement en cour.

La posisiton du groupe sur le PLD

A Bondy il est aujourd’hui de notre intérêt de rendre nos rues plus sûres, plus accessibles, et ce afin de développer la pratique des modes de déplacements actifs, notamment le vélo, en créant un réel réseau à l’échelle d’Est ensemble.

Ce dernier, ainsi que tous ses dérivés est un moyen de lutter contre la fracture sociale, il favoriserait les déplacements des Bondynois et permettrait à nos concitoyens de ne plus être uniquement tributaires de la voiture. Il est aussi un moyen de faire de l’exercice physique tout en alliant l’utile à l’agréable, et influe positivement sur la diminution de la pollution atmosphérique et du bruit sur notre territoire.

Mais il est clair que pour favoriser ces modes de transports, nous devons pacifier notre ville, et pour cela passer l’ensemble de la commune, à l’exception de certains grands axes, à 30 Km/h. Cela aurait pour effet d’avoir un impact budgétaire moindre et lissé dans le temps, puisque des panneaux en entrée de ville suffiraient, et ainsi nous pourrions espacer les différents aménagements dans le temps.

De plus, il nous paraît urgent de commencer à réfléchir à la place de la voiture dans notre ville. Certes les projets structurants du grand Paris apporteront certaines solutions, mais nous ne devons pas attendre. Il nous semble donc opportun d’intégrer à la réflexion du PLD la question de l’auto-partage, et pourquoi pas  l’intégration sur le territoire d’un service comme Autolib’. Et ce afin de favoriser la mobilité vers Bondy pour toute personne se déplaçant  en dehors des horaires de transports en commun et favorisant donc l’accueil de nouveaux habitants qui se seraient peut être tournés vers la première ceinture parisienne. Ce service pourrait aussi contribuer à la réduction de la fracture sociale, en proposant un service à des bondynois ne pouvant investir dans une voiture et supporter les frais y afférant. Cela nous permettrait aussi de restructurer certains espaces urbains, comme le parking extérieur de l’Hôtel de Ville, en y implantant une station et d’apporter dans le même temps un service de mobilité supplémentaire aux futurs hubs intermodaux de la ville, notamment au niveau des gares de l’Arc Express.

Solidarité avec les réfugiés

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L’accueil des réfugiés Syriens, Irakiens, Soudanais et Erythréens en France est une question de justice et de solidarité. Bondy, qui a toujours été une terre d’accueil, se doit aujourd’hui de participer à cet élan. Pour préparer cet accueil, Sylvine Thomassin, maire de Bondy, a participé à plusieurs réunions sous l’instigation du Ministère de l’Intérieur. 6 000 réfugiés Syriens ont déjà été accueillis en France. 24 000 doivent encore l’être pour arriver aux 30 0000 annoncés par le Président de la République.

Parce que la Seine-Saint-Denis connaît déjà de fortes pressions sur le logement, aucun accueil pérenne n’est programmé dans notre département. En revanche, l’accueil d’urgence de 2 à 3 mois s’organise afin de permettre à des familles d’obtenir pendant ce laps de temps le statut de réfugiés et d’être accompagnées par les services de l’Etat dans toutes leurs démarches. Cela concerne environ 150 personnes sur le département.

Ce site collaboratif est là pour participer à cet accueil temporaire et pour proposer à chaque habitant qui le souhaite, particulier ou membre d’associations, d’agir concrètement. Vous souhaitez proposer une aide, du temps, des biens ? N’hésitez pas à vous inscrire pour être mis en relation avec les bons interlocuteurs !

Pour accéder à la plateforme 

Contact :

Pôle des relations extérieures
Mail : bondy.solidaire@ville-bondy.fr
Tél. : 01 48 50 53 00

Réfugiés et migrants en Europe : quelle solidarité ?

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Réunion-débat
avec Catherine Wihtol de Wenden
(spécialiste des migrations internationales – Directrice de recherches au CNRS – CERI)
et Claire Rodier
(animatrice du Réseau MIGREUROP)

 

Qui sont les hommes, les femmes et les enfants qui frappent à notre porte ?

