Voeu sur l’encadrement des loyers présenté le 2 octobre 2014

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Fin août, la mesure phare de la loi ALUR (loi pour un Accès au Logement et à un Urbanisme Rénové), à savoir l’encadrement des loyers, mesure pourtant votée à l’unanimité par tous les partis de gauche représentés à l’Assemblée nationale, a été retirée par le Premier ministre.

En réaction, de nombreux élus d’Ile de France, attachés au respect de cette mesure de justice sociale et de solidarité nationale, indispensable pour notre territoire, ont signé un courrier au Premier ministre lui demandant de revenir sur sa décision, mais aussi d’appliquer cette mesure sur tout le territoire de la métropole du Grand Paris.

A Bondy, comme dans de nombreuses communes d’Ile-de-France, la crise du logement est plus que jamais un sujet de préoccupation majeur. Ici comme ailleurs, les loyers connaissent une hausse continue depuis plus de 20 ans. Ici comme ailleurs, le prix du foncier ne permet plus aux classes moyennes et aux familles plus modestes de s’installer en tant que propriétaire dans notre ville et met en péril la mixité sociales dans nos quartiers.

Paris n’est donc pas la seule ville à avoir besoin d’un encadrement des loyers. La loi ALUR doit s’appliquer partout où frappe la crise du logement pour protéger et soutenir les locataires qui chaque mois, sacrifient à leur loyer, parfois plus de la moitié de leurs revenus.

Plus que jamais, nous devons -élus et population des territoires franciliens- lutter contre la ségrégation spatiale et sociale et agir pour que chacun puisse trouver toute sa place dans nos communes d’Ile-de-France.

C’est en ce sens que la Maire de Bondy, au nom du Conseil municipal, adressera un courrier au Premier ministre pour exiger l’expérimentation de cette mesure sur l’ensemble des territoires franciliens.

Retour sur le Conseil Municipal du 2 octobre

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14-5 : Budget principal – Décision modificative n°1 – Philippe Gauthier

Nous vous proposons aujourd’hui une décision modificatrice de notre budget primitif.

Sauf urgence exceptionnelle, cette modification devrait être la dernière de cet exercice budgétaire.

 

I. En section de fonctionnement, il s’agit d’ajouter en dépenses et en recettes environ 1,4 M€.

Cet ajustement s’explique par une légère augmentation des dépenses de fonctionnements et des ajustements au niveau des recettes.

 

A. On relève une augmentation des dépenses de fonctionnement de l’ordre de 1,7 %

Cette augmentation des dépenses de fonctionnement est due essentiellement à l’augmentation de la masse salariale et à différentes opérations de gestion des recettes :

  • Masse salariale : + 2,3 M€ soit un sous-financement d’un peu moins de 4% du chapitre 012.

Les causes de la sous-estimation sont entre autres:

  • différentes vacations (sport, culture, autres …)
  • Dégradation de l’absentéisme au sein du service de restauration, conduisant à une augmentation des remplacements
  • Charges salariales des centres de loisirs (hausse des effectifs + 240 élèves)
  • Opérations de gestion des recettes : +137 K€

Ces opérations comprennent des admissions en non-valeur à la demande de la Comptable publique (-20 K€), des annulations de titres sur exercices antérieurs suite à l’avis de la commission de révision des quotients familiaux (+57K€) et les pertes sur créances irrécouvrables suite au passage en commission de surendettement (+100 K€).

  • En parallèle de ces dépenses supplémentaires, nous avons malgré tout réalisé des économies et fait diminuer certaines dépenses :

 

Economies des services :  399 K€ de dépenses en moins

 

Au niveau des subventions et participations versées :  globalement 582 K€ de dépenses en moins

Essentiellement le financement des admissions en non-valeur du BIL que nous reportons en 2015 mais aussi de nouvelles dépenses comme une subvention exceptionnelle au FACECO géré par le centre de crise MAEDI pour soutenir la population de Gaza : 10 000 €  que nous votons ce soir.

