L’opinion de Philippe Meirieu sur les rythmes scolaires

Ph_meirieu  Sur les rythmes scolaires, le point de vue de Philippe Meirieu, pédagogue, vice président EELV de la Région Rhône-Alpes, est parue dans Le Monde le 13       février 2013 :

« Rythmes scolaires : « Où va le train? »

À quelques petites semaines des décisions que vont devoir prendre les communes sur la mise en œuvre de la semaine de quatre jours et demi, les tensions s’exaspèrent. Les professeurs d’école expriment leur inquiétude sur la « précipitation » de décisions auxquelles ils estiment ne pas avoir été assez associés. Ils disent aussi leur malaise face à une société qui ne cesse d’avoir à leur égard de nouvelles exigences sans qu’ils bénéficient des contreparties financières et de la considération sociale auxquelles ils ont droit : pourquoi seraient-ils les seuls à devoir « payer » pour rééquilibrer le temps de l’enfant quand les parents ont souvent renoncé à résister à la pression des écrans et laissent le temps de sommeil quotidien de leurs enfants diminuer d’année en année ? Pourquoi seraient-ils contraints à modifier leurs horaires de travail dans « l’intérêt supérieur de l’enfant » quand, par ailleurs, la société tout entière sacrifie cet intérêt aux lois du marché publicitaire et leur confie au quotidien, sans le moindre scrupule, des enfants qui oscillent, de plus en plus, entre excitation et apathie ? Pourquoi seraient-il les seuls à porter le poids d’une réforme qui épargne les industries du tourisme, les autoroutes et les médias réunis ?…

De leur côté, les municipalités s’inquiètent : auront-elles les moyens de financer, de manière pérenne, les activités nécessaires au rééquilibrage de la semaine ? Comment feront celles qui ont déjà de sérieuses difficultés financières ? Comment mobiliser, en un temps si court, le tissu associatif, culturel et sportif de proximité, dans le cadre de projets éducatifs locaux articulés aux projets d’école et à l’action des enseignants ? Ne vont-elles pas être contraintes à jouer au « poussepousse » avec des quarts d’heures qu’on déplacera en fonction des opportunités au cours de la pause méridienne ou en fin d’après-midi ?

Il faut d’abord rappeler que, si nous en sommes là, c’est en raison des décisions brutales et totalement irresponsables de Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy : alors que rien ne figurait, sur la question des rythmes scolaires, dans le programme du président élu en 2007, le ministre de l’Éducation nationale ouvre le dossier le 3 septembre de la même année dans un entretien au Parisien… dossier bouclé trois jours plus tard par le Président de la République qui se prononce pour « la suppression des classes le samedi matin, sans report sur les autres jours de la semaine ». L’annonce officielle est faite par le ministre le 27 septembre au 20 heures de TF1 : il n’y aura plus d’école le samedi matin, les municipalités pourront organiser, à la place, des activités culturelles ou sportives, le temps d’enseignement ainsi gagné sera utilisé pour l’aide aux élèves les plus en difficulté (ce qui, laisse-t-on entendre ici ou là, permettra de supprimer les RASED)… La mesure est mise en place dès la rentrée 2008, malgré les réserves de l’Association des Maires de France et les mises en garde particulièrement clairvoyantes d’Antoine Prost, qui dénonce, dans une tribune parue dans Le Monde le 29 mai, un « Munich pédagogique », « une entreprise de déconstruction » qui risque, selon lui, d’être irréversible. Il est suivi par quelques mouvements pédagogiques, mais son appel est fort peu relayé au plan politique (il faut dire que quelques municipalités de gauche – et pas des moindres ! – ont déjà supprimé les cours le samedi matin, voire adopté la semaine de quatre jours).

