Retour sur le conseil municipal du 9 mars 2024

Le débat d’orientation budgétaire était le point principal de ce conseil..

Juste pour commencer une petite remarque sur ce rapport et les chiffres qui nous sont présentés : il faut attendre la page 25 pour quitter les généralités et arriver enfin à la situation bondynoise. Certes le contexte national est important mais là la municipalité y va fort.

Aucune référence à l’année 2019, la dernière avant le changement de majorité municipale et c’est parfois bien dommage.

Nous nous attarderons seulement sur un chiffre pour ne pas faire trop long : l’encours de dette.

Au 31/12/20223, il s’élève à 108 600 000€, soit une augmentation de 3,5M€ par rapport à 2022 avec un emprunt de 15M€ souscrit.

L’encours de dette s’établissait à 97.6 M€ en 2019, (avec une baisse de 8% entre 2015 et 2019.)

Avec vous c’est donc une hausse de 11M€ soit plus de 11% d’augmentation de la dette. Pour un Maire qui fustigeait la gestion de l’ancienne municipalité il y a de quoi rire si ce n’était dramatique pour notre ville.

Revenons maintenant aux orientations politiques. Elles permettront surement d’améliorer les rations budgétaires puisque le Maire n’y va pas de mains mortes :

Doublement des tarifs de stationnement payant et environ 1000 places payantes en plus.

Diminution par 2 de la subvention de l’ASB

Diminution des subventions aux syndicats

Tarif du périscolaire en hausse pour un service qui d’après les échos que nous avons est loin d’être satisfaisant

Suppression de poste dans le périscolaire : un grand nombre de contrats non renouvelés

Suppression du contrat de Guibert propreté, ce sont les agents en place qui doivent supporter le supplément de travail.

Diminution de l’activité des universités populaires

Diminution des activités de la ferme Caillard

Bref vous attaquez tout ce qui faisait de Bondy une exception culturelle et sportive. Bondy rayonnait par son fourmillement culturel et toutes les possibilités d’activités sportives. Qu’en restera-t-il à la fin de votre mandat.

Les choix de la municipalité en place ne sont pas les nôtres, investir massivement au niveau de la sécurité au détriment de la culture et du sport c’est NON.

Nous voulons que nous investissions dans l’écologie. Par exemple, l’ancienne municipalité avait un plan pour végétaliser les cours d’école afin de rendre le sol perméable et de lutter contre les ilots de chaleur. Ou en est-on ?

Pour lutter contre la place de la voiture en ville nous avons aussi d’autres propositions que de puiser dans le portefeuille des bondynois.

Le rapport développement durable  était aussi à l’ordre du jour.

Voici l’intervention de Claire Cauchemez, élue écologiste.

En guise d’introduction je tiens à signaler que le terme développement, qui sous-entend une augmentation régulière de la consommation est à revoir car il n’y a pas de développement durable possible quand le jour du dépassement est  de plus en plus tôt chaque année.

En 2023, c’est le 2 août que l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la terre peut reconstituer en une année. Il y a urgence à prendre des décisions efficaces pour limiter les dégâts.

Ceci dit sachant que le gouvernement propose 17 objectifs officiels  de DD, j’évoquerai seulement quelques points concernant Bondy et votre rapport qui nous interroge.

Point 6 : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau

Votre opposition au passage à un service public de l’eau pendant des années ne nous semble pas en accord avec ce point.

Et le rapport ne donne pas d’information sur la provenance de l’eau pour le nettoyage des rues par exemple.

Point 7 : Energies propres à un coût abordable

Pour faire diminuer les factures énergétiques de la commune il n’est pas prévu, dans ce document d’installer des panneaux solaires sur les établissements publics, par exemple sur l’école élémentaire Jean Zay, en collaboration avec Electrons solaires, pour profiter d’un financement participatif, comme ce fut le cas pour le collège Jean Zay, le projet étant réalisé par le Conseil Départemental.

Point 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique et leurs répercussions.

Prenons comme exemple les arbres

En tant qu’élue j’ai été alertée, à plusieurs reprises, par une association (Bondy Ecologie, pour ne pas la citer) à propos de l’abattage d’arbres sur Bondy.

Vous avez à l’une de ces occasions répondu à mon courrier, ce qui n’est pas le cas pour les demandes de Bondy Ecologie, qui sont très simples pourtant.

Pour éviter les malentendus, ils réclament pour chaque arbre abattu, sa fiche sanitaire en expliquant la raison.

Sans ce document, on peut supposer que la destruction n’est pas justifiée.

Or, des arbres de haute tige comme ceux qui vivaient tranquillement devant l’école Jules Ferry représentaient un sacré tonnage de carbone stocké et il va falloir des décennies pour obtenir une valeur comparable. Leur ombre était appréciée en période de canicule.

Cette décision, si le danger n’était pas avéré est en contradiction avec le point 13.

Ceci nous amène au point 17 : Partenariat pour la réalisation des objectifs

Il est précisé pour ce point que le secteur privé et la société civile sont nécessaires pour la réalisation des objectifs de développement durable au niveau mondial, régional, national et local.

