Intervention de Patrick Sollier, Conseiller Municipal en charge de la culture et de l’éducation populaire, sur la révision simplifiée du PLU, au conseil municipal du 18 décembre 2014

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Dossier 14 – 12 / Prescription de la première modification simplifié du PLU.

Nous souhaitons avant tout rappeler qu’en 2011 nous nous étions abstenus sur le vote du PLU. Ce dernier ne correspondait, et ne correspond toujours pas aux grands objectifs de l’approche environnementale de l’urbanisme, se traduisant par une ville plus conviviale, la réduction des nuisances, la valorisation de la trame verte et bleue et la réduction de l’impact de l’homme sur l’environnement.

Ce PLU part d’un postulat que nous ne partageons pas, celui d’une densification mal maîtrisée. Résultat, nous construisons toujours plus de logements. Nous n’avons jamais partagé cette vision politique, et ne la partageons toujours pas. Pour beaucoup cette politique n’est pas un choix mais une réalité que nous devons subir. En tant qu’élus verts, nous sommes là pour vous rappeler que la politique, si elle est durable et construite, est un outil pour infléchir la réalité, non pas la subir. En 2011 notre volonté, concernant le PLU, n’avait pas été entendue, pourtant nous œuvrions et œuvrons toujours pour le bien de Bondy et de ses habitants.

Aujourd’hui, vous nous présentez une seconde modification simplifiée de ce même PLU, certes mineure, et ne concernant que le sous-secteur UPa, couvrant les quartiers « Terre St Blaise », « Noue Caillet » ainsi que « Les jardins de la Noue ».

Là où en 2011 nous avions échoués, en tant qu’élus, à faire entendre notre voix, nous nous demandons, légitimement, si les opérateurs, en charge des nouveaux programmes immobiliers ANRU sur les zones suscitées, n’y seraient pas parvenus, et s’ils ne pourront pas en profiter à l’avenir ? Nous espérons que cette volonté d’assouplissement de la réglementation en zone UPa émane bien d’une volonté directe de la Ville, et non de promoteurs aujourd’hui dans l’impasse. Nous nous posons ainsi la question de l’utilité et du bienfondé d’une modification de l’ensemble du sous-secteur UPa, et non pas seulement des trois zones concernées.

Nous souhaiterions aussi rappeler la manière dont les bailleurs entre autres Bondy Habitat, contournent parfois le règlement sur le quota d’espaces verts dédiés à chaque nouvelle construction. Il est stipulé dans le PADD,  qui fixe les objectifs de modération de la consommation de l’espace et de lutte contre l’étalement urbain, que tout promoteur doit favoriser les murs plantés, les terrasses et toitures végétalisées, leur permettant d’avoir accès à des bonus de constructibilité. Mais aussi à maintenir, par unité foncière, une proportion d’espaces verts plantés en pleine terre. En jouant avec le PLU, les opérateurs parviennent notamment à faire passer de simples zones engazonnées pour des espaces verts, et donc à accroître, par exemple le nombre de parkings sur le territoire de Bondy. Ce laxisme nous amène donc à artificialiser toujours un peu plus les sols de la communes, au profit bien sûr des automobiles…

En conclusion, mes chers collègues, nous réaffirmons ici notre souhait que la révision globale de notre PLU actuel soit engagé sans tarder.

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