Déraillement d’un train contenant des déchets nucléaires à Drancy

info voyageurs nucléaireUne alerte à entendre, des mesures à prendre

Alors qu’un train contenant des déchets nucléaires a déraillé en gare de Drancy, les écologistes de Seine-Saint-Denis s’inquiètent d’un nouvel incident dont on risque de ne tirer aucune conséquence. L’incident survenu lundi à Drancy aurait pu tourner au drame, même si pour l’heure, toutes les circonstances n’ont pas été éclaircies sur le déraillement d’un train « Castor » en gare de Drancy.Des élus et militants écologistes équipés d’un compteur Geiger ont été présents et mobilisés sur le terrain dès le début de l’incident. En début d’accident, les mesures sont montées jusqu’à 1,25 microSv/h.

 

déraillement train Drancy

Sans surprise, la communication fut prompte à faire état d’un incident sans fuite et rapidement maîtrisé. Or chaque citoyenne et citoyen sait par expérience qu’en France, la question des incidents liés à la technologie atomique ne fait jamais preuve d’une grande transparence.

Quoiqu’il en soit, les écologistes de Seine-Saint-Denis voient dans l’incident du 23 décembre 2013 une alerte qui, comme toute alerte, constitue une sommation avant une véritable catastrophe. La Seine-Saint-Denis se trouve, en l’espèce, confrontée à risque majeur dont il est urgent de se défaire. Ce département, qui cumule inégalités scolaires, sociales, économiques, sanitaires et environnementales (pollutions chimiques, atmosphériques et radioactives) doit faire face à des défis souvent plus importants que bien d’autres départements. Quinze jours plus tôt, c’est un train contenant des déchets chimiques qui était sorti des rails.Il doit donc faire l’objet d’un grand plan de protection environnementale, qui comprenne les risques industriels liés aux déchets atomiques.

Les écologistes demandent une réduction massive à la source de la production de déchets nucléaires (et dangereux dans leur ensemble), la sécurisation des parcours excluant systématiquement les voies non rénovées ou les longs circuits et la suppression immédiate des trafics de trains contenant des déchets dangereux en zone urbaine dense.

Les écologistes demandent également qu’une information claire soit effectuée auprès des populations exposées afin qu’elles connaissent les mesures de protection à prendre en cas d’alarme de confinement, comme celle ayant retenti lundi à 16h15. Leur colère comme leur inquiétude sont légitimes et doivent être entendues.

Les écologistes de Seine-Saint-Denis rappellent enfin la nécessité de sortir du nucléaire à terme et l’urgence de remettre en première place les intérêts humains et environnementaux, avant de prétendus intérêts économiques que la filière nucléaire ne sait même pas garantir.

EELV réclame l’arrêt du chantier pour enrayer la série noire de l’EPR de Flamanville

 EPR Flamanville

Lettre d'information EELV 

CommuniquÉ

17 décembre 2013

 

EELV réclame l’arrêt du chantier pour enrayer la série noire de l’EPR de Flamanville

Un article de Mediapart a révélé que le ministère du Travail a dû intervenir en raison d’une “situation dangereuse” pour les ouvriers sur le chantier de l’EPR à Flamanville. Cette intervention inhabituelle est la conséquence de l’absence de réaction d’EDF face aux recommandations de l’Autorité de sûreté nucléaire.

EELV dénonce les atteintes au droit du travail perpétrées dans le cadre du chantier de l’EPR de Flamanville: des “charges sérieuses” de travail illégal pèsent déjà contre Bouygues qui aurait, selon la CGT, dissimulé ou minimisé jusqu’à 25% des accidents de travail en 2010. Bouygues doit d’ailleurs répondre devant la justice de l’accusation d’homicide involontaire pour la mort d’un salarié de 32 ans en juin 2011. Un recours au travail dissimulé de salariés roumains et polonais a aussi était constaté.

