Ne ratez pas la rencontre « Un autre regard sur les Roms d’Aulnay – Le 15 novembre

 Le  Collectif de soutien aux familles roms d’Aulnay présente : 

« UN AUTRE REGARD SUR LES ROMS D’AULNAY »

 samedi 15 Novembre de 16h30 à 19h

Salle Dumont – Aulnay (RER B)

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Au programme, projection et échanges autour de :

  • « L’école pour tous » de Catherine Gaudin et Seydou Touré – Film produit par ERRC (17mn).
  •  Diaporama « Roms des bidonvilles – Roms d’Aulnay » – Photos de Voyageurs-Créateurs.
  •  « Atelier journalisme du Collège Debussy » – Reportage de collégiens sur le campement Chagall-Aulnay (4mn).

Communiqué du groupe écologiste Assemblée Nationale sur la Taxe Poids Lourds

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Ecotaxe : assez du stop-and-go, la mobilité a aussi besoin d’une loi de transition

Paris, le 9 octobre 2014

La décision de la ministre de l’écologie et du ministre des transports de reporter sine die la mise en œuvre de la taxe poids lourds constitue une nouvelle et triste illustration du manque de vision qui caractérise depuis des années la politique des transports en France. Il est grand temps se concevoir une stratégie des transports adaptée aux besoins de la société et de sortir de l’amateurisme et des revirements quant à son financement.

Le gouvernement Sarkozy-Fillon avait fait voter le principe d’une taxe sur les poids lourds : les écologistes en avaient soutenu le principe car il avait l’avantage de faire contribuer les camions au financement des travaux liés à l’usure des routes. Ce mécanisme est vertueux puisque les camions usent beaucoup plus les routes que les voitures particulières. Ce mécanisme est plus vertueux que la fiscalité directe sur les entreprises puisqu’il met à contribution de la même façon les camions étrangers qui échappent sans cela à toute contribution au financement des infrastructures. Il convient de rappeler que cette taxe poids lourds avait été négociée avec les syndicats de transport routier qui avaient obtenu des compensations importantes, avec une quasi suppression de la taxe à l’essieu et l’autorisation de passage aux 44 tonnes.

Malheureusement, la façon dont le gouvernement Fillon avait préparé sa mise en œuvre a fragilisé la taxe poids-lourds : la complexité du dispositif, son report au-delà de l’élection et le contrat Ecomouv’ établi pour sa perception, plus que contestable, ont nourri les oppositions.En décrétant un moratoire sur l’application de la taxe, puis en imaginant un dispositif fait de bric et de broc (associant financement par les particuliers via la taxe diesel, péages routiers pour les poids-lourds sur un réseau rétréci par rapport au projet initial et recettes aléatoires), l’actuel gouvernement n’a pas su trouver les solutions d’un financement clair, juste et pérenne nécessaires. On ne peut que regretter que le dispositif de financement qui subsiste désormais porte sur les seuls ménages, avec l’augmentation prévue de 2 centimes de la taxe sur le Diesel.

Même si le chapitre « transports » du projet loi de transition énergétique, actuellement en discussion, sort renforcé du travail parlementaire, il ne suffit pas à dessiner une politique globale de transports digne de la transition écologique.C’est pourquoi les député-e-s écologistes en appellent à une remise à plat globale de la politique des transports en France, de ses priorités et de ses financements.

Plus de trente ans après l’adoption de la loi d’orientation sur les transports intérieurs de 1982, la France a besoin d’un nouveau cadre législatif et budgétaire pour réorienter la politique des transports et sortir du tout-routier. Elle constituerait, après la loi sur la transition énergétique, un deuxième rendez-vous majeur de la majorité avec l’écologie et permettrait de sortir enfin de la logique du coup par coup. En tout état de cause, la ministre ayant annoncé la mise en place d’un groupe de travail associant les transporteurs routiers et « tous les acteurs concernés » dès la semaine prochaine, les député-e-s écologistes demandent au gouvernement d’associer étroitement les parlementaires à cette initiative, et notamment celles et ceux qui sont les plus engagés sur l’indispensable transition écologique de nos modes de vie, de transports de marchandises et de déplacements,  dans une vision d’aménagement du territoire et d’intérêt collectif. 

