Le 9 octobre, c’est la fête de l’énergie à Bondy !

L’agence locale de l’énergie MVE organise la 5e édition de la fête de l’énergie.

logo fête de l'énergie

Au programme, du 9 au 12 octobre, des ateliers d’échanges et de sensibilisation pour tous les publics, des visites et des ateliers pour tout savoir sur les économies d’énergie, la rénovation thermique ou encore la transition énergétique !

A bondy, deux rendez-vous se dérouleront jeudi 9 octobre :

  • Un atelier de sensibilisation, Terre Saint Blaise, Bondy – 16h: Dans le cadre de la réhabilitation d’une résidence I3F du quartier Terre Saint Blaise à Bondy, MVE propose un atelier de sensibilisation aux éco-gestes, réduction des consommations, accompagné d’une présentation du défi Familles à énergie positive. Pour les résidents du quartier.

 

  • Un Café-énergie « Citoyen Action Climat 2050 », Bondy – 19h : Venez découvrir les enjeux du CAC 50 en participant à l’atelier proposé par MVE. Une façon ludique de comprendre les enjeux du Plan Climat à l’échelle domestique. Entrée libre. Nombre de places limité. Réservation souhaitée. RDV au restaurant Le Chêne, 73 Rue Jules Guesde à Bondy (93).

 

Pour découvrir le programme complet de la fête de l’énergie, rendez-vous à l’adresse suivante :

http://www.agence-mve.org/fete-de-lenergie-2014/

fête de l'énergie 2014

Dimanche 21 septembre : on laisse la voiture au garage et on sort les vélos !

Lundi 22 septembre, des citoyens partout dans le monde se mobiliseront pour célébrer la journée mondiale sans voiture, et rappeler à tous que l’automobile n’est pas indispensable et que nous pouvons choisir de nous déplacer autrement.

journee-sans-voitures-2014-mini1

A cette occasion, la ville de Bondy a souhaité mettre le vélo à l’honneur dimanche 21 septembre : 8 km de balade à Bondy, avec une pause dans le bois de Bondy (prévoir de quoi grignoter !), pour découvrir les pistes cyclables et espaces naturels de votre ville.

Rendez-vous à partir de 9h30 à la gare de Bondy, départ à 10h et arrivée prévue vers 12h30 sur l’Esplanade de l’Hôtel de ville.

Inscriptions :

Centre socioculturel Sohane

162/164 route de Villemomble

Tel : 01 48 02 01 31

Le combat pour la maternité des Lilas continue !

La maternité des Lilas est dans la dernière ligne droite de sa lutte débutée il y a 4 ans.maternité lilas

Elle se bat pour sa survie mais également pour les droits des femmes à choisir leur accouchement, et à disposer de leur corps.

Pour l’instant l’Agence Régionale de Santé (ARS) a reculé sur une délocalisation à Montreuil. C’est une première victoire ! Mais nous devons encore convaincre l’Etat : Dans un contexte de coupes budgétaires, d’accélération des suppressions des établissements de proximité, les avantages croissants accordés aux cliniques privées questionnent sur la pérennité de cet établissement qui, devenu vétuste, aurait besoin d’être reconstruit au plus vite. L’Etat doit donc s’engager sur les 10 millions manquant pour le démarrage du projet.

 

La maternité des Lilas a donc besoin de bénévoles de manière urgente pour les aider à gagner ce combat, combat dans lequel de nombreux citoyens et élus sont déjà impliqués.

La maternité vient de lancer une campagne participative de grande ampleur, une première en France pour ce type de projet, et recherche les profils de bénévoles suivants :

  • une personne pouvant contacter les différentes fondations et leur proposer de participer à notre campagne participative
  • une personne pouvant nous soutenir sur la communication globale
  • une personne pour nous faire des flyers, affiches, tout support qui pourrait nous aider
  • des personnes pleines d’idées, prêtes à donner un peu de temps!