Le chantier de l’EPR a déjà englouti des milliards et nul ne sait quand il pourra être livré. Le dumping et la mise en danger des ouvriers sur le chantier découlent directement du prix de l’énergie nucléaire, qu’on veut nous présenter comme bon marché.

Au-delà de la sécurité des ouvriers, EELV réaffirme que le nucléaire sûr n’existe pas. Construire une nouvelle centrale nucléaire, c’est exposer la population au risque statistique d’un accident majeur.

EELV appelle à abandonner le projet EPR et consacrer immédiatement les sommes prévues pour l’EPR à  l’investissement dans le développement des énergies renouvelables, dont les coûts de production sont décroissants contrairement au nucléaire. La France ne doit pas s’entêter à poursuivre la gabegie financière du nucléaire, mais faire comme ses voisins le choix de la sortie du nucléaire et du développement d’énergies d’avenir, dont le potentiel en création d’emplois est bien supérieur au nucléaire.

À ce sujet, EELV se félicite de la création d’une commission d’enquête sur les coûts de la filière nucléaire proposée par le groupe écologiste pour préparer les débats en 2014 sur la loi sur la transition énergétique.

Emmanuelle COSSE, Secrétaire nationale,

Sandrine ROUSSEAU, Julien BAYOU, Porte-parole

Dominique Voynet ne sera pas candidate à sa réélection en 2014

« Je ne suis pas candidate à ma réélection à la mairie de Montreuil »

Publié le 25 novembre 2013 sur http://dominiquevoynet.eelv.fr

 dominique voynet

« J’étais une très jeune femme quand je me suis engagée en politique, il y a plus de trente ans. Mai 68 était passé par là, et nous croyions de toutes nos forces qu’on pouvait « changer la vie ».

Avec d’autres, je me suis lancée à corps perdu dans la construction du mouvement écologiste.  Nous étions écologistes, féministes, non-violents, européens. Nous pensions qu’une démocratie se juge à la qualité de ses contre-pouvoirs, au soin apporté aux plus faibles de ses membres, à l’émancipation et à l’autonomie des personnes, au haut niveau de solidarité entre elles.

Très vite, nous ne nous sommes plus contentés d’alerter ceux qui nous gouvernent sur les risques d’un mode de développement goulu et injuste ; de les critiquer pour leur indifférence ou leur déni de ce que nous pensions être non pas une crise passagère, mais un nouvel état du monde ; de les convaincre qu’il était contre-productif d’opposer justice sociale et environnement, et que c’étaient les mêmes causes qui expliquaient l’exploitation des hommes et celles des ressources naturelles.

Nous nous sommes présentés aux élections, pour aider à engager les chantiers nécessaires, pour prouver qu’on pouvait faire autrement, pour répondre aussi à la soif d’une mouvance militante qui expérimentait, inventait, proposait des solutions nouvelles pour demain.

Ce fut, et c’est toujours, une œuvre collective. J’y ai pris ma part, en combattant le « ni-ni » et en ancrant les Verts à gauche. Au Conseil régional dans les années 80, au Parlement européen dix ans après, plus tard encore au Sénat, j’ai soutenu l’agriculture paysanne et l’économie solidaire, les sans papiers de St Bernard et l’Europe, la parité et le mariage pour tous, le désarmement nucléaire et la protection des océans, la transition énergétique et la lutte contre les paradis fiscaux. Première ministre écologiste de l’histoire de notre pays, dans le gouvernement de Lionel Jospin, j’ai prouvé – comme le font aujourd’hui Cécile Duflot et Pascal Canfin, que je soutiens de toutes mes forces – qu’on pouvait assumer de lourdes responsabilités sans se renier.

En 2008, à la tête d’une liste de citoyens, « vraiment de gauche, vraiment différents », j’ai été élue maire de Montreuil – une ville « détenue » jusque-là, et depuis 75 ans, par le parti communiste et depuis un quart de siècle par une personne qui mit en scène tour à tour son appartenance au parti (qui le fit roi) et sa prise de distance avec lui.

