Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé, alors même que la radioactivité du site a été prouvée…

Le Collectif Sauvons la Dhuis vient d’apprendre que Placoplâtre, depuis le 12 Novembre 2013, a démarré, à l’abri des regards, la destruction des bâtiments du Fort de Vaujours.
Pour rappel, le 25 Février dernier, une contamination radioactive 70 fois supérieures à la normale, trouvée par les militants associatifs en 2011, a été confirmée par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en présence de l’Autorité de Sûreté nucléaire et d’un huissier de justice, comme nous l’évoquions dans notre article en date du 10 mars.

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Depuis 2011, tous les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont été dans l’incapacité de détecter cette zone pourtant parfaitement identifiée et très facilement détectable.

Fort de permis de démolir délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplâtre a déclaré aux mairies concernées, le 07 Novembre 2013, l’ouverture du chantier de démolition du Fort de Vaujours. Ce chantier est un préalable indispensable à la réalisation de son projet d’exploitation des sous-sols du site.

Placoplâtre commence donc à raser les 79 bâtiments du Fort Central, les 156 bâtiments construits autour de ce dernier ainsi que toutes les infrastructures et tunnels de liaison de l’ancienne fortification militaire. Le permis de démolir permet également l’abattage de plus d’un millier d’arbres.

Les permis de démolir n’ayant été contestés par personne ou par aucun organisme, tout recours administratif est désormais impossible.

La destruction des bâtiments et des infrastructures du Fort de Vaujours est donc réalisée :

–          Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;

–          Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;

–          Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l’Énergie Atomique pendant plus de quarante ans;

–          Sans en avoir préalablement informé la Commission Locale de Concertation et de Suivi;

–          Sans attendre les résultats de l’enquête publique indispensable à toute exploitation des sous-sols du site;

–          Et surtout sans aucune étude d’impact sur la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif « Sauvons la Dhuis » demande donc que l’État prenne ses responsabilités et ordonne l’arrêt immédiat du chantier : le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site ainsi que l’incompétence totale de l’ensemble de ses partenaires à y détecter les contaminations radioactives sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

 

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE A L’ADRESSE
SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

 

Nicolas Sarkozy, les écoutes et la Stasi

Ecoutes-téléphoniques

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette affaire aura fait couler de l’encre, beaucoup d’encre.

Cette affaire, mais aussi toutes les autres dans lesquelles est impliqué de près ou de loin Nicolas Sarkozy : sondages de l’Elysée, affaire Tapie, affaire Bettencourt, affaire Karachi, le supposé financement libyen, et maintenant trafic d’influence et violation du secret de l’instruction.

Cette affaire dont nous parlons, c’est celle des écoutes d’un ancien Président de la République, redevenu un justiciable comme un autre, et de son avocat.

Ecoutes qui ont permis aux dirigeants de l’UMP de nous montrer une fois de plus leurs talents pour détourner le débat, esquiver, réfuter la responsabilité de tel ou tel événement… (lire à ce sujet cet article).

Ecoutes qui auront permis aux médias, alors même qu’un scrutin majeur se prépare pour les 23 et 30 mars prochains, de concentrer le débat sur un sujet qui ne fait qu’éloigner un peu plus les citoyens de leurs représentants, en se prêtant au jeu des coups bas et des attaques de tous bords…

Il nous semblait malgré tout important de faire un tour d’horizon des réactions au lendemain de la publication de la tribune du principal intéressé :

–       Comme le met en avant EELV dans son communiqué du 20 mars. « Cette attitude pyromane est proprement irresponsable, indigne de la charge qu’il a occupée pendant cinq ans » souligne EELV, rappelant que « dans cette tribune véhémente, Nicolas Sarkozy affirme vouloir être traité comme un « citoyen normal » et établit un parallèle grotesque et scandaleux avec les méthodes totalitaires de la Stasi est-allemande. « Décidément, la France des droits de l’homme a bien changé » ose-t-il même, lui qui rêvait d’une Union pour la Méditerranée avec les dictateurs Kadhafi, el-Assad et Ben Ali. »

–       Pascal Riché, journaliste pour RUE 89, prend la peine de nous rappeler dans son article que « Nicolas Sarkozy donne rarement des leçons de libertés publiques, ce qu’on peut aisément comprendre. Pas besoin de réveiller le souvenirs des peines planchers, de l’extension de la rétention de sûreté, de la loi sur l’audiovisuel public, du fichier Edvige, des test ADN, de l’exploitation des fadettes de journalistes par la DCRI, de la chute de la France dans le classement de la liberté de la presse ».

Il nous rappelle surtout ce qu’était la Stasi, et pourquoi la comparaison semble aujourd’hui odieuse : « La Stasi n’a rien à voir avec le travail des juges français. C’est le diminutif du ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), chargé de la police politique et de l’espionnage en Allemagne de l’Est. Ce n’était pas un petit ministère : en 1989, lorsque le Mur était encore debout, elle comptait environ 266 000 agents, soit 1% de la population : 91 000 fonctionnaires et 175 000 informateurs. On a aussi estimé à 190 000 le nombre d’agents informels basés en RFA. […)La Stasi emprisonnait : entre sa création en 1950 et sa dissolution en 1989, la Stasi comptait dix-sept prisons, où l’on pouvait atterrir sans autre forme de procès.[…) La Stasi, enfin, liquidait. Les opposants potentiels, mais pas seulement. Sa direction avait même donné ordre de tirer sur les familles qui tentaient de passer à l’Ouest »

–       Enfin, dans un article paru ce jour sur Lemonde.fr, on nous rappelle à juste titre  que ce qu’il subit aujourd’hui, Nicolas Sarkozy le doit en partie à sa propre action lorsqu’il était ministre de l’Intérieur ou Président de la République, lui qui a fait son possible pour élargir les pouvoirs de la police et du parquet, statutairement lié à l’exécutif ;  adoption de la rétention de sûreté en 2008 ; autorisation donnée en 2006 aux policiers de saisir, sans le contrôle d’un juge, les données de connexion des opérateurs téléphoniques ; La loi Perben 2 qui a permis aux policiers de placer des micros ou des caméras dans les voitures ou chez les gens à leur insu ; et la garde à vue a été étendue à 96 heures.

