Intervention de Patrick Sollier, Conseiller Municipal en charge de la culture et de l’éducation populaire, sur la révision simplifiée du PLU, au conseil municipal du 18 décembre 2014

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Dossier 14 – 12 / Prescription de la première modification simplifié du PLU.

Nous souhaitons avant tout rappeler qu’en 2011 nous nous étions abstenus sur le vote du PLU. Ce dernier ne correspondait, et ne correspond toujours pas aux grands objectifs de l’approche environnementale de l’urbanisme, se traduisant par une ville plus conviviale, la réduction des nuisances, la valorisation de la trame verte et bleue et la réduction de l’impact de l’homme sur l’environnement.

Ce PLU part d’un postulat que nous ne partageons pas, celui d’une densification mal maîtrisée. Résultat, nous construisons toujours plus de logements. Nous n’avons jamais partagé cette vision politique, et ne la partageons toujours pas. Pour beaucoup cette politique n’est pas un choix mais une réalité que nous devons subir. En tant qu’élus verts, nous sommes là pour vous rappeler que la politique, si elle est durable et construite, est un outil pour infléchir la réalité, non pas la subir. En 2011 notre volonté, concernant le PLU, n’avait pas été entendue, pourtant nous œuvrions et œuvrons toujours pour le bien de Bondy et de ses habitants.

Aujourd’hui, vous nous présentez une seconde modification simplifiée de ce même PLU, certes mineure, et ne concernant que le sous-secteur UPa, couvrant les quartiers « Terre St Blaise », « Noue Caillet » ainsi que « Les jardins de la Noue ».

Là où en 2011 nous avions échoués, en tant qu’élus, à faire entendre notre voix, nous nous demandons, légitimement, si les opérateurs, en charge des nouveaux programmes immobiliers ANRU sur les zones suscitées, n’y seraient pas parvenus, et s’ils ne pourront pas en profiter à l’avenir ? Nous espérons que cette volonté d’assouplissement de la réglementation en zone UPa émane bien d’une volonté directe de la Ville, et non de promoteurs aujourd’hui dans l’impasse. Nous nous posons ainsi la question de l’utilité et du bienfondé d’une modification de l’ensemble du sous-secteur UPa, et non pas seulement des trois zones concernées.

Nous souhaiterions aussi rappeler la manière dont les bailleurs entre autres Bondy Habitat, contournent parfois le règlement sur le quota d’espaces verts dédiés à chaque nouvelle construction. Il est stipulé dans le PADD,  qui fixe les objectifs de modération de la consommation de l’espace et de lutte contre l’étalement urbain, que tout promoteur doit favoriser les murs plantés, les terrasses et toitures végétalisées, leur permettant d’avoir accès à des bonus de constructibilité. Mais aussi à maintenir, par unité foncière, une proportion d’espaces verts plantés en pleine terre. En jouant avec le PLU, les opérateurs parviennent notamment à faire passer de simples zones engazonnées pour des espaces verts, et donc à accroître, par exemple le nombre de parkings sur le territoire de Bondy. Ce laxisme nous amène donc à artificialiser toujours un peu plus les sols de la communes, au profit bien sûr des automobiles…

En conclusion, mes chers collègues, nous réaffirmons ici notre souhait que la révision globale de notre PLU actuel soit engagé sans tarder.

Intervention d’Agnès Hugues, Adjointe aux circulations douces et conseil de quartier des Merisiers, concernant le rapport annuel du SIPPEREC, au conseil municipal du 18 décembre 2014

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Dossier 14 – 18 / Présentation du rapport annuel du SIPPEREC relatif à l’année 2013

Nous tenons à pointer le fait que bien que le SIPPEREC se donne aujourd’hui pour mission d’accompagner les collectivités membres du groupement vers les énergies renouvelables, nous soulevons la nécessité de pouvoir nous fournir directement en électricité issue de productions renouvelables.