Ecologistes, socialistes, membres de la société civile, nous avons énormément travaillé.

Nous avons inventé un pouvoir plus collégial, ouvert à la contestation les colonnes du journal municipal, soutenu les initiatives habitantes, mis en place des procédures transparentes et équitables d’attribution des logements, des places en crèche, des marchés publics, dissous les officines opaques, rompu avec le clientélisme, et parfois le communautarisme qui rongeaient la vie municipale.

Nous avons redressé les finances de la ville, et celles de l’hôpital, en quasi-faillite en 2008, et mené à bien des chantiers engagés – et parfois enlisés – depuis des années, dans le quartier de la Mairie, dans le quartier Bel Air Grands Pêchers, construit et rénové selon les meilleurs standards écologiques des milliers de logements, réhabilité des dizaines de bâtiments dégradés et remis aux normes minimales de sécurité un grand nombre d’équipements municipaux qui étaient vétustes, archaïques et dangereux. Nous avons pris à bras le corps des questions peu populaires, comme l’insertion des Roms ou la reconstruction des foyers africains insalubres. Nous avons bâti et rénové des écoles, des crèches, des centres sociaux, des théâtres. Et une piscine écologique, et un cinéma de six salles, et un nouveau marché, et un nouveau centre de santé dans un quartier déserté par la médecine de ville.

Nous avons engagé notre ville dans la construction d’une intercommunalité de bon calibre et obtenu des extensions de lignes de tramway et de métro attendues depuis 30 ans.

Nous avons lutté contre les violences faites aux femmes et contre l’homophobie, conduit des Assises de la Culture, mis en place un Forum des Jeunes, résorbé la précarité et amélioré les conditions de travail des agents de la ville.

Nous avons innové socialement et écologiquement, de l’épicerie solidaire aux jardins partagés,  et – convaincus que l’écologie n’a de sens que si elle est populaire, que si elle permet de faire reculer les injustices et les inégalités – engagé cette grande ville de banlieue dans la transition écologique.

Tous le disent, qui ne sont pas forcément de fervents supporters : nous avons fait bouger les lignes, et dans tous les domaines contribué à transformer Montreuil en profondeur.

A la tête de cette équipe, et de cette ville incroyable, j’ai vécu une aventure passionnante, stimulante sur le plan intellectuel et infiniment riche sur le plan humain. Jamais je n’ai ressenti aussi fort la conviction d’être utile, de peser sur le cours des choses, au plus près des hommes et des femmes qui vivent, travaillent, apprennent, aiment, créent à Montreuil.

Et pourtant, j’ai pris la lourde décision de ne pas me représenter en mars.

Parce que je souffre profondément de la dégradation de la vie politique et du climat qui conduit, à Montreuil comme ailleurs, à englober tous les politiques d’une même suspicion, et de plus en plus souvent d’un même mépris, ceux qui ne cumulent pas comme ceux qui cumulent, ceux qui sont intègres comme ceux qui sont corrompus, ceux qui brossent leurs clientèles dans le sens du poil comme ceux qui refusent d’accorder des passe-droits, y compris à leurs plus proches amis ;

Parce que je mesure que, pour être réélue, je devrais me résoudre à des compromis, à des alliances, à des prises de position, qui bousculent mes valeurs et mes convictions et me conduiraient à ne plus me ressembler ;
Parce que je n’ai juste plus envie d’être la personne qu’il faudrait être pour résister imperturbablement aux banderilles plantées, à longueur de temps, au cours de conseils municipaux interminables, aux terrasses des cafés, dans les halls d’immeuble, à la sortie des écoles, par des gens dont le seul projet est de reconquérir ce qu’ils considèrent comme leur bien, leur fief, à n’importe quel prix.