Sans oublier en 2008, le fichier Edvige autorisant les services de renseignements à collecter des informations sur tous les militants politiques, associatifs ou syndicaux, et sur toute personne ou groupe simplement « susceptible de porter atteinte à l’ordre public », ou encore les moyens accordés à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) à partir de cette même date, pour écouter et surveiller Internet, sans autre contrôle que celui du coordonnateur du renseignement, un proche du chef de l’Etat.

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Si ces écoutes s’avéraient illégales ou inappropriées, Nicolas Sarkozy et son avocat peuvent tout à fait porter ces éléments devant la Justice, qui saura faire toute la lumière sur cette affaire et rectifier ce qui doit l’être

Si ces écoutes permettent de mettre au jour un réel délit (de trafic d’influence notamment), alors Nicolas Sarkozy, citoyen normal, n’aura fait que bénéficier du même traitement que n’importe quel autre citoyen français.

En attendant, la retenue, le bons sens et l’humilité semblent être de rigueur dans cette affaire.

 

 

 

Si vous n’avez rien suivi de cette affaire, vous pouvez consulter cet article.

Le gaz de schiste sera exempté d’étude d’impact environnemental en Europe

Dans notre article publié le 14 mars dernier,  nous vous faisions part d’une bonne nouvelle pour la planète : Le tribunal de Melun venait en effet d’interdire, par une décision du 12 mars, un forage d’exploration pétrolière à Nonville en Seine et Marne.

Ce jugement est important car il précise que l’interdiction de la fracturation hydraulique prévue par la loi est générale et absolue et qu’elle s’applique ainsi à l’exploration de potentiels gisements d’hydrocarbures non conventionnels par des groupes pétroliers.

Malheureusement le même jour, le 12 mars dernier, le Parlement européen a adopté la révision de la directive portant sur les Études d’impact environnemental (EIE). Et a décidé que les activités d’exploration et d’extraction des hydrocarbures de schiste seront exemptées d’études d’impact environnemental. Une telle étude est pourtant obligatoire pour près de 200 types de projets, tels que la construction de ponts, de ports, d’autoroutes, de décharges de déchets ou d’élevages intensifs…

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Ces études, de nature technique, ont été développées depuis les années 1970, et dans certains cas sont devenues obligatoires pour apprécier les conséquences environnementales de la réalisation de projets d’aménagement et d’infrastructures publics et privés qui, par l’importance de leurs dimensions ou leurs incidences sur le milieu naturel, pourraient porter atteinte à ce dernier. Après l’analyse du projet, et une éventuelle consultation publique, une telle étude émet des recommandations afin de « limiter, atténuer ou compenser les impacts négatifs du projet ». Environ 5 000 études de ce type seraient menées chaque année en France.

La fin des « lourdeurs administratives » et « exigences inutiles », selon les lobbys

La nouvelle directive européenne prévoit que de nouveaux facteurs environnementaux tels que la biodiversité et le changement climatique soient pris en compte dans les études. Fruit d’un compromis avec le Conseil européen, où siègent les représentants des États membres, la nouvelle directive a été approuvée par le Parlement européen (avec 528 voix pour, 135 contre et 15 abstentions). Ses promoteurs avancent qu’elle permettra « de rendre les méthodes d’évaluation plus claires, de faciliter la participation du public, d’inclure des règles plus strictes pour lutter contre les conflits d’intérêt, et de limiter les recours aux dérogations ». Par exemple, la nouvelle directive prévoit que les États membres de l’UE devront assurer une « séparation fonctionnelle » entre l’autorité compétente pour mener l’étude et le promoteur du projet. Ce qui semble bien être un minimum !

En revanche, le texte voté exempte les activités d’exploration et d’extraction des hydrocarbures de schiste de l’obligation d’une étude d’impact environnemental. Le Parti Populaire européen (PPE) – la droite européenne – a salué un texte qui« permet de réduire les lourdeurs administratives pour les porteurs de projets ». De son côté, l’Association internationale des producteurs de gaz et de pétrole (OGP)s’est réjoui d’une décision qui n’impose pas « des exigences inutiles » et permet« l’évaluation des ressources énergétiques nationales ». Insistant lourdement sur l’intérêt d’explorer les potentielles réserves européennes de gaz de schiste en Europe, le lobby pétrolier et gazier considère que la décision du Parlement est « un pas en avant pour rendre l’Europe plus compétitive ».

De l’amiante pour fracturer la roche…

En première lecture, le Parlement européen avait pourtant introduit les activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures de schiste dans la liste des activités obligatoirement soumises à une étude d’impact environnemental, comme l’avait réclamé la société civile. En janvier dernier, craignant que les États membres refusent cette proposition, plusieurs centaines d’organisations de la société civile ont appelé les institutions européennes à « un sursaut de sagesse » (voir notre article). Finalement, la Pologne et le Royaume-Uni, plus soucieux de faciliter les projets pétroliers et gaziers sur leur territoire que de satisfaire aux demandes de la société civile et des nombreuses régions et communes désireuses d’interdire ou encadrer l’usage de la fracturation hydraulique, auront eu gain de cause.

