L’Arrêt de la prime pour l’achat d’un VAE est un contre-signal désastreux.

CLUB DES VILLES ET TERRITOIRES CYCLABLES

Assises nationales de la mobilité

L’Arrêt de la prime pour l’achat d’un VAE est un contre-signal désastreux.
 « Circulez, autrement qu’à vélo, y a rien à voir… nous dit le Gouvernement au démarrage des Assises nationales de la mobilité ! »

Communiqué du Président du Club des villes et territoires cyclables, Pierre Serne

« Les Assises de la mobilité, annoncées par le Président de la République en juillet et lancées par le Premier ministre la semaine dernière à Paris, viennent de commencer, pour trois mois, et qu’apprend-t-on hier ? Que le gouvernement a décidé de ne pas prolonger la prime pour l’achat d’un VAE mise en place il y a seulement quelques mois ! Pour quelles raisons ? Mystère sinon le fait que le bonus semblerait « trop bien marcher ». Donc on le supprime. Cherchez l’erreur.
Pourquoi se hâter ainsi sur une mesure sans l’évaluer ? Nous l’ignorons. Le Gouvernement a-t-il pris connaissance des nombreux travaux, notamment ceux de l’Ademe, qui ont mis en évidence l’impact des incitations économiques en général sur l’usage du vélo et celui très considérable du VAE sur le transfert modal de la voiture individuelle vers cette solution de mobilité? Manifestement non ! Nous ne cessons pourtant de rappeler les bénéfices multiples, évalués, de l’usage du VAE en terme d’environnement, de santé publique et d’emploi. Le VAE étend le domaine d’emploi du vélo, en touchant des personnes jusqu’alors éloignées de ce mode : les actifs, les femmes, les personnes de plus de 50 ans, les personnes souffrant de handicap. De plus, les autres modes aidés par l’Etat, voiture et 2RM, sont-ils soumis à la même exigence vis-à-vis du rapport coût/bénéfice des bonus dont ils bénéficient ? La réponse est tout simplement non !


30 VAE vs 1 voiture électrique
Avec une prime pour l’achat d’une voiture électrique, on finance la prime pour 30 vélos à assistance électrique. Mais c’est sur le maintien de l’aide à l’achat de ce dernier qu’il était manifestement urgent que le Gouvernement cogne. L’enjeu n’est donc manifestement pas les économies réalisées.
Plus encore cette décision a aussi une portée symbolique, inévitablement, dans le contexte de démarrage des Assises de la mobilité. Le symbole – quel symbole – d’une nouvelle approche de l’économie de la mobilité du quotidien ? Car c’est bien ce qui soulève notre indignation : comment peut-on prendre une telle décision dans un contexte de concertation large à laquelle tous les acteurs sont invités. Les conclusions des Assises seraient-elles, dès lors, déjà écrites ?
En plus de la décision, de ses conséquences sur le ralentissement à craindre de l’essor du VAE (et de toute la filière économique créatrice d’emplois locaux qui se structurait) qui entraine dans sa roue le vélo en général comme solution de mobilité pour les territoires – tous les territoires y compris périurbains et ruraux -, ce sont en effet les modalités de la concertation qui s’engage qui interpellent.

A partir de là, légitimement, se pose pour les acteurs des mobilités actives que nous sommes la question : faut-il participer aux Assises de la mobilité pendant les trois prochains mois ? Est-ce bien nécessaire ?
Après un si mauvais signal de départ, nous attendons du Gouvernement qu’il apporte des réponses à cette question et surtout des engagements (puisqu’après tout la loi de finances n’est pas encore votée) notamment à 11 jours de l’ouverture des Rencontres nationales du transport public et de notre 21e congrès national à Marseille. »

________________

> Le 21e congrès du Club des villes et territoires cyclables aura lieu à Marseille du 10 au 12 octobre dans le cadre des Rencontres nationales du transport public.
Programme sur www.villes-cyclables.org

Le Club des villes et territoires cyclables, réseau de collectivités territoriales, créé en 1989 par 10 villes pionnières, rassemble aujourd’hui plus de 1 500 collectivités territoriales : communes, agglomérations, départements, régions. Les élus réunis au sein du Club agissent pour développer l’usage du vélo au quotidien – mode de transport à part entière -, les modes actifs et les politiques de mobilité et d’aménagement urbain durables.

________________

Publicités

La semaine du développement débarque à Bondy, du 2 au 4 juin

Réservez votre weekend pour une multitude d’animations pour petits et grands, dès le vendredi 2 juin, jusqu’au dimanche 4 juin !