Je refuse de partir en campagne en promettant logements et jobs « à la mairie » à tour de bras, comme le font certains de mes adversaires depuis des mois ; de garantir à toute personne rencontrée dans la rue que sa demande, même injustifiée, sera traitée « en priorité », que son dossier, même mal foutu, sera placé « sur le dessus de la pile » ; de promettre à chaque dirigeant d’association évoquant sans pudeur l’imminence des élections une augmentation de sa subvention annuelle.

Je refuse de « rendre coup pour coup », d’user du mensonge, de la calomnie et de l’insulte, tout comme je refuse l’intimidation physique et les menaces de « placardisation » dressées aux agents municipaux constamment instrumentalisés.

Je refuse d’user de la démagogie la plus abjecte et d’arguments aux relents lepénistes – sur l’insécurité, sur les Roms – pour frapper à l’estomac les électeurs les plus fragiles ; de cautionner l’entrisme associatif et l’instrumentalisation des corps intermédiaires, qui colorent d’une caution citoyenne des manœuvres bassement politiciennes.

Il se trouvera sans doute des commentateurs de la vie locale pour ricaner de mon choix, pour évoquer « la peur de perdre » ou « la fatigue émotionnelle ». Comme si le risque de perdre n’était pas inscrit dans le génome de ceux qui, comme moi, assument leur engagement dans un parti loin d’être majoritaire et leur refus obstiné de baiser la bague de quelque parrain que ce soit. Comme si mon rejet de la violence qui résume la vie politique de Montreuil, des rumeurs sordides, des attaques personnelles, était le signe d’une fragilité bien féminine…

Je veux les rassurer : je suis en pleine forme. Je mesure le chemin parcouru, et en éprouve une vraie fierté. Je mesure aussi celui qui reste à parcourir pour conquérir la majorité culturelle qui, seule, garantira un soutien populaire durable au changement que j’espère et pour lequel je me bats.

J’assumerai évidemment mes responsabilités de maire jusqu’au dernier jour de mon mandat, dans le souci de l’intérêt général, avec tous les membres de mon équipe, une équipe unie dont je suis fière. Je veillerai à la continuité du service public et au respect des agents municipaux dans cette période. Et j’assurerai, contrairement à ce que j’ai vécu en 2008, une transmission des dossiers qui garantisse une parfaite continuité du service public, dans l’intérêt de la ville et des habitants, quel que soit le nom de mon successeur.

Dominique Voynet »

Continuons la mobilisation


Communiqué du collectif « Droit de vote 2014 »

Affiche_DroitVoteEtrangersParis, le 18 novembre 2013

Droit de vote des résidents étrangers :
Et maintenant, où en est-on M. le Président de la République ?

Le Collectif Droitdevote2014 sera reçu à l’Élysée le mercredi 20 novembre 2013 à 15 heures.

Ce Collectif rassemble plus de 120 organisations (associations, syndicats et partis politiques) qui ont lancé, en décembre 2012, une campagne nationale en faveur du droit de vote et d’éligibilité des résident(e)s étranger(e)s aux élections locales, dès les municipales de 2014.

A cette occasion, il rappellera l’urgence de présenter devant les deux assemblées parlementaires un projet de loi constitutionnelle en faveur de l’élargissement du droit de vote aux élections locales comme le Président s’y est engagé lors de sa conférence de presse du jeudi 16 mai 2013.

Il y a en effet urgence qu’à l’occasion de ce débat, soit reconnue la place que prennent aujourd’hui, et qu’ont pris tout au long du 20e siècle, les étranger(e)s dans la vie économique et culturelle de notre pays.

Il y a urgence à agir pour la démocratie et le vivre ensemble afin que soit reconnue la citoyenneté liée à la résidence.

La démocratie est un enjeu majeur de nos sociétés. Elle doit s’adapter au mouvement du monde en affirmant ses valeurs et ses ambitions et intégrer celles et ceux qui ont choisi ce pays pour y partager une communauté de destin. Sur ce plan, la France est en retard au regard des 17 pays de l’Union européenne qui ont déjà accordé des droits politiques à leurs résident(e)s étranger(e)s non communautaires.