Barbara POMPILI et François de RUGY
Co-présidents du Groupe écologiste à l’Assemblée nationale

Eva SAS
Députée de l’Essonne, vice-présidente de la Comission des Finances

François-Michel LAMBERT
Député des Bouches-du-Rhône, membre de la Commission du développement durable

Denis BAUPIN
Député de Paris, vice-président de l’Assemblée nationale

Le nucléaire, une énergie “indispensable”… dont on peut se passer !  

Un an sans nucléaire… C’est possible !

Il y a des anniversaires qu’on aime fêter plus que d’autres. Celui que nous célébrons aujourd’hui a une saveur particulière : Le Japon vient de passer un an sans énergie nucléaire.

Il y a un an jour pour jour, le Japon mettait à l’arrêt le dernier réacteur encore en fonctionnement dans le pays (Ohi 4, dans la préfecture de Fukui). Depuis, la totalité du parc du Pays du soleil levant est à l’arrêt.

Le Japon est la 3ème puissance économique mondiale. Avec 130 millions d’habitants et 48 réacteurs nucléaires, il est l’un des pays les plus nucléarisés au monde, devancé uniquement par les États-Unis et la France.

Bien que tous ses réacteurs soient à l’arrêt depuis 12 mois, le Japon n’a déploré aucune panne générale d’électricité, ni de baisse de tension.

 

Sobriété, efficacité et mobilisation citoyenne

Les efforts réalisés par la population en matière d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie se sont traduits par une baisse de la demande en électricité équivalant à la production de 13 réacteurs nucléaires. Dans le même temps, les Japonais ont installé des milliers de micro panneaux solaires photovoltaïques (23 000 foyers s’équipent chaque mois). Le solaire photovoltaïque a connu un essor massif et rapide dans le pays : en 2013, le Japon est devenu le 2ème marché national dans le monde, derrière la Chine.

Certes, une nation qui, pendant un demi-siècle, a construit sa politique énergétique sur les combustibles fossiles et le nucléaire ne peut pas, du jour au lendemain, passer au “tout renouvelable” et cesser totalement d’émettre du CO2.

Mais contrairement aux idées reçues, les émissions de CO2 n’ont pas explosé à cause de la mise à l’arrêt des réacteurs nucléaires japonais. C’est-à-dire que la courbe ascendante et insoutenable des émissions a continué à se poursuivre, mais cela n’est pas à mettre sur le compte de l’arrêt du nucléaire. Par exemple, un coup de projecteur montre que l’augmentation était de 8% entre 2010 et 2012, puis de 7% entre 2012 et 2014… À titre de comparaison, la France a vu elle aussi ses émissions augmenter en 2013, malgré ses 58 réacteurs.

Mais les renouvelables sont l’avenir et l’avenir est déjà en marche au Japon : D’après le scénario établi par Greenpeace Japon, d’ici à 2020 les renouvelables pourraient fournir plus de 40 % de l’électricité du pays.

 

Les japonais contre le redémarrage des réacteurs

japonais contre le nucléaireDans les sondages, les Japonais se prononcent en majorité contre le redémarrage des réacteurs. Après tout, cela fait un an qu’ils vivent sans électricité nucléaire. Pourquoi risquer une nouvelle catastrophe avec une technologie dépassée, dangereuse et inutile ?

Les efforts du gouvernement conservateur de M. Abe pour remettre le nucléaire rapidement sur les rails ont jusqu’ici échoué. Le redémarrage des deux premiers réacteurs sur la liste (ceux de Sendai, dans la province de Kagoshima) fait face à de nombreux obstacles, notamment à des risques sismiques et volcaniques. Les riverains de Sendai se sont tournés vers la justice pour demander une injonction contre l’exploitant (Kyushu Electric) et le gouvernement, et les empêcher de rouvrir le site nucléaire.

Plutôt que de chercher à tout prix à défendre l’industrie nucléaire, le gouvernement japonais ferait mieux de consacrer son énergie à la gestion de la catastrophe de Fukushima, qui est toujours en cours, et au soutien des centaines de milliers de personne touchées par l’accident. Il devrait aussi impulser une politique énergétique basée sur les renouvelables et l’efficacité énergétique, et préparer des plans de démantèlement des réacteurs nucléaires, qui sont vieux et dont la mise aux normes de sûreté post Fukushima va être hors de prix.

 

 

Dimanche 21 septembre : Marchons pour le Climat !

De Rio à Djakarta, de New-York à Paris, la Marche pour le Climat programmée le 21 septembre prochain, réunissant des centaines de milliers de personnes à travers le monde, lance une série de grandes mobilisations en vue de l’échéance majeure que représente la COP 21 à Paris en décembre 2015.