La France et l’Europe peuvent-elles construire leur avenir sur la fermeture des frontières ?

Les dispositifs législatifs en France et en Europe sont-ils à la hauteur des enjeux ?

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Samedi 17 octobre 2015 à 15 h – Bobigny
Bourse départementale du Travail Salle Oreste (niveau 0)
Place de la Libération (M° Pablo Picasso et tram T1)

Conseil municipal du 3 octobre 2015 : interventions du groupe EELV

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15-9 / Demande de garantie communale formulée par BONDY HABITAT pour le remboursement d´un prêt d´un montant total de 3.246.869 euros destiné au financement d´une opération de construction de 21 logements situés 34 rue Roger Salengro à Bondy

A nouveau, nous nous retrouvons au pied du mur face à un projet qui ne semble pas faire l’unanimité auprès de la population et sur lequel nous n’avons que très peu d’informations…

Le projet de Bondy Habitat au 34 rue Salengro ici présenté a été l’objet de deux réunions d’informations le 25 mars et le 2 juin 2015, réunions faisant partie d’un processus de concertation mené auprès de la population, notamment les riverains du futur projet. Lors de la seconde réunion, faisant suite à des demandes de modifications du projet, de nouvelles possibilités avaient été proposées par Bondy Habitat.

A la suite de cette phase, un courrier de Bondy Habitat, en date du 17 juillet, notifie que l’ensemble des remarques riverains avaient bien été prises en compte et que désormais rien ne pouvait plus s’opposer à la réalisation dudit projet. Pourtant, une pétition contre le projet circule depuis avril 2015, et une lettre datée du 25 juillet, rédigée par un habitant et destinée à Bondy Habitat, montre bien que le projet ne satisfait toujours pas certains bondynois.

On demande à nouveau de voter en faveur d’un projet dont les modifications de permis de construire n’ont pas encore été adoptées et dont la population, pour le moment. Nous nous abstiendrons donc sur cette demande de garantie communale.

15-33 / Approbation du Plan Local de Déplacements

Pour le groupe EELV, la mobilité est un sujet qui nous est cher. C’est pourquoi nous ne pouvons que voter en faveur de l’approbation du PLD. Néanmoins, nous profitons de cette tribune pour aborder certains points qui pour nous sont aujourd’hui des enjeux majeurs et qui devraient être considérés comme tels par  la majorité.

Tout d’abord il nous semble aujourd’hui primordial de développer une véritable cohérence autour de nos pistes cyclables et une réelle mise en commun avec le futur plan de développement de l’agglomération. Bien entendu cela fait partie du plan d’actions du PLD, mais nous souhaitons ici réaffirmer notre volonté. Nous devons rendre nos pistes cyclables plus sûres, plus accessibles, en créant un réel réseau à l’échelle d’Est ensemble, et ce afin de développer la pratique du vélo.

En tant que mode actif, celui-ci est un des moyens de lutte contre la fracture sociale, il favoriserait les déplacements des Bondynois et permettrait à nos concitoyens de ne plus être uniquement tributaires de la voiture. Il est aussi un moyen de faire de l’exercice physique tout en alliant l’utile à l’agréable, et influe positivement sur la diminution de la pollution atmosphérique et du bruit sur notre territoire.

En continuant sur cette lancée, le groupe vert est aujourd’hui favorable, à l’instar de nombreuses communes d’Ile-de-France, comme Fontenay aux Roses, Sceaux, Clamart, Clichy la Garenne, Sèvres, Chaville, Le Plessis Pâté, Nogent sur Marne, Rungis, Villecresnes, Théméricourt, Melun, Fontainebelau, Saint-Mammès, Montcour-Fromonville, passées en zone 30, d’en faire de même à Bondy, à l’exception de certains grands axes tels que l’avenue Gallieni. Nous sommes conscients du fait que cette mesure risque de ne pas être populaire, mais au vu des difficultés de circulation à Bondy, nous sommes persuadés que cela changerait peu ou prou la vitesse moyenne en ville… Madame la Maire, une note vous a été transmise à ce sujet fin septembre, dans laquelle nous exposions les arguments favorables à cette mesure, et ils sont nombreux :