Ne rien entreprendre serait accepter la mise à l‘écart de la vie citoyenne de celles et ceux qui participent à tous les aspects de la vie de nos cités, donnant ainsi raison aux discours xénophobes et racistes qui se développent.

Conférence de presse à l’issue de ce rendez-vous :

JEUDI 21 NOVEMBRE À 11 HEURES

au siège de la Ligue des droits de l’Homme, 138 rue Marcadet, 75018 Paris

Contact presse :

Feriel Saadni

secretariat@droitdevote2014.org

Tél. 01 56 55 51 08

Membres du collectif « Droit de vote 2014 »

Associations : Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), SOS Racisme, collectif « Votation citoyenne », Réseau éducation sans frontières (RESF), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association des Marocains de France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association pour une citoyenneté européenne de résidence (Acer), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Mouvement citoyen des Tunisiens en France (MCTF), Union des Tunisiens pour l’action citoyenne (Utac), Réseau Euromed France, Conseil français de la citoyenneté de résidence (Cofracir), Collectif pour l’avenir des foyers (Copaf), Ligue de l’enseignement (LE), Solidarité laïque, France terre d’asile (FTDA), La Cimade, Les Amoureux au ban public, Aseca – Lettre de la citoyenneté, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Mouvement de la paix, Attac France, Cedetim, Fondation Copernic, Gisti, Banlieues actives, Les Indivisibles, Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr), Fédération des élu(e)s verts et écologistes (Feve), A gauche autrement – Le Pré-Saint-Gervais, Agir contre le racisme (ACR) – Nice, Apeis, Association biterroise contre le racisme, Association locale des femmes algériennes (Alfa – Nantes), Association de soutien aux étrangers du Val-de-Marne (Assouevam), Actions citoyennes interculturelles – Astu, Horizome, Nedjma, Partage – Bezons, Atams, collectif
« Avà Basta », collectif « Culture Création Citoyenneté », collectif « Diversi-T37 », Coordination alsacienne de l’immigration maghrébine (Calima), Emmaüs Pointe-Rouge, Ensemble nous sommes le 10e, Fédération nationale des maisons des potes, Gauche citoyenne 94, Glimpy, Go citoyenneté – Grenoble, Groupe non-violent Louis Lecoin, Ipam, La Coopérative du citoyen, Le 93 au cœur de la République, Les Diffuseurs humanistes, Les MJC en Île-de-France – Fédération régionale, Les Sans-étiquette, Mémorial 98, Mouvement Utopia, Pays-de-Loire-Gaza-Jérusalem, Printemps ligueur, Resfim – Mayotte, Ras l’front – Grenoble, Ras l’front du voironnais, Ruptures, Sortir du colonialisme, Tends la main, TET-LLÄ, Turbulences Marne-la-Vallée, Union juive française pour la paix (UJFP), Vérité et justice pour l’Algérie, Victimologie sans frontière, Visa.
Syndicats : Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Syndicat des enseignants (SE-Unsa), Syndicat de la magistrature (SM), Union nationale des étudiants de France (Unef), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Union nationale lycéenne (UNL), Fédération Sud Education, Snasub-FSU, Snep-FSU, Snes-FSU, SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, CFDT Taxis parisiens, CGT-Educ’Action, CGT-Radio France, Syndicat national des journalistes CGT, Confédération syndicale des familles (CSF).
Partis politiques : Europe écologie les Verts (EELV), Front de gauche (Convergences et alternative – CetA, Fédération pour une alternative sociale et écologique – Fase, Gauche anticapitaliste – GA, Gauche unitaire – GU, Les Alternatifs, Parti communiste des ouvriers de France – PCOF, Parti communiste français – PCF, Parti de gauche – PG, République et socialisme – RetS), Parti radical de gauche (PRG), Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), Jeunes radicaux de gauche (JRG), Jeunes écologistes, Force citoyenne populaire (FCP), Jeunes de l’Union démocratique bretonne (UDB Yaouank/UDB Jeunes), Union démocratique bretonne (UDB), Rouge vif 13.
 