Ce ne sont pourtant pas les preuves qui manquent pour décrire les graves conséquences environnementales de l’usage de la fracturation hydraulique, y compris dans l’étape exploratoire, avant même la phase d’exploitation. Ainsi, une récente étude de l’Office américain de géologie démontre que l’usage de la fracturation hydraulique peut générer des tremblements de terre pouvant atteindre 5,7 sur l’échelle de Richter. Au même moment, la production de gaz issu de la fracturation hydraulique vient d’être stoppée dans le Queensland en Australie où une entreprise ajoutait de l’amiante pour fracturer la roche. Toujours insuffisant pour déclencher une étude d’impact environnemental préalable ?

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Source : Maxime Combes, Bastamag.net http://www.bastamag.net/Union-europeenne-pas-d-etude-d

 

 

 

Le 12 mars, le bio est dans vos verres avec le marché des vins bios à Montreuil

DOUZIEME EDITION DU MARCHE DES VINS BIO DE MONTREUIL-SOUS-BOIS

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Le 22 mars prochain, les producteurs de vin bio seront à Montreuil pour la douzième édition du marché des vins bio.

S’il ne fallait donner qu’une raison de courir à leur rencontre, rappelons que le lendemain il faudra voter. Or des questions décisives sont en jeu dans cette affaire : la lutte contre les lendemains de dégustation difficiles, la défense de pratiques respectueuses de l’environnement à la vigne, le soutien à l’élaboration de vins justes et dépourvus de faux semblants au chai, l’affirmation d’un engagement sans équivoque en faveur du Développement Buvable – pour n’en citer que quelques-unes.

Seuls à y répondre, les vins bio suscitent une mobilisation dont l’ampleur ne peut plus être ignorée. On le vérifiera cette année encore à Montreuil où quarante vignerons des principales régions d’appellation de France, d’Italie et de Grèce feront découvrir leurs vins à une foule d’amateurs avertis et de néophytes qui grossit d’année en année. Dans une atmosphère chaleureuse, ils montreront que l’on peut substituer à la règle désespérante du chacun pour soi le mot d’ordre une bouteille pour tous !

Que ce soit pour aborder l’épreuve de l’isoloir avec des idées claires ou pour passer un moment agréable en compagnie de producteurs passionnés, un détour par le marché des vins bio s’impose donc. Confrontées à la menace d’une récession économique sans précédent ainsi qu’aux défis du réchauffement climatique et de l’appauvrissement des énergies fossiles, nos sociétés s’interrogent : que faire ? Face à la montée universelle des inquiétudes et des périls, les producteurs de vin bio prennent leurs responsabilités.

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Le 12ème Marché des Vins Bio de Montreuil aura lieu :

au palais des congrès Marcel Dufriche,

117 rue Étienne Marcel

93100 Montreuil

Métro : Robespierre

le samedi 22 mars 2014 de 10h00 à 19h00

 

 

 

Plus d’informations sur le site : http://bouffonsbios.ouvaton.org

 

 

Seront présents les vignerons et viticulteurs suivants :

 

Domaine Paul Barre, Pascale et Paul Barre Fronsac

Château Richard, Richard Doughty Saussignac, Bergerac

Château Vent d’Autan, Anne et Olivier Godin Cahors, Quercy

Domaine Roche-Buissière, Laurence et Antoine Joly Côtes du Rhône

Domaine des Sablonnettes, Christine et Joël Ménard Anjou

Domaine de la Bregeonnette, Stéphane Orieux Muscadet

Domaine Patrick Baudouin, Patrick Baudouin Anjou

Domaine Bois Moisset, Philippe Maffre Gaillac

EARL Régnier-David, Jean-François Régnier Saumur

Domaine des Coteaux d’Engravies, Philippe Babin Ariège

Frédéric Geschickt Alsace

Domaine de Bel Air, Pierre Hervé VDP de la Nièvre

Château Lagarette, Olympe et Alexandra Minvielle 1ère côtes de Bordeaux

Arts et Vins, Alain Dubois Grèce, Crète

Château La Salle, Mickael Jaumain Bordeaux

Domaine de Causse Marines, Patrice Lescarret Gaillac

Domaine Rouge Garance, Cortellini/Trintignant Côtes du Rhône

Domaine les Maisons Rouges, Elisabeth et Benoît Jardin Jasnières, Cotx du Loir

Domaine Sylvie Spielmann, Sylvie Spielmann Alsace

Domaine Jean-Claude Rateau, Jean-Claude Rateau Bourgogne

Château Cajus, Pierre Veyron Bordeaux supérieur

Domaine Bellauc, Marie-Blanche et Gil Schefchen Jurançon

Domaine Jacques Maillet, Jacques Maillet Savoie

Domaine Les Dolomies, Céline Jannet Jura

Domaine Jolly Ferriol, Isabelle Jolly et Jean-Luc Chossart Roussillon, Rivesaltes

Château Moulin de Peyronin, Véronique et Franck Terral Bordeaux

Clos 19 bis, Vincent Quirac Sauternes et Graves

Domaines de Sainte Barbe et des Chazelles,

Jean-Marie et Ewelina Chaland Mâcon, Viré-Clessé

Domaine Les Faverelles, Isabelle et Patrick Georgelin Bourgogne Vézelay

Bera Vittorio e figli, Alessandra e Gianluigi Bera Moscato d’Asti

Château Planquette, Didier Michaud Médoc

Domaine Côtes de la Molière, Isabelle et Bruno Perraud Moulin à vent, Pouilly Fuissé

Château Larchère, Thierry Baudry Montbazillac, Bergerac

Domaine Les Chesnaies, Béatrice et Pascal Lambert Chinon

Nicolas Bertin et Geneviève Delatte, L’Echalier Anjou

Domaine du Rousset Peyraguey, Alain Dejean Sauternes

Domaine La Guintrandy, Olivier Cuilleras Côtes du Rhône, Visan, Cairanne

Clos de Mounissens, David Poutays Côtes de Bordeaux

Château de Grand Pré, Guy, Annick et Yann Bertrand Fleurie

Domaine Les promesses de la terre, Bruno Weiller Corbières

Azienda agricola Vairo, Eugenio Vairo Riviera di Ponente, Vermentino

Et quelques jolies surprises de dernière minute…

 

A votre santé ! vin

Une bonne nouvelle pour la planète

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Le tribunal de Melun a interdit mercredi 12 mars un forage d’exploration pétrolière à Nonville en Seine et Marne.