Nulle grève ou manifestation n’est organisée par les organisations professionnelles pour protester contre la machine infernale qui s’est mise en marche : diminution globale du temps scolaire, alourdissement de la journée pour les élèves en difficulté qui se voient imposer « l’aide individualisée » pendant la pause méridienne ou après les cours, dysfonctionnements graves en termes de chronobiologie pour tous les enfants, avec moins de journées de classe et des journées plus lourdes (juste l’inverse de ce que préconisaient les chercheurs depuis bien longtemps) et une coupure de deux jours en fin de semaine qui casse le rythme veille / sommeil d’enfants qui, se couchant tard le vendredi, le samedi et le dimanche, peinent à se lever le lundi matin et commencent la semaine fatigués…

Au regard de cette situation, on comprend la volonté du ministre actuel d’agir et d’agir vite. Sans aucun doute, la semaine de quatre jours et demi avec des cours le mercredi matin est un progrès. Sans aucun doute, l’injonction faite aux communes d’organiser des activités complémentaires dans le cadre d’une semaine repensée était nécessaire. Mais pourquoi avoir écarté si vite l’hypothèse du retour du samedi matin ? On connaît l’argument de la garde alternée et des familles recomposées qui souhaitent pouvoir accueillir les enfants deux jours d’affilée… Mais résiste-t-il bien à l’analyse si l’on avance que, justement, le samedi matin peut être une occasion pour ces familles, comme pour les autres, d’un moment de contact privilégié avec l’école et les enseignants ? Pourquoi, aussi, avoir renoncé sans vrai débat à un rééquilibrage plus global de l’année scolaire, avec une diminution ou un zonage des vacances d’été et une alternance plus rigoureuse entre temps de travail et « petites vacances » ? Pourquoi, enfin, avoir imposé une formule unique – les cours le mercredi matin – quand on aurait pu s’en remettre aux collectivités territoriales et aux écoles, à partir d’un cahier des charges national exigeant, afin qu’elles pensent ensemble l’aménagement du temps de l’enfant (et pas seulement du « temps scolaire ») dans le cadre de « projets éducatifs locaux » ?

D’autant plus que la crispation sur les « rythmes scolaires » à laquelle on assiste aujourd’hui est particulièrement contre-productive au regard de la « refondation de l’École » que le ministre appelle de ses vœux. Elle écarte un fait pédagogique majeur : ce qui fatigue l’enfant, d’abord et avant tout, c’est l’échec. Ce dont il a besoin plus que tout, c’est d’une pédagogie qui l’aide à focaliser son attention, qui lui propose des contenus de savoirs mobilisateurs, qui l’accompagne dans son travail pour qu’il en améliore sans cesse la qualité, qui valorise ses réussites et lui permette d’accéder, grâce à des médiations adaptées, aux grandes œuvres de notre culture.

Au bout du compte, comme le soulignait malicieusement le philosophe et pédagogue américain Neil Postman, « on peut bien faire circuler les trains à l’heure, mais à quoi bon s’ils ne vont pas là où nous voulons ? » Et c’est bien là, en effet, la question : pourquoi cette précipitation technique sur les rythmes alors que, par ailleurs, les programmes de 2008 restent en vigueur ? Il eût fallu revenir – au moins à titre conservatoire et avant la nouvelle élaboration qui s’impose – aux programmes de 2002, ambitieux, pédagogiquement cohérents, et accompagnés d’instructions qui permettent aux enseignants de se mobiliser collectivement pour faire de leurs classes et de leurs écoles de véritables « collectifs apprenants ». Car on trouve précisément, dans les programmes de 2002, les outils nécessaires pour articuler intelligemment activités scolaires et activités péri et parascolaires. Les démarches d’acquisition, les connaissances structurantes et les prolongements possibles y sont présentés et saisissables par les enseignants en collaboration avec des intervenants qui peuvent ainsi ne pas être réduits à de simples « variables d’ajustement ».

