Conseil municipal du samedi 5 octobre

A l’ordre du jour, budget, situation du personnel, nouvelle école, cantine et tennis.

La décision modificative budgétaire prévoit 500 000€ de dépenses en moins pour le personnel cela correspond à environ une quinzaine de postes supprimés, nous constatons que la municipalité continue de maltraiter le personnel et fait encore des économies sur son dos. Cette décision est à mettre en lien avec les publications des syndicats qui font état d’un réel mal-être réel chez le personnel. Cette DM corrige les chapitres énergie et restauration. Des rectifications nécessaires qui aurait pu être évitées si les remarques de Christian Billotte, lors du vote du budget, avaient été prises en compte. Rappelons également le mécontentement des parents à propos de la facturation de la restauration scolaire.  Une DM, nécessaire évidemment, mais dès le vote du budget, les recettes auraient pu être mieux ajustées ainsi que les dépenses.

C’est ensuite l’approbation du tableau des effectifs du personnel qui est soumis au vote des conseillers. On note 91 créations de postes supplémentaires mais pas de délibération au Conseil municipal qui en faisait état. On peut signaler également qu’il y a 48% de contractuels parmi les cadres. On est loin de la déprécarisation vantée par le Maire. Sur les 70 agents qui interviennent dans les écoles, seuls 4 agents ont le grade d’ATSEM, un réel problème de formation se pose.  Les postes de mise à disposition du CCAS ne figurent pas dans ce tableau. Dans le service des ressources humaines, 6 agents sont partis sur les 30 postes c’est donc 20% de personnels en moins !

Comme l’a rappelé Christian Billotte, ce tableau n’est pas conforme à celui qui a été présenté dans le compte administratif. Le maire comme d’habitude répond que c’est à cause des erreurs de l’ancienne municipalité. Pendant combien de temps dès que quelque chose ne va pas ce sera la faute de l’ancienne municipalité ?

Le Maire ensuite met en place une mission d’évaluation et d’information en matière de restauration collective. L’opposition, bien que cette création semble un piège, siégera dans cette commission. La prochaine tribune des élus d’opposition, dans le Bondy Mag, reviendra largement sur ce sujet, en particulier sur les factures de cantine, la réduction drastique de personnel et la détérioration des conditions de travail dans les écoles.

À propos d’école nous devons signaler une intervention une nouvelle fois mensongère d’un conseiller municipal sur l’ouverture de la nouvelle école Camille Claudel.

Entendre dire qu’en 2019 il n’y avait que quelques esquisses, cela relève d’un réel mépris envers tous ceux qui ont travaillé sur le projet. Des élues bien sûr, en particulier Noria Mazouzi et Claire Cauchemez, mais aussi des enseignants, des parents d’élèves et les équipes administratives et techniques de la ville y ont travaillé lors de nombreuses réunions de 2017 à 2020 ! Le financement de ce groupe scolaire était également prévu puisque l’ancienne majorité avait permis d’obtenir près de 4 millions par an de recette supplémentaires grâce à sa bonne anticipation de la réforme fiscale de la taxe d’habitation.

https://www.lepenhuel.net/bondy-groupe-scolaire

Une délibération permettra à la commune de confier la gestion des équipements du tennis Maurice Petitjean dans le cadre d’un Bail Emphytéotique Administratif. En échange d’investissement (construction de 6 terrains de paddle), la société Players aura à sa disposition pendant 30 ans tout l’équipement contre le versement d’une redevance symbolique de 20 000€ par an. Cet équipement, actuellement public, deviendrait privé.

Ce projet apparaît séduisant au premier abord mais il se heurte à de nombreuses questions.

Comme l’a souligné Christian Billotte la société Players, créée en 2010, n’a pas fourni de bilan de 2010 à 2016 et a connu des reports de présentation de bilan de 2017 à 2023 et donc nous sommes en droit de nous interroger sur la solidité financière de cette entreprise qui est la seule à avoir répondu à l’appel de la municipalité.

Claire Cauchemez a ensuite fait part de ses inquiétudes sur le respect du PLUI, une partie du site étant classée en zone naturelle (constructions limitées à 4 mètres). Les alignements d’arbres remarquables seront-ils préservés ?