  • Protéger les plus faibles, enfants ou personnes âgées, des accidents. Il est prouvé qu’un piéton renversé à 50km/h à 60 % de chances de mourir, contre 15 % à 30km/h ;
  • Diminuer les risques sanitaires, nous le savons, la pollution atmosphérique est aujourd’hui un fléau… Pourquoi à Bondy donnerions-nous la priorité aux enfants, à leur éducation, leur bien-être, si c’est pour les voir affectés de maladies chroniques liées à la circulation ?
  • Une signalétique bien plus simple et lisible ;
  • Pacifier notre ville, nos espaces publics, et la rendre plus agréable à vivre, plus respirable et moins bruyante ;
  • Faciliter la marche et le vélo, et tout mode alternatif allant dans le sens du point précédent ;

Il est clair qu’une telle politique n’aurait que des bénéfices, et les retours de ces villes sont très positifs. Les réticences existaient mais n’étaient pas généralisées. La majorité des accidents surviennent uniquement en zone 50, l’utilisation du vélo augmente, la circulation de transit évite désormais les zones 30, redonnant du calme et une certaine convivialité à certains quartiers. Et si les automobilistes continuent à dépasser la vitesse limite, cette dernière reste souvent inférieure à 40 km/h.

Nous savons que des efforts sont actuellement faits au sein du service voirie, et qu’un grand nombre de rues sont sur le point de passer à 30 Km/h, mais dans ce cas pourquoi ne pas généraliser la démarche, ce qui en plus nous permettrait de faire des économies en termes de signalétique et de généraliser le contresens vélo à l’ensemble de la commune ?

En prenant en main ces dossiers cela serait un signal politique fort,  en faveur de la COP 21 et du Plan Climat de la Ville. Avant d’être contraints par la législation de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, nous devrions rentrer dans une démarche pro-active, anticiper les changements et les grands enjeux du XXI ème siècle, et ce pour le bien de nos concitoyens.

15-34 / Marché n°139502 concernant la mission de maîtrise d´oeuvre pour la réhabilitation du parc relais de la gare de Bondy : Avenant n°3

Si nous nous félicitons du projet de rénovation du parking de la gare, de sa labellisation « Parc Relais », de la réintégration de la PM sur le site, mais demeurons extrêmement sceptiques quant à l’implantation d’un CSU et de la réelle utilité d’une équipe de visionnage dédiée. Le surcoût induit, et ce en période de disette budgétaire, nous semble aujourd’hui plus qu’inutile, et pensons que la PM et ce nouvel équipement risquent de faire doublon.

Nous sommes persuadés que la présence de la PM aura un impact positif en ville, et avant même de nous lancer dans une démarche dont l’efficacité reste à prouver, et qu’il serait bien plus judicieux d’enregistre les images sur bandes, pour ensuite, si besoin, en extraire les contenus dignes d’intérêt. De plus, rien ne nous prouve aujourd’hui que le CSU nous rende plus réactif. Je cite l’audit mené par le cabinet Althing en 2012 : «La vidéoprotection est utilisée couramment par les services de Police et de Gendarmerie pour orienter au mieux les enquêtes. En effet, la vidéoprotection ne permet pas toujours d’identifier un auteur présumé, mais va permettre d’orienter les pistes d’investigation (le suspect a posé sa main sur une paroi vitrée où il a sans doute laissé des empreintes, l’auteur se servait d’un téléphone portable, etc.). Ensuite, dans une part plus minime des cas, la vidéoprotection a permis d’identifier directement le suspect.» Cette analyse montre bien que si nous voulons mettre en place une équipe de vidéosurveillance efficace, les moyens, donc un budget lourd, devront être assurés, dans le cas contraire notre investissement ne sera que pure perte.