Ce jugement est important car il précise que l’interdiction de la fracturation hydraulique prévue par la loi est générale et absolue et qu’elle s’applique ainsi à l’exploration de potentiels gisements d’hydrocarbures non conventionnels par des groupes pétroliers.

EELV salue cette décision de justice qui limite la tentation des grands groupes d’explorer notre sous-sol et limite surtout toute velléité de lobbying de ces groupes dans l’avenir. Groupes ultra puissants qui ne pourront du coup pas arguer des résultats de leurs explorations pour obtenir des droits à la fracturation et à l’exploitation.

Face aux divers risques de pollution, émissions de gaz à effet de serre, sécheresse, tremblement de terre etc, ce jugement est une décision sage, en accord avec les engagements de la France et du Président de la République. C’est surtout une décision qui préserve l’avenir et l’environnement.
Investissons plutôt dans les énergies renouvelables, c’est là un bien meilleur gisement d’emplois et d’énergie.

Sandrine Rousseau et Julien Bayou, porte-parole d’EELV

Pour rappel :

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11 mars 2011 : un tremblement de terre et un tsunami faisaient 18 000 morts et causaient la plus grande catastrophe nucléaire de ce début de siècle

Pour l’agriculteur japonais Naoto Matsumura, qui vit toujours sur ses terres contaminées par l’accident nucléaire de Fukushima : «Je pense qu’EDF estime que les centrales nucléaires françaises bénéficient d’une technique de meilleure qualité. Tepco, c’était pareil. Ils nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que c’était sûr…»

fukushima accident

3 ans jour pour jour après l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon, la situation sur place est toujours extrêmement problématique. Partout, en France et dans le monde, des commémorations ont lieu aujourd’hui.

A Paris ce mardi 11 mars, EELV organisait à 12h30 un rassemblement commémoratif en hommage aux victimes de l’accident sur les marches de la Place de la Bastille, en présence d’Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale, de Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée Nationale, et de nombreux militants.

rassemblement bastille

Le Réseau Sortir du nucléaire propose également de nombreuses actions antinucléaires, dans le cadre d’une campagne de 50 jours, partout en France, du 8 mars au 26 avril, entre les dates marquant le début des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl.

Alors que se jouent actuellement des décisions qui engageront l’avenir énergétique de la France pour les prochaines décennies, l’heure est à la mobilisation, c’est pourquoi le réseau souhaite mobiliser, informer, sensibiliser et dénoncer les risques. Le coup d’envoi de ces 50 jours a été donné le weekend dernier avec notamment une forte mobilisation en Alsace pour la fermeture immédiate de Fessenheim.

Plus d’infos sur http://www.sortirdunucleaire.org/50jours

Une soirée bougies organisée en mémoire des victimes de la catastrophe de Fukushima aura lieu ce mardi 11 mars à 19h30 devant l’hôtel de ville de Paris.

Dimanche 9 mars, plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Tokyo pour demander au gouvernement de renoncer à l’énergie atomique. Trois ans après l’accident nucléaire de Fukushima, la situation reste toujours critique à la centrale, mais le gouvernement conservateur de Shinzo Abe reste lui partisan d’une relance du nucléaire dans le pays…

Les témoignages et reportages, 3 ans après la catastrophe, font pourtant froid dans le dos … :

« Quelques jours après le tremblement de terre, la population a fui : l’océan avait envahi la centrale de Fukushima Daiichi, située à une quinzaine de kilomètres, provoquant la catastrophe nucléaire la plus importante depuis Tchernobyl (1986). Les habitants ne sont jamais revenus. »

« La centrale est à sept kilomètres. Dans la rue commerçante épargnée par la vague géante, l’entrepôt du distributeur de journaux est rempli des piles ficelées d’exemplaires du quotidien daté du 12 mars 2011, jamais distribués. A la « une », une photo du désastre. »

« Certains paysans retournent inlassablement la terre, espérant en extirper le mal. Les éleveurs, dans une région réputée pour sa viande bovine, ont jeté l’éponge : à Kawauchi (2 800 habitants, dont la moitié est revenue), quatre-vingts familles pratiquaient l’élevage. Il n’en reste plus que sept. »

« Dans tous les villages, les habitants s’inquiètent. ‘ Les hirondelles et les moineaux ont disparu, il n’y a plus de grenouilles, des arbres meurent sans que l’on sache pourquoi ’ »

Plus d’infos sur ce sujet  :

–         Dans les villes mortes autour de Fukushima, LE MONDE | 10.03.2014

–         Fukushima : 3 ans après l’accident nucléaire, les séquelles toujours présentes, NOVETHIC | 11.03.2014

–         Pour le dernier homme vivant à Fukushima, le prochain accident nucléaire sera en France, Le Figaro | 10.03.2014

–         Fukushima: autour de la centrale, la dépression fait plus de victimes que la radioactivité, Les échos | 10.03.2014

Radioactivité prouvée au fort de Vaujours

En janvier dernier, nous avions relayé l’appel à manifester autour du scandale qui se joue actuellement sur le site du Fort de Vaujours (cf. notre article en cliquant ici)

Le feuilleton continue, et touche sans doute à la fin…

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Le 25 février dernier, à la demande des préfectures, le collectif « Sauvons la Dhuis » a été invité à participer à une campagne de mesures contradictoires de 3 points chauds dans l’enceinte du Fort de Vaujours.