 

La COP 21, qu’est-ce que c’est ?

L’année 2015 sera déterminante pour l’avenir du régime climatique international : la plus importante conférence des Nations Unies sur le climat de la décennie se tiendra en novembre à Paris. La France a été officiellement nommée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la 19e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques de Varsovie (COP19).

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C’est la date fixée lors de la conférence de Durban en 2011 pour s’entendre sur un accord global de l’ensemble des pays pour lutter contre le changement climatique en fixant leurs engagements au-delà de 2020, et fixant aussi les objectifs des pays en cohérence avec les conclusions scientifiques du GIEC (Groupement International des Experts du Climat) dont le nouveau rapport sortira en 2014.

Il s’agira de faire le bilan des avancées et des insuffisances des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : 8 objectifs prioritaires en faveur des pays en développement avaient été fixés en 2000 avec 2015 pour horizon. Il s’agit d’une part de faire le point des avancées réalisées et des insuffisances, puis de fixer de nouveaux objectifs pour l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités d’ici 2030.

Ce sommet aura également pour rôle de fixer aux différents pays de la planète les Objectifs de Développement Durable. Des négociations sont engagées dans le cadre des Nations Unies pour déterminer ces objectifs, leur quantification possible et la manière de suivre les progrès de leur réalisation (avec notamment de nouveaux indicateurs de développement).

Si les objectifs internationaux (OMD et ODD) attirent peu l’attention de l’opinion publique, le défi climatique interpelle et l’opinion se révèle sensible à ce sujet. Néanmoins, la négociation climat en elle-même, à moyen et long terme, ses tenants et aboutissant sont difficilement compréhensibles du grand public.

Le calendrier 2014-2015 offre donc une opportunité unique de mettre au cœur de l’actualité les questions des changements climatiques et du développement durable et de mobiliser les citoyens sur la transition écologique et sociale !

Le rôle de la France

Ce sommet est d’une extrême importance, et doit impérativement aboutir à un accord ambitieux sur la réduction des gaz à effet de serre : Montée des eaux, réfugiés climatiques, accroissement des phénomènes naturels extrêmes… le réchauffement climatique ne concerne pas que les générations futures, il a d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur notre quotidien !

paris climat 2015

La France devra avoir un rôle premier et porter haut et fort des engagements ambitieux.

En tant que pays hôte de la conférence-climat, la France doit également montrer l’exemple en matière d’excellence environnementale et de mise en œuvre de politiques publiques climatiques.

Heureusement, l’écologie apporte des solutions : engager la transition énergétique pour créer des emplois, produire une énergie saine et renouvelable, développer des modes de transports plus doux, mieux se loger tout en réduisant sa facture d’électricité… Nous pouvons protéger la planète tout en améliorant notre qualité de vie.

Alors mobilisons-nous !

Le dérèglement climatique nous concerne toutes et tous. Agir pour le climat, c’est améliorer notre qualité de vie :

  • En créant des emplois par la transition écologique, les énergies renouvelables, l’agriculture paysanne et la rénovation thermique des bâtiments
  • En nous déplaçant mieux dans des transports plus doux, agréables et non polluants
  • En réduisant les factures énergétiques grâce à une meilleure isolation des bâtiments
  • En finir avec l’énergie nucléaire, nocive pour l’homme et pour l’environnement, pour passer à une énergie saine et renouvelable
  • En améliorant notre alimentation avec des produits locaux et de qualité.

 

Dimanche 21 setepmbre : PARIS MARCHE POUR LE CLIMAT !

panda marche climat

Deux jours avant le sommet historique des Nations unies sur le changement climatique, des millions de citoyens se mobilisent partout dans le monde afin de demander des mesures ambitieuses sur le climat.

De New York à Berlin, de Bogota à New Delhi, de Paris à Melbourne ainsi que dans des milliers d’autres villes, nous serons des millions à faire entendre nos voix pour rappeler aux chefs d’Etats que la question climatique est universelle, urgente et que d’elle dépendent les écosystèmes et le destin des hommes.

Rendez-vous dimanche 21 septembre, à 14h Place de la République !

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La marche sera suivie d’un rassemblement sur la Place de l’Hôtel de Ville et d’un concert du chanteur Patrice. Des personnalités viendront également sur scène partager leur engagement.