A l’image de Paris ou d’autres communes, dont les enjeux sont certes différents de ceux de Bondy, mais qui arrivent à se fournir en énergie propre, nous souhaiterions avoir le choix dans l’approvisionnement de la Ville. La pose de panneaux photovoltaïques, la géothermie (qui marche dans toutes les communes sauf à Bondy), proposés par le SIPPEREC, sont des solutions, mais des solutions qui à court terme ne peuvent répondre à nos besoins. En tant qu’élus EELV, nous pensons que la Ville devrait pouvoir avoir le choix de se fournir en électricité issue de productions renouvelables et donc plus propres.

Nous profitons donc de la présentation du rapport annuel d’activité du SIPPEREC pour vous faire remonter nos interrogations à ce sujet. A l’heure actuelle, nous ne profitons ni des services proposés par le groupement qui pourrait accompagner Bondy dans sa transition énergétique, et sommes pieds et poings liés quant au choix de l’électricité de notre ville. A l’instar de notre relation avec le SEDIF, déléguant sa fourniture en eau à Véolia, et ce pour des raisons toujours aussi mystérieuses…

En attendant, quitte à rester au sein de ce groupement, et ce pour des raisons économiques, il serait peut-être pertinent d’adhérer à la compétence « développement des énergies renouvelables » proposée par la structure, et de nous faire accompagner plus largement vers une production électrique locale et plus propre, notamment pour le bâti public.

Nous voulons enfin souligner le fait que le rapport met en avant à quel point la précarité énergétique est aujourd’hui devenu un fléau. C’est la raison pour laquelle la majorité doit impérativement prendre à bras le corps la question du PCET, tant pour les Bondynois, le déficit publique que pour l’exemplarité.

Intervention de Boujemâa El Kasmi, Adjoint au développement durable, sur le budget 2015, au conseil municipal du 18 décembre 2014

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Dossier 14 – 3 / Approbation du budget primitif de l’exercice 2015 

Nous évoquions, au dernier conseil municipal, le fait que la ville s’était engagée dans une démarche PCET, et que le rapport développement durable était un moyen de voter le DOB à la lumière du développement durable.

La disette budgétaire actuelle est bien réelle, et nous avons pleinement conscience qu’il est aujourd’hui difficile de nous lancer dans des investissements, qui nous permettraient pourtant de faire de substantielles économies… il s’agit bien entendu d’un cercle vicieux, nous ne pouvons investir, mais ce manque d’investissement nous coûte cher, très cher. Avec un Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI), qui n’a jamais connu de suite, notre politique financière n’est aujourd’hui plus durable.

Engager des travaux de réhabilitation énergétique du bâti public, notamment de l’Hôtel de Ville, ce qui nous permettrait au passage de faire preuve d’exemplarité, nous coûterait bien entendu très cher, mais nous permettrait, à court, voir moyen terme, de faire de nombreuses économies. Comme le montre le rapport développement durable 2014, la Ville de Bondy est soumise aux aléas des prix de l’énergie, qui dans l’avenir n’auront de cesse d’augmenter. Nous devrions être en mesure d’anticiper cette situation, et ce au plus vite. Ce manque de volonté politique ce traduit aujourd’hui par le poste d’énergéticien toujours vacant…

Au-delà de l’aspect énergétique, notre manque d’anticipation budgétaire s’applique aussi dans des domaines comme le bâti. Les « algecos », auxquels nous faisons appel pour palier au manque de constructions en dur, ont un coût, tant pour leur location, que pour leur efficacité énergétique plus que médiocre.

Bien que nous comprenions les difficultés actuelles, un réel travail doit être mené pour nous permettre d’investir sur l’avenir, sans nous couper de notre trésorerie, plutôt que de payer des rentes à des opérateurs privés. A l’image d’un locataire, la ville s’endette, non pas pour rembourser son bien, mais pour rembourser celui d’un autre.