Le verdict a été sans appel : 2 zones de contamination ont été détectées

Ainsi une contamination radioactive plus de 70 fois supérieure à la normale a bien été confirmée par la CRIIRAD en présence de l’ASN dans la casemate de tir TC1 du Fort de Vaujours.

Rappelons que l’uranium est un produit très toxique à la fois sur le plan chimique et radiologique. Il est particulièrement dangereux par ingestion et plus encore par inhalation. Une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies.

Ces contaminations radioactives ont donc été révélées en présence de la presse, de représentants des préfectures de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, d’élus locaux des villes de Vaujours, Courtry, Coubron, Villeparisis et Livry-Gargan. Des cadres de Placoplatre et des associations locales étaient également présents.

Par conséquent, comme la CRIIRAD l’avait rappelé en décembre 2012, le Fort de Vaujours est bel et bien toujours contaminé par des matières radioactives. La controverse est donc terminée.

Devant l’incapacité accablante de mettre en évidence un point clairement identifié depuis 2011, quelle valeur peut-on accorder à toutes les analyses réalisées sur le Fort pour le compte de Placoplâtre depuis 2010 par l’IRSN, le BURGEAP et le CEA ? Comment de tels organismes peuvent-ils avoir montré autant d’incompétences ?

Il est temps désormais que les préfectures, les élus locaux, les parlementaires et le gouvernement Français prennent enfin la pleine mesure des contaminations radioactives et autres pollutions du Fort de Vaujours.

Nous leur demandons expressément de mettre un terme définitif au projet d’exploitation en carrière à ciel ouvert sur ce site : L’incompétence totale de l’ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans est désormais la preuve irréfutable du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des premières habitations.

 

Retrouvez le communiqué complet du collectif Sauvons la Dhuis en cliquant ici.

Santé environnement, Perturbateurs endocriniens… Kézako ?

 

Santé et environnement sont deux domaines étroitement liés. Les impacts de notre environnement sur notre santé sont aujourd’hui de plus en plus nombreux, et trouvent leur origine dans les risques sanitaires liés aux pollutions des milieux de vie (air, eaux, sol) ou aux agents physiques (champs et ondes) ou chimiques (pesticides dans l’alimentation, parabènes dans les cosmétiques etc.).

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Le constat de la crise sanitaire est là: Le nombre de cancers a progressé de 88% en 25 ans. Aujourd’hui 1 femme sur 5,  et 1 homme sur 2 seront touchés au cours de leur vie, et le nombre d’enfants atteints augmente.  L’obésité touche aujourd’hui 14,5% des adultes en France. L’asthme a été multiplié par 2 en 20 ans. La reproduction est impactée, avec 14% des couples qui ont des difficultés à procréer.

Nous sommes face à une véritable épidémie des maladies chroniques (infertilité, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires, allergies, affections mentales), causées en grande partie par la dégradation de notre environnement.  Fin 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) parlait d’une « épidémie mondiale » : 88% des décès en Europe sont causés par ces maladies.

La crise sanitaire est en grande partie liée à une exposition chimique multiple, à travers notre alimentation, nos transports (particules fines/Diesel), la cosmétique, les produits d’entretien, la qualité de l’air intérieur ou de l’eau, le tout aggravé par le fameux « effet cocktail ».

 

Article issu du site de Générations Cobayes.

 

 

QU’EST-CE QU’UN PERTURBATEUR ENDOCRINIEN (PE)?

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les perturbateurs endocriniens sont « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme. Elles peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants ». Ces produits chimiques peuvent être d’origine naturelle ou anthropique (provenant de l’activité humaine).

 

DES EFFETS SUR LE SYSTÈME HORMONAL 

Les PE exercent ainsi des effets sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action ou d’élimination des hormones naturelles du corps. Ils peuvent altérer le taux d’hormones dans le sang, imiter les hormones ou les inhiber. L’équilibre du système endocrinien relevant d’une régulation très fine, les dérèglements provoqués par les PE peuvent entraîner de très lourdes conséquences. En particulier, dans les premières étapes de la vie, où nos hormones jouent un rôle très important dans le développement physiologique de l’individu, les impacts des PE sur le fœtus, le nourrisson, ou l’enfant en croissance peuvent s’avérer irréversibles.

 

1991 : UN CHANGEMENT DE PARADIGME

C’est en 1991 avec la déclaration de Wingspread que des chercheurs ont pour la 1ère fois formalisé le changement de paradigme toxicologique des perturbateurs endocriniens en 5 points :

  1. la période fait le poison : contrairement à l’adage « c’est la dose qui fait le poison », pour les PE c’est le moment de l’exposition qui compte, pas la dose, et en particulier la vie intra-utérine constitue une fenêtre de grande vulnérabilité à l’exposition aux PE ;
  2. le délai de latence entre l’exposition et l’apparition des effets peut être important ;
  3. la relation dose-effet n’est pas linéaire mais peut présenter, notamment, des courbes en U avec des effets plus forts à faible dose qu’à forte dose ;
  4. l’effet cocktail : les effets d’un mélange de PE peuvent dépasser la somme des effets des substances individuelles et l’on peut aussi observer des effets en combinant des doses qui seraient sans effet prises individuellement ;
  5. les effets transgénérationnels : par des mécanismes biochimiques complexes, désignés sous le terme d’épigénétiques, les effets des PE peuvent se transmettre sur plusieurs générations dans la descendance de l’individu exposé.