Il y a bien un « mal français » dans la conduite de nos réformes scolaires : spécialistes de combats épiques sur les « modalités », nous en oublions les « finalités ». Pris dans la frénésie des arrangements institutionnels et fascinés par les problèmes de « tuyauterie », nous en oublions les questions de contenus et de méthodes… Les tensions actuelles montrent la limite de ce « pilotage ». Espérons qu’elles nous permettront, si nous savons en tirer les leçons, de construire enfin ensemble « un discours sur l’école », clair sur ce que nous en attendons et mobilisateur pour les acteurs de terrain qui prennent tous les matins le chemin de la classe. Les professionnels de l’éducation en ont plus que jamais besoin. Notre pays aussi. »

Marche pacifique dimanche 17 février à 14h30 à Bondy

Suite à l’agression, le samedi 2 février 2013, de Florian (étudiant en troisième année de droit) qui a reçu 7 coups de couteau à la Remise à Jorelle, une marche pacifique de soutien est organisée.

Cette initiative a pour vocation de mobiliser face à ces actes de violence (gratuite et/ou disproportionnée) qui se multiplient dans l’hexagone  et pas seulement dans les quartiers dits sensibles.

Le groupe local EELV de Bondy – Les Pavillons-sous-Bois invite tous ceux qui le désire à se joindre à cette initiative.

Le départ est prévu à 14h30 à l’angle de la rue Edouard Vaillant et de l’avenue Marie Curie, pour se rendre devant la gare, puis la mairie, avant d’arriver au commissariat.

trajet marche blog

 

 

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Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète.

Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.

Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.

Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.

Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

Des années après les premières alertes sur la disparition des abeilles, on en sait un peu plus sur les raisons de cette hécatombe, qui n’a fait que s’aggraver.

Le documentaire « Des Abeilles et des hommes » qui sort au cinéma la semaine prochaine va raviver cette peur panique : « Et si les abeilles venaient à disparaître ? », interroge l’auteur, d’une voix millénariste.

Une chose est sûre, rappelle ce très beau documentaire, « un tiers de ce que nous mangeons n’existerait pas sans les abeilles », le principal pollinisateur agricole de la planète.

Le « facteur environnemental »

A qui la faute ? La réponse à cette question a progressé depuis cinq ans, notamment avec la reconnaissance, par l’autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA), en janvier dernier, du rôle d’une famille récente d’insecticides – les néonicotinoïdes  (classe d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes avec une toxicité inférieure chez les mammifères et qui sont parmi les insecticides les plus utilisés à travers le monde) – dans le déclin des abeilles.

Pour Olivier Belval, de l’Unaf, « la moitié du problème a des causes environnementales, et l’autre moitié est lié aux pathologies, comme le varroa (acarien parasite de l’abeille)». Dans ce qu’il appelle les « causes environnementales », l’apiculteur ne met pas seulement les pesticides, mais aussi la monoculture intensive, qui appauvrit l’alimentation des abeilles.

 

Pour en savoir plus sur le sujet, rendez-vous au cinéma André Malraux lors de la semaine du développement durable qui a lieu chaque année du 1er au 7 avril : 

 

Des Abeilles et des Hommes

Film documentaire austro-allemand de Markus Imhoof (2013-1h28-VO stf)

Séances :

Mercredi 3 avril : 21h

Samedi 6 avril : 16h

Dimanche 7 avril : 16h

 

Modification du PLU : Contribution du groupe local

 

 PLU

Exécutoire sur toute la commune de Bondy de puis le 30 septembre 2011, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un document essentiel, définissant les règles de construction qui s’appliquent sur l’ensemble du territoire communal. Il remplace ainsi le Plan d’Occupation des Sols (POS) et détermine les évolutions de la ville en matière de logements, d’équipements, de services, d’espaces publics, d’activités économiques, etc. Il a donc une influence très importante sur le mode de vie actuel et futur de tous les Bondynois.

Une procédure de modification de notre PLU a été lancée en ce début d’année 2013, et dans ce cadre une enquête publique a permis de recueillir les avis de la population sur les modifications proposées.