Plus d’infos sur cet événement :

Ne laissons pas l’industrie nucléaire faire la loi sur la transition énergétique !

Le 30 juillet 2014, Ségolène Royal présentait son projet de loi de « programmation de la transition énergétique pour la croissance verte ». Le projet de loi sera examiné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, puis par l’ensemble des députés à partir du 1er octobre.

Nous sommes nombreux à estimer, à l’instar du Réseau Sortir du nucléaire, que ce texte est le résultat du travail acharné des lobbies énergétiques, au lieu d’un projet amorçant un tournant décisif… Ce texte creux esquive les enjeux liés à la réduction de la part du nucléaire promise par le gouvernement, enterrant de fait toute véritable transition.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle la commission spéciale ainsi que les parlementaires, à se ressaisir de la question, et demande l’arrêt immédiat des réacteurs de plus de 30 ans et une vraie loi de transition énergétique : « Sous couvert du « refus de normes contraignantes », le gouvernement se dévoile : l’exécutif n’a pas de vision ambitieuse, refuse de décider et continuera de laisser la politique énergétique aux mains d’EDF et consorts, marquant ainsi clairement sa position pro-nucléaire. Et de fait, EDF ne cache pas son souhait de voir prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs à 50 voire 60 ans. Un projet qui aurait pour conséquences d’accroitre fortement le risque d’accident et enfermera un peu plus la France dans l’impasse atomique ».

Pas d’objectifs, pas de ligne directrice

Après deux ans de discussions, le projet de loi se contente de rappeler l’objectif de campagne de François Hollande d’une réduction à 50% de la part du nucléaire d’ici à 2025.

Quand allons nous passons du simple engagement à l’action ? engagement Hollande 41

Au lieu de définir les capacités nucléaires à retirer, le gouvernement ne décide pas et se contente de proposer un plafonnement de la production nucléaire actuelle. Pas de programmation des réacteurs à fermer, pas de trajectoire précise et d’objectifs clairs de réduction des consommations d’électricité, rien ne permet de déduire comment se concrétisera cette réduction. Il faudra juste s’en tenir à la « programmation pluriannuelle de l’énergie »… Ce flou offre une voie « royale » au scénario plébiscité par EDF : une réduction purement mécanique de la part du nucléaire du fait de la montée en puissance des autres énergies, qui autorise la prolongation des réacteurs existants et même de nouvelles constructions !

L’Etat se refuse à piloter la politique énergétique du pays et abdique face à EDF

Lors du débat sur la transition énergétique, a émergé l’idée d’une disposition permettant à l’État de décider de la fermeture d’un réacteur pour motif de politique énergétique. Cette mesure de simple bon sens ne figure pas dans la loi, remplacée par la programmation pluriannuelle de l’énergie et le postulat qu’aura lieu « un dialogue intelligent et fructueux avec EDF ». Ainsi l’Etat continuera à se plier au bon vouloir de l’entreprise…

centrale EDF

Dans le même sens, il n’est fait aucune référence à la fermeture annoncée de Fessenheim… un oubli sans doute ?

Ce choix parait ô combien irresponsable au regard des risques et des coûts croissants de la filière nucléaire, récemment mis en évidence par de nombreux rapports.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et présidente du Rassemblement citoyen explique ainsi que cette loi de transition énergétique avec son volet nucléaire sera «votée mais pas respectée». «Cette loi est bien mais l’Etat n’a pas les outils pour le faire et imposer ses choix à EDF, qui va de toute façon continuer à exploiter ses centrales», dit-elle avant de conclure «la France continuera donc à prendre des risques et à dépenser beaucoup d’argent pour cette énergie».

 

Arrêtons d’engloutir des milliards pour rafistoler nos vieilles installations !

En France, une vingtaine de réacteurs a déjà dépassé 30 ans de fonctionnement, durée approximative pour laquelle ils ont été conçus. Problème : le vieillissement des installations est un phénomène inéluctable et contre lequel on ne peut agir qu’à la marge. Certains éléments, surveillés de près et cruciaux pour la sureté, vieillissent inéluctablement sans pouvoir être remplacés. C’est le cas des cuves de réacteurs ou des enceintes en béton.