Plus que deux jours pour donner votre avis sur le PLU et le Plan Local de Déplacements

Avis-d-enquete-publique-sur-le-SCoT_zoomlarge

Deux enquêtes publiques se tiennent actuellement à la Ville de Bondy. L’une concernant la seconde modification du Plan Local d’Urbanisme, la seconde visant le Plan Local de Déplacements de l’agglomération. Deux thématiques à forts enjeux et qui influenceront l’évolution de votre Ville sur le long terme.

C’est la raison pour laquelle le groupe EELV vous invite à inscrire votre avis dans chacun des deux registres d’enquêtes publiques. En tant que citoyen vous pouvez peser sur les projets de votre municipalité, la parole vous est donnée, alors profitez-en ! Vous avez jusqu’au 23 octobre. 

  • Le dossier d’enquête publique du PLD est disponible  à l’accueil des services techniques (2e étage de la mairie).
  • Le dossier d’enquête publique du PLU est disponible  à l’accueil du service urbanisme ( Rez-de-chaussée de la mairie).

Vous trouverez ci-dessous les positions du groupe EELV  quant à ces deux documents.

La position du groupe sur le PLU

En 2011 le groupe EELV s’était abstenu lors du vote du PLU. Nous avions pointé des hauteurs qui ne nous paraissaient pas raisonnables, un projet politique risquant de mener la Ville à une densification mal maîtrisée ainsi qu’à un manque de cohérence urbanistique. Cette vision nous ne  la partageons toujours pas, et c’est la raison pour laquelle nous avons souhaité et obtenu la révision du PLU de Bondy.

En parcourant le dossier de modification du PLU nous avons été choqués de voir que deux typologies de hauteurs ressortaient : H5 et H6, correspondant respectivement à du R+8 (31,5 mètres) et R+16 (50 mètres). Nous ne nous sommes pas battus pour que la Ville réitère les erreurs du passé ni pour accepter certaines lubies démesurées d’un architecte… Nous n’avons pas détruit les tours dans le Nord de la Ville pour recommencer quelques mètres plus loin. De telles hauteurs sont effectivement inadaptées à Bondy, et les enjeux de la ZAC ne justifient pas tout… Penser l’édification d’une telle tour est une aberration. Ce projet, proposé par la Séquano, aurait dû faire l’objet d’une consultation spécifique auprès de la population et des élus.

Il est temps de définir une ligne politique claire en matière d’urbanisme pour notre Ville en évitant de tout sacrifier sur l’autel de la rentabilité. La ZAC est un enjeu trop important pour faire l’objet d’une simple modification, et devrait être intégrée à la révision du PLU actuellement en cour.

La posisiton du groupe sur le PLD

A Bondy il est aujourd’hui de notre intérêt de rendre nos rues plus sûres, plus accessibles, et ce afin de développer la pratique des modes de déplacements actifs, notamment le vélo, en créant un réel réseau à l’échelle d’Est ensemble.

Ce dernier, ainsi que tous ses dérivés est un moyen de lutter contre la fracture sociale, il favoriserait les déplacements des Bondynois et permettrait à nos concitoyens de ne plus être uniquement tributaires de la voiture. Il est aussi un moyen de faire de l’exercice physique tout en alliant l’utile à l’agréable, et influe positivement sur la diminution de la pollution atmosphérique et du bruit sur notre territoire.

Mais il est clair que pour favoriser ces modes de transports, nous devons pacifier notre ville, et pour cela passer l’ensemble de la commune, à l’exception de certains grands axes, à 30 Km/h. Cela aurait pour effet d’avoir un impact budgétaire moindre et lissé dans le temps, puisque des panneaux en entrée de ville suffiraient, et ainsi nous pourrions espacer les différents aménagements dans le temps.

De plus, il nous paraît urgent de commencer à réfléchir à la place de la voiture dans notre ville. Certes les projets structurants du grand Paris apporteront certaines solutions, mais nous ne devons pas attendre. Il nous semble donc opportun d’intégrer à la réflexion du PLD la question de l’auto-partage, et pourquoi pas  l’intégration sur le territoire d’un service comme Autolib’. Et ce afin de favoriser la mobilité vers Bondy pour toute personne se déplaçant  en dehors des horaires de transports en commun et favorisant donc l’accueil de nouveaux habitants qui se seraient peut être tournés vers la première ceinture parisienne. Ce service pourrait aussi contribuer à la réduction de la fracture sociale, en proposant un service à des bondynois ne pouvant investir dans une voiture et supporter les frais y afférant. Cela nous permettrait aussi de restructurer certains espaces urbains, comme le parking extérieur de l’Hôtel de Ville, en y implantant une station et d’apporter dans le même temps un service de mobilité supplémentaire aux futurs hubs intermodaux de la ville, notamment au niveau des gares de l’Arc Express.