Réforme des rythmes éducatifs : les réponses aux questions que vous vous posez

En ce début de mois de mars, l’heure est toujours à la concertation et à la réflexion sur le  projet de la ville de Bondy quant à la réforme des rythmes scolaires que nous souhaitons mettre en place dès la rentrée scolaire 2013.

Parents, enseignants, acteurs de la communauté éducative ont été nombreux à nous faire part de leurs inquiétudes, leurs difficultés à comprendre les différentes hypothèses proposées et leurs incidences pour leurs enfants et pour eux-mêmes. Afin de vous permettre de mieux comprendre les enjeux, et de vous prononcer sur les hypothèses qui vous ont été proposées, nous souhaitons dans cet article répondre aux principales questions que vous vous posez.  

Depuis la mise en place de la semaine de 4 jours en 2008, les écoliers français subissent des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Les chrono-biologistes ont démontré que les enfants n’avaient pas les mêmes capacités de concentration selon les heures de la journée et l’alternance des types d’activité. Ainsi sont préconisés un démarrage plus tardif le matin et une reprise plus tardive après le repas du midi notamment.

Les objectifs de cette réforme sont multiples. Elle doit permettre de favoriser la réussite scolaire de nos enfants, notamment en luttant contre les inégalités d’accès aux savoirs, tout en respectant leurs rythmes. Pour cela l’école doit disposer des moyens pour mieux fonctionner, et nous devons construire un projet global avec l’ensemble des acteurs éducatifs.

«  Nous avons le devoir collectif de mettre fin à cette spécificité français qui dure dans la majorité des écoles, depuis maintenant quatre ans, et qui pénalise les plus faibles. La réforme des rythmes à l’école primaire doit nous permettre de mieux répartir les heures de cours sur la semaine, d’alléger la journée de classe et de programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. Au-delà du respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfants, cette réforme vise à assurer un meilleur équilibre du temps scolaire et du temps périscolaire en favorisant des activités sportives, culturelles, artistiques ». Vincent Peillon, ministre de l’éducation.

A Bondy, dans les délais qui nous ont été impartis, nous avons souhaité mener une large concertation avec l’ensemble de la communauté éducative afin d’aboutir à un projet co-construit avec tous les acteurs. Les services de la mairie ont travaillé entre décembre 2012 et février 2013 sur des hypothèses, les avantages et inconvénients ou encore les incidences humaines, matérielles et budgétaires de la réforme. Dès la parution du décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, publié au Journal Officiel le 26 janvier dernier, la concertation  a pu s’organiser. Entre le 10 et le 28 février 2013, l’ensemble des acteurs concernés ont été consultés : inspecteur de l’éducation nationale, directeur académique, directeurs d’école, directeurs des centres de loisirs, représentants des parents d’élèves, enseignants et syndicats enseignants, animateurs, ATSEMS, gardiens, personnels des écoles élémentaires et de restauration, associations…

Des courriers et questionnaires pour recueillir les avis de chacun sur les différentes hypothèses proposées ont été envoyés à plus 5000 familles et enseignants Bondynois, et sont actuellement en cours de dépouillement.

À partir de quand la réforme sera-t-elle mise en œuvre ?

  •  Ce que la loi prévoit : La réforme des rythmes scolaires à l’école primaire entrera en

application dès la rentrée scolaire 2013. Les communes ont cependant la possibilité de demander le report de son application à la rentrée 2014. Elles ont jusqu’au 31 mars 2013 au plus tard pour ce faire.

  • Ce que nous souhaitons à Bondy : Bondy est une ville avec peu de moyens mais en avance sur son temps. Des dispositifs existent déjà dans notre ville : les ateliers pendant le temps scolaire, les activités culturelles et sportives, les sorties en fonction de l’agenda culturel de la ville etc.  Et nous souhaitons continuer à avancer en ce sens, c’est pourquoi la ville souhaite, dès 2013, renforcer les activités existantes pour offrir un parcours culturel et sportif aux enfants, et démocratiser l’accès aux activités artistiques, culturelles et sportives. D’autres modifications structurelles du temps scolaire suivront (alternance école/vacances, passage de 36 à 38 semaines d’école) mais nous pensons qu’il faut intégrer ces modifications au fur et à mesure, dès 2013 et pas de manière brutale.

 

Quelles seront les activités proposées aux élèves sur le temps libéré grâce à la nouvelle répartition des heures d’enseignement sur la semaine ?