 

Pour les soutenir dans leur collecte de fonds, c’est par ici :

http://www.bulbintown.com/projects/440/la-maternite-des-lilas-vivra-aux-lilas/accueil

 

Dimanche 21 septembre : Marchons pour le Climat !

De Rio à Djakarta, de New-York à Paris, la Marche pour le Climat programmée le 21 septembre prochain, réunissant des centaines de milliers de personnes à travers le monde, lance une série de grandes mobilisations en vue de l’échéance majeure que représente la COP 21 à Paris en décembre 2015.

 

La COP 21, qu’est-ce que c’est ?

L’année 2015 sera déterminante pour l’avenir du régime climatique international : la plus importante conférence des Nations Unies sur le climat de la décennie se tiendra en novembre à Paris. La France a été officiellement nommée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la 19e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques de Varsovie (COP19).

planète

C’est la date fixée lors de la conférence de Durban en 2011 pour s’entendre sur un accord global de l’ensemble des pays pour lutter contre le changement climatique en fixant leurs engagements au-delà de 2020, et fixant aussi les objectifs des pays en cohérence avec les conclusions scientifiques du GIEC (Groupement International des Experts du Climat) dont le nouveau rapport sortira en 2014.

Il s’agira de faire le bilan des avancées et des insuffisances des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : 8 objectifs prioritaires en faveur des pays en développement avaient été fixés en 2000 avec 2015 pour horizon. Il s’agit d’une part de faire le point des avancées réalisées et des insuffisances, puis de fixer de nouveaux objectifs pour l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités d’ici 2030.

Ce sommet aura également pour rôle de fixer aux différents pays de la planète les Objectifs de Développement Durable. Des négociations sont engagées dans le cadre des Nations Unies pour déterminer ces objectifs, leur quantification possible et la manière de suivre les progrès de leur réalisation (avec notamment de nouveaux indicateurs de développement).

Si les objectifs internationaux (OMD et ODD) attirent peu l’attention de l’opinion publique, le défi climatique interpelle et l’opinion se révèle sensible à ce sujet. Néanmoins, la négociation climat en elle-même, à moyen et long terme, ses tenants et aboutissant sont difficilement compréhensibles du grand public.

Le calendrier 2014-2015 offre donc une opportunité unique de mettre au cœur de l’actualité les questions des changements climatiques et du développement durable et de mobiliser les citoyens sur la transition écologique et sociale !

Le rôle de la France

Ce sommet est d’une extrême importance, et doit impérativement aboutir à un accord ambitieux sur la réduction des gaz à effet de serre : Montée des eaux, réfugiés climatiques, accroissement des phénomènes naturels extrêmes… le réchauffement climatique ne concerne pas que les générations futures, il a d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur notre quotidien !

paris climat 2015

La France devra avoir un rôle premier et porter haut et fort des engagements ambitieux.

En tant que pays hôte de la conférence-climat, la France doit également montrer l’exemple en matière d’excellence environnementale et de mise en œuvre de politiques publiques climatiques.

Heureusement, l’écologie apporte des solutions : engager la transition énergétique pour créer des emplois, produire une énergie saine et renouvelable, développer des modes de transports plus doux, mieux se loger tout en réduisant sa facture d’électricité… Nous pouvons protéger la planète tout en améliorant notre qualité de vie.

Alors mobilisons-nous !

Le dérèglement climatique nous concerne toutes et tous. Agir pour le climat, c’est améliorer notre qualité de vie :

  • En créant des emplois par la transition écologique, les énergies renouvelables, l’agriculture paysanne et la rénovation thermique des bâtiments
  • En nous déplaçant mieux dans des transports plus doux, agréables et non polluants
  • En réduisant les factures énergétiques grâce à une meilleure isolation des bâtiments
  • En finir avec l’énergie nucléaire, nocive pour l’homme et pour l’environnement, pour passer à une énergie saine et renouvelable
  • En améliorant notre alimentation avec des produits locaux et de qualité.

