Incroyable ! On vous demande votre avis sur le nucléaire.

Pour une fois qu’on nous demande notre avis sur le nucléaire, on ne va pas bouder notre plaisir !

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lance une consultation publique concernant le projet d’avis qu’elle a publié sur les anomalies de la cuve de l’EPR de Flamanville et de son couvercle. Petit rappel : en juin dernier, l’ASN, sous pression des industriels EDF et AREVA, a donné un feu vert de principe à la cuve de l’EPR, malgré ces anomalies graves. Quant au couvercle, il devra être changé en 2024. Cela signifie que pendant six ans l’EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé…

L’ASN consulte les Français sur cette décision : nous devons répondre à ce passage en force qui marque une nouvelle étape dans la mise en danger des populations par EDF.

Répondre à cette consultation lancée en plein milieu de l’été n’est pas une mince affaire… il ne faudrait pas que ce soit trop facile ! Nous vous proposons ci-dessous un petit guide pour faire de cet exercice digne des 12 travaux d’Astérix un jeu d’enfant :

1) ETAPE 1 : Créez votre compte !

2) ETAPE 2 : vous avez dû recevoir un e-mail de l’ASN. Validez votre compte !

3) ETAPE 3 : vous pouvez ENFIN participer. Rendez-vous tout en bas de la page de consultation et laissez votre commentaire ! Nous devons rappeler à l’ASN les points suivants :

La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n’a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d’une rupture brutale !

Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence…comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !

La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n’est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !

Nous n’acceptons pas la prise de risque que constitue l’utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA.

Ce n’est pas parce qu’on nous complique la tâche qu’on ne va pas le faire : nous avons jusqu’au 12 septembre pour faire entendre nos voix et refuser le danger que nous impose EDF avec ses centrales nucléaires et l’EPR.

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LINKY – Réponse de la Cheffe de Cabinet de Nicolas Hulot

Le courrier qui donne suite à notre interpellation de Nicolas Hulot du mois de juin sur le déploiement des compteurs Linky. Nous attendons désormais le retour des services du Ministère de l’Environnement.

Les élus EELV de Bondy interpellent Nicolas Hulot au sujet de Linky

Copie du courrier envoyé au Ministre


Monsieur le Ministre d’Etat à la Transition écologique et solidaire,

Votre nomination au poste de  Ministre d’État en charge de la transition écologique et solidaire, ainsi que votre parcours exemplaire, et ce depuis un certain nombre d’années, nous ont poussé à vous contacter directement au sujet du dossier brûlant que représente Linky pour les collectivités.

Il y a plus d’un an, les élus Bondynois, ainsi que la population, apprenaient que le déploiement des nouveaux compteurs allait être engagé sur leur Ville. A l’instar de nombreux élus du territoire national, le groupe EELV de Bondy a toujours été très sceptique quant à la généralisation d’une technologie semblant présenter plus d’inconvénients que d’avantages. Nous ne citerons que ceux suscitant le plus d’inquiétudes :

  • Comme vous le savez, la technologie CPL injecte des radiofréquences, reconnues comme potentiellement cancérogènes, dans les câbles électriques et les appareils domestiques, non prévus à cet effet… A l’origine de problèmes d’électro-sensibilité aujourd’hui reconnus et avérés… ;
  • Les compteurs sont susceptibles de provoquer des incendies, notamment liés à la possibilité de déconnexion à distance par ENEDIS en cas de trop grande consommation… ;
  • Les dommages de toutes natures causés par les champs et ondes électromagnétiques sont exclus des garanties de contrats d’assurance, et ENEDIS s’exonère de toutes responsabilités ;
  • L’incompétence des prestataires posant les compteurs, n’étant pas électriciens, et intervenant sans contrôle préalable de l’installation électrique des habitants… ;
  • Des compteurs qui ont une durée de vie de 10 ans contre 50-60 ans pour les anciens, donc une gabegie écologique ;

Alors que le principe de précaution n’est en rien respecté, ERDF avait, à l’époque, refusé de venir présenter le projet en détails, et de répondre aux nombreuses questions des élus bondynois et des associations du territoire. A la suite de quoi, nous organisions une réunion publique, en la présence des Robins des Toits, avec pour objectif de répondre aux inquiétudes des habitants. S’en suivit un arrêté pris par Sylvine Thomassin, Maire de Bondy, interdisant les compteurs sur la Ville.  Le 21 octobre 2016, le tribunal administratif nous demandait de suspendre ce même arrêté.

Aujourd’hui, nous apprenons que les installateurs ont reçu la consigne de ne pas tenir compte des refus des habitants, ENEDIS allant jusqu’à fournir un guide intitulé « Que faire face au refus sur le terrain ». Ce passage à marche doublement forcée fait d’autant plus peur à nos concitoyens, de plus en plus informés, mais totalement démunis face à ce problème, tout comme nous, élus de la République.

Chaque jour nous recevons de nombreux courriers et appels de concitoyens inquiets, se demandant comment agir, si les technologies embarquées sont susceptibles d’avoir un impact sanitaire, sur laquelle nous n’avons aujourd’hui que très peu de recul… Pourquoi un déploiement aussi agressif de la part d’ENEDIS, comparé à celui de GRDF, bien plus à l’écoute des populations, et soit dit en passant bien plus transparent sur le fonctionnement du compteur GAZPAR.