 

B. Parallèlement à l’augmentation des dépenses, nos Recettes de fonctionnement ont également augmentées de +1,4 M€

 

Il a été constaté que des prestations de service enfance jeunesse (PSEJ) concernant 2013 n’ont pas fait l’objet d’un rattachement à l’exercice. Il convient donc de les inscrire au budget 2014. (Inscription de prestations de service enfance jeunesse au titre de 2013 : +887 K€) et également :  +443 K€ en recettes exceptionnelles correspondant à la régularisation de comptes d’attente et au remboursement de la crèche la Régale par le département.

 

II. Les ajustements de la section d’investissement

A. Dépenses d’investissement : +2,3 M€

Les principales modifications concernant les dépenses d’investissement sont les suivantes :

  • Centre socio-culturel Balavoine (marché complémentaire) : + 291 K€ ;
  • Maîtrise d’œuvre des voies Nord dans le cadre du PRU : +220 K€ ;
  • Aménagement des berges du canal de : +19,5 K€ ;
  • Acquisition du local commercial situé 15 rue Neuve : +115 K€ ;
  • Acquisition du fonds de commerce de la pizzéria Presto dans le cadre de la réhabilitation du parking de la gare : +35 K€ ;
  • Travaux de voirie rue de la Liberté (marché complémentaire) : +10 K€ ;
  • Participation de la ville aux travaux de la RD 10 : + 159 K€ ;
  • Parc relais (marché complémentaire de maîtrise d’œuvre) : +55 K€ ;

 

B. Recettes d’investissement : +13,6 M€

Les ajustements des recettes de la section d’investissement concernent essentiellement :

  • le fonds de compensation de la TVA en raison d’une erreur dans le calcul de l’assiette des dépenses éligibles : – 1 123 K€,
  • le virement de la section de fonctionnement à la section d’investissement ( – 235 K€).
  • les emprunts pour satisfaire les besoins de trésorerie jusqu’à la fin de l’année avec comme objectif le respect du délai global de paiement des fournisseurs : +15 M€,-

 

Pour résumer, nous sommes actuellement  dans l’attente d’environ 15 millions de subventions  (ANRU, Région, CAF, Etat) et ceci a bien sur des incidences sur notre trésorerie. Nous avons bien sûr entrepris des démarches auprès de la préfecture et de nos différents partenaires mais pour l’instant, nous devons faire face à nos échéances et payer nos fournisseurs.

Nous avons fait de gros efforts pour diminuer le délai de paiement de nos factures de 90 à 30 jours. A l’heure actuelle, au lieu de  11 millions de dettes fournisseurs, nous ne devons structurellement plus que 4 millions soit 7 millions de moins pour notre trésorerie. De ce point de vue, nous sommes revenus à un pilotage normal des besoins en fonds de roulement.

Chers collègues, la question est simple : devons-nous continuer de faire attendre nos fournisseurs, les entreprises qui travaillent pour la ville ? Devons-nous risquer de les mettre en difficultés ? Ou devons-nous profiter des taux  historiquement bas pour contracter un nouvel emprunt ?

Nous ne voulons pas pénaliser nos fournisseurs, ni les entreprises qui travaillent pour la ville, car au-delà de simples délais de paiement, cela a un impact à terme sur les tarifs que nous négocions pour les travaux dans notre collectivité et sur le nombre de réponses aux appels d’offre. C’est pourquoi nous faisons le choix aujourd’hui de contracter un nouvel emprunt, à un taux très attractif de 1,5%.

Notre dette augmentera mais nous espérons ne pas avoir à mobiliser la totalité de l’emprunt inscrit. Il sera mobilisable à mesure de nos besoins. L’enjeu n’est pas le stock de la dette en valeur absolue mais la solvabilité, c’est-à-dire notre capacité à la rembourser. L’enjeu est donc le niveau d’épargne permettant de faire face à nos engagements d’annuité.

Nous serons de toute façon rigoureux dans la construction de notre budget en 2015 pour préserver nos capacités d’investissement et tenir nos engagements envers les bondynois.

 

1 4 – 6 Budget principal – Admission en non valeur – Philippe Gauthier

Vous avez en annexes la liste détaillée des titres dont nous vous proposons l’admission en non-valeur pour un montant de 30.306,59 €. Ce sont recettes afférentes aux années 2003 à 2007.