 

Dimanche 21 setepmbre : PARIS MARCHE POUR LE CLIMAT !

panda marche climat

Deux jours avant le sommet historique des Nations unies sur le changement climatique, des millions de citoyens se mobilisent partout dans le monde afin de demander des mesures ambitieuses sur le climat.

De New York à Berlin, de Bogota à New Delhi, de Paris à Melbourne ainsi que dans des milliers d’autres villes, nous serons des millions à faire entendre nos voix pour rappeler aux chefs d’Etats que la question climatique est universelle, urgente et que d’elle dépendent les écosystèmes et le destin des hommes.

Rendez-vous dimanche 21 septembre, à 14h Place de la République !

mache climat

La marche sera suivie d’un rassemblement sur la Place de l’Hôtel de Ville et d’un concert du chanteur Patrice. Des personnalités viendront également sur scène partager leur engagement.

Plus d’infos sur cet événement :

Ne laissons pas l’industrie nucléaire faire la loi sur la transition énergétique !

Le 30 juillet 2014, Ségolène Royal présentait son projet de loi de « programmation de la transition énergétique pour la croissance verte ». Le projet de loi sera examiné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, puis par l’ensemble des députés à partir du 1er octobre.

Nous sommes nombreux à estimer, à l’instar du Réseau Sortir du nucléaire, que ce texte est le résultat du travail acharné des lobbies énergétiques, au lieu d’un projet amorçant un tournant décisif… Ce texte creux esquive les enjeux liés à la réduction de la part du nucléaire promise par le gouvernement, enterrant de fait toute véritable transition.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle la commission spéciale ainsi que les parlementaires, à se ressaisir de la question, et demande l’arrêt immédiat des réacteurs de plus de 30 ans et une vraie loi de transition énergétique : « Sous couvert du « refus de normes contraignantes », le gouvernement se dévoile : l’exécutif n’a pas de vision ambitieuse, refuse de décider et continuera de laisser la politique énergétique aux mains d’EDF et consorts, marquant ainsi clairement sa position pro-nucléaire. Et de fait, EDF ne cache pas son souhait de voir prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs à 50 voire 60 ans. Un projet qui aurait pour conséquences d’accroitre fortement le risque d’accident et enfermera un peu plus la France dans l’impasse atomique ».

Pas d’objectifs, pas de ligne directrice

Après deux ans de discussions, le projet de loi se contente de rappeler l’objectif de campagne de François Hollande d’une réduction à 50% de la part du nucléaire d’ici à 2025.

Quand allons nous passons du simple engagement à l’action ? engagement Hollande 41

Au lieu de définir les capacités nucléaires à retirer, le gouvernement ne décide pas et se contente de proposer un plafonnement de la production nucléaire actuelle. Pas de programmation des réacteurs à fermer, pas de trajectoire précise et d’objectifs clairs de réduction des consommations d’électricité, rien ne permet de déduire comment se concrétisera cette réduction. Il faudra juste s’en tenir à la « programmation pluriannuelle de l’énergie »… Ce flou offre une voie « royale » au scénario plébiscité par EDF : une réduction purement mécanique de la part du nucléaire du fait de la montée en puissance des autres énergies, qui autorise la prolongation des réacteurs existants et même de nouvelles constructions !

L’Etat se refuse à piloter la politique énergétique du pays et abdique face à EDF

Lors du débat sur la transition énergétique, a émergé l’idée d’une disposition permettant à l’État de décider de la fermeture d’un réacteur pour motif de politique énergétique. Cette mesure de simple bon sens ne figure pas dans la loi, remplacée par la programmation pluriannuelle de l’énergie et le postulat qu’aura lieu « un dialogue intelligent et fructueux avec EDF ». Ainsi l’Etat continuera à se plier au bon vouloir de l’entreprise…

centrale EDF

Dans le même sens, il n’est fait aucune référence à la fermeture annoncée de Fessenheim… un oubli sans doute ?