Le groupe local Europe Ecologie – Les Verts de Bondy – Les Pavillons-sous-Bois a décidé de contribuer à l’enquête publique concernant cette modification du PLU.

 

 Les modifications du PLU qui nous sont proposées ne correspondent pas à nos attentes.

Nous sommes tous conscients que notre ville est très dense, trop dense ?

Nous regrettons que le PLU ne prévoit rien pour empêcher l’émergence d’immeubles et la densification massive au détriment des pavillons, notamment des pavillons de caractère. Une distinction entre zones pavillonnaires à préserver et zones constructibles comme la ZAC du canal, où il semble compréhensible de construire des immeubles, nous aurait semblé importante. Il est souhaitable de privilégier les toitures à pans pour préserver l’unité architecturale des quartiers pavillonnaires.

Nous souhaitons que la zone comprise entre la gare et l’hôtel de ville (en particulier rue de la République) soit retravaillée. Nous comprenons que cette zone soit une zone « dense » car c’est une zone proche des moyens de transport, mais il nous semble nécessaire de préserver les pavillons remarquables qui existent dans cette zone. Le règlement actuel ouvre la porte à de multiples constructions de petits immeubles. Est-ce souhaitable pour notre ville?

Nous demandons également que le bonus de constructibilité (pour construire plus haut) ne soit accordé que lors de constructions à énergie positive. Nous serons alors réellement en avance sur la loi.

Nous comprenons la nécessité de modifier notre PLU pour permettre la réalisation du projet spécifique qu’est la reconstruction du foyer de jeunes travailleurs. En dehors de l’intérêt de ce projet, cette modification ne nous choque pas car cette construction se fera en limite de zone  UCb (Sous secteur « Avenue Galliéni, Canal de l’Ourcq, de Lattre de Tassigny »)  et s’inscrit donc dans une cohérence avec celle-ci.

Cependant, nous ne comprenons toujours pas pourquoi un certain nombre d’autres modifications sont proposées et donc imposées aux habitants. Il serait logique à notre sens que ce soit aux promoteurs de s’adapter, notamment pour la zone de l’écoquartier du canal et pour celle du quartier De Lattre.

 

Le groupe local EELV Bondy – Les Pavillons-sous-Bois note néanmoins qu’un certain nombre de modifications semblent aller dans le bon sens comme les adaptations des règles de la Zone UR pour protéger le tissu pavillonnaire (notamment en ce qui concerne les zones de stationnement imposées lors d’une construction).  

Bondy le 6 février 2013

Pour le groupe local EELV

Philippe Gauthier 

 

Soirée unitaire en faveur du droit de vote des étrangers mercredi 6 février 2013


Affiche_DroitVoteEtrangers

 Montreuil dit « Oui » au droit de vote des résidents étrangers dès 2014, et le groupe local EELV de Bondy– Les Pavillons-sous-Bois aussi !

Alors que les résidents étrangers contribuent au quotidien à la production de richesses et de services dans notre pays, il paraît évident que nous ne pouvons continuer à les exclure de l’acte minimal que constitue le droit de vote aux élections locales.

Dans nos villes, des milliers d’hommes et de femmes issus de l’immigration, qui vivent et travaillent depuis des années en France attendent ce signal fort de reconnaissance de leur citoyenneté.

Dominique Voynet, Maire de Montreuil et Razzy Hammadi, député de Seine-Saint-Denis en appelleront à une application dès 2014 de cet engagement, formulé il y a plus de 30 ans par François Mitterrand, puis renouvelé en 2012 par François Hollande.