 

1 4 – 7 Admission non valeur – Taxes d´urbanisme dues par le Diocèse de Saint Denis pour la construction au 1-9 avenue Carnot et 11-19 avenue Henri Barbusse à Bondy – Philippe Gauthier

Il s’agit uniquement des intérêts qui ont été réclamés alors que manifestement, les taxes dues avaient été payées en retard à cause d’un problème de dysfonctionnement des services postaux.

 

1 4 – 8 Tarifs communaux – Philippe Gauthier

La réévaluation des tarifs de la voirie, du stationnement et du secteur de l’enfance est rendue nécessaire en raison des coûts supplémentaires que doit supporter la Ville du fait de la hausse généralisée des prix à la consommation. Cette réévaluation concerne également les marchés forains, en application de l’article 11-2 de la convention de délégation de service public. Depuis plusieurs années, nous avons fait le choix de réévaluer régulièrement et modérément ces tarifs, c’est une augmentation de 0,7 %. Nous préfèrons des augmentations régulières plutôt que d’augmenter brutalement les prix de 5 ou 10 % comme le pratique certaines communes…

 

14- 34 : Validation du bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre et poursuite de la démarche – Boujemâa El Kasmi

Le 23 septembre dernier, les chefs d’Etats ou leurs représentants étaient réunis à New York, pour le sommet sur le Climat, qui avait notamment vocation à préparer la conférence des parties qui se réunira à Paris, en 2015.

On peut retenir de ce sommet quelques grandes avancées positives, telles que :

  • La dotation d’un milliard de dollars d’ici 2018 pour le Fonds Vert, destiné à aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique
  • La volonté de fixer un prix pour le carbone, qui encouragera la mutation vers les énergies vertes
  • La mobilisation citoyenne sans précédent, notamment autour de la grande marche pour le Climat, organisée partout dans le monde dimanche 21 septembre dernier, avec notamment 400 000 personnes réunies à New York pour exhorter les responsables politiques à être ambitieux.

Mais cette conférence a surtout mis en avant de nouveaux leaders en matière de lutte contre le changement climatique : les maires.

Plusieurs d’entre eux, notamment un groupe de 40 maires de très grandes villes, ont décidé de prendre des engagements locaux de réduction des émissions de CO2. Anne Hidalgo a par ailleurs été désignée « envoyée spéciale pour la Conférence mondiale sur le climat » prévue fin 2015 à Paris.

 

Cela doit nous inciter à faire également preuve d’exigence et d’ambitions à l’échelle de notre ville, en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, car les enjeux globaux trouveront leurs solutions également à l’échelle locale.

Depuis 2010, la loi oblige les collectivités de plus de 50 000 habitants à se doter d’un PCET : un Plan Climat Energie Territorial.

Dès l’année passée, Bondy s’est lancée aux côtés de l’agglomération dans l’élaboration de notre Bilan d’Emissions de Gaz à Effet de Serre, dont nous avons  présenté les résultats, que vous pouvez retrouver dans les bilans annexés au dossier.

En 2012, notre collectivité a émis près de 20 200 tonnes équivalent CO2, dont 57% liées directement à l’énergie, avec 43% des émissions énergétiques dues aux consommations des bâtiments publics et à l’éclairage.

Ces chiffres doivent plus que jamais nous inviter à renforcer l’efficacité énergétique de nos bâtiments et à lutter contre le gaspillage en la matière.

Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle phase du projet, qui consiste à construire un plan d’actions, en nous appuyant sur une large concertation.

Afin de mener à bien cette phase d’action, nous avons souhaité nous associer à un groupement de commande coordonné par Est Ensemble, portant sur la réalisation de cette concertation et la construction du plan d’actions associé. En nous joignant à ce groupement de commande, nous bénéficions de tarifs préférentiels et bénéficieront de l’accompagnement d’un cabinet spécialisé et de l’expérience des collectivités voisines à Bondy.

 

Dossier 14- 26 – procédure de modification du PLU – Claire Cauchemez

Lors de la modification précédente, notre groupe n’a pas voté le PLU, car il nous semblait encore insatisfaisant sur de nombreux points.

A l’usage, certaines mesures doivent encore, selon nous, être améliorées.

Si nous comprenons la nécessité de nous lancer aujourd’hui dans une procédure de modification de notre PLU afin de répondre à nos besoins notamment autour de la future ZAC du Canal, nous souhaiterions également qu’une procédure de révision soit engagée prochainement, et aimerions qu’un calendrier précis soit établi à cet effet.

Nous réitérons notre souhait que les modifications ne concernent pas les hauteurs des immeubles et notre volonté de lutter contre les marchands de sommeil.

Nous pensons également à l’avenue de la République, véritable axe d’oxygénation en centre-ville, qu’il faut être en mesure de préserver durablement. Son alignement d’arbres, et le positionnement particulier de cette rue qui se situe entre deux axes qui se densifient, doivent faire l’objet d’une attention particulière et être préservée en conséquence.

A l’époque déjà, nous attirions votre attention sur les pieds des immeubles à venir sur la future Zac du canal : Les réserver à de l’activité est une bonne chose car nous devons être soucieux d’une mixité d’usages sur le quartier. Mais il faut pouvoir également favoriser l’implantation de locaux dédiés à des services publics indispensables au bon fonctionnement de la ville.

Il ne nous semble pas que ces éléments aient été suffisamment pris en compte dans le projet actuel.

Comme nous l’avions déjà dit en 2012 : nous ne sommes pas hostiles à une réflexion commune pour modifier ce PLU, mais nous analyserons dans le détail les propositions qui nous seront faites.

Le 9 octobre, c’est la fête de l’énergie à Bondy !

L’agence locale de l’énergie MVE organise la 5e édition de la fête de l’énergie.

logo fête de l'énergie

Au programme, du 9 au 12 octobre, des ateliers d’échanges et de sensibilisation pour tous les publics, des visites et des ateliers pour tout savoir sur les économies d’énergie, la rénovation thermique ou encore la transition énergétique !

A bondy, deux rendez-vous se dérouleront jeudi 9 octobre :

  • Un atelier de sensibilisation, Terre Saint Blaise, Bondy – 16h: Dans le cadre de la réhabilitation d’une résidence I3F du quartier Terre Saint Blaise à Bondy, MVE propose un atelier de sensibilisation aux éco-gestes, réduction des consommations, accompagné d’une présentation du défi Familles à énergie positive. Pour les résidents du quartier.

 

  • Un Café-énergie « Citoyen Action Climat 2050 », Bondy – 19h : Venez découvrir les enjeux du CAC 50 en participant à l’atelier proposé par MVE. Une façon ludique de comprendre les enjeux du Plan Climat à l’échelle domestique. Entrée libre. Nombre de places limité. Réservation souhaitée. RDV au restaurant Le Chêne, 73 Rue Jules Guesde à Bondy (93).

 

Pour découvrir le programme complet de la fête de l’énergie, rendez-vous à l’adresse suivante :

http://www.agence-mve.org/fete-de-lenergie-2014/

fête de l'énergie 2014

Dimanche 21 septembre : on laisse la voiture au garage et on sort les vélos !

Lundi 22 septembre, des citoyens partout dans le monde se mobiliseront pour célébrer la journée mondiale sans voiture, et rappeler à tous que l’automobile n’est pas indispensable et que nous pouvons choisir de nous déplacer autrement.

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A cette occasion, la ville de Bondy a souhaité mettre le vélo à l’honneur dimanche 21 septembre : 8 km de balade à Bondy, avec une pause dans le bois de Bondy (prévoir de quoi grignoter !), pour découvrir les pistes cyclables et espaces naturels de votre ville.

Rendez-vous à partir de 9h30 à la gare de Bondy, départ à 10h et arrivée prévue vers 12h30 sur l’Esplanade de l’Hôtel de ville.

Inscriptions :

Centre socioculturel Sohane

162/164 route de Villemomble

Tel : 01 48 02 01 31

Le nucléaire, une énergie “indispensable”… dont on peut se passer !  

Un an sans nucléaire… C’est possible !

Il y a des anniversaires qu’on aime fêter plus que d’autres. Celui que nous célébrons aujourd’hui a une saveur particulière : Le Japon vient de passer un an sans énergie nucléaire.

Il y a un an jour pour jour, le Japon mettait à l’arrêt le dernier réacteur encore en fonctionnement dans le pays (Ohi 4, dans la préfecture de Fukui). Depuis, la totalité du parc du Pays du soleil levant est à l’arrêt.

Le Japon est la 3ème puissance économique mondiale. Avec 130 millions d’habitants et 48 réacteurs nucléaires, il est l’un des pays les plus nucléarisés au monde, devancé uniquement par les États-Unis et la France.

Bien que tous ses réacteurs soient à l’arrêt depuis 12 mois, le Japon n’a déploré aucune panne générale d’électricité, ni de baisse de tension.

 

Sobriété, efficacité et mobilisation citoyenne

Les efforts réalisés par la population en matière d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie se sont traduits par une baisse de la demande en électricité équivalant à la production de 13 réacteurs nucléaires. Dans le même temps, les Japonais ont installé des milliers de micro panneaux solaires photovoltaïques (23 000 foyers s’équipent chaque mois). Le solaire photovoltaïque a connu un essor massif et rapide dans le pays : en 2013, le Japon est devenu le 2ème marché national dans le monde, derrière la Chine.

Certes, une nation qui, pendant un demi-siècle, a construit sa politique énergétique sur les combustibles fossiles et le nucléaire ne peut pas, du jour au lendemain, passer au “tout renouvelable” et cesser totalement d’émettre du CO2.

Mais contrairement aux idées reçues, les émissions de CO2 n’ont pas explosé à cause de la mise à l’arrêt des réacteurs nucléaires japonais. C’est-à-dire que la courbe ascendante et insoutenable des émissions a continué à se poursuivre, mais cela n’est pas à mettre sur le compte de l’arrêt du nucléaire. Par exemple, un coup de projecteur montre que l’augmentation était de 8% entre 2010 et 2012, puis de 7% entre 2012 et 2014… À titre de comparaison, la France a vu elle aussi ses émissions augmenter en 2013, malgré ses 58 réacteurs.

Mais les renouvelables sont l’avenir et l’avenir est déjà en marche au Japon : D’après le scénario établi par Greenpeace Japon, d’ici à 2020 les renouvelables pourraient fournir plus de 40 % de l’électricité du pays.

 

Les japonais contre le redémarrage des réacteurs

japonais contre le nucléaireDans les sondages, les Japonais se prononcent en majorité contre le redémarrage des réacteurs. Après tout, cela fait un an qu’ils vivent sans électricité nucléaire. Pourquoi risquer une nouvelle catastrophe avec une technologie dépassée, dangereuse et inutile ?

Les efforts du gouvernement conservateur de M. Abe pour remettre le nucléaire rapidement sur les rails ont jusqu’ici échoué. Le redémarrage des deux premiers réacteurs sur la liste (ceux de Sendai, dans la province de Kagoshima) fait face à de nombreux obstacles, notamment à des risques sismiques et volcaniques. Les riverains de Sendai se sont tournés vers la justice pour demander une injonction contre l’exploitant (Kyushu Electric) et le gouvernement, et les empêcher de rouvrir le site nucléaire.

Plutôt que de chercher à tout prix à défendre l’industrie nucléaire, le gouvernement japonais ferait mieux de consacrer son énergie à la gestion de la catastrophe de Fukushima, qui est toujours en cours, et au soutien des centaines de milliers de personne touchées par l’accident. Il devrait aussi impulser une politique énergétique basée sur les renouvelables et l’efficacité énergétique, et préparer des plans de démantèlement des réacteurs nucléaires, qui sont vieux et dont la mise aux normes de sûreté post Fukushima va être hors de prix.

 

 

Le combat pour la maternité des Lilas continue !

La maternité des Lilas est dans la dernière ligne droite de sa lutte débutée il y a 4 ans.maternité lilas

Elle se bat pour sa survie mais également pour les droits des femmes à choisir leur accouchement, et à disposer de leur corps.

Pour l’instant l’Agence Régionale de Santé (ARS) a reculé sur une délocalisation à Montreuil. C’est une première victoire ! Mais nous devons encore convaincre l’Etat : Dans un contexte de coupes budgétaires, d’accélération des suppressions des établissements de proximité, les avantages croissants accordés aux cliniques privées questionnent sur la pérennité de cet établissement qui, devenu vétuste, aurait besoin d’être reconstruit au plus vite. L’Etat doit donc s’engager sur les 10 millions manquant pour le démarrage du projet.

 

La maternité des Lilas a donc besoin de bénévoles de manière urgente pour les aider à gagner ce combat, combat dans lequel de nombreux citoyens et élus sont déjà impliqués.

La maternité vient de lancer une campagne participative de grande ampleur, une première en France pour ce type de projet, et recherche les profils de bénévoles suivants :

  • une personne pouvant contacter les différentes fondations et leur proposer de participer à notre campagne participative
  • une personne pouvant nous soutenir sur la communication globale
  • une personne pour nous faire des flyers, affiches, tout support qui pourrait nous aider
  • des personnes pleines d’idées, prêtes à donner un peu de temps!

 

Pour les soutenir dans leur collecte de fonds, c’est par ici :

http://www.bulbintown.com/projects/440/la-maternite-des-lilas-vivra-aux-lilas/accueil

 

Dimanche 21 septembre : Marchons pour le Climat !

De Rio à Djakarta, de New-York à Paris, la Marche pour le Climat programmée le 21 septembre prochain, réunissant des centaines de milliers de personnes à travers le monde, lance une série de grandes mobilisations en vue de l’échéance majeure que représente la COP 21 à Paris en décembre 2015.

 

La COP 21, qu’est-ce que c’est ?

L’année 2015 sera déterminante pour l’avenir du régime climatique international : la plus importante conférence des Nations Unies sur le climat de la décennie se tiendra en novembre à Paris. La France a été officiellement nommée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la 19e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques de Varsovie (COP19).

planète

C’est la date fixée lors de la conférence de Durban en 2011 pour s’entendre sur un accord global de l’ensemble des pays pour lutter contre le changement climatique en fixant leurs engagements au-delà de 2020, et fixant aussi les objectifs des pays en cohérence avec les conclusions scientifiques du GIEC (Groupement International des Experts du Climat) dont le nouveau rapport sortira en 2014.

Il s’agira de faire le bilan des avancées et des insuffisances des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : 8 objectifs prioritaires en faveur des pays en développement avaient été fixés en 2000 avec 2015 pour horizon. Il s’agit d’une part de faire le point des avancées réalisées et des insuffisances, puis de fixer de nouveaux objectifs pour l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités d’ici 2030.

Ce sommet aura également pour rôle de fixer aux différents pays de la planète les Objectifs de Développement Durable. Des négociations sont engagées dans le cadre des Nations Unies pour déterminer ces objectifs, leur quantification possible et la manière de suivre les progrès de leur réalisation (avec notamment de nouveaux indicateurs de développement).

Si les objectifs internationaux (OMD et ODD) attirent peu l’attention de l’opinion publique, le défi climatique interpelle et l’opinion se révèle sensible à ce sujet. Néanmoins, la négociation climat en elle-même, à moyen et long terme, ses tenants et aboutissant sont difficilement compréhensibles du grand public.

Le calendrier 2014-2015 offre donc une opportunité unique de mettre au cœur de l’actualité les questions des changements climatiques et du développement durable et de mobiliser les citoyens sur la transition écologique et sociale !

Le rôle de la France

Ce sommet est d’une extrême importance, et doit impérativement aboutir à un accord ambitieux sur la réduction des gaz à effet de serre : Montée des eaux, réfugiés climatiques, accroissement des phénomènes naturels extrêmes… le réchauffement climatique ne concerne pas que les générations futures, il a d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur notre quotidien !

paris climat 2015

La France devra avoir un rôle premier et porter haut et fort des engagements ambitieux.

En tant que pays hôte de la conférence-climat, la France doit également montrer l’exemple en matière d’excellence environnementale et de mise en œuvre de politiques publiques climatiques.

Heureusement, l’écologie apporte des solutions : engager la transition énergétique pour créer des emplois, produire une énergie saine et renouvelable, développer des modes de transports plus doux, mieux se loger tout en réduisant sa facture d’électricité… Nous pouvons protéger la planète tout en améliorant notre qualité de vie.

Alors mobilisons-nous !

Le dérèglement climatique nous concerne toutes et tous. Agir pour le climat, c’est améliorer notre qualité de vie :

  • En créant des emplois par la transition écologique, les énergies renouvelables, l’agriculture paysanne et la rénovation thermique des bâtiments
  • En nous déplaçant mieux dans des transports plus doux, agréables et non polluants
  • En réduisant les factures énergétiques grâce à une meilleure isolation des bâtiments
  • En finir avec l’énergie nucléaire, nocive pour l’homme et pour l’environnement, pour passer à une énergie saine et renouvelable
  • En améliorant notre alimentation avec des produits locaux et de qualité.

 

Dimanche 21 setepmbre : PARIS MARCHE POUR LE CLIMAT !

panda marche climat

Deux jours avant le sommet historique des Nations unies sur le changement climatique, des millions de citoyens se mobilisent partout dans le monde afin de demander des mesures ambitieuses sur le climat.

De New York à Berlin, de Bogota à New Delhi, de Paris à Melbourne ainsi que dans des milliers d’autres villes, nous serons des millions à faire entendre nos voix pour rappeler aux chefs d’Etats que la question climatique est universelle, urgente et que d’elle dépendent les écosystèmes et le destin des hommes.

Rendez-vous dimanche 21 septembre, à 14h Place de la République !

mache climat

La marche sera suivie d’un rassemblement sur la Place de l’Hôtel de Ville et d’un concert du chanteur Patrice. Des personnalités viendront également sur scène partager leur engagement.

Plus d’infos sur cet événement :

Ne laissons pas l’industrie nucléaire faire la loi sur la transition énergétique !

Le 30 juillet 2014, Ségolène Royal présentait son projet de loi de « programmation de la transition énergétique pour la croissance verte ». Le projet de loi sera examiné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, puis par l’ensemble des députés à partir du 1er octobre.

Nous sommes nombreux à estimer, à l’instar du Réseau Sortir du nucléaire, que ce texte est le résultat du travail acharné des lobbies énergétiques, au lieu d’un projet amorçant un tournant décisif… Ce texte creux esquive les enjeux liés à la réduction de la part du nucléaire promise par le gouvernement, enterrant de fait toute véritable transition.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle la commission spéciale ainsi que les parlementaires, à se ressaisir de la question, et demande l’arrêt immédiat des réacteurs de plus de 30 ans et une vraie loi de transition énergétique : « Sous couvert du « refus de normes contraignantes », le gouvernement se dévoile : l’exécutif n’a pas de vision ambitieuse, refuse de décider et continuera de laisser la politique énergétique aux mains d’EDF et consorts, marquant ainsi clairement sa position pro-nucléaire. Et de fait, EDF ne cache pas son souhait de voir prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs à 50 voire 60 ans. Un projet qui aurait pour conséquences d’accroitre fortement le risque d’accident et enfermera un peu plus la France dans l’impasse atomique ».

Pas d’objectifs, pas de ligne directrice

Après deux ans de discussions, le projet de loi se contente de rappeler l’objectif de campagne de François Hollande d’une réduction à 50% de la part du nucléaire d’ici à 2025.

Quand allons nous passons du simple engagement à l’action ? engagement Hollande 41

Au lieu de définir les capacités nucléaires à retirer, le gouvernement ne décide pas et se contente de proposer un plafonnement de la production nucléaire actuelle. Pas de programmation des réacteurs à fermer, pas de trajectoire précise et d’objectifs clairs de réduction des consommations d’électricité, rien ne permet de déduire comment se concrétisera cette réduction. Il faudra juste s’en tenir à la « programmation pluriannuelle de l’énergie »… Ce flou offre une voie « royale » au scénario plébiscité par EDF : une réduction purement mécanique de la part du nucléaire du fait de la montée en puissance des autres énergies, qui autorise la prolongation des réacteurs existants et même de nouvelles constructions !