En réponse le Maire a ensuite précisé que la société Player ne s’occuperait que du paddle et que c’est la ville qui continuerait à gérer les installations du tennis, un nouveau prestataire devant reprendre la gestion du restaurant. Ce qui est en contradiction avec le texte de la promesse de bail emphytéotique administratif qui était présenté. A la mairie de Bondy, on n’est plus à une incohérence près.

Quant au PLUI nous n’avons aucune inquiétude à avoir dixit Mr Hervé, en revanche aucune réponse sur les arbres.

Ce projet en l’état est donc bien inquiétant, les élus de l’opposition ont bien sûr voté contre. Après l’abandon du projet de dojo et salle d’armes, l’abandon du projet de piscine, cette municipalité montre son incapacité à mener des investissements d’envergure dans le sport.

Ce Conseil s’est ensuite terminé par une question orale de l’opposition sur la coopération décentralisée et l’aide apportée à la commune d’AL-RAM en Palestine. Si la subvention votée a bien été versée, le projet de coopération reste malheureusement au point mort.

Front populaire

Les écologistes bondynois remercient les centaines d’électeurs qui ont choisi la liste écologiste menée par Marie Toussaint.

Nous appelons à soutenir le Front populaire et nous nous félicitons de l’accord trouvé par LFI, le PS, le PC et les Ecologistes.

Il y a des rendez-vous dans l’Histoire qu’il ne faut pas rater !Il nous faut un sursaut et le Front Populaire peut-être ce salut pour la France !Certes, nous avons nos différences, mais ce qui unit une coalition, c’est ce qui nous rassemble, ce que nous avons en commun, plus que ce qui nous divise.Pour que ce Front Populaire gagne, il faut la mobilisation de tout le monde.

A Bondy, nous apportons dès aujourd’hui notre soutien entier aux candidats-es qui seront investis-es par le Front Populaire et nous prendrons toute notre part dans la campagne qui commence.

Nous devons tout faire pour que le Rassemblement National, ce parti xénophobe et raciste, ne gouverne pas la France. Nous devons tout faire pour que Macron et ses soutiens arrêtent d’abimer notre pays.

LE 9 juin, je vote

Ce qui se joue le 9 juin, ce n’est pas une simple affaire électorale : ce qui se joue, c’est la possibilité du basculement de l’Europe vers le pire avenir écologique possible.

Le risque c’est la grande régression écologique. Le grand recul climatique. La démolition d’un pacte vert déjà si fragile. Les digues commencent déjà à céder. Ils reviennent déjà sur les textes écologiques pourtant si nécessaires.

N’écoutez pas les démagogues qui présentent l’écologie comme une punition. L’écologie est une solution à la destruction du monde et à l’accaparement des ressources et des richesses par une poignée. 

L’écologie est une alternative à cette société de surconsommation qui brule toujours plus de carbone et génère toujours plus de toxiques, pour produire toujours plus de gaspillage et de misère.

L’écologie c’est l’affaire du siècle.

L’écologie c’est ce qui sauve, ce qui répare, ce qui préserve.

L’écologie c’est la douceur du soin contre la violence de la destruction.

Extrait du discours de Marie Toussaint à Aubervilliers.

Conseil municipal du 6 avril 2024 : 8% d’augmentation de la cantine scolaire ….

À l’ordre du jour du dernier conseil municipal entre autre, le budget, un vœu de soutien à tous ceux qui luttent pour obtenir un plan de relance pour l’éducation en Seine Saint-Denis et une question orale relayée au nom du collectif anti-nuisances de Bondy.

Ce budget n’est pas le nôtre en effet comme l’a souligné Christian Billotte lors du Conseil municipal. Si l’autofinancement est en hausse et nous ne pouvons que nous en féliciter, à quel prix arrive-t- on à ce résultat.

Ce budget est insincère : par exemple baisse de 1 million de l’électricité, baisse de 366 000€ pour le chauffage alors que les prix flambent….

Un budget qui va impacter fortement notre patrimoine : réparation des bâtiments -300000€, réparation de la voirie -466000€, maintenance du patrimoine -726000€ …

En revanche les crédits des fêtes et cérémonies doubles passant de 212000€ à 424000€.

Le charges de personnel diminuent de 128000€ malgré la revalorisation du point d’indice… en fait cela va entrainer de 30 à 50 postes en moins.