Mercredi 6 février, à l’appel d’une trentaine d’organisations et avec le soutien de la ville de Montreuil, les associations, syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires…) et partis politiques de la gauche (EELV, PS, PCF, Gauche unitaire, FASE, RGC, PG…) se retrouveront pour une grande soirée unitaire en faveur du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales :

             Mercredi 6 février 2013, 19h

            Salle des fêtes

               Hôtel de Ville de Montreuil

                 1, place Jean Jaurès

A l’occasion de cette soirée, Toure Kounda, Rost et Tarace Boulba, Rock wave, Lyrics… répondront aussi à l’appel et assureront une programmation musicale énergique en solidarité avec ce combat.

Un site internet et une pétition de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui coordonne l’initiative, sont accessibles sur www.droitdevote2014.org

Les ondes électromagnétiques à l’assemblée nationale

L’Assemblée nationale devait examiner cet après-midi une proposition de loi portée par la députée écologiste Laurence Abeille visant à appliquer le principe de précaution aux ondes électromagnétiques qui se multiplient à mesure de l’usage des réseaux de communication.
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Le travail en commission avait déjà abouti au rabotage du texte initial, mais il permettait au moins de jeter les bases d’une nouvelle politique en matière d’ondes électromagnétiques.

Pour la ministre de l’économie numérique, c’était apparemment encore trop.

Par un artifice procédural inédit dans le fonctionnement de l’Assemblée, qui n’a jamais été utilisé, y compris sur un texte issu de l’opposition, le groupe socialiste s’est en effet vu contraint de voter à la dernière minute une motion de renvoi en commission qui bloque la discussion sur le texte, et organise son enterrement.

Malgré l’opposition des groupes UDI, communiste, radical et écologiste, les députés socialistes, recevant en la circonstance la neutralité bienveillante des députés de l’UMP, ont adopté cette motion ahurissante.

En affichant ainsi son mépris pour le travail parlementaire d’un groupe de la majorité, en tordant le bras du groupe majoritaire et de ses membres qui avaient sérieusement travaillé sur le texte, la ministre démontre une méconnaissance inquiétante du fonctionnement de nos institutions et des règles de la démocratie parlementaire.Cette volte-face gouvernementale est d’autant plus incompréhensible que le premier ministre lui-même, auditionné mardi par le groupe écologiste, avait indiqué que le gouvernement était ouvert à un «enrichissement » du texte, et à l’examen d’amendements qui seraient venus compléter le texte issu de la commission.A l’évidence, entre les puissants lobbies des opérateurs et le ministère de Madame Pellerin, la ligne directe fonctionne parfaitement.Les député-e-s écologistes sont déterminés à ne rien lâcher sur cette question et exigent que des engagements clairs et datés soient pris par leurs partenaires de la majorité pour que le texte revienne au plus vite au programme de travail de l’Assemblée.


Une consécration pour l’Association sportive de Bondy !

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L’association sportive de Bondy (ASB) a obtenu la lame d’or du meilleur club de l’année 2012 en escrime !

Cette distinction a été remise à Bernard Verrier, président de la section escrime de l’ASB,  dimanche 27 janvier 2013 lors du tournoi international de fleuret de Paris

Deux critères importants sont pris en compte pour obtenir cette récompense :

  • La qualité de la formation
  • L’activité du club

Je souhaite donc saluer aujourd’hui les maîtres d’armes, Pascal Ignace pour l’ensemble des catégories, Harold Lefèvre et Richard Robin pour les plus jeunes, et faire part de toutes mes félicitations aux bénévoles, notamment Brigitte Nguyen et Mélanie Verrier qui réalisent un travail important auprès de leur président Bernard Verrier.

 

Le club de Bondy ce n’est pas seulement nos deux championnes de niveau mondial, Joséphine Jacques André Coquin et Lauren Rembi, mais aussi tout un club qui travaille, forme et éduque de jeunes Bondynois.

Le partenariat avec le collège Brossolette (voir le prochain Reflets) devrait permettre à notre club de continuer à progresser.

 

Encore bravo à tous!

Philippe Gauthier, adjoint en charge des politiques sportives.