Ce choix parait ô combien irresponsable au regard des risques et des coûts croissants de la filière nucléaire, récemment mis en évidence par de nombreux rapports.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et présidente du Rassemblement citoyen explique ainsi que cette loi de transition énergétique avec son volet nucléaire sera «votée mais pas respectée». «Cette loi est bien mais l’Etat n’a pas les outils pour le faire et imposer ses choix à EDF, qui va de toute façon continuer à exploiter ses centrales», dit-elle avant de conclure «la France continuera donc à prendre des risques et à dépenser beaucoup d’argent pour cette énergie».

 

Arrêtons d’engloutir des milliards pour rafistoler nos vieilles installations !

En France, une vingtaine de réacteurs a déjà dépassé 30 ans de fonctionnement, durée approximative pour laquelle ils ont été conçus. Problème : le vieillissement des installations est un phénomène inéluctable et contre lequel on ne peut agir qu’à la marge. Certains éléments, surveillés de près et cruciaux pour la sureté, vieillissent inéluctablement sans pouvoir être remplacés. C’est le cas des cuves de réacteurs ou des enceintes en béton.

Et pourtant, EDF souhaite rafistoler les réacteurs pour pouvoir les prolonger. Un projet qui pourrait coûter la modique somme de 250 milliards d’euros.centrale périmée

Nous devons aujourd’hui faire un choix. Soit engloutir des milliards dans un dangereux rafistolage, soit investir ces sommes, dès maintenant, dans une véritable politique de transition énergétique, en commençant par fermer immédiatement les réacteurs ayant atteint 30 ans de fonctionnement.

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est exprimé à l’université d’été du Medef le 27 août dernier en faveur du nucléaire :  «La filière nucléaire est plus que jamais une filière d’avenir pour notre pays», s’est-il exclamé, après avoir déjà déclaré sa flamme à l’atome quelques mois plus tôt, lors d’une visite en Saône-et-Loire.

Ségolène Royal a déclaré quant à elle ne pas vouloir commenter «les déclarations de ses collègues» sur ce sujet, mais a tenu à rappeler que l’objectif et l’engagement vis-à-vis du nucléaire ne changeaient pas. «Rien n’est remis en cause. Le nucléaire fait partie du mix énergétique, c’est une filière d’innovation. La question sera débattue dans le calme au Parlement», a-t-elle affirmé.

 

A quelques semaines de ce débat au parlement, il est nécessaire de faire entendre nos voix et de montrer à nos représentants et au gouvernement notre volonté de voir évoluer le système énergétique de la France, et la part du nucléaire dans celui-ci.

Le Réseau Sortir du nucléaire vous propose de signer une pétition et exige :pétition sortir du nucléaire

  • l’arrêt immédiat des réacteurs qui ont dépassé les 30 ans de fonctionnement
  • l’arrêt définitif du programme EPR et de tout projet de renouvellement du parc nucléaire
  • l’adoption d’un objectif impératif de réduction de 20 % de la consommation finale d’électricité à l’horizon 2025
  • la reprise en main effective, par le Gouvernement et le Parlement, de la politique énergétique du pays et la possibilité, pour l’exécutif, de décider l’arrêt de réacteurs pour des raisons de politique énergétique

 

Détricotage de la loi ALUR et de l’encadrement des loyers, les élus EELV de Seine St Denis se mobilisent

loi ALUR

 La loi ALUR, qu’est-ce que c’est ?

La loi vise à combattre la forte augmentation des prix des logements, la pénurie de logements et la baisse de pouvoir d’achat des ménages.

La loi renforce l’encadrement des loyers dans les zones dites « tendues ». Elles correspondent aux 28 agglomérations de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements et soumises à ce titre à la taxe sur les logements vacants. Chacune de ces zones sera dotée d’un observatoire local des loyers, agréé par l’État. Le préfet prendra chaque année un arrêté qui fixera pour chaque catégorie de logement et par quartier, trois indicateurs de loyers : un loyer médian de référence, un loyer médian de référence majoré et un loyer médian de référence minoré.