 

Les bouleversements induits par ce changement de paradigme constituent autant de défis pour la recherche scientifique et médicale, l’expertise en matière d’évaluation des risques et bien entendu les réponses politiques.

 

QUELLES CONSÉQUENCES SUR LA SANTÉ ?

Les Perturbateurs Endocriniens (PE) sont associés à toutes les maladies chroniques modernes en pleine expansion : cancers hormono-dépendants, syndrome métabolique, troubles neuro-comportementaux, atteintes à la fertilité et l’appareil de reproduction. Ils pourraient constituer l’une des clefs d’explication de ce que l’OMS désigne comme une « épidémie [mondiale] de maladies non transmissibles ».

 

EXEMPLES DE RISQUES ASSOCIES AUX SUBSTANCES :
schéma PE

 

 

  • Le bisphénol A, à lui seul, est associé à des tumeurs mammaires chez la femme exposée in-utero, au diabète de type 2, à des troubles cardiovasculaires, à des troubles de la reproduction et à des problèmes comportementaux.
  • Les phtalates seraient responsables chez le petit garçon du syndrome de dysgénésie testiculaire (dont testicules non-descendus, distance ano-génitale réduite, incidence accrue de cancer) et de troubles métaboliques (diabète de type 2 et obésité).
  • Les parabènes perturberaient le fonctionnement de plusieurs hormones (œstrogènes/androgènes, hormones thyroïdiennes), et sont susceptibles de provoquer des atteintes à la fertilité et à l’activité métabolique.
  • Les composés perfluorés sont associés à des atteintes à la reproduction, des troubles comportementaux et à l’affaiblissement des défenses immunitaires.
  • Plusieurs filtres UV courants dans les cosmétiques comme les composés de benzophénone et des dérivés de camphre sont suspectés d’affecter l’appareil de reproduction de la descendance masculine des individus exposés.
  • Le BHA, antioxydant et conservateur couramment utilisé dans les aliments, les emballages alimentaires et les cosmétiques est associé à une baisse des niveaux d’hormones (testostérone et hormones thyroïdiennes) et des malformations des spermatozoïdes.

 

 

QUELQUES CHIFFRES

  • En 50 ans, la qualité du sperme a diminué de 50% à l’échelle mondiale et le volume séminal de 25% [1]
  • En France, pour un homme de 35 ans : diminution du nombre de spermatozoïdes entre 1989 et 2005 et augmentation du nombre de spermatozoïdes malformés[2]
  • Le taux de couples n’ayant pu concevoir après 12 mois sans contraception passé de 14% en 1991 à 24% en 2012 [3]
  • Augmentation des malformations génitales :
    • hypospadias : malformation de l’urètre qui ne débouche pas à l’extrémité du pénis mais dans sa partie inférieure, qui affecte de 0,2% et 4% des jeunes garçons français. Le taux d’intervention chirurgicale est de 1,1 pour 1000 par an avec une augmentation annuelle de 1,2%.
[4]
    • cryptorchidie : non-descente des testicules dans le scrotum, (+1,8% d’augmentation par an des interventions chirurgicales)
    • Cancer des testicules : en 2008, l’incidence (taux standardisé mondial pour 100 000 personnes) était de 6,7, en augmentation de 2,5% par an depuis 1998 [5]
  • Diminution de l’âge de la puberté chez les filles en France : 18 ans au 19ème siècle contre 12 ans aujourd’hui. [6]

 

 

QUELLES CONSÉQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ?

Les perturbateurs endocriniens sont omniprésents dans l’environnement : on les retrouve dans la quasi-totalité des milieux aquatiques (via les effluents de stations d’épuration, les eaux usées industrielles, les dispersions de pesticides agricoles, etc.) et dans les océans également contaminés par le lessivage des milliards de particules plastiques flottantes qui supplantent peu à peu le plancton en début de chaîne alimentaire. Cette contamination a des impacts sur la faune sauvage.

Les PE induisent chez la faune des effets sur le développement, la métamorphose  (hermaphrodisme chez les amphibiens), la croissance, la reproduction, le sex-ratio, l’immunologie et favorisent certaines pathologies (telles que des tumeurs cancéreuses). Ils favorisent également les troubles neurocomportementaux (perte d’équilibre chez les insectes pollinisateurs) et les modifications des caractères impliqués dans la reproduction, la survie et l’adaptation au milieu.

Quelques exemples historiques sont fournis par le TBT (Tributyltin – dérivé de l’étain) dont l’usage dans les peintures antifouling a entraîné, dans les années 1980, des extinctions en masse chez les mollusques des zones portuaires marines, ou encore le DDT (Dichlorodiphényltrichloroéthane), un insecticide aujourd’hui interdit en France, mis en cause dans la réduction significative de la taille du pénis des alligators du lac Apopka (Floride) suite à un déversement accidentel dans ce lac[7].

Plusieurs études[8] révèlent également que la féminisation des poissons proviendrait de l’exposition aux PE. Ainsi, en 2006, une étude anglaise (Gross-Sorokin et al.) a étudié les effets anatomiques dus à la perturbation endocrinienne chez les poissons dans une cinquantaine de sites contaminés. Cette étude a montré qu’un tiers des mâles présentaient un phénotype intermédiaire entre mâles et femelles. Chez les poissons les plus touchés, les spermatozoïdes montraient même une diminution de 50 à 75% de leur mobilité. Les oiseaux aussi sont touchés puisque l’exposition aux PE pourrait altérer la reproduction et le comportement chez les adultes et auraient des répercutions sur le développement des jeunes oiseaux[9].

 

 

LES PE DANS NOS SALLES DE BAIN….

C’est dans les produits Hygiène-Beauté que l’on retrouve le plus de perturbateurs endocriniens. Selon l’analyse réalisée par Noteo Institut, près de 40% des produits Hygiène-Beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien.

 

QUELLES SUBSTANCES RETROUVE-T-ON LE PLUS DANS LES PRODUITS D’HYGIÈNE ET DE BEAUTÉ ?

PE produits de beauté

Les Parabènes 

  • Les méthylparabène, propylparabène, éthylparabène et butylparabène sont les parabènes les plus utilisés dans les cosmétiques (mais ils existent aussi les  isobutylparabène, benzylparabène, isopropylparabène). Présents à hauteur de23% dans les produits d’hygiène et beauté, ils sont dans la majorité des cas utilisés de façon combinée.
  • Le parabène est utilisé en tant que conservateur. On note un fort attrait pour les fabricants du fait de leur faible coût de production.
  • Niveau de risque Noteo Institut[10] : 15 (à substituer)

 

Le Cyclopentasiloxane (ou Cyclomethicone)

  • Le Cyclopentasiloxane est présent à hauteur de 15% dans les produits H&B.
  • Beaucoup de fonctionnalités peuvent être utilisées par les fabricants : antistatique, adoucissant cutané, hydratant, solvant ou encore permettant de contrôler la viscosité du produit.  Cette polyvalence le rend assez présent dans les produits.
  • Niveau de risque Noteo Institut[11] : 18 – risque maximal du fait de son caractère bioaccumulable (va s’accumuler dans les tissus et engendrer une exposition permanente) – à substituer

 

Benzophenone et Ethylhexyl Methoxycinnamate : absorbeur de rayons ultraviolets

  • Ces substances ont été développées principalement pour les crèmes solaires, en remplacement de substances opacifiantes qui rendaient les consommateurs couverts d’une pellicule blanche, puisqu’elles assurent une transparence du produit.
  • Cette caractéristique a aussi permis l’extension de leur utilisation dans des produits où on ne les attendrait pas comme les shampoings, pour protéger ses cheveux de l’impact des rayons ultraviolets ou encore des crèmes hydratantes classiques.
  • Le problème est que certaines de ces substances sont associées à un fort risque de perturbation hormonale en plus d’être des substances favorisant la création des radicaux libres (substances agressives car hautement réactives pour certains composants cellulaires).
  • Niveau de risque Noteo Institut[12] : 15 pour ces 2 substances – à substituer

 

Triclosan

  • Agent anti-bactérien utilisé principalement dans les dentifrices (mais aussi beaucoup utilisé dans l’industrie textile et les vêtements de sport anti-transpiration)
  • Niveau de risque Noteo Institut[13] maximal de 18 du fait de son caractère bioaccumulable (va s’accumuler dans les tissus et engendrer une exposition permanente) – à substituer

 

ZOOM SUR LES PRODUITS OU L’ON RETROUVE LE PLUS DE PERTURBATEURS ENDOCRINIENS 

 PE produits de beauté 2

 

Baumes et maquillage lèvres                               rouge à lèvre

  • 40% des rouges à lèvres et baumes contiennent au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Ethylhexyl Methoxycinnamate, Parabènes et Cyclopentasiloxane,
  • L’exposition aux substances est d’autant plus importante que les lèvres sont des muqueuses : l’absorption de ces substances à risques s’opère plus facilement pour passer dans la circulation sanguine.

 

Focus sur les fonds de teint & crèmes hydratantes                                   crème

  • 71% des fonds de teint et 32% des crèmes hydratantes contiennent au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Parabènes et Cyclopentasiloxane,
  • Les agents de pénétration contenus dans les crèmes hydratantes et fonds de teint amplifient l’absorption de ces substances à risques.

 

   Focus sur les dentifrices                                    dentifrice

  •  30% des dentifrices contiennent au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Parabènes et Triclosan,
  • Les gencives étant très fines, l’absorption de ces substances à risques en est amplifiée.

 

Focus sur les déodorants                  déodorant

  • 35% des déodorants contiennent  au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Parabènes et Cyclopentasiloxane,
  • L’utilisation de produits contenant ces ingrédients à risques sur une peau fragilisée par une dépilation ou un rasage peut engendrer une absorption plus importante du produit.

 

 

HYGIÈNE-BEAUTÉ : EXISTE-T-IL DES ALTERNATIVES ?

 

PEUT-ON ATTEINDRE LE 0% PARABENE ? O% PE ? 

Aujourd’hui 60% des produits d’hygiène-beauté sont dénués de perturbateurs endocriniens.

Dans les autres cas, la problématique se situe souvent au niveau des conservateurs et des filtres UV. Concernant les parabènes, utilisés comme conservateurs du fait de leur capacité à inhiber le développement bactérien, ils interfèrent avec certaines fonctions hormonales.

Afin de limiter leur emploi, les industriels se tournent vers d’autres substances qui ne sont pourtant pas dénuées de risques : Phenoxyethanol (risque Noteo Institut[14] : 14), Benzyl alcohol (risque Noteo Institut : 14), Methylisothiazolinone (MIT) et autres substances rassemblées dans la famille des isothiazolinones  (risque Noteo Institut : 9), Dérivés azo de l’urée (Imidazolidinyl urea et Diazolidinyl urea).

 

Pourtant, la base de données européenne des substances utilisées en cosmétique[15]recense 166 substances pouvant être utilisées comme conservateur. Comme indiqué ci-dessus,  certaines sont déjà connues pour présenter un risque mais d’autres resteraient des alternatives viables si elles pouvaient s’inscrire dans une formulation spécifique (pas d’incompatibilité de formule avec d’autres substances du produit).

 

Des formulations adaptées peuvent aussi permettre de s’affranchir des parabènes et autres conservateurs problématiques, par exemple en utilisant des huiles essentielles, de l’argile ou même certaines algues pour leurs caractéristiques gélifiantes.