 

PASS NAVIGO UNIQUE : Qu’est-ce que c’est ?

pass unique

Une région, une seule zone, un seul tarif. C’est ce que portent les élus régionaux écologistes depuis 2010. Cette mesure d’égalité entre tous les habitants leur permettra de se déplacer partout en Ile-de-France pour le même prix. Retour sur ce projet de Pass Navigo Unique.

1. Un engagement de la campagne régionale de 2010

  • Pour renforcer la cohésion territoriale et le droit à la mobilité, la liste Europe Ecologie Les Verts, menée par Cécile Duflot, a défendu la création d’un « Pass Vert» lors de la campagne des régionales en 2010. La vocation de ce Pass était de permettre l’utilisation des transports en commun dans l’ensemble de l’Ile-de-France au tarif unique de 65 euros.
  • Au second tour, cette proposition a été intégrée dans le programme commun de la gauche et des écologistes. Le Pass est ainsi devenu un engagement de la majorité régionale (PS, EELV, Front de gauche…)

2. Le parcours législatif et technique de la mesure

  • En décembre 2011, la suppression des zones tarifaires a été votée par le conseil régional dans le cadre d’un protocole d’accord portant sur la réforme de la tarification des transports franciliens. Ce protocole a ensuite été validé par le STIF, le Syndicat des transports d’Ile-de-France.
  • Première étape vers la suppression des zones tarifaires, le dézonage du week-end a été mis en place comme prévu en Septembre 2012. Cette mesure a eu un succès immédiat : de 175 000 à 200 000 franciliens – dont beaucoup d’automobilistes – choisissent les transports en commun pour se déplacer les week-ends en Ile-de-France.
  • Au 1er janvier 2013, le complément de parcours a été instauré. Il permet aux voyageurs de dépasser la limite de leurs abonnements en ne payant que la partie supplémentaire du trajet.
  • Avant-dernière étape avant la mise en place complète du Pass Unique : le dézonage intégral des vacances d’été en 2013.

3. Un financement à préciser    

Il est primordial de poursuivre et d’accélérer les travaux de modernisation et de création de nouvelles lignes pour désenclaver le territoire. Il est en outre hors de question de faire peser sur les usagers le poids financier de cette mesure. Il faut donc dégager des ressources supplémentaires pour financer le dézonage, une mesure évaluée entre 300 et 500 millions d’euros.

  • Le moyen le plus direct de dégager de nouvelles ressources est l’harmonisation du Versement Transport, l’impôt payé par les entreprises de plus de neuf salariés pour financer les transports publics. En effet, selon leur situation géographique, les taux d’imposition des entreprises franciliennes ne sont pas les mêmes. Ils varient de 1,7 à 2,6% de la masse salariale brute.

La proposition des écologistes est de faire contribuer l’ensemble des entreprises franciliennes à hauteur de 2,6%, ce qui permettrait de dégager 800 millions d’euros supplémentaires par an. Le       financement du Pass serait ainsi pérennisé et le dividende irait renforcer les fonds pour l’amélioration de l’existant ou le développement de nouvelles offres. Ceci sans impact trop pesant pour les sociétés concernées.

Comme il s’agit d’une taxe, c’est au Parlement de faire évoluer les textes. C’est l’une des raisons de cet appel aux parlementaires par les élus écologistes à la Région.

  • D’autres possibilités de financement vont être ouvertes avec l’acte III de la décentralisation. La région Ile-de-France pourrait dans ce cadre, bénéficier de ressources nouvelles qu’elle gérerait comme elle l’entend et donc qu’elle pourrait affecter à cette mesure. Les modalités sont actuellement en cours de discussion, d’où cet appel des élus écologistes au gouvernement.

 

 Pour soutenir le projet, vous pouvez signer la pétition citoyenne pour un appel aux parlementaires sur le financement du pass unique :  http://tarifunique.fr/ ou vous rendre sur la page facebook http://www.facebook.com/Tarifunique