La dette : en 2023 l’endettement a augmenté de près 3,5 M€. Entre 2019 et 2023 une hausse de la dette de 11,4 millions soit 11,5% malgré des suppléments de recette d’environ 4M par an grâce à l’ancienne municipalité qui avait anticipé la réforme de la taxe d’habitation.

Ce budget supprime les subventions aux unions locales des syndicats, divise par 2 la subvention de l’ASB (On est passé de 1,2 M à 600k€ en 3 ans), ne fait pas de l’écologie une priorité… Ce budget n’est pas le nôtre. Les élus de l’opposition ont voté contre.

Pour retrouver les interventions de l’opposition cliquez sur ce lien https://www.youtube.com/watch?v=R-689MPidOY

 et allez directement à la 40ème minute.

Ce conseil était également l’occasion de soutenir les personnels, parents d’élèves qui se battent pour obtenir un plan d’urgence pour l’éduction en Seine Saint-Denis. Christian Billotte a proposé un vœu au nom des élus d’opposition. La majorité municipale en a proposé une autre version qui ne remettait pas en cause la gestion des bâtiments. C’est dommage mais c’est quand même une avancée puisque c’est la première fois que le Maire s’exprimait pour soutenir ce mouvement.

Les élus d’opposition ont également posé une question ouverte.

Il y a bientôt un an, les associations Environnement 93, MNLE, Bondy Autrement et Bondy Écologie obtenaient lors d’un procès contre la SGP au tribunal administratif que cette dernière revoie sa copie. Le collectif anti nuisance (dont les associations citées étaient les porte-parole) n’a toujours pas de nouvelles concernant cette décision. La SGP semble s’asseoir sur la décision du tribunal.

Sachant que ni le collectif, ni les associations ne peuvent poser de questions au conseil municipal, les élu-e-s de l’opposition se sont proposés de le faire.

La réponse du Maire à 4h02 sur le même lien : https://www.youtube.com/watch?v=R-689MPidOY

La lutte continue

Dimanche dernier, 11 nouvelles manifestations pour obtenir un plan d’urgence en Seine Saint-Denis. Les écologistes étaient présents en soutien.

Lors du prochain conseil municipal, Christian Billotte, au nom des élus d’opposition proposera un vœu en soutien au mouvement légitime qui secoue la Seine Saint-Denis depuis plus de 5 semaines.

Douze villes du département ont mis l’État en demeure d’appliquer le plan d’urgence pour l’éducation réclamé depuis plusieurs semaines par les enseignants. Ces maires ne réclament ni plus ni moins que « l’égalité devant le service public d’éducation ».

Le Maire de Bondy ne s’est pas associé à cette démarche.

8 des 9 maires d’Est Ensemble ont signé une tribune intitulée : « Jusqu’à quand l’État mènera-t-il une politique injuste en Seine-Saint-Denis ? »

Un premier rapport aux conclusions sans appel a été réalisé : Est Ensemble en particulier, et la Seine-Saint-Denis en général, subissent les conséquences d’une politique injuste de la part de l’État, particulièrement dans les domaines cruciaux que constituent l’éducation et l’enfance. Dans la droite lignée du Rapport parlementaire conduit par Christine Decodts et Stéphane Peu, il appelle à une réponse immédiate de l’État.

Le Maire de Bondy est le seul Maire d’Est Ensemble a n’avoir pas signé cette tribune.

Manifestons vendredi devant Bercy et samedi à Bondy

Depuis un mois, à l’appel de l’intersyndicale, une mobilisation aussi puissante qu’historique rassemble élèves, parents, personnels et élu·es de la Seine-Saint-Denis pour exiger un plan d’urgence pour l’école publique.

Depuis le 26 février 2024, dans le département le plus jeune mais aussi le plus pauvre de l’Hexagone, des milliers d’habitants du territoire se mobilisent pour demander l’égalité réelle des droits pour tou·tes les élèves !

Jusqu’à quand le gouvernement va-t-il refuser de répondre aux revendications légitimes de la communauté éducative et des élu·es de notre territoire ?

Pour que la rentrée 2024 soit à la hauteur des enjeux du 93 ! Sans plan d’urgence pour la Seine-Saint-Denis, pas de justice sociale !