  • Ce que prévoit la loi : Les plages horaires libérées par la nouvelle organisation de la semaine seront utilisées pour mettre en place des activités conçues pour compléter l’enseignement scolaire. Des activités périscolaires seront proposées par les communes (notamment via le redéploiement des activités actuellement prévues le mercredi matin). Ces activités sportives, culturelles, artistiques contribueront à l’épanouissement des élèves et au développement de leur curiosité intellectuelle.  Par ailleurs, des activités pédagogiques complémentaires seront organisées par les enseignants, à raison de 36 heures par an. Elles se dérouleront en groupes restreints d’élèves et permettront d’aider les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, d’accompagner le travail personnel ou de mettre en place une activité prévue par le projet d’école.
  • Ce que nous souhaitons à Bondy : La ville ira dans le sens de ce que prévoit la loi, en proposant diverses activités sur les temps périscolaires :

–          Des activités artistique et culturelle : Initiation aux arts plastiques ; Initiation à la danse, au théâtre ; Activités autour du chant choral ; Histoires lues et contes ; Initiation aux langues.

–          Des activités sportives : Découverte et initiation aux arts martiaux, à l’escrime, au judo, badminton, sports collectifs etc. ; Complément du savoir-nager (sur pose méridienne).

–          Des activités consacrées aux médias : Projets autour de l’audiovisuel (cinéma, sur pose méridienne) ; Projets autour de l’informatique.

–          Des activités de sensibilisation à la citoyenneté : Prévention routière ; Rencontres autour de la citoyenneté (type Café-philo enfants) ; Sensibilisation à l’environnement et au développement durable.

–          Ou encore des activités ludiques : Jeux de société : échecs, scrabble ; Jardinage ; Sieste contée (pour les petites sections de maternelles).

Comment sera financée la réforme ?

  • Ce que prévoit la loi : Un fonds exceptionnel, doté de 250 millions d’euros, accompagnera les communes dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Le fonds concernera, pour l’année scolaire 2013-2014, l’ensemble des communes qui auront décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013. Les communes urbaines ou rurales les plus en difficulté bénéficieront d’un soutien financier plus important pour l’année scolaire 2013-2014 et pourront percevoir une aide pour l’année scolaire 2014-2015.
  • Ce que nous souhaitons à Bondy : Compte tenu de la situation de notre Ville, nous pourrons toucher 90 euros par enfant, soit environ 576 000 euros pour la rentrée 2013. Cette somme importante ne couvrira pas pour autant la totalité des coûts engendrés par la réforme, qui resteront à la charge de la commune. Nous assumerons ces coûts, qui varieront en fonction de l’hypothèse choisie. En aucun cas la ville ne répercutera le coût de cette réforme sur sa population, à travers par exemple des hausses d’impôts.

Comment garantir que les activités périscolaires seront suffisamment encadrées ?

  • Ce que prévoit la loi : L’Etat a créé un fonds d’amorçage de 250 millions d’euros afin de permettre aux communes d’organiser au mieux les activités périscolaires et, si nécessaire, le recrutement d’animateurs supplémentaires. Par ailleurs, les taux d’encadrement seront revus.
  • Ce que nous souhaitons à Bondy : La ville plaide pour l’implication des enseignants sur les temps périscolaires et le recrutement d’animateurs. Notre Ville a toujours plaidé que l’engagement des enseignants est une assurance de qualité et de cohérence. Actuellement, 217 enseignants interviennent d’ores et déjà sur le temps périscolaire. Lors de la prochaine rentrée, les enseignants de Bondy pourront continuer à s’engager sur ces temps périscolaires (toujours en étant rémunérés par la ville sur ces temps-là), aux côtés de nos animateurs. Les animateurs sont déjà présents sur les temps périscolaires, nous irons plus loin en mobilisant les structures municipales existantes en modifiant les modalités d’organisation, et en organisant des recrutements supplémentaires lorsque ceux-ci seront nécessaires, ainsi que des formations pour ces personnels.

Mon enfant pourra-t-il continuer à pratiquer des activités extrascolaires le mercredi matin ?

Dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, les 24 heures d’enseignement seront dispensées sur 9 demi-journées incluant le mercredi matin. Cette matinée de classe du mercredi constituera donc un temps obligatoire pour tous les élèves, sauf pour ceux scolarisés dans une commune ayant demandé et obtenu une dérogation afin d’organiser la demi-journée supplémentaire le samedi matin. Les activités extrascolaires du mercredi matin seront donc déplacées.

Vais-je devoir changer le mode de garde de mes enfants ?