Des travaux de recherche et développement sur des packagings « intelligents » permettent aujourd’hui de s’affranchir de conservateurs en limitant la contamination du produit lors de l’utilisation.

 

QUID DES PRODUITS ECO-LABELLISES ? 

La plupart des produits éco-labellisés permettent de s’affranchir de ces substances PE. Ainsi, 1,3% produits d’hygiène et beauté éco-labellisés contiennent des substances perturbatrices du système endocrinien contre 40% pour les produits sans écolabels.

L’unique substance retrouvée dans ces produits est le Cinnamal que l’on rencontre naturellement dans certaines huiles essentielles (cannelle, jacinthe, patchouli). A noter : son association à la perturbation endocrinienne est caractérisée par 3 sources scientifiques différentes et semble indiscutable.

 

Cependant, les éco-labels ne garantissent pas l’absence de risques sur d’autres impacts sur la santé et l’environnement.

 

 

LES PE DANS NOS CUISINES…

Et dans l’alimentaire, où retrouve-t-on les perturbateurs endocriniens ? Il s’avère que peu d’ingrédients se révèlent être de nature perturbatrice des systèmes hormonaux ; le risque dans les aliments se cache donc ailleurs… essentiellement dans certains emballages. Certains éléments présents dans les emballages ou les récipients migrent dans les denrées alimentaires et l’impact de ces migrations sur la santé est parfois très controversé.

 

LES TYPOLOGIES D’EMBALLAGES 

Le système à 7 codes présents sur les emballages permet d’identifier les différents plastiques à usage alimentaire. Ils démontrent plus ou moins de migration vers les denrées alimentaires.Les plastiques de catégorie 3 (PVC), de catégorie 6 (PS) et plastiques et plastifiants de catégorie 7 sont les plus controversés.

 

PRINCIPAUX PLASTIQUES ALIMENTAIRES ET SUBSTANCES MIGRANTES 

 

3- PVC : présence des substances assouplissantes du plastique : phtalates et adipates, composés perturbateurs endocriniens.

6- PolyStyrène (PS) : détection de styrène et bisphénol A, composés perturbateurs endocriniens.

7- Autres plastiques, dont PolyCarbonate (PC) : Bisphénol A (d’autres plastiques forment cette catégorie notamment les bioplastiques et donc difficiles à identifier uniquement avec le code 7).

 

 

AUTRES EMBALLAGES 

Les canettes et boîtes de conserve sont vernies d’une résine de type Epoxy qui est un polymère du Bisphénol A tapissant l’intérieur et se trouve donc en contact direct avec l’aliment. Ces emballages sont donc susceptibles de relarguer du Bisphénol A.

Des alternatives ont été développées dans le cadre de l’interdiction du Bisphénol A dans les biberons : PES (polyethersulfone) et le PPSU (polyphénylsulfone). Cependant ces alternatives à base de Bisphénol S auraient les mêmes caractéristiques de perturbations endocriniennes que le Bisphénol A et ne serait faire l’objet d’un plan de substitution adéquat.

D’autres emballages en carton ont par le passé été pointés du doigt quant à leur capacité à laisser migrer les encres qui, si minérales, peuvent relarguer des substances comme des métaux lourds. Ce point peut être amélioré avec l’utilisation d’encres végétales.

 

DANS LES ALIMENTS 

En matière d’ingrédient, seul le Butyl Hydroxy Anisol (BHA, E320) est identifié dans la base de données de produits de Noteo. Il ne faut pas sous-estimer son utilisation qui paraît faible mais est concentrée dans certains types de produits, surtout dans les chewing-gums (50% en contiennent).

 

 

TRIBUNE DES ELUS DU GROUPE EELV DE BONDY, MARS 2014 

Alimentation, cosmétiques, pollution de l’air, textiles, ondes électromagnétiques : au quotidien, notre santé est mise en danger par des substances toxiques, technologies ou pollutions qui nous entourent, tels que les perturbateurs endocriniens (qui interfèrent dans le fonctionnement de notre système hormonal) : Parce qu’on ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade, nous devons nous emparer du problème, alerter et sensibiliser les bondynois et leur fournir des solutions pour se protéger. La santé-environnement est un enjeu du quotidien, qui touche chacun d’entre nous, et notamment les populations les plus précaires, souvent les plus exposées, mais aussi les enfants, les plus fragiles dans leur développement. Pour que Bondy et ses habitants vivent tous en bonne santé dans une ville saine, saisissons nous de ce sujet !

Les élus du groupe EELV

www.eelvbondypavillons.com

 


[1] E. Carlsen et al., « Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years », British Medical Journal, vol 305/6854, septembre 1992, p 609-613

[2] J. Le Moal et al., “Evolution de la concentration spermatique en France entre 1989 et 2005 à partir des données de la base Fivnat”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 21 février 2012

[3] R. Slama, “La fertilité des couples en France”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012

[4] F. Suzan, “Cryptorchidies et hypospadias opérés en France chez le garçon de moins de 7 ans (1998-2008)”,
Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012
5 Y. Kudjawu,”Evolution nationale et variations régionales du taux de patients opérés pour cancer des testicules en France, 1998-2008”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012
6 J. Tinggaard et al., “The physiology and timing of male puberty”, Current Opinion on Endocrinology, Diabetes and Obesity, vol. 19/3, juin 2012

[7] Rapport « Perurbateurs endocriniens et biodiversité », WWF, 2011

[8] Gross-Sorokin et al, 2006 ainsi que les études de Susan Jobling

[9] Rapport « Perturbateurs endocriniens et biodiversité », WWF, 2011

[10] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[11] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[12] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[13] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[14] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[15] COSING : http://ec.europa.eu/consumers/cosmetics/cosing/index.cfm?fuseaction=ref_data.functions