 
 

Pétition pour une gestion publique de l’eau et de l’assainissement !

 

 

 

 

 

 

eau-slider

 

En Amérique latine, en Asie, en Europe… les citoyens se mobilisent partout pour obtenir que l’eau et l’assainissement ne passent pas, ou ne restent pas, entre les mains de quelques grands groupes industriels et demeurent dans le giron des services publics.

En Europe, une initiative citoyenne, unique par son ampleur, écorne la machine institutionnelle bien huilée : cette pétition, signée par des résidents des 27 pays, regroupant déjà plus de 1,5 million de pétitionnaires, renforce le rôle des citoyens et de la société civile dans la gouvernance et la gestion de l’eau.

Pourtant, la France est bien loin des 1 million de signataires allemands ! Il lui faut encore obtenir quelque 40 000 signatures pour atteindre son quorum minimal. On peut se questionner sur la difficulté des citoyens français à s’investir dans une action qui fait la part belle à la démocratie participative… sans doute parce que le mouvement populaire se construit et ne se décrète pas. Cette initiative est un espace public virtuel dans lequel s’affirme une vision commune… qui plus est européenne ! Les moyens d’expression du peuple européen sur un sujet commun ne sont pas si nombreux. Il serait dommage que nous, militants écologistes, européens convaincus, nous ne nous en emparions pas.

La France a donné l’exemple avec la remunicipalisation de l’eau à Paris et dans d’autres communes. Aujourd’hui, le pari est simple : gagner cette bataille des signatures grâce, notamment, à EELV.

Avant le 14 juillet prochain, il nous faut obtenir plus de 40 000 signatures : si chaque personne parvient à convaincre et à faire signer 4 autres personnes, le pari sera largement gagné !

Cliquez sur le site right2water.eu et signez la pétition    

Rendez-vous le 14 juillet !

 

1er mai : les écologistes appellent à la mobilisation pour l’emploi !

Le chômage progresse dans toute l’Europe. En France, ce sont plus de mille nouveaux demandeurs d’emploi qui, chaque jour, aggravent des chiffres déjà intolérables.1er mai recto

La précarité ronge les conditions de travail et de vie. Ce qui est en cause, c’est le modèle économique qui produit ce désastre, et qui est entré profondément en crise.

Et cette crise n’est ni surprenante ni conjoncturelle. Pour en sortir, il est temps de changer de modèle.

 

Les solutions existent, elles sont écologistes !

 

Les écologistes proposent de tirer les leçons des erreurs passées : les emplois de demain sont dans la transformation écologique de l’économie. Créer de l’activité en économisant les ressources et l’énergie, parce qu’elles s(er)ont plus rares et plus chères ; investir dans le changement de nos modes de vie et de production (des voitures moins consommatrices, des transports collectifs, un habitat rénové pour réduire les besoins énergétiques…) ; engager la mutation de notre appareil industriel vers les secteurs d’avenir. C’est possible, c’est nécessaire et c’est urgent. D’autres pays ont engagé la transition, et créé des centaines de milliers d’emplois nouveaux, durables et non délocalisables. En France, on peut créer en quelques années plus de 600 000 emplois dans la rénovation, l’isolation, le chauffage et la construction ; plus de 130 000 emplois dans les énergies renouvelables.