Le texte prévoit également l’instauration d’une garantie universelle des loyers (GUL), destinée à protéger les propriétaires contre les risques d’impayés, à encourager la mise en location de logements vacants et à faciliter l’entrée des locataires dans le logement.

Lors d’une mise en location le texte prévoit, afin de limiter les abus, qu’une liste des justificatifs exigibles d’un locataire sera déterminée. Un formulaire type pour le bail ainsi que pour l’état des lieux sera défini par décret pour améliorer la transparence et l’information de chacun. Cette mesure concernera également la location de meublés.

Pour mettre fin aux dérives liées aux marchands de listes, les logements proposés au sein des listes devront faire l’objet d’un mandat d’exclusivité entre le marchand de liste et le propriétaire.

La loi crée le Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières qui proposera au ministre de la justice des règles déontologiques pour l’ensemble des professions immobilières et définira le contenu des formations continues obligatoires.

Pour lutter contre l’habitat indigne la loi prévoit que les personnes condamnées pour hébergement contraire à la dignité humaine pourront être condamnées à une interdiction d’achat de biens immobiliers destinés à la location pendant une période de cinq ans. Par ailleurs pour contraindre les bailleurs qui louent des logements insalubres ou indignes à effectuer des travaux le texte prévoit une astreinte journalière fixée à 1 000 euros par jour de retard pour les bailleurs qui n’auraient pas effectué les travaux prescrits.

Dans le cadre de la prévention des expulsions, la loi crée pour les bailleurs personnes morales une obligation de signalement des impayés de loyers auprès des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (Ccapex) au moins deux mois avant assignation, sous peine d’irrecevabilité de celle-ci.

L’habitat participatif sera encouragé et se verra doté de deux statuts juridiques possibles, coopérative d’habitants ou société d’autopromotion.

Dans le cadre de l’attribution des logements sociaux des mesures sont prévues pour simplifier les démarches (dépôt de la demande sur internet, constitution d’un dossier unique) et améliorer l’information dispensée aux demandeurs.

 

Pour tout savoir et comprendre sur la loi ALUR, rendez-vous sur le site internet dédié : http://www.la-loi-alur.org/

 

L’abandon de l’encadrement des loyers par Manuel Valls

Manuel Valls a annoncé, vendredi 29 août, de nouvelles incitations fiscales dans le but de dynamiser la construction de logements, frappée de plein fouet par la crise. « Il faut agir avec pragmatisme en réformant ou écartant les mesures qui ne fonctionnent pas », a affirmé le Premier ministre. En annonçant ces mesures, il a au passage enterré une des mesures phares de la loi ALUR : l’encadrement des loyers, qui était également une promesse de campagne de François Hollande.

Cet encadrement sera « limité à Paris » et réalisé « à titre expérimental », a annoncé le Premier ministre.

Pour découvrir les autres mesures annoncées par le Premier ministre, cliquez ici.

 

La réaction de Cécile Duflot, ancienne ministre du logement, e ne s’est pas faite attendre. Vous pouvez retrouver sa réaction en cliquant ici.

D’autres réactions sont survenues, notamment celle de Martine Aubry, Maire de Lille, qui a demandé à Manuel Valls de bénéficier également du dispositif dans sa ville. Si elle ne nie pas les difficultés techniques invoquées par Manuel Valls pour enterrer cette mesure forte de la loi Alur, elle affirme que sa ville a pris les devants. « À Lille, depuis plus d’un an maintenant, nous travaillons en anticipation des obligations légales », dit-elle.

Eric Piolle, maire EELV de Grenoble, l’a suivi dans cette démarche.

 

C’est aujourd’hui au tour des élus EELV de Seine Saint Denis de se mobiliser pour que notre territoire bénéficie également de cette mesure, qui semble un atout incontestable pour lutter contre les problématiques graves que nous devons affronter en terme de logement.

Ils interpellent les Maires et Présidents d’agglomérations de notre département en les invitant à se mobiliser auprès du Gouvernement pour que cette mesure soit appliquée sur notre territoire.

Vos élus locaux sont bien sur signataires : Claire Cauchemez (Conseillère municipale déléguée à l’approche environnementale de l’urbanisme et à l’habitat participatif, conseillère communautaire), Philippe Gauthier (Maire adjoint en charge des finances), Agnès Hugues (Maire adjointe en charge de la circulation douce et du conseil de quartier des Merisiers),  Boujemâa El Kasmi (Maire adjoint en charge du développement durable et de la préservation du patrimoine) et Patrick Sollier (Conseiller municipal délégué à la Culture et à l’Education populaire, conseiller communautaire).

Ci-dessous, leur communiqué :

communiqué loi ALUR

 

Une catastrophe nucléaire dont personne ne parle, et une volonté du gouvernement français d’avancer masqué…

 

Alors qu’une catastrophe nucléaire est actuellement en cours aux Etats Unis, dans un centre de stockage de déchets radioactifs de l’état du Nouveau Mexique, les écologistes ont la confirmation qu’ils avaient donc raison d’être prudents. La présentation des grandes lignes du texte du projet de loi transition énergétique sans que les parties prenantes disposent du texte final cachait bien quelque chose !

 

C’est avec stupéfaction que nous avons découvert que « la nouvelle version finale » du projet de loi transition énergétique comportait deux nouveaux articles sur l’enfouissement des déchets nucléaires, alors que la ministre avait annoncé que cette question ne serait pas abordée dans cette loi.

enfouissement déchets nuc

Pire, ces deux nouveaux articles prévoient que l’enfouissement des déchets en couche géologique profonde (c’est le projet CIGEO à Bure) pourrait être démarré par décret, sans passer par l’étape de la loi et un débat public devant l’Assemblée et le Sénat.

Les écologistes s’insurgent doublement contre cette manière de faire. Sur le fond, le Parlement doit être respecté et on ne peut imaginer qu’un sujet aussi explosif soit traité par décret alors qu’il engage le pays sur des milliers d’années. Sur la forme il est scandaleux de glisser en douce des dispositions aussi peu consensuelles sans même les avoir présentées en amont à la commission spécialisée du Conseil national du débat sur la transition énergétique qui travaille depuis plusieurs mois à l’élaboration du texte.

Pour EELV rien ne justifie la précipitation. La loi sur la transition énergique doit au contraire être l’occasion de recadrer le processus en prenant vraiment en compte les conclusions du débat public. Celui-ci a montré que le projet CIGEO doit être revu car il n’est « pas mûr », comme l’a reconnu la Directrice de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs lors de son audition en mai par la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire. Son calendrier doit être revu, ce qui permettra de « donner du temps au temps », pour reprendre et développer les recherches alternatives au stockage en profondeur trop rapidement exclues (notamment l’entreposage en subsurface), et pour mener un test préalable en grandeur réelle avant toute décision.

EELV réclame le retrait de ces articles permettant d’enfouir les déchets par décret et l’application des conclusions du débat public sur le projet CIGEO.

 

 

Pendant ce temps-là aux Etats-Unis depuis le 5 février 2014, une catastrophe nucléaire est en cours au centre de stockage profond de déchets radioactifs au Nouveau Mexique (USA). Un incendie dans la zone nord puis, 9 jours plus tard, un relâchement de radioactivité dans la zone sud se sont produits au WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) qui est prévu pour entasser 176 000 m3 de déchets transuraniens contenant notamment de l’Américium et du Plutonium, issus d’activités nucléaires de défense (recherches militaires et production d’armes nucléaires). Un ou plusieurs containers se sont ouverts, à 655 mètres sous terre, suite à une explosion d’origine chimique. La radioactivité la plus terrible – Plutonium, Americium – s’est échappée et s’échappe encore.

nouveau mexique nucléaire

Toutes les opérations de stockage ont dû être suspendues et l’évacuation en urgence de tout le personnel – plus de 650 personnes – a été décrétée. Mais six employés ont dû être transférés à l’hôpital en raison d’une possible inhalation de fumées toxiques et de gaz radioactifs.