Interventions de Philippe Gauthier, Maire Adjoint aux finances, dans le cadre du conseil municipal du 18 décembre 2014

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14 – 2 – Budget principal – Décision modificative n° 2

La décision modificative a deux objectifs essentiels en fonctionnement :

  • permettre la clôture du budget annexe BIL : la subvention du budget général au BIL (635 K€) permet d’apurer le passif du budget annexe (du fait des loyers non recouvrés);
  • régulariser un titre émis en double (335 K€) à l’agglo pour le remboursement de charges liées à la compétence assainissement en 2011;
  • le financement est assuré par une baisse des crédits de personnel (390 K€), des charges générales (60 K€) et l’annulation de rattachements à tort de dépenses à l’exercice précédent (soit 580 K€ de recettes sur l’exercice);
  • en investissement : en dehors de crédits complémentaires pour les opérations Rol Tanguy et CS Balavoine (2* 70 K€), il s’agit d’opérations de régularisation;
  • l’encours de dette et l’autofinancement ne sont pas modifiés par ces écritures.

14 – 3 – Budget principal – Approbation du budget primitif de l´exercice 2015

L’équation du  budget 2015 de la ville, à l’instar de toutes les collectivités, est particulièrement difficile à résoudre. Elle est en effet à plusieurs inconnues.

Comment concilier un niveau d’investissement répondant aux besoins du territoire alors que les dotations baissent, que les dépenses contraintes sont majoritaires dans un budget communal.

Malgré ce contexte difficile, le budget reste ambitieux. Il investit dans l’avenir tout en maintenant un haut niveau de service public.

Notre priorité à l’investissement est réaffirmée :

Ce sont 37 M€ de crédits qui sont inscrits dans ce budget. Les priorités municipales sont réaffirmées :

  • 14 M€ pour les écoles soit près de 40% du budget ; les crédits de paiement annuels pour le gros entretien renouvellement sont portés de 300 K€ à 500 K€ ;
  • 5 M€ pour les opérations de voirie dont 2 M€ au titres des aménagements dans le cadre de l’ANRU ;
  • 5 M€ pour le parking de la gare;
  • 9 M€ pour le gros entretien du patrimoine communal :
  • 750 K€ pour la ZAC de l’Ourcq à parité avec l’agglo ;
  • 607 K€ pour l’auditorium à parité avec l’agglo.

Pour plus de lisibilité et de transparence, nous poursuivons la mise en AP/CP de notre budget. Ce sont ainsi 28 M€ sur 37 soit 75% qui sont désormais individualisés dans une délibération spécifique.

Le fonctionnement est stabilisé en volume :

Le budget de fonctionnement progresse comme l’inflation prévisionnelle soit 0.7%. C’est une première étape dans le ralentissement de la progression que nous avons connue mais ce n’est pas un point d’arrivée. Comme annoncé durant le DOB les dépenses devront baisser sur le mandat.

En recettes les produits de la fiscalité progressent de 2% du fait de la remise en taxation d’exonérations sur le foncier bâti et la hausse du FSRIF (Fonds Solidarité des communes de la région Ile de France) et du FPIC (Fonds de Péréquation des recettes fiscales communales et intercommunales) qui est imputée sur ce chapitre 73 et ce malgré la baisse de l’attribution de compensation versée par l’agglomération.

Les dotations et subventions (chapitre 74) sont stables en volume. La hausse de la péréquation, notamment la DSU, compense la baisse de la DGF.

Les produits des services (chapitre 70) baissent de 1 M€ du fait de moindres remboursements de la communauté d’agglomération (mise à disposition)

Pour les dépenses la hausse des frais de personnel (chapitre 012) est affichée à 6% mais si on y ajoute la DM2 de 2014, la hausse est ramenée à 1.1%. C’est donc une première inflexion par rapport à la tendance passée (4.7%/an en moyenne).

Les charges générales (chapitre 011) progressent de 2.6%. Près de 80% sont des dépenses contraintes (restauration scolaire, marché de nettoyage voirie ou bâtiments).

Les participations  (chapitre 65) connaissent une hausse modérée de 1.6% du fait de la croissance des admissions en non-valeur (recettes qui ne pourront être recouvrées).

La charge financière (chapitre 66) augmente logiquement du fait de la hausse de l’encours de dette. Cet effet est néanmoins amorti par la faiblesse des taux d’intérêts. Elle passe de2.7 M€ à 3.1 M€ soit 16%.