M. Hulot, Bondy est aujourd’hui désemparée face à une technologie déployée en faveur de la transition écologique, mais qui nous semble pourtant aller en totale contradiction avec ce principe… L’argument comme quoi Linky nous permettra de faire des économies d’énergie ne semble pas avéré, certaines études le prouvent.

Mais nous sommes aussi désemparés d’un point de vue juridique. Les compteurs faisant partie du réseau, la commune en est donc propriétaire, avec une gestion déléguée au SIPPEREC, qui délègue lui-même la gestion à ENEDIS. En tant qu’autorité concédante, Bondy assure le contrôle de distribution publique de gaz et électricité. Ainsi, la commune est responsable du réseau et des incidents engendrés par les compteurs Linky… Lors des phases de test, 36% des communes ont été victimes de dysfonctionnements répétés de leur système à la suite de l’installation des nouveaux compteurs. Plus grave, Linky aurait été à l’origine de pannes et /ou de destruction de matériel chez les professionnels, qui pourraient se retourner contre la Ville pour se faire rembourser leurs pertes d’exploitation.

L’Allemagne a annulé le déploiement des compteurs intelligents, suite à une étude poussée du cabinet Ernst & Young. Ainsi, seuls les gros consommateurs en seront dotés.

M. Hulot, nous ne sommes pas les seuls élus inquiets pour nos concitoyens, et nous devrions être aujourd’hui en capacité de répondre à leurs questions. Nous déplorons le manque de transparence d’ENEDIS face aux collectivités et aux consommateurs, et souhaiterions que vous interveniez en ce sens.

 

Claire Cauchemez – Philippe Gauthier

Co-Présidents du groupe Europe Ecologie les Verts de la Ville de Bondy

Un coût abordable des transports en commun est un levier contre la pollution de l’air

20 juin 2017
COMMUNIQUE DE PRESSE

Alors que le bulletin quotidien d’Airparif annonce un 3ème jour de pic de pollution et qu’il est prévu que ce dernier dure encore plusieurs jours, probablement jusqu’à la fin de la canicule, Mme Pécresse vient d’annoncer une nouvelle augmentation du passe Navigo qui passerait à 75,20 € par mois (alors même que le conseil du STIF ne s’est pas encore prononcé).

Pour les écologistes, il est urgent de rappeler à Mme Pécresse non seulement ses promesses de campagne mais aussi que la tarification doit être abordable et juste pour que les transports en
commun soient attractifs. Une 2e augmentation importante en 18 mois ne saurait être justifiée quand en plus les transports du quotidien ne sont pas améliorés et même se dégradent à bien des
endroits. L’entretien du réseau, le maintien de l’ouverture de gares en zone peu dense, la présence humaine pour assurer la sécurité doivent également rester des priorités pour la région.
Pour Pierre Serne, administrateur du STIF et ancien Vice-Président aux transports du Conseil régional d’Île-de-France, « les transports coûtent certes, mais il est essentiel que les tarifs
pour les usagers soient maintenus à un niveau raisonnable pour des raisons de santé publique et pour que les pics de pollution soient moins fréquents et moins longs. »

Alors que la canicule prévue met les Francilien-nes les plus fragiles en danger, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires pour réduire le pic de
pollution en intensité et dans le temps. Alors que le niveau d’ozone dans l’atmosphère va augmenter au fil des jours, le groupe écologiste attend de la Présidente de Région qu’elle
demande au Préfet la mise en place des mesures restrictives de circulation grâce à la vignette Crit’air et le « ticket pollution » à 3,80€ prévu dans les transports en cas de pic de pollution.

Conformément à l’amendement porté par les écologistes et adopté en CA du STIF, la Présidente de la région doit continuer à demander à l’Etat la compensation du retour à la gratuité des transports en commun en cas de pic de pollution.

Pour les écologistes, le Passe Navigo à tarif unique est un service public qui doit être maintenu pour assurer l’égalité des territoires. La « tarification à l’usage » toujours défendue par le droite est
une vision comptable qui nie l’utilité publique des transports en commun. Il doit être sauvegardé dans sa forme actuelle dézonée.

Depuis 2015 et l’arrivée de Mme Pécresse aux responsabilités régionales, c’est une augmentation cumulée de 7,4% du Passe Navigo. Bien loin de la baisse opérée par la majorité précédente pour les habitant-es de la grande et de la moyenne couronne (- 48% pour l’ancienne zone 5).

PLUS QUE 6 JOURS POUR DIRE NON A L’EPR !

Depuis 2005, L’Autorité de Sûreté Nucléaire savait que les procédures de fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville comportent de graves manquements. Or, la cuve est une pièce maîtresse d’un réacteur nucléaire. L’ASN avait à l’époque averti EDF et Areva des risques encourus, mais ces derniers ont tout de même lancé sa construction.

Le gendarme du nucléaire doit rendre un avis définitif sur la question en septembre prochain mais subit une pression considérable de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission Européenne dans l’optique de faire homologuer cette cuve défectueuse. C’est dans 6 jours que se réunit le prochain groupe d’experts mandaté par l’ASN.

Empêchons les intérêts de l’industrie nucléaire de
l’emporter sur la sécurité de chacun.e d’entre nous,
interpellons l’ASN pour qu’elle refuse d’homologuer cette cuve !

Je signe la pétition 

Cette pétition sera remise à l’ASN lors du Groupe permanent d’experts pour
les équipements sous pression nucléaires les 26 et 27 juin prochains.