 

Ensemble nous pouvons agir pour de nouvelles règles du jeu

1er mai verso

  • L’Accord national interprofessionnel (ANI) a permis de rouvrir un dialogue social longtemps malmené par les gouvernements de droite. Malgré les avancées qu’il porte, cet accord reste to
    utefois très déséquilibré (raison pour laquelle les parlementaires écologistes n’ont pas approuvé le texte au Parlement).
  • Il est pourtant essentiel que se poursuive et s’amplifie le DIALOGUE SOCIAL. Les chantiers ne manquent pas, laissés à l’abandon par dix années de fuite en avant : sécurisation des parcours professionnels, conditions de travail effectivement respectueuses des droits, réduction et encadrement du recours aux temps partiels, résorption de la précarité, égalité professionnelle entre les femmes et les hommes…
  • La TRANSITION ÉCOLOGIQUE, c’est aussi aller plus loin. Anticiper les mutations, pour ne pas les subir : formation tout au long de la vie, partage du travail, diversification et relocalisation des activités, économie du recyclage et de la réparation… L’économie verte crée des emplois et répond aux défis de l’avenir !

Qu’attend-on pour lutter contre la pollution de l’air ?

Les élus EELV de Paris et de la Région se mobilisent pour demander des mesures concrètes permettant de lutter contre la pollution de l’air, qui expose des millions de personnes à des niveaux de pollution bien supérieurs à la réglementation en vigueur.  

poumon en détresse

Alerte à la pollution hier, alerte à la pollution demain… Sous le coup d’une procédure européenne pour non-respect de la directive sur la qualité de l’air, la France reste le mauvais élève de l’Europe, comme on peut le voir notamment sur le site comparatif européen http://www.airqualitynow.eu/fr/ .

En Ile-de-France, AirParif estime que 3 millions de personnes sont exposées à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement le long du trafic et dans le cœur de l’agglomération.
Les records de pollution ont été observés sur l’autoroute A1, au niveau de Saint-Denis sur le périphérique, avec plus d’une centaine de dépassements en 2012. Viennent ensuite l’avenue des Champs-Elysées et la place de l’Opéra.
Depuis des années les élus écologistes exhortent le préfet de police à prendre les mesures de sa compétence pour réduire la circulation automobile, principale responsable des émissions de gaz polluants.

Les préfets de droite ne faisaient rien… nous n’étions pas surpris.
Mais le nouveau préfet de gauche, qu’attend-il pour lutter enfin contre la pollution de l’air ?
Les élus écologistes continuent donc leurs actions pour lui demander de prendre enfin ses responsabilités et de mettre en place les mesures d’urgence de réduire de la pollution automobile en Ile-de-France.

Les élus EELV de Bondy – Les Pavillons-Sous-Bois

 

Soutenir les sports amateurs : Mobilisation contre les dérives des grands stades

 

 Motion votée à l’unanimité lors du dernier conseil fédéral d’Europe Ecologie – Les Verts

La France dispose d’un vaste parc de grands stades, tournés en priorité vers la pratique du football et du rugby de haut niveau. Bien que la plupart d’entre eux soient vieillissants, une partie a déjà connu des travaux de rénovation lors de l’accueil de la Coupe du Monde de football (1998).

Le parc français connaît un essor important : côté football, l’accueil de l’Euro 2016 en France suscite la création de quatre nouveaux stades (Lille, Lyon, Nice et Bordeaux) et la rénovation de cinq d’entre eux (Marseille, Paris, Lens, Toulouse, Saint-Etienne). Côté rugby, l’Ile-de-France connaît aussi une poussée d’enceintes : le stade Jean Bouin (Stade Français Paris) a été démoli et reconstruit. Le Racing Métro 92 entend de son côté créer une Arena rétractable à Nanterre (92) pour quitter l’ancien site de Colombes. Enfin la Fédération française de rugby (FFR) entend se doter de sa propre enceinte en Essonne : un nouveau grand stade de plus de 80 000 places.

stade de France

En pleine période de crise des finances publiques, ces grands projets soulèvent de nombreuses inquiétudes :