Selon le Département Américain de l’Energie (DoE) il s’agit de l’incendie le plus sérieux qui se soit produit dans les installations souterraines du WIPP sous-entendant que d’autres incidents s’y sont déroulés antérieurement sans que cela n’ait été révélé…

Le 14 février 2014 vers 23h30, une contamination radioactive élevée de l’air s’est également produite, confirmée par une alarme-balise située dans les installations souterraines à proximité d’une cavité en cours d’exploitation et de remplissage, depuis 2013, par des colis de déchets hautement radioactifs. L’air sortant des installations souterraines par le puits dédié a alors dû être dirigé, en urgence, vers un autre réseau d’évacuation à l’air libre équipé de filtres qualifiés de très haute efficacité (THE). Mais de la radioactivité d’américium et de plutonium s’est malgré tout échappée à l’extérieur de l’installation en contaminant la zone jusqu’à environ 800 mètres au nord-ouest du puits d’extraction d’air.

 

Le 26 février 2014, la contamination interne à l’Américium 241 de 13 membres du personnel a été reconnue du bout des lèvres par les autorités.

La terrible et mortelle contamination détectée dans des prélèvements de selles concerne à présent 17 salariés. Suivant de près la catastrophe en cours, l’IRSN précise dans une note d’évaluation : « (que les prélèvements tendent à montrer) soit que la contamination n’a pas pénétré dans les poumons, soit que la contamination inhalée n’a pas été suffisante pour être passée, à des niveaux détectables, dans le sang puis l’urine.  » Contaminé, oui, mais pas tout l’organisme. La mort en sera donc plus lente et plus discrète…

A quelques jours de la fin du mois de mai 2014 plus de 500 fûts de déchets radioactifs étaient possiblement en situation d’exploser, et aucune explication n’avait été trouvée pour expliquer cette fuite. Pris de panique et n’ayant pas de solution face à la catastrophe en cours, et qui peu empirer encore, le gestionnaire du WIPP envisage de boucher dans l’urgence les salles souterraines qui contiennent les fûts radioactifs. Sera-ce assez pour éviter l’apocalypse ? Nul ne peut l’affirmer. Le sarcophage de Tchernobyl, construit en toute hâte pour recouvrir le réacteur ukrainien en perdition, fuit depuis plusieurs années. Un second sarcophage est en cours de construction par-dessus mais déjà les spécialistes et les autorités annoncent qu’il ne pourra pas tenir éternellement et que des fissures sur le béton laisseront s’échapper d’autres fuites radioactives…

WIPP Nouveau Mexique

 

 

 

A quand une prise de conscience sur ce sujet ?

A quand une vraie transparence en la matière ? Le silence médiatique, aux Etats Unis comme ailleurs, sur cet incident nucléaire important qui se déroule en ce moment même, ne devrait-il pas nous alerter ?

 

Des avancées en matière de protection des personnes sensibles contre les pesticides

pesticides

Une avancée importante fruit de compromis

Rappelez-vous, l’épandage mi-mai d’un fongicide sur des vignes à proximité d’une école en Gironde qui a provoqué des malaises parmi des élèves et une enseignante, avait suscité une vive émotion.

Bonne nouvelle en ce début de mois de juillet : l’Assemblée nationale a voté, dans la nuit du mercredi 9 au jeudi 10 juillet, les mesures restreignant l’usage de pesticides près des lieux sensibles.

A la suite d’un amendement gouvernemental voté en commission et débattu dans l’hémicycle, le projet de loi sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAF) subordonne l’épandage des pesticides (excepté les produits à faible risque) près de lieux sensibles (écoles, centres hospitaliers, maisons de retraite, etc.) à la mise en place de mesures de protection « telles que des haies ou des horaires adaptés ».

Lorsque de telles mesures ne peuvent pas être mises en place, « l’autorité administrative détermine une distance minimale adaptée en deçà de laquelle il est interdit d’utiliser ces produits à proximité de ces lieux ».

Le gouvernement a aussi fait voter le principe d’une sanction en cas de méconnaissance de ces mesures. Le rapporteur socialiste du projet de loi a souligné que « nous avons tous évolué sur cette question des produits phytosanitaires » au fil de connaissances prouvant« un lien direct entre l’utilisation de produits phytosanitaires et la santé humaine ».Il a évoqué de récents rapports du Sénat et de l’Inserm ainsi qu’un appel de 1 200 médecins.

Des mesures insuffisantes pour les associations

Si ces mesures sont une première avancée et le fruit d’un compromis important, puisque pour la première fois un texte prévoit qu’une distance sans pulvérisation terrestre pourrait être mise en place près des lieux sensibles, elles restent en deçà des revendications de l’association Générations futures, qui, pétition de 120 000 signataires à l’appui, réclame l’interdiction de l’épandage à proximité de toute habitation.

L’association regrette en effet que la proposition de Ségolène Royal demandant une zone sans pesticides de 200m près des écoles n’ait pas été retenue dans son intégralité. En effet, selon le texte adopté les pulvérisations de pesticides pourront continuer sous réserve de mesures supposées adaptées  et dont l’efficacité reste à démontrer. Dans les faits cela permettra dans la plupart des cas l’utilisation des pesticides dangereux près des lieux sensibles comme les écoles. De plus, ce texte ne répond absolument pas à la problématique de l’exposition des enfants et femmes enceintes à domicile, de nombreuses maisons particulières jouxtant les zones de cultures.

« Alors que le Sénat avait clairement ouvert la possibilité d’interdire l’usage des pesticides près des zones habitées et que Mme Royal demandait les mêmes interdictions des pesticides à moins de 200m des écoles, l’amendement du texte en commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale conduit à une situation qui dans les faits autorisera l’usage des pesticides à proximité des écoles et lieux sensibles dans la plupart des cas. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Les citoyens doivent continuer à se mobiliser dans les prochains jours pour obtenir une réelle protection des enfants et des femmes enceintes par rapport aux pesticides dans le texte qui sera voté en plénière à l’Assemblée les 7 et 8 juillet prochains. Cette protection passe, dans les faits, par l’interdiction des pulvérisations de pesticides près de tous les lieux de vie. » conclut-il.

Plus de détail sur le sujet en lisant la tribune pour en finir avec l’exposition des populations aux pesticides, publiée par Générations Futures le 25 juin dernier, en cliquant ici.

Pesticides et santé humaine : quel est le problème ? 

Pour mieux comprendre les enjeux autour de ce sujet, qui nous concerne toutes et tous, voici un petit rappel :

Les pesticides sont des substances dont la terminaison en « cide » indique qu’ils ont pour fonction de tuer des êtres vivants.

Les pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires ou produits de protection des plantes ou phytopharmaceutiques, (selon l’UIPP – Union des Industries de la Protection des Plantes), sont utilisés en agriculture, au jardin ou encore dans les collectivités territoriales pour se débarrasser d’insectes « ravageurs » (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (ce sont les herbicides) etc.

Les pesticides sont utilisés en grandes quantités depuis les années 50 par l’agriculture intensive. Cette forte utilisation entraîne une présence de résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont également présents dans nos aliments: près de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent dans nos organismes, apportés là par l’eau, l’air et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.

Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides, en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. Les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli …

C’est pour toutes ces raisons que l’association Générations Futures continue son combat pour demander une protection supplémentaire lors du passage de la loi devant le Sénat les 17 et 18 juillet prochains.

Vous pouvez soutenir leur action en signant la pétition ici.

 

Bondy ne peut que se féliciter d’avoir abandonné, depuis deux ans maintenant, l’utilisation de pesticides et autres produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts de notre collectivité. Au-delà d’une mesure favorable au respect de la biodiversité, il en allait de la santé de nos jardiniers, de nos enfants, et des bondynois dans leur ensemble !

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massifs de fleurs, esplanade Claude Fuzier, juillet 2013