Non, car les élèves dont les familles le souhaitent demeureront pris en charge au minimum jusqu’à l’heure actuelle de fin de la classe (16h30 dans la plupart des écoles).
Les familles auront même moins de temps de garde à organiser puisque celles qui font actuellement garder leurs enfants le mercredi matin n’auront plus à le faire.

Mon enfant en maternelle pourra-t-il continuer à faire la sieste ?

  •  Ce que prévoit la loi : À l’école maternelle, la journée sera organisée de manière à permettre aux enfants de toute petite et petite sections de faire la sieste après le déjeuner, comme ils le font généralement aujourd’hui.
  •  Ce que nous souhaitons à Bondy : Notre ville a déjà montré sa volonté de pouvoir accueillir tous les enfants de petites section qui le souhaitent pour la sieste, en installant partout où elle le peut des lits superposés permettant de doubler les capacités d’accueil. Cette démarche sera la même avec la réforme des rythmes scolaires.

 

Comment sera organisé l’emploi du temps des élèves dans le cadre des nouveaux rythmes ?

  • Ce que la loi prévoit : L’emploi du temps des élèves sera organisé selon les grands principes suivants : les élèves auront toujours au total 24 heures d’enseignement obligatoire par semaine ; ils iront à l’école 4 jours et demi par semaine, dont le mercredi matin (ou le samedi sur dérogation) ; ils n’auront pas plus de 5 heures 30 d’enseignement obligatoire par jour, ni plus de 3 heures 30 par demi-journée ; ils auront une pause méridienne d’au moins 1 heure 30. Cette nouvelle organisation permettra aux élèves d’avoir des journées de classe de 5 heures 15 en moyenne au lieu de 6 heures actuellement.

En pratique, la réforme ne modifiera pas le nombre d’heures d’enseignement, la semaine comportera comme aujourd’hui 24 heures d’enseignement. Il s’agit seulement de répartir ces heures différemment afin de respecter davantage les rythmes d’apprentissage et de repos des enfants. De même, les nouveaux rythmes scolaires ne compliqueront pas l’organisation quotidienne des familles car, si elles le souhaitent, leur enfant pourra continuer à être pris en charge au minimum jusqu’à l’heure actuelle de fin de la classe (16h30 dans la plupart des écoles). D’autres activités, conçues pour compléter l’enseignement scolaire, seront en effet proposées aux élèves sur le temps libéré.

  •  Ce que nous souhaitons à Bondy : Afin de ne pas perturber l’organisation quotidienne des familles, les accueils en garderie qui se font actuellement de 7h45 à 8h20, puis de 16h30 à 18h ou 18h30, seront maintenus dans tous les cas. Concernant l’organisation des journées, la ville n’a à l’heure actuelle arrêtée aucune hypothèse.
  • hypothèses concertation rythmesC’est précisément pour cela que l’avis des parents d’élèves et enseignants a été sollicité, afin que ces derniers déterminent l’hypothèse qu’ils souhaitent voir mise en place à la rentrée 2013.

Les hypothèses proposées sont les suivantes, et celle qui sera choisie par la communauté éducative sera présentée en conseils d’écoles au début du mois d’avril.

Des comités de pilotage par école, permettant à chacun de s’appliquer pour une réforme réussie dès le mois de septembre, seront par ailleurs mis en place très prochainement et permettront, nous en sommes persuadés, de transformer de manière positive l’offre éducative que nous proposons à nos enfants dans le cadre de cette réforme des rythmes scolaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrick Sollier, adjoint en charge des politiques éducatives

Lancement du concours des Balcons fleuris 2013


balcons fleuris 1

Comme chaque année, la ville de Bondy organise le concours des maisons et balcons fleuris.

Que vous habitiez en maison individuelle, en immeuble collectif, ou que vous soyez un établissement recevant du public (entreprises, casernes, commerces etc.), vous pouvez participer !

Pour vous inscrire, rien de plus simple :

  • Rendez-vous sur le site internet de la ville, rubrique cadre de vie, ou cliquez directement ici. 
  • Ou remplissez le coupon réponse ci-dessous, présent au dos de votre magazine Reflets du mois de mars, et renvoyez le à  :

Concours des maisons et balcons fleuris 2013

Service parcs et jardins

Hotel de ville – Esplanade Claude Fuzier

93140 Bondy

balcons fleuris 2

Inscriptions à retourner avant le 10 mai 2013

La préservation des arbres à Bondy : une priorité, dans le respect de la sécurité de la population et des contraintes de notre ville

L’arbre est un être vivant comme un autre : Il nait, il pousse, il grandit et meurt. Un acacia a par exemple une durée de vie d’environ quarante ou cinquante ans sur voirie, lorsque son environnement est favorable. Mais les arbres d’alignement présents dans notre ville, sont souvent soumis à des contraintes difficiles : pollution, agressions par des chocs répétés, maladies etc.