Il ne faut masquer quelques  zones de faiblesses dans ce budget :

Ainsi notre autofinancement est particulièrement faible (1.5 M€) ce qui n’est pas durable, il faudrait 4 fois plus.

Notre dette progresse de 20% à 120 M€. Cela crée immanquablement la nécessité de dégager plus d’épargne à l’avenir pour en assurer le remboursement. Pour autant nous espérons ne pas mobiliser l’ensemble de l’encours prévisionnel si les subventions qui seront inscrites en restes à réaliser du compte administratif 2014 arrivent à être encaissées au premier semestre.

Ces investissements correspondent aux besoins des bondynois mais en fonction de nos possibilités d’emprunt nous serons peut être amené à reporter certains investissements inscrits au budget 2015.

Pour améliorer notre situation financière plusieurs pistes sont à envisager et je ne doute pas que certains élus de cette assemblée les souligneront.

Nous pouvons solliciter de l’état le maintien de la DFG.  Nous pouvons exiger le la CAEE une dotation de péréquation.

Mais quelque soit l’issue de ces pistes nous devons réduire encore nos dépenses de fonctionnement et nous avons bien sur des pistes de travail. Nous allons retravailler avec les adjoints et les services pour pouvoir augmenter notre autofinancement en cours d’année par la recherche de nouvelles économies et des optimisations dans le fonctionnement du service public. Par exemple, nous devons revoir tous nos marchés, l’encaissement des restes à réaliser de subventions doit permettre de réduire nos frais financiers etc….

Nous ne sommes bien sur pas la seule ville à avoir des difficultés pour construire le budget mais cela ne doit pas nous exempter de faire tous les efforts pour le bien des bondynois.

14 – 4 – Budget principal 2015 – Modification des autorisations de programme et des crédits de paiement

Il apparaît nécessaire d’apporter des modifications aux autorisations de programme pour ajuster les opérations existantes et y intégrer de nouvelles et de voter les crédits de paiement y afférents.

14 – 5 – Versement d´une subvention d´équilibre au budget annexe Bâtiment industriel locatif

14 – 6 – Dissolution du budget annexe Bâtiment Industriel Locatif

Une seule intervention pour les deux dossiers, comme nous l’avons dit dans la DM précédente, il est proposé de dissoudre le budget annexe du Bâtiment Industriel Locatif au 1er janvier 2015, en raison de la disparition de l’activité commerciale qui était exercée au sein de ces locaux et de l’affectation de ces derniers aux services municipaux.

Le budget annexe du Bâtiment Industriel Locatif présente des pertes sur créances irrécouvrables pour un montant de 685 883,62 euros qu’il convient d’apurer avant de reprendre l’actif et le passif dudit budget annexe au budget principal de la Ville.

Le résultat d’exploitation reporté s’élevant à 53 141,95 euros, il y a lieu de verser au budget annexe du Bâtiment Industriel Locatif une subvention de fonctionnement d’équilibre d’un montant de 632 741,67 euros afin qu’il puisse procéder aux opérations d’admission en non-valeur.

Présentation du rapport sur le développement durable de la ville par Boujemâa El Kasmi // Conseil Municipal du 27 novembre 2014

COUV RDD

Voilà trois ans que la Ville s’est engagée dans une démarche de développement durable, notamment via le PCET, petit à petit, les choses avancent à Bondy et cette année, de nouveaux projets ont trouvé un écho positif au sein de la collectivité, voici quelques exemples :

  • défis « famille à énergie positive » auquel 11 famille bondynoises ont participé, elles ont ainsi pu faire de substantielles économies ;
  • le service d’autopartage mis en place à la Mairie (21 véhicules  en auto-partage, afin de mutualiser la flotte et limiter les abus d’usage. En outre, cette solution permet un taux d’utilisation des véhicules plus important puisque limité dans le temps. Le créneau étant défini par l’usager au moment de la réservation sur la plateforme dédiée.)
  • la réaffirmation d’un accès à la culture, au sport, à une éducation de qualité pour tous (ces thématiques participent au bien être de la population et donc au développement durable) ;
  • réaffirmation de notre solidarité envers les quartiers et les personnes en difficultés ainsi que la jeunesse;
  • la pérennisation des référents DD au sein des services (15 au total) ;
  • la politique zéro phyto pour les espaces verts, les voiries etc.