L’Etat se refuse à piloter la politique énergétique du pays et abdique face à EDF

Lors du débat sur la transition énergétique, a émergé l’idée d’une disposition permettant à l’État de décider de la fermeture d’un réacteur pour motif de politique énergétique. Cette mesure de simple bon sens ne figure pas dans la loi, remplacée par la programmation pluriannuelle de l’énergie et le postulat qu’aura lieu « un dialogue intelligent et fructueux avec EDF ». Ainsi l’Etat continuera à se plier au bon vouloir de l’entreprise…

centrale EDF

Dans le même sens, il n’est fait aucune référence à la fermeture annoncée de Fessenheim… un oubli sans doute ?

Ce choix parait ô combien irresponsable au regard des risques et des coûts croissants de la filière nucléaire, récemment mis en évidence par de nombreux rapports.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et présidente du Rassemblement citoyen explique ainsi que cette loi de transition énergétique avec son volet nucléaire sera «votée mais pas respectée». «Cette loi est bien mais l’Etat n’a pas les outils pour le faire et imposer ses choix à EDF, qui va de toute façon continuer à exploiter ses centrales», dit-elle avant de conclure «la France continuera donc à prendre des risques et à dépenser beaucoup d’argent pour cette énergie».

 

Arrêtons d’engloutir des milliards pour rafistoler nos vieilles installations !

En France, une vingtaine de réacteurs a déjà dépassé 30 ans de fonctionnement, durée approximative pour laquelle ils ont été conçus. Problème : le vieillissement des installations est un phénomène inéluctable et contre lequel on ne peut agir qu’à la marge. Certains éléments, surveillés de près et cruciaux pour la sureté, vieillissent inéluctablement sans pouvoir être remplacés. C’est le cas des cuves de réacteurs ou des enceintes en béton.

Et pourtant, EDF souhaite rafistoler les réacteurs pour pouvoir les prolonger. Un projet qui pourrait coûter la modique somme de 250 milliards d’euros.centrale périmée

Nous devons aujourd’hui faire un choix. Soit engloutir des milliards dans un dangereux rafistolage, soit investir ces sommes, dès maintenant, dans une véritable politique de transition énergétique, en commençant par fermer immédiatement les réacteurs ayant atteint 30 ans de fonctionnement.

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est exprimé à l’université d’été du Medef le 27 août dernier en faveur du nucléaire :  «La filière nucléaire est plus que jamais une filière d’avenir pour notre pays», s’est-il exclamé, après avoir déjà déclaré sa flamme à l’atome quelques mois plus tôt, lors d’une visite en Saône-et-Loire.

Ségolène Royal a déclaré quant à elle ne pas vouloir commenter «les déclarations de ses collègues» sur ce sujet, mais a tenu à rappeler que l’objectif et l’engagement vis-à-vis du nucléaire ne changeaient pas. «Rien n’est remis en cause. Le nucléaire fait partie du mix énergétique, c’est une filière d’innovation. La question sera débattue dans le calme au Parlement», a-t-elle affirmé.

 

A quelques semaines de ce débat au parlement, il est nécessaire de faire entendre nos voix et de montrer à nos représentants et au gouvernement notre volonté de voir évoluer le système énergétique de la France, et la part du nucléaire dans celui-ci.

Le Réseau Sortir du nucléaire vous propose de signer une pétition et exige :pétition sortir du nucléaire

  • l’arrêt immédiat des réacteurs qui ont dépassé les 30 ans de fonctionnement
  • l’arrêt définitif du programme EPR et de tout projet de renouvellement du parc nucléaire
  • l’adoption d’un objectif impératif de réduction de 20 % de la consommation finale d’électricité à l’horizon 2025
  • la reprise en main effective, par le Gouvernement et le Parlement, de la politique énergétique du pays et la possibilité, pour l’exécutif, de décider l’arrêt de réacteurs pour des raisons de politique énergétique