La vocation des agents des espaces verts et des élus en charge de cette question est de protéger les arbres de notre ville. En ce sens, une charte de l’arbre est actuellement à l’étude, afin de valoriser et de protéger le patrimoine unique de Bondy en la matière.

arbre

Mais comme un vétérinaire agirait avec des animaux, les agents des espaces verts de notre ville sont parfois obligés d’euthanasier nos arbres malades. Elus, citoyens, mais aussi et surtout agents des espaces verts préfèreraient évidemment planter, préserver et apporter des éléments nutritifs à un arbre sain. Mais nous avons également une obligation de sécurité publique, et aucun risque ne peut être pris. Ainsi lorsqu’un arbre est malade, il risque de tomber et de causer de graves dégâts, tant matériels qu’humains. Les services doivent alors agir en urgence.

A titre d’exemple, l’an passé un arbre est tombé sur une voiture arrêtée au feu rouge, près de l’allée Becquerel. Ce fut également le cas rue Collardeau, où les arbres ont dû être abattus dans l’urgence afin de prévenir tous risques de chute, suite à la présence d’un champignon lignivore appelé  PHELLIN TACHETÉ. C’est un agent lignivore doté d’un fort pouvoir parasite que l’on retrouve sur les feuillus, principalement sur le platane mais aussi sur de nombreux autres angiospermes. Ce champignon provoque une pourriture blanche fibreuse, très active et se développe dans toutes les parties de l’arbre. Il présente la particularité d’avoir une double action à la fois parasite et lignivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit de bois humide et cause sa décomposition. Dans certains cas, les symptômes extérieurs sur écorce peuvent correspondre à cette maladie, mais le champignon n’ayant pas fructifié, cette observation reste hypothétique et nécessite un suivi régulier.

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Son activité lignivore virulente en fait un ennemi redouté des plantations arborées. La tenue mécanique des arbres atteints se dégrade rapidement et inexorablement, pouvant entrainer sa chute. Ce fut le cas par exemple Rue de l’Union, où des arbres atteints du PHELLIN TACHETE ont dû être abattus en urgence car leurs troncs étaient devenus creux. Les responsables de l’abattage n’ont même pas eu à utiliser d’engins, une simple pression manuelle à suffit à faire tomber les arbres.

L’abattage immédiat ou différé de sujets atteints dépendra de l’étendue de l’infection et sera à évaluer au cas par cas. C’est le cas rue Collardeau, où certains arbres sont encore en place.

Pour ces types de pathologie aucun traitement n’est efficace malheureusement. L’abattage est le seul moyen de lutte contre ces champignons pathogènes.

Il est prévu le remplacement systématique des arbres abattus, si la déclaration d’intention de commencement de travaux (D.I.C.T) faite auprès des prestataires (G.R.D.F ;  E.R.D.F ;  VEOLIA ;  MAIRIE etc.) le permet.

place ch. degaulle marronnier creux

Autre exemple très parlant : les marronniers plantés sur la place Charles De Gaulle (côté ferme Caillard), qui ont dû être abattu du fait que leurs troncs étaient creux (des incendies répétés de véhicules n’ont rien arrangé à leur état). La tenue mécanique de l’ensemble de chacun des sujets n’était plus assurée et les arbres devenaient par conséquent dangereux au regard de leur emplacement – le parking de la place, fréquenté par de nombreux Bondynois.

Les photos des arbres, et surtout de leurs troncs, illustrent bien ces propos et l’évidente solution à apporter.

Leur remplacement aura lieu l’hiver prochain lorsque l’aval aura été obtenu.

place ch degaulle  MARRONNIER A ABATTRE 6 09 12 (3)

Concernant la rue de la Liberté, l’analyse phytosanitaire est mitigée. Certains présentent d’ores et déjà des signes de maladie particulière, mais la plupart sont avant tout touchés par un vieillissement évident, puisque la plupart d’entre eux ont été plantés en 1939 ! Un projet important de rénovation de l’ensemble de la rue de la Liberté va impacter les arbres à partir de début avril 2013. Les 48 arbres de la rue seront effectivement abattus, mais ce sont 80 arbres, des deux côté de la chaussée, qui seront replantés. Près de 300 000 euros sont prévus à cet effet sur le budget global de l’opération. Si ce type d’abattage peut sembler inutile ou intolérable pour certains, il s’avère pourtant nécessaire, car la rénovation de la voirie ne peut parfois pas faire l’économie d’une réfection globale y compris au niveau des trottoirs, directement impactés par les racines de nos arbres.