Pourtant, certains enjeux, que nous ne pouvons négliger et que nous pointions déjà l’an dernier, peinent à trouver leur place :

  • L’efficacité énergétique des bâtiments : en ces temps de disette budgétaire, il nous paraît nécessaire, si ce n’est vital, d’engager des actions en ce sens. En impulsant des travaux pour rendre les infrastructures publiques énergétiquement plus sobres, nous investirions pour l’avenir tout en faisant des économies conséquentes pour la collectivité ;
  • La maîtrise des consommations d’énergie : la précarité énergétique représente un réel défi  et touche durement les ménages les plus pauvres. Le défi  « familles à énergie positive » nous a montré qu’il était possible d’agir. Qu’attendons-nous pour prendre en main cette thématique, touchant de près de nombreuses délégations d’élus ici présents ?
  • Les modes de consommation et les politiques d’achat : aujourd’hui est voté le « Guide interne des commandes publiques » de la ville ainsi que « le règlement intérieur de la commission d’appels d’offres ». Comme vous pourrez le constater, la pondération pour la qualité environnementale dans les appels d’offres est très faible (5%) ; ce qui démontre le peu de place que le DD occupe dans les marchés publics. Pourtant, nos marges de manœuvre sont importantes, il est aujourd’hui possible d’imposer aux candidats, des exigences en matière de développement durable. Alors qu’attendons-nous pour agir ? La Mairie doit faire preuve d’exemplarité en la matière.
  • Les transports : plusieurs fois, nous avons évoqué le passage à 30km/h de la vitesse dans certaines zones de la ville. Cette action permettrait de pacifier la circulation, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, enjeux majeurs de santé publique et de rendre les rues plus sûres pour les piétons et les cyclistes.
  • Démocratie locale : La participation locale est une solution pour lutter contre le désenchantement civique et faire de la ville un vecteur d’épanouissement personnel et de liberté en vue d’enrichir l’action publique. En termes de développement, cette démarche permet une adaptation des projets aux besoins et aux réalités, à l’échelle du quartier, du lieu de vie, pour plus de durabilité de ce dernier dans le temps et dans l’espace. Depuis 2002, Bondy a mis en place cinq  Conseils Consultatifs de Quartier (CCQ) avec 140 habitants engagés sur la thématique. Il est aujourd’hui nécessaire de les mobiliser sur le développement durable, notamment sur la question de la précarité énergétique. Une telle dynamique permettrait de décloisonner le fonctionnement des 5 conseils, sur une thématique transverse et lourde d’enjeux et de sens pour les Bondynois.

 Bien qu’ayant affirmé notre engagement vis-à-vis du développement durable, notamment à travers la mise en place d’un  service dédié, nous pensons qu’il est possible d’aller plus loin, en créant un véritable service incluant l’actuelle chargée de mission, ainsi que le pôle « approche environnementale de l’urbanisme et l’habitat participatif ». Ce service serait la clef de voûte d’une démarche agenda 21, devant être portée par la municipalité, toujours attendue et pourtant cruciale.

Cette démarche environnementale nous permettrait de mesurer, planifier, et agir de manière cohérente pour que notre ville aborde le XXIème siècle de manière sereine. Il nous semble indispensable de construire, dès le début de l’année 2015, un programme local d’actions, fondé sur une méthodologie, en faveur du développement durable de notre territoire.

Cette démarche serait fondée sur un diagnostic concerté avec l’ensemble des acteurs, traduit par un plan d’actions régulièrement évalué et renforcé. Son succès repose sur la mobilisation des acteurs. Ce processus engage donc notre ville à se projeter dans l’avenir, à identifier les défis et à définir les grandes orientations de progrès.

Ce ne sont donc pas seulement aux élus EELV de porter la politique de développement durable, mais bien à l’ensemble des acteurs de la Ville. C’est ainsi que nous pourrons donner une véritable place à cette thématique ; Chacun d’entre nous, élu, agent, habitant, doit comprendre que le développement durable fait partie intégrante de notre quotidien, de nos projets, des actions menées par et pour les Bondynois.

La participation des services à l’élaboration de ce rapport dénote la capacité de notre ville et de nos services à travailler sur un même projet, de manière transversale. En étant volontaires, nous pourrons ainsi, faire face à la crise qui nous frappe de plein fouet.

Document d’orientation budgétaire // Intervention du groupe EELV // Conseil Municipal du 27/11/2014

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Aujourd’hui Bondy et ses habitants font face à un contexte économique difficile et il est de notre devoir de tout mettre en œuvre pour stabiliser la situation budgétaire de la Ville. Néanmoins, les efforts d’investissements se poursuivent à un niveau historique pour que nous puissions continuer à proposer des services de qualité auprès de la population, pour réduire les inégalités sur notre territoire, tout en prenant de plus en plus en compte les questions environnementales.

En investissant intelligemment nous parions sur un avenir que nous souhaitons construire et maitriser collectivement. En ce sens, nous nous inscrivons dans des politiques publiques de long terme. Ce que nous visons, c’est un développement durable pour nous et les générations à venir.

C’est la raison pour laquelle le DOB doit être abordé à la lumière du rapport développement durable. Cette obligation juridique est là pour nous rappeler que pour définir une stratégie budgétaire pérenne, nous devons aujourd’hui prendre en compte les enjeux de développement durable, pour penser l’avenir, non le subir.

Pourtant, certains projets / actions / politiques peinent à être impulsés… Nous pouvons encore progresser dans l’utilisation des deniers publics, notamment en investissant de manière durable. Voilà notamment trois ans que la Ville est entrée dans une démarche Plan climat, avec pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Une telle démarche doit pouvoir engager la Ville dans une boucle vertueuse, tant environnementale que budgétaire. Bondy est vulnérable et dépendante face aux énergies fossiles qui pèsent sur le budget tant de la ville que des ménages. Nous devons donc investir pour rendre notre patrimoine plus durable, investissements qui nous permettront de faire des économies substantielles à court et moyen terme. De nombreuses villes, en difficultés financières, comme nous, on fait ce choix courageux. Nous devons donc être capables de nous lancer dans un plan pluriannuel de réhabilitation énergétique des bâtiments publics, plutôt que de continuer à voir l’argent partir par les fenêtres…

L’hiver approchant, cette question s’applique aussi aux Bondynois, pour beaucoup victimes de la précarité énergétique. Il est aujourd’hui grand temps de mettre en œuvre des politiques et des actions en faveur d’une sobriété énergétique choisie, assumée et heureuse. L’expérience des familles à énergie positive doit s’amplifier. Leur engagement nous a démontré que la volonté additionnée à un peu de pédagogie et de suivi faisait bouger les lignes. Les citoyens sont de plus en plus conscients des enjeux. Ils veulent participer « Avec » nous, dans une dynamique collective.

Maitriser notre budget revient à maitriser le futur de Bondy, à le penser, le réfléchir et se l’approprier. Impulser une démarche « agenda 21 », programme politique et stratégique visant le développement durable du territoire, permettrait de donner de la cohérence aux différentes compétences et obligations de la collectivité et serait un excellent outil de gestion économe des ressources financières de la collectivité.

Investir pour le DD c’est aussi rendre notre Ville plus agréable à vivre, l’apaiser, et agir pour plus de quiétude urbaine, tout en mettant l’humain au cœur de nos politiques publiques.

N’oublions pas que les familles les plus modestes sont les premières victimes de la crise économique et écologique. Il est donc de notre devoir de faire preuve d’exemplarité et de montrer la voie à nos administrés.

Relance du CDG Express… Une arnaque ?