Pour une équipe municipale qui a supprimé les commissions charte de l’arbre et téléphonie mobile, qui réunissait régulièrement les élu-e-s, le personnel technique de la mairie, les promoteurs (ou les porteurs de projets) et la société civile représentée par des membres de conseils de quartier et des associations, c’est encore raté pour rentrer avec brio dans les objectifs peu contraignants de l’Etat.

Quelques questions :

A part pour la future école Camille Claudel, il n’est pas fait mention de plan pour végétaliser les cours d’écoles afin de rendre le sol perméable et de lutter contre les îlots de chaleur. Où en est-on ?

Page 4 le plan de sobriété énergétique indique au point 6 « éteindre l’éclairage public décoratif à partir de 23h ». Pourquoi ce n’est toujours pas le cas devant la médiathèque où en plus cet éclairage est nuisible pour la faune et la flore ?

Page 14 il est indiqué que la ville compte 650 m² de nouveaux espaces verts et que nous passons de 3 m² par habitant en 2022 à 4,4 m2 par habitant en 2023 soit une augmentation de 1,4 m2 par habitant. Autrement dit 54 000 X 1,4 m2 = 75 600 m2 soit 7,5 hectares.

Alors, 650 ou 75600 ? Il va falloir être plus clair. Et une carte avant/après aurait été très utile.

Enfin page 7 il y a une petite coquille : le premier composteur de quartier dans le square F Mitterrand a bien été inauguré le 6 avril, mais en 2019.

La contribution des écologistes à l’enquête publique sur le SDRIF-E d’Ile de France

Le SDRIF-E est un document d’aménagement et d’urbanisme qui détermine les conditions
d’utilisation des sols et d’organisation des espaces. Il structure nos usages et nos modes de
vie pour des dizaines d’années. C’est un document stratégique majeur, un levier d’action
central pour engager le territoire dans une trajectoire vertueuse. Il est le reflet d’un projet
politique pour notre territoire et pour ses habitant·es. Non pas une Île-de-France idéale, mais
celle que l’urgence climatique et sociale exige et qui est à portée de nos politiques publiques
régionales, pour peu qu’on y mette du volontarisme et de l’ambition. Vous trouverez ci joint le document écrit par les écologistes, loin de la vision verticale de Valérie Pécresse. Un document qui a été rédigé après avoir rencontré les habitants.

Pour un Plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis

Les enseignant.e.s de Seine-Saint-Denis continuent la mobilisation. Un rassemblement a eu lieu le 7 mars notamment devant le ministère de l’Éducation nationale. 

Cette semaine de nombreuses actions ont lieu écoles, collèges et lycées déserts soutenues par les parents d’élèves.

L’intersyndicale départementale FSU, CGT, SUD, CNT et FO demande un plan d’urgence incluant la création de 5 000 postes d’enseignants et 3 000 emplois de vie scolaire, ainsi que des seuils à 20 élèves par classe. Ils s’opposent à la réforme du « choc des savoirs » et dénoncent la dégradation des conditions d’enseignement et des installations scolaires.

Des élu.e.s locaux expriment aussi leur inquiétude face aux inégalités grandissantes et à la pénurie d’enseignants non remplacés. La disparité de moyens entre différents territoires, comme le 93 et Paris, soulève des problèmes de fond.

Les enseignants soulignent la nécessité d’une approche éducative plus équitable, adaptée aux réalités et aux besoins des élèves. Ils dénoncent également les réformes ministérielles simplistes, comme le « choc des savoirs ». Ils insistent sur l’importance d’une formation continue adéquate et d’une réflexion approfondie sur les pratiques pédagogiques. 

Pour soutenir le mouvement : sympathisants, militants, élus écologistes soyons présents jeudi 14 mars 2024

13h-14h Convergence des cortèges à la DSDEN 

14h : Manifestation DSDEN – Préfecture 

16h : AG à la Bourse du Travail de Bobigny (1 place de la libération) 

18h : AG Bondynoise Mairie de Bondy Petit salon 3ème étage

Et n’oublions pas, il est possible de gagner : https://www.cafepedagogique.net/2024/03/11/1998-la-victoire-du-93

MOBILISATION POUR L’ECOLE EN SEINE SAINT-DENIS

Depuis le 26 février, un important mouvement de grève, souvent reconduit, a démarré en Seine-Saint-Denis et bien sur à Bondy. L’intersyndicale 93, en lien avec les établissements et les assemblées générales qui se sont organisées, a appelé à plusieurs actions : rassemblement devant Stanislas, à la DSDEN, devant le site du village olympique.

Cette semaine, une grève départementale est appelée le 7 mars, avec manifestation parisienne à midi vers le Ministère puis AG départementale à 15 à la Bourse du travail de Paris.

Ils réclament :

  • 20 élèves par classe maximum,
  • La création de 5000 postes d’enseignant-es, 2200 postes d’AESH, 650 postes d’AED,
  • 320 postes d’AP et 175 postes de CPE,
  • Des personnels psycho-médico-sociaux en nombre suffisant,

Parce que les élèves de Seine Saint-Denis doivent pouvoir apprendre, et nous travailler, dans des conditions correctes.

Soutien total aux élèves, parents d’élèves et enseignants engagés dans la lutte pour obtenir un plan de relance pour la Seine Saint Denis.