Avenue de la République, aucun projet de réfection des voiries n’est actuellement en cours et le rapport d’expertise des platanes de l’avenue est dans l’ensemble favorable au maintien des arbres, à part là encore quelques cas de PHELLIN TACHETÉ. En effet, en attendant l’hiver prochain un nouvel examen des rues plantées de platanes et d’acacias, le rapport d’expertise réalisé en 2006 par le cabinet A.P.E. ( Arbres Paysages Environnements) reste en vigueur.

Enfin, on le sait, de nombreux travaux effectués sur la voirie endommagent les racines des arbres et la stabilité des arbres est menacée. De même, les demandes de tailles des voiries sont croissantes alors que les espaces verts tentent de mettre en place une politique de tailles douces et qu’il est difficile de reprendre des tailles conduites en rideaux en taille douce. Les services doivent donc opérer un savant arbitrage entre les besoins de notre ville et de notre population en termes de voirie, et le respect de nos arbres.

Il est à noter, à titre d’information et afin de ne pas se méprendre sur la politique de la ville, que les bailleurs sociaux présents sur notre ville (Bondy Habitant, I3F etc.) ont toute compétence pour agir sur les arbres situés sur les propriétés privées qu’ils ont en gestion. Ainsi la mairie n’est aucunement responsable des abattages réalisés sur ces espaces situés en dehors de la voie publique. Le service des espaces verts peut être consulté sur la santé et l’état des arbres en question, mais leur avis ne lie pas les responsables, qui peuvent décider, et c’est malheureusement souvent le cas, de les abattre alors même qu’ils sont sains.

« Nous sommes des professionnels et pas des assassins » explique Pascal Debieu, responsable du service des parcs et jardins.

« Agents des parcs et jardins comme élus, nous travaillons au quotidien à l’amélioration du cadre de vie et à la préservation des espaces de notre ville et chaque abattage d’arbre est pour nous difficile à accepter » précise Agnès Hugues, conseillère municipale déléguée aux espaces verts.

Présentation du Conseil Consultatif de Quartier du Mainguy / Moulin à vent

Le Conseil de Quartier du Mainguy / Moulin à vent

soirée compost CCQ

1. Le rôle des Conseils de quartiers

Les conseils de quartier répondent à une conception de la démocratie selon laquelle tous les habitants et usagers ont leur place pour décider de leur avenir. Par le vote bien sûr, en désignant leurs représentants, mais aussi au quotidien pendant toute la durée du mandat, pour veiller au respect des engagements de ces représentants, mais aussi pour co-construire et parfaire les politiques publiques par l’expertise et les compétences de chacun. La contribution à la démocratie locale peut prendre des formes diverses, notamment à travers la participation et l’engagement dans un Conseil de Quartier.

Pour Maribé Durgeat, adjointe au maire en charge de la démocratie participative et présidente du Conseil de Quartier du Mainguy/Moulin à vent, « Les habitants doivent se réapproprier la vie de la commune, ils ne doivent pas en rester à l’écart. Il est indispensable de leur rendre la parole et de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent avoir un avis sur un projet, des opinions, des idées sur la façon de le mener, et surtout qu’ils ne doivent pas hésiter à les exprimer. La ville ne peut pas se faire à côté des habitants, mais avec eux, c’est pourquoi il faut leur redonner la parole et les rendre acteurs et forces de propositions ».

A Bondy, depuis 2001, des élus s’engagent au quotidien dans l’exercice de cette démocratie participative. Cet exercice n’est pas évident car il implique d’apprendre à écouter les points de vue des autres, les comprendre, exposer le sien et dessiner ensemble – élus, techniciens et habitants – l’avenir de la ville.

2. Le fonctionnement du Conseil Consultatif de Quartier 

A. Le bureau

Le Conseil Consultatif de Quartier (CCQ) fonctionne avec un bureau présidé par Maribé Durgeat, adjointe au maire en charge de la démocratie participative, et Bernard Vernet, vice-président. Il se compose également de 8 membres actifs : Yvonne Duverger, Lucienne Gaudé, Françoise Mary, Odette Dieuaide, Françoise Marchand, Stéphanie Poirier, Nicole Evezard, Boujemâa El Kasmi, Alain Boucher.

Le bureau se réunit une fois par mois, les lundis.