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Le 23 janvier 2014 le projet du CGD express était relancé. Objectif,  une mise en service pour 2023. Plusieurs fois stoppé, relancé, ce projet fait débat. A l’origine il avait été lancé pour fournir un accès direct entre l’aéroport Charles de Gaulle et le pôle de la gare de l’Est, à l’instar du Londres-Heathrow.

Mais là où le bât blesse, c’est que le projet CDG Express ne s’adresserait en priorité qu’à une clientèle d’affaires, qui aujourd’hui boude le RER B et a tendance à se déplacer en taxi, quitte à se retrouver bloquée dans les bouchons de l’A1 ou de l’A3.

D’une certaine façon ce projet est donc inacceptable, puisqu’il favorise une population aisée, au détriment des utilisateurs quotidiens de la ligne B, aujourd’hui à bout de souffle. Selon les rumeurs le prix d’un aller via l’Express devrait être fixé au prix prohibitif de 20 €, avec pour objectif 6 millions de voyageurs par an, et ce, afin de rentabiliser l’investissement. Tandis que le coût du trajet sur le RER B revient à moins de 10 €, et permet bien entendu d’accéder aux correspondances intramuros, ce qui ne serait, bien entendu, pas prévu pour le billet CDG Express…  Quant au Passe Navigo il ne permettrait pas d’emprunter l’Express, malgré le dézonage généralisé aujourd’hui acté.

Le projet CDG Express, au-delà son aspect socialement inéquitable, semble bancal en termes de viabilité financière.  En ne desservant  que la gare du Nord et de l’Est, ce qui est déjà le cas du RER B,  et en faisant l’impasse sur le quartier de la Défense ou encore la gare St-Lazare, le projet se coupe d’une manne de voyageurs d’affaires, clientèle majoritairement visée. Nous nous posons donc la question de l’intérêt d’un projet coûteux, favorisant la fracture sociale, misant sur un flux de 6 millions de passagers par an, alors que Heathrow génère plus de trafic que l’aéroport Charles de Gaulle et dont la desserte expresse ne plafonnerait qu’à 5 millions de voyageurs par an.

Alors, plutôt que de se lancer dans un nouveau projet titanesque, à la pérennité économique plus que douteuse, nous pensons qu’il serait bien plus judicieux d’investir les deniers publics dans une réhabilitation et une sécurisation de la ligne du B du RER, qui profiterait à tout à chacun, et avant tout à la population francilienne.

Le Passe Navigo, le tarif unique !

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Le Passe Navigo unique en Île-de-France, une promesse de Jean – Paul Huchon ? Bien que l’ensemble des relais attribuent cette petit révolution au PS, Europe Ecologie en est pourtant à l’origine, puisque cette mesure avait été un préalable à l’accord EELV / PS lors des régionales de 2010.

Il n’en reste pas moins que cette mesure est une grande avancée pour les franciliens, notamment les 670 000 détenteurs du Passe Navigo. Mis en place entre 2012 et 2013, le dézonage a déjà permis d’augmenter la fréquentation des bases de loisir de 20 à 30 %.

La suppression des zones doit être considérée comme une mesure sociale. Pourquoi ceux qui habitent le plus loin et qui sont les moins bien lotis en termes de desserte, devrait-il payer plus ? Grâce à cette mesure nous pensons que plus de personnes prendront les transports en commun et laisseront leur voiture au garage.

Désormais le projet se joue à l’assemblée nationale pour que cette mesure d’égalité territoriale voit enfin le jour.

Selon un sondage, une mesure plébiscitée par les Franciliens :

  • 80 % des personnes étaient pour la mise en place du passe unique ;
  • 40 % sont prêts à laisser leur voiture au garage si la mesure est appliquée ;
  • 60 % des abonnées de la zone 1 à 5 sont insatisfaits des transports en commun.

En bref :

  • Septembre 2012 : dézonage le weekend ;
  • Janvier 2013 : mise en place complément de parcours ;
  • Juillet 2013 : dézonage estival ;
  • Avril 2014 : dézonage lors de toutes les petites vacances scolaires ;
  • Et bientôt : le passe unique.