Evidemment en tant que Municipalité nous devons être attentifs aux requêtes de nos concitoyens et en tant qu’élus chercher à les rassurer. Aujourd’hui nous nous demandons encore pourquoi la Ville souhaite faire appel à un tel outil ? Maintien de l’ordre, gestion d’intervention, recherche de preuves judiciaires, GUP ?… La vidéosurveillance possède une dimension quasi mythologique, notamment chez certains élus qui imaginent résoudre nombre de problèmes par ce biais.

A mon sens il s’agit là encore d’un projet mis en place de manière précipité. Avant même de mettre le sujet sur la table, une stratégie globale a-t-elle été pensée ?

Sommes-nous aujourd’hui en mesure de peser le pour et le contre en faveur de cette mesure qui, je le répète, aura un coût non négligeable.

Il avait été noté, toujours dans le diagnostic de 2012, que les conditions d’efficacité du dispositif n’étaient à l’époque pas pleinement réunies. Plusieurs lacunes avaient été identifiées, dont notamment une implication insuffisante des services de police nationale. Ce déficit partenarial entrainant une sous-utilisation du dispositif, notamment pour les interventions de flagrant délit comme pour les réquisitions.

Si réellement la municipalité souhaite se lancer dans un tel projet, il convient de mobiliser l’ensemble des partenaires concernés. Je rappelle par ailleurs qu’une quarantaine de caméras sont d’ores-et-déjà installées dans notre commune, mais toutes ne sont pas fonctionnelles.

C’est la raison pour laquelle nous votons contre l’implantation du local CSU, qui à notre sens n’est pas une priorité et est faite de manière prématurée. Nous pensons qu’il aurait été plus urgent d’installer le local Véligo prévu depuis longue date.

La bourse locale du travail de Bobigny en danger

 

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La mairie de Bobigny asphyxie un lieu indispensable de lien social et de défense des droits ! 

La Fédération de Seine-Saint-Denis de la Ligue des Droits de l’Homme exprime sa très vive inquiétude concernant les décisions du maire élu en 2014 à Bobigny qui réduit de façon importante les subventions attribuées à la Bourse locale du Travail. Asphyxiée financièrement, celle-ci est en situation de cessation de paiement, contrainte de licencier deux salariées et placée dans l’impossibilité de poursuivre son activité dans des conditions normales, donc d’accueillir les habitants pour tous les problèmes liés à la défense de leurs intérêts professionnels, individuels et collectifs, qu’il s’agisse des salariés, des retraités ou des chômeurs.

Après la fermeture de la Bourse du Travail du Blanc-Mesnil, c’est l’offensive de la droite qui se poursuit contre les libertés syndicales et les outils de défense et de solidarité que se sont donnés les salariés. A la faveur de l’alternance politique, au prétexte d’une politique de réduction des dépenses qui se fait au détriment des plus faibles, le maire de Bobigny supprime tranquillement un lieu de vie, d’écoute, de lien social et de défense des droits.

C’est un geste politique grave que de remettre en cause l’acquis social que représente l’existence d’une Bourse du travail. C’est vouloir rompre brutalement avec un siècle et demi d’histoire du monde du travail et des luttes sociales. Les travailleurs et la population n’ont rien à gagner à la disparition d’un outil permettant d’être un peu moins isolé et démuni dans la relation avec les employeurs, alors que la représentation syndicale est faible ou inexistante dans la plupart des PME, alors que salariés, retraités et chômeurs sont de plus en plus renvoyés au chacun pour soi, à la lutte de tous contre tous, loin des solidarités collectives créatrices de protections et de droits.

Les plus précaires doivent pouvoir s’informer et se défendre, trouver les moyens de résister face aux dégâts de la crise sociale et des politiques d’austérité. La Fédération de Seine-Saint-Denis de la Ligue des Droits de l’Homme demande le maintien des subventions et des locaux des Bourses du Travail, outils essentiels de la démocratie.

A Bobigny comme ailleurs, les Bourses du Travail doivent vivre !

Elle appelle à signer massivement la pétition intersyndicale : http://petition.ulcgtbobigny.fr/

et à participer, avec les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, FSU, CFTC, CGC, au 

rassemblement le 30 septembre a partir de 18 h.

sur le parvis de la mairie de Bobigny