  • Coût financier pour les collectivités : la plupart de ces enceintes appartiennent aux collectivités locales. Les investissements (aménagements locaux, construction ou modernisation, garantie d’investissements privés, etc.) impactent lourdement les finances publiques. A titre d’exemple, la reconstruction du stade Jean Bouin a coûté au minimum 160 millions d’euros à la Ville de Paris. Les coûts peuvent s’alourdir et grever durablement les finances locales lorsque des partenariats public/ privé sont conclus.
  • Utilité publique douteuse : trop souvent, ces équipements sont conçus pour un seul événement, ou sans concertation avec les concurrents locaux (exemple du rugby en Ile-de-France). Par exemple la FFR entend construire un nouveau grand stade alors que le Stade de France de Saint-Denis (93) n’a toujours pas trouvé d’équilibre financier, faute de club résident. De même, il n’est pas certain que l’Olympique de Marseille ait besoin, une fois l’Euro 2016 passé, d’une enceinte gigantesque de 67 000 places. Il est aussi regrettable qu’un nouveau stade soit prévu pour le le club d’Evian Thonon-Gaillard (Ligue 1 de football) après que l’UEFA se soit opposée à l’usage du stade de la Praille de Genève (Suisse). En Afrique du Sud ou en Grèce, les « éléphants blancs » construits pour de récentes grandes compétitions sportives n’ont pas trouvé de seconde vie et nécessitent des coûts d’entretien aussi importants qu’inutiles.
  • « Siphonnage » du sport amateur : la focalisation sur les paillettes du sport spectacle fait souvent du sport amateur une victime collatérale. Ainsi, pour financer les futurs grands stades de l’Euro 2016, le centre national de développement du sport (CNDS) a perdu 160 millions d’euros de crédits théoriquement consacrés au « sport pour tou-tes ». Cette dérive a été sévèrement épinglée par la Cour des Comptes en janvier 2013.
  • Nuisances locales : l’agrandissement des stades s’accompagne d’impacts sur l’environnement local. L’extension programmée de Roland-Garros à Paris (exemple cette fois issu du tennis) impacterait gravement le jardin voisin des serres d’Auteuil. De même, le projet d’ « OL Land » implique l’expropriation d’une trentaine d’agriculteurs près de Lyon.

Les écologistes considèrent que les investissements grands stades ne sont pas prioritaires.

Les écologistes prennent acte que le sport professionnel a besoin d’enceintes pour accueillir de grands spectacles sportifs mais ces investissements ne sont pas prioritaires, et encore moins en période de crises multiples. Ils ne sont légitimes que s’ils concilient sobriété financière, recherche de mutualisation entre clubs, territoires et disciplines, préservation de l’environnement local, répercussions positives et durables sur le sport féminin en général et sur le sport amateur.

Aussi, le Conseil fédéral décide :

  • De lancer une campagne nationale de mobilisation contre les projets de grandes infrastructures sportives les plus inutiles, tel le Grand Stade prévu par la fédération française de rugby en Essonne, le projet OL Land à Lyon ou le projet de nouveau stade à Bordeaux.
  • De promouvoir, dans les programmes municipaux des écologistes pour les prochaines élections municipales dans les grandes villes, la plus grande sobriété possible dans les investissements dans les grands stades et l’exigence de redevances par les clubs professionnels conformes aux recommandations de la Cour des Comptes (décembre 2009).
  • D’inviter les groupes parlementaires du Sénat et de l’Assemblée nationale à réfléchir à la refonte du Centre national de développement du sport (CNDS), en s’inspirant des préconisations récentes de la Cour des Comptes, afin de réaffirmer la vocation du CNDS à promouvoir le sport pour tou-tes dans tous les territoires.
  • De demander la mise en place d’un schéma directeur national d’équipements – dans le cadre de politiques publiques d’aménagement du territoire – ayant une cohérence interterritoriale permettant de rétablir les inégalités entre les régions et compte tenu des besoins des populations.

Philippe Gauthier

Adjoint aux sports, Bondy