Et pourtant, EDF souhaite rafistoler les réacteurs pour pouvoir les prolonger. Un projet qui pourrait coûter la modique somme de 250 milliards d’euros.centrale périmée

Nous devons aujourd’hui faire un choix. Soit engloutir des milliards dans un dangereux rafistolage, soit investir ces sommes, dès maintenant, dans une véritable politique de transition énergétique, en commençant par fermer immédiatement les réacteurs ayant atteint 30 ans de fonctionnement.

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est exprimé à l’université d’été du Medef le 27 août dernier en faveur du nucléaire :  «La filière nucléaire est plus que jamais une filière d’avenir pour notre pays», s’est-il exclamé, après avoir déjà déclaré sa flamme à l’atome quelques mois plus tôt, lors d’une visite en Saône-et-Loire.

Ségolène Royal a déclaré quant à elle ne pas vouloir commenter «les déclarations de ses collègues» sur ce sujet, mais a tenu à rappeler que l’objectif et l’engagement vis-à-vis du nucléaire ne changeaient pas. «Rien n’est remis en cause. Le nucléaire fait partie du mix énergétique, c’est une filière d’innovation. La question sera débattue dans le calme au Parlement», a-t-elle affirmé.

 

A quelques semaines de ce débat au parlement, il est nécessaire de faire entendre nos voix et de montrer à nos représentants et au gouvernement notre volonté de voir évoluer le système énergétique de la France, et la part du nucléaire dans celui-ci.

Le Réseau Sortir du nucléaire vous propose de signer une pétition et exige :pétition sortir du nucléaire

  • l’arrêt immédiat des réacteurs qui ont dépassé les 30 ans de fonctionnement
  • l’arrêt définitif du programme EPR et de tout projet de renouvellement du parc nucléaire
  • l’adoption d’un objectif impératif de réduction de 20 % de la consommation finale d’électricité à l’horizon 2025
  • la reprise en main effective, par le Gouvernement et le Parlement, de la politique énergétique du pays et la possibilité, pour l’exécutif, de décider l’arrêt de réacteurs pour des raisons de politique énergétique

 

Détricotage de la loi ALUR et de l’encadrement des loyers, les élus EELV de Seine St Denis se mobilisent

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 La loi ALUR, qu’est-ce que c’est ?

La loi vise à combattre la forte augmentation des prix des logements, la pénurie de logements et la baisse de pouvoir d’achat des ménages.

La loi renforce l’encadrement des loyers dans les zones dites « tendues ». Elles correspondent aux 28 agglomérations de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements et soumises à ce titre à la taxe sur les logements vacants. Chacune de ces zones sera dotée d’un observatoire local des loyers, agréé par l’État. Le préfet prendra chaque année un arrêté qui fixera pour chaque catégorie de logement et par quartier, trois indicateurs de loyers : un loyer médian de référence, un loyer médian de référence majoré et un loyer médian de référence minoré.

Le texte prévoit également l’instauration d’une garantie universelle des loyers (GUL), destinée à protéger les propriétaires contre les risques d’impayés, à encourager la mise en location de logements vacants et à faciliter l’entrée des locataires dans le logement.

Lors d’une mise en location le texte prévoit, afin de limiter les abus, qu’une liste des justificatifs exigibles d’un locataire sera déterminée. Un formulaire type pour le bail ainsi que pour l’état des lieux sera défini par décret pour améliorer la transparence et l’information de chacun. Cette mesure concernera également la location de meublés.

Pour mettre fin aux dérives liées aux marchands de listes, les logements proposés au sein des listes devront faire l’objet d’un mandat d’exclusivité entre le marchand de liste et le propriétaire.

La loi crée le Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières qui proposera au ministre de la justice des règles déontologiques pour l’ensemble des professions immobilières et définira le contenu des formations continues obligatoires.

Pour lutter contre l’habitat indigne la loi prévoit que les personnes condamnées pour hébergement contraire à la dignité humaine pourront être condamnées à une interdiction d’achat de biens immobiliers destinés à la location pendant une période de cinq ans. Par ailleurs pour contraindre les bailleurs qui louent des logements insalubres ou indignes à effectuer des travaux le texte prévoit une astreinte journalière fixée à 1 000 euros par jour de retard pour les bailleurs qui n’auraient pas effectué les travaux prescrits.

Dans le cadre de la prévention des expulsions, la loi crée pour les bailleurs personnes morales une obligation de signalement des impayés de loyers auprès des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (Ccapex) au moins deux mois avant assignation, sous peine d’irrecevabilité de celle-ci.

L’habitat participatif sera encouragé et se verra doté de deux statuts juridiques possibles, coopérative d’habitants ou société d’autopromotion.