Il organise des rendez-vous réguliers avec les services municipaux avec lesquels le conseil est amené à travailler : la voirie, la police de l’environnement, les parcs et jardins, le cadre de vie. Le bureau tente aussi d’avoir des contacts réguliers avec la police nationale. Ces rencontres permettent notamment de répondre aux questions des habitants et du bureau, et favorisent généralement la mise en œuvre des démarches.

Les membres du bureau échangent régulièrement entre eux, notamment autour des informations ou actualités du quartier.

B. Les membres

Peuvent être membres du Conseil de Quartier tous les habitants du quartier qui le souhaitent.

Ce sont environ 160 personnes qui reçoivent régulièrement les informations, invitations, convocations et comptes rendus du CCQ.

C. Les réunions

Le Conseil de quartier se réunit deux fois par trimestre idéalement, et généralement entre 5 et 6 fois par an.

Une fête du CCQ a lieu chaque année – la dernière a eu lieu le 8 septembre 2012 – ainsi que d’autres événements spécifiques au cours de l’année. Par exemple, le 23 mars prochain se tiendra une journée d’initiation au compostage, en partenariat avec Est Ensemble.

Les comptes rendus quant à eux sont disponibles sur le site internet de la ville : www.ville-bondy.fr

D. Le budget

Les Conseils de Quartier bénéficient d’un budget de 30 000 euros par an. Les membres organisent des tables de réflexions  pour réfléchir aux actions qui peuvent être menées tout au long de l’année avec ce budget.

En 2011 et 2012 par exemple, ce budget a permis la pose de plusieurs bancs, la réfection des allées et du tertre dans le parc François Mitterrand.

 

3. Les projets pour l’année 2013

  • Sensibilisation à la consommation responsable : Le 23 mars 2013, le CCQ organise une journée d’initiation au compostage. L’objectif est de faire prendre conscience aux habitants des possibilités offertes par le compostage : réduction des déchets, impact sur le coût (pour la collecte des déchets par habitants) et effets positifs sur l’environnement.

Un maître composteur de la communauté d’agglomération Est Ensemble sera présente et dispensera des formations tout au long de la journée.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire à l’avance  et pourront repartir avec leur composteur à la fin de la journée.

Même si les habitants ne sont pas décidés à acquérir un composteur tout de suite, ils peuvent, bien sûr, venir assister à une des présentations offertes sur la journée. Rappel : 20 euros par famille, pour un composteur, un seau et un mélangeur. Pour l’habitat collectif, c’est 25 euros pour la collectivité + 10 euros par famille. Il n’est pas obligatoire non plus, d’habiter dans le périmètre du CCQ du Mainguy/Moulin à vent, il faut seulement être Bondynois.

  • Le fleurissement des pieds d’arbres : L’objectif ici est de fleurir partout où cela est possible, en faisant prendre conscience aux gens que la nature a sa place en ville et qu’on peut se la réapproprier, ne serait-ce qu’en agissant devant chez soi, sans forcément attendre les actions de la mairie.
  • Revalorisation du petit commerce : Les réflexions sont en cours pour travailler sur la problématique du petit commerce et de la proximité dans le quartier. Les commerçants sont généralement confrontés à des problèmes de rentabilité, mais des solutions doivent pouvoir permettre de réintroduire des commerces et de la proximité, et ainsi plus d’interaction au sein de la population.
  • Achat de radars pédagogiques : ce projet est à l’étude, et aurait pour objectif de pouvoir mesurer les divers impacts de la circulation sur le quartier et mettre en route une prise de conscience des conducteurs quant à leur vitesse qui est parfois vraiment excessive alors qu’il y a des écoles.
  • Poursuite de la découverte des céramiques d’ornement de façades de maisons : en présence de Françoise Mary, spécialiste, entre autres, dans le domaine des céramiques de façades. Une première initiative avait eu lieu à l’automne 2012, et avait permis de découvrir des céramiques qui ornent certaines maisons du quartier du Mainguy spécifiquement (voir exposition des photos de cette visite dans le hall de la mairie). En 2013, une deuxième balade est prévue pour découvrir, cette fois-ci, le quartier du Moulin à vent.

Pour conclure, Maribé Durgeat précise : « la démocratie participative a du mal à trouver sa place depuis qu’elle a été instaurée dans notre ville voilà une dizaine d’années. On peut noter un progrès certain dans la collaboration entre les services et les Conseils Consultatifs de Quartier, mais il n’en reste pas moins qu’on peut ressentir une certaine frilosité qui empêche la démocratie participative d’avoir la place qu’elle serait en droit d’avoir dans tous les débats, l’élaboration des projets ou du budget ».

