INONDATIONS : STOP À LA BÉTONISATION ! Pour un moratoire sur la construction de nouvelles zones commerciales !

INONDATIONS : STOP À LA BÉTONISATION ! Pour un moratoire sur la construction de nouvelles zones commerciales !

Les inondations qui touchent notre pays sont de plus en plus fréquentes. Et il serait faux de croire que les aléas climatiques soient la seule explication !

L’artificialisation des terres agricoles imperméabilise plusieurs dizaines de milliers d’hectares chaque année en France. Chaque minute, ce sont environ 1000 m² de terres généralement agricoles qui sont recouvertes sous du bitume ou du béton !

Tous les 7 ans, la surface d’un département est ainsi artificialisée.

Généralement situés en périphérie urbaine, ces espaces servaient de zones tampon et permettaient une régulation hydrique qui fait défaut aujourd’hui.

La France compte 807 centres commerciaux s’étalant sur plus de 17 millions de m². Parce que « trop n’est jamais assez », ce sont près de 77 nouvelles grandes surfaces qui pourraient sortir de terre en 2018.

Or, selon un sondage exclusif* mené par l’IFOP pour le compte d’Agir pour l’Environnement, 92% des personnes consultées estiment que la France est suffisamment dotée en hypermarchés, notamment en périphérie urbaine.

Chaque année, une bien peu transparente « Commission Nationale d’Aménagement Commercial » valide entre 2 et 3 millions de m² supplémentaires d’espace commercial ! Entre 2010 et 2016, le pourcentage d’autorisations se situe invariablement entre 88 et 90%.

Nous payons aujourd’hui des décennies d’incurie. Selon l’agronome Jacques Caplat d’Agir pour l’Environnement, une terre bien structurée et riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en humus, en vers de terre, absorbe 100 mm d’eau par heure (jusqu’à 300 mm dans certains cas) !

Il est grand temps d’adopter un moratoire sur la construction ou l’extension de nouvelles surfaces commerciales situées en périphérie urbaine.

SIGNEZ LA PÉTITION ! https://laissebeton.agirpourlenvironnement.org/


* L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus entre les 9 et 10 janvier 2018

 

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