Dans le cadre de l’attribution des logements sociaux des mesures sont prévues pour simplifier les démarches (dépôt de la demande sur internet, constitution d’un dossier unique) et améliorer l’information dispensée aux demandeurs.

 

Pour tout savoir et comprendre sur la loi ALUR, rendez-vous sur le site internet dédié : http://www.la-loi-alur.org/

 

L’abandon de l’encadrement des loyers par Manuel Valls

Manuel Valls a annoncé, vendredi 29 août, de nouvelles incitations fiscales dans le but de dynamiser la construction de logements, frappée de plein fouet par la crise. « Il faut agir avec pragmatisme en réformant ou écartant les mesures qui ne fonctionnent pas », a affirmé le Premier ministre. En annonçant ces mesures, il a au passage enterré une des mesures phares de la loi ALUR : l’encadrement des loyers, qui était également une promesse de campagne de François Hollande.

Cet encadrement sera « limité à Paris » et réalisé « à titre expérimental », a annoncé le Premier ministre.

Pour découvrir les autres mesures annoncées par le Premier ministre, cliquez ici.

 

La réaction de Cécile Duflot, ancienne ministre du logement, e ne s’est pas faite attendre. Vous pouvez retrouver sa réaction en cliquant ici.

D’autres réactions sont survenues, notamment celle de Martine Aubry, Maire de Lille, qui a demandé à Manuel Valls de bénéficier également du dispositif dans sa ville. Si elle ne nie pas les difficultés techniques invoquées par Manuel Valls pour enterrer cette mesure forte de la loi Alur, elle affirme que sa ville a pris les devants. « À Lille, depuis plus d’un an maintenant, nous travaillons en anticipation des obligations légales », dit-elle.

Eric Piolle, maire EELV de Grenoble, l’a suivi dans cette démarche.

 

C’est aujourd’hui au tour des élus EELV de Seine Saint Denis de se mobiliser pour que notre territoire bénéficie également de cette mesure, qui semble un atout incontestable pour lutter contre les problématiques graves que nous devons affronter en terme de logement.

Ils interpellent les Maires et Présidents d’agglomérations de notre département en les invitant à se mobiliser auprès du Gouvernement pour que cette mesure soit appliquée sur notre territoire.

Vos élus locaux sont bien sur signataires : Claire Cauchemez (Conseillère municipale déléguée à l’approche environnementale de l’urbanisme et à l’habitat participatif, conseillère communautaire), Philippe Gauthier (Maire adjoint en charge des finances), Agnès Hugues (Maire adjointe en charge de la circulation douce et du conseil de quartier des Merisiers),  Boujemâa El Kasmi (Maire adjoint en charge du développement durable et de la préservation du patrimoine) et Patrick Sollier (Conseiller municipal délégué à la Culture et à l’Education populaire, conseiller communautaire).

Ci-dessous, leur communiqué :

communiqué loi ALUR

 

Une catastrophe nucléaire dont personne ne parle, et une volonté du gouvernement français d’avancer masqué…

 

Alors qu’une catastrophe nucléaire est actuellement en cours aux Etats Unis, dans un centre de stockage de déchets radioactifs de l’état du Nouveau Mexique, les écologistes ont la confirmation qu’ils avaient donc raison d’être prudents. La présentation des grandes lignes du texte du projet de loi transition énergétique sans que les parties prenantes disposent du texte final cachait bien quelque chose !

 

C’est avec stupéfaction que nous avons découvert que « la nouvelle version finale » du projet de loi transition énergétique comportait deux nouveaux articles sur l’enfouissement des déchets nucléaires, alors que la ministre avait annoncé que cette question ne serait pas abordée dans cette loi.

enfouissement déchets nuc

Pire, ces deux nouveaux articles prévoient que l’enfouissement des déchets en couche géologique profonde (c’est le projet CIGEO à Bure) pourrait être démarré par décret, sans passer par l’étape de la loi et un débat public devant l’Assemblée et le Sénat.

Les écologistes s’insurgent doublement contre cette manière de faire. Sur le fond, le Parlement doit être respecté et on ne peut imaginer qu’un sujet aussi explosif soit traité par décret alors qu’il engage le pays sur des milliers d’années. Sur la forme il est scandaleux de glisser en douce des dispositions aussi peu consensuelles sans même les avoir présentées en amont à la commission spécialisée du Conseil national du débat sur la transition énergétique qui travaille depuis plusieurs mois à l’élaboration du texte.

Pour EELV rien ne justifie la précipitation. La loi sur la transition énergique doit au contraire être l’occasion de recadrer le processus en prenant vraiment en compte les conclusions du débat public. Celui-ci a montré que le projet CIGEO doit être revu car il n’est « pas mûr », comme l’a reconnu la Directrice de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs lors de son audition en mai par la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire. Son calendrier doit être revu, ce qui permettra de « donner du temps au temps », pour reprendre et développer les recherches alternatives au stockage en profondeur trop rapidement exclues (notamment l’entreposage en subsurface), et pour mener un test préalable en grandeur réelle avant toute décision.

EELV réclame le retrait de ces articles permettant d’enfouir les déchets par décret et l’application des conclusions du débat public sur le projet CIGEO.

 

 

Pendant ce temps-là aux Etats-Unis depuis le 5 février 2014, une catastrophe nucléaire est en cours au centre de stockage profond de déchets radioactifs au Nouveau Mexique (USA). Un incendie dans la zone nord puis, 9 jours plus tard, un relâchement de radioactivité dans la zone sud se sont produits au WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) qui est prévu pour entasser 176 000 m3 de déchets transuraniens contenant notamment de l’Américium et du Plutonium, issus d’activités nucléaires de défense (recherches militaires et production d’armes nucléaires). Un ou plusieurs containers se sont ouverts, à 655 mètres sous terre, suite à une explosion d’origine chimique. La radioactivité la plus terrible – Plutonium, Americium – s’est échappée et s’échappe encore.

nouveau mexique nucléaire

Toutes les opérations de stockage ont dû être suspendues et l’évacuation en urgence de tout le personnel – plus de 650 personnes – a été décrétée. Mais six employés ont dû être transférés à l’hôpital en raison d’une possible inhalation de fumées toxiques et de gaz radioactifs.

Selon le Département Américain de l’Energie (DoE) il s’agit de l’incendie le plus sérieux qui se soit produit dans les installations souterraines du WIPP sous-entendant que d’autres incidents s’y sont déroulés antérieurement sans que cela n’ait été révélé…

Le 14 février 2014 vers 23h30, une contamination radioactive élevée de l’air s’est également produite, confirmée par une alarme-balise située dans les installations souterraines à proximité d’une cavité en cours d’exploitation et de remplissage, depuis 2013, par des colis de déchets hautement radioactifs. L’air sortant des installations souterraines par le puits dédié a alors dû être dirigé, en urgence, vers un autre réseau d’évacuation à l’air libre équipé de filtres qualifiés de très haute efficacité (THE). Mais de la radioactivité d’américium et de plutonium s’est malgré tout échappée à l’extérieur de l’installation en contaminant la zone jusqu’à environ 800 mètres au nord-ouest du puits d’extraction d’air.

 

Le 26 février 2014, la contamination interne à l’Américium 241 de 13 membres du personnel a été reconnue du bout des lèvres par les autorités.

La terrible et mortelle contamination détectée dans des prélèvements de selles concerne à présent 17 salariés. Suivant de près la catastrophe en cours, l’IRSN précise dans une note d’évaluation : « (que les prélèvements tendent à montrer) soit que la contamination n’a pas pénétré dans les poumons, soit que la contamination inhalée n’a pas été suffisante pour être passée, à des niveaux détectables, dans le sang puis l’urine.  » Contaminé, oui, mais pas tout l’organisme. La mort en sera donc plus lente et plus discrète…

A quelques jours de la fin du mois de mai 2014 plus de 500 fûts de déchets radioactifs étaient possiblement en situation d’exploser, et aucune explication n’avait été trouvée pour expliquer cette fuite. Pris de panique et n’ayant pas de solution face à la catastrophe en cours, et qui peu empirer encore, le gestionnaire du WIPP envisage de boucher dans l’urgence les salles souterraines qui contiennent les fûts radioactifs. Sera-ce assez pour éviter l’apocalypse ? Nul ne peut l’affirmer. Le sarcophage de Tchernobyl, construit en toute hâte pour recouvrir le réacteur ukrainien en perdition, fuit depuis plusieurs années. Un second sarcophage est en cours de construction par-dessus mais déjà les spécialistes et les autorités annoncent qu’il ne pourra pas tenir éternellement et que des fissures sur le béton laisseront s’échapper d’autres fuites radioactives…

WIPP Nouveau Mexique

 

 

 

A quand une prise de conscience sur ce sujet ?

A quand une vraie transparence en la matière ? Le silence médiatique, aux Etats Unis comme ailleurs, sur cet incident nucléaire important qui se déroule en ce moment même, ne devrait-il pas nous alerter ?

 

Un nouveau message défavorable pour l’écologie en France  

14 juillet

Après avoir annoncé une réduction du budget de la Défense (350 millions d’euros annoncés au titre de la solidarité interministérielle), le gouvernement est revenu sur ses pas suite à la gronde générale que cette annonce avait soulevée dans l’armée.

La Défense aura finalement obtenu gain de cause,puisque Matignon et Bercy ont accepté que cette baisse soit compensée par le déblocage anticipé de 500 millions de recettes exceptionnelles.

Or il est apparu qu’une grande partie des crédits supprimés dans le budget 2014 de la Défense va être compensée par de l’argent prévu pour la recherche sur la transition énergétique et la ville durable.

En clair, comme l’argent ne tombe pas du ciel, il faut bien le prendre quelque part.

Et là, surprise, c’est l’écologie qui est appelée à la rescousse !

Le projet de loi de finances rectificatif précise en effet que cette ouverture de crédits au profit du budget de la Défense sera « intégralement financée » par des annulations de crédits sur les programmes « Innovation pour la transition écologique et énergétique » (à hauteur de 170 millions) et « Ville et territoires durables » (50 millions) de la mission « Écologie, développement et mobilité durables ». Le programme « Innovation » de la mission « Économie » assurera le solde, soit 30 millions.

En résumé, l’argent prévu pour la recherche verte va servir à financer de l’innovation militaire.

Pas de quoi rapprocher écologistes et socialistes, déjà passablement en froid…

A quand le premier Rafale capable de voler au bio-carburant en signe de réconciliation ?

 
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0203559560477-quand-lecologie-finance-larmee-1012045.php?A3C2BxIEVEIYuyjr.99

 

Dans un communiqué paru lundi 14 juillet dernier, Europe Ecologie- Les Verts regrette les messages défavorables, ou tout simplement l’absence de messages positifs en direction des français :

Il est tout à fait navrant que le Président de la république française oublie l’écologie dès qu’il n’y a plus de ministres écologistes au gouvernement. Le président n’a pas eu un mot sur la Conférence Climat (COP21), grand moment à venir des négociations internationales sur le climat et qui se déroulera à … Paris.

Rien non plus sur les moyens de la transition énergétique. Encore moins sur le fait que le mieux-être de nos concitoyens passe aussi par leur donner les moyens d’anticiper les événements environnementaux majeurs qui s’annoncent comme le dérèglement climatique, la perte de biodiversité ou les interactions entre environnement et santé (pesticides, perturbateurs endocriniens…)

Le bonheur ne passe donc que par des baisses d’impôts … pour ceux qui en payent.

EELV aurait aimé entendre que vivre mieux pour les français passait aussi par des logements rénovés économes en énergie qui permettent de réduire les factures de gaz ou d’électricité à leurs minimums, tout en créant des emplois non-délocalisables.

EELV aurait encore aimé entendre que la culture est un élément du bonheur d’une nation et qu’à ce titre les intermittents du spectacle puissent être rassurés sur la pérennité de leur régime.

EELV aurait aimé entendre que les emplois de demain sont avant tout à aller chercher dans les activités de demain comme les énergies renouvelables, les transports non polluants, le recyclage, la rénovation, la réutilisation, l’agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé…

Au lieu de cela nous avons eu droit à l’arlesiénne du retour de la croissance, cette croissance aujourd’hui tapie dans l’ombre mais forcément prête a surgir et qui plus jamais ne sort… Nous aurions voulu autre chose que le laïus sur le mythe du pacte de responsabilité sans contreparties comme mesure volontariste de création d’emplois et … de dividendes.

Pour le président, vivre mieux passe par plus de pouvoir d’achat. 

EELV déplore l’absence de vision présidentielle sur l’Europe ou sur ce qui fonde notre modèle français, l’égalité, la protection sociale, la santé, la justice.

Un discours du passé bien triste pour une journée de commémoration de la prise de la Bastille et de la fête de la Fédération de 1790.

 

Sandrine Rousseau, Julien Bayou, porte -parole nationaux

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