 

Contacts CCQ Mainguy /  Moulin à Vent :

–          tél : 06 13 77 48 27,

–          par mail : mainguy.moulin@gmail.com

–          courrier : dans notre boîte à lettres située dans le hall de la mairie.

1000 judokas et une championne du monde à Bondy !

audrey tcheuméo

Le week-end dernier, près de 1000 judokas se sont retrouvés au palais des sports de Bondy pour le traditionnel tournoi organisé par l’Association Sportive Bondy judo.

Samedi matin, c’était pour les plus jeunes l’occasion de rencontrer une immense championne originaire de Bondy : Audrey Tcheuméo (championne du monde et médaillée de bronze aux derniers jeux olympiques à Londres).  Accompagnée de Laëtitia Payet (également sélectionnée olympique), Audrey a partagé sa passion et a rappelé les exigences du sport de haut niveau. Avec beaucoup de simplicité et disponibilité, Audrey a mis en avant les valeurs de son sport, valeurs bien éloignées du sport  business.

Samedi après midi, ce fut le tour du tournoi haut niveau avec de nombreuses délégations étrangères.

Dimanche le tournoi jeunes a permis de mettre en valeur le travail de formation réalisé au sein de l’AS Bondy.

Un grand bravo à André Hubas et à toute son équipe de dirigeants bénévoles pour cette formidable organisation.

L’opinion de Philippe Meirieu sur les rythmes scolaires

Ph_meirieu  Sur les rythmes scolaires, le point de vue de Philippe Meirieu, pédagogue, vice président EELV de la Région Rhône-Alpes, est parue dans Le Monde le 13       février 2013 :

« Rythmes scolaires : « Où va le train? »

À quelques petites semaines des décisions que vont devoir prendre les communes sur la mise en œuvre de la semaine de quatre jours et demi, les tensions s’exaspèrent. Les professeurs d’école expriment leur inquiétude sur la « précipitation » de décisions auxquelles ils estiment ne pas avoir été assez associés. Ils disent aussi leur malaise face à une société qui ne cesse d’avoir à leur égard de nouvelles exigences sans qu’ils bénéficient des contreparties financières et de la considération sociale auxquelles ils ont droit : pourquoi seraient-ils les seuls à devoir « payer » pour rééquilibrer le temps de l’enfant quand les parents ont souvent renoncé à résister à la pression des écrans et laissent le temps de sommeil quotidien de leurs enfants diminuer d’année en année ? Pourquoi seraient-ils contraints à modifier leurs horaires de travail dans « l’intérêt supérieur de l’enfant » quand, par ailleurs, la société tout entière sacrifie cet intérêt aux lois du marché publicitaire et leur confie au quotidien, sans le moindre scrupule, des enfants qui oscillent, de plus en plus, entre excitation et apathie ? Pourquoi seraient-il les seuls à porter le poids d’une réforme qui épargne les industries du tourisme, les autoroutes et les médias réunis ?…

De leur côté, les municipalités s’inquiètent : auront-elles les moyens de financer, de manière pérenne, les activités nécessaires au rééquilibrage de la semaine ? Comment feront celles qui ont déjà de sérieuses difficultés financières ? Comment mobiliser, en un temps si court, le tissu associatif, culturel et sportif de proximité, dans le cadre de projets éducatifs locaux articulés aux projets d’école et à l’action des enseignants ? Ne vont-elles pas être contraintes à jouer au « poussepousse » avec des quarts d’heures qu’on déplacera en fonction des opportunités au cours de la pause méridienne ou en fin d’après-midi ?

Il faut d’abord rappeler que, si nous en sommes là, c’est en raison des décisions brutales et totalement irresponsables de Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy : alors que rien ne figurait, sur la question des rythmes scolaires, dans le programme du président élu en 2007, le ministre de l’Éducation nationale ouvre le dossier le 3 septembre de la même année dans un entretien au Parisien… dossier bouclé trois jours plus tard par le Président de la République qui se prononce pour « la suppression des classes le samedi matin, sans report sur les autres jours de la semaine ». L’annonce officielle est faite par le ministre le 27 septembre au 20 heures de TF1 : il n’y aura plus d’école le samedi matin, les municipalités pourront organiser, à la place, des activités culturelles ou sportives, le temps d’enseignement ainsi gagné sera utilisé pour l’aide aux élèves les plus en difficulté (ce qui, laisse-t-on entendre ici ou là, permettra de supprimer les RASED)… La mesure est mise en place dès la rentrée 2008, malgré les réserves de l’Association des Maires de France et les mises en garde particulièrement clairvoyantes d’Antoine Prost, qui dénonce, dans une tribune parue dans Le Monde le 29 mai, un « Munich pédagogique », « une entreprise de déconstruction » qui risque, selon lui, d’être irréversible. Il est suivi par quelques mouvements pédagogiques, mais son appel est fort peu relayé au plan politique (il faut dire que quelques municipalités de gauche – et pas des moindres ! – ont déjà supprimé les cours le samedi matin, voire adopté la semaine de quatre jours).

Nulle grève ou manifestation n’est organisée par les organisations professionnelles pour protester contre la machine infernale qui s’est mise en marche : diminution globale du temps scolaire, alourdissement de la journée pour les élèves en difficulté qui se voient imposer « l’aide individualisée » pendant la pause méridienne ou après les cours, dysfonctionnements graves en termes de chronobiologie pour tous les enfants, avec moins de journées de classe et des journées plus lourdes (juste l’inverse de ce que préconisaient les chercheurs depuis bien longtemps) et une coupure de deux jours en fin de semaine qui casse le rythme veille / sommeil d’enfants qui, se couchant tard le vendredi, le samedi et le dimanche, peinent à se lever le lundi matin et commencent la semaine fatigués…

Au regard de cette situation, on comprend la volonté du ministre actuel d’agir et d’agir vite. Sans aucun doute, la semaine de quatre jours et demi avec des cours le mercredi matin est un progrès. Sans aucun doute, l’injonction faite aux communes d’organiser des activités complémentaires dans le cadre d’une semaine repensée était nécessaire. Mais pourquoi avoir écarté si vite l’hypothèse du retour du samedi matin ? On connaît l’argument de la garde alternée et des familles recomposées qui souhaitent pouvoir accueillir les enfants deux jours d’affilée… Mais résiste-t-il bien à l’analyse si l’on avance que, justement, le samedi matin peut être une occasion pour ces familles, comme pour les autres, d’un moment de contact privilégié avec l’école et les enseignants ? Pourquoi, aussi, avoir renoncé sans vrai débat à un rééquilibrage plus global de l’année scolaire, avec une diminution ou un zonage des vacances d’été et une alternance plus rigoureuse entre temps de travail et « petites vacances » ? Pourquoi, enfin, avoir imposé une formule unique – les cours le mercredi matin – quand on aurait pu s’en remettre aux collectivités territoriales et aux écoles, à partir d’un cahier des charges national exigeant, afin qu’elles pensent ensemble l’aménagement du temps de l’enfant (et pas seulement du « temps scolaire ») dans le cadre de « projets éducatifs locaux » ?

D’autant plus que la crispation sur les « rythmes scolaires » à laquelle on assiste aujourd’hui est particulièrement contre-productive au regard de la « refondation de l’École » que le ministre appelle de ses vœux. Elle écarte un fait pédagogique majeur : ce qui fatigue l’enfant, d’abord et avant tout, c’est l’échec. Ce dont il a besoin plus que tout, c’est d’une pédagogie qui l’aide à focaliser son attention, qui lui propose des contenus de savoirs mobilisateurs, qui l’accompagne dans son travail pour qu’il en améliore sans cesse la qualité, qui valorise ses réussites et lui permette d’accéder, grâce à des médiations adaptées, aux grandes œuvres de notre culture.

Au bout du compte, comme le soulignait malicieusement le philosophe et pédagogue américain Neil Postman, « on peut bien faire circuler les trains à l’heure, mais à quoi bon s’ils ne vont pas là où nous voulons ? » Et c’est bien là, en effet, la question : pourquoi cette précipitation technique sur les rythmes alors que, par ailleurs, les programmes de 2008 restent en vigueur ? Il eût fallu revenir – au moins à titre conservatoire et avant la nouvelle élaboration qui s’impose – aux programmes de 2002, ambitieux, pédagogiquement cohérents, et accompagnés d’instructions qui permettent aux enseignants de se mobiliser collectivement pour faire de leurs classes et de leurs écoles de véritables « collectifs apprenants ». Car on trouve précisément, dans les programmes de 2002, les outils nécessaires pour articuler intelligemment activités scolaires et activités péri et parascolaires. Les démarches d’acquisition, les connaissances structurantes et les prolongements possibles y sont présentés et saisissables par les enseignants en collaboration avec des intervenants qui peuvent ainsi ne pas être réduits à de simples « variables d’ajustement ».

Il y a bien un « mal français » dans la conduite de nos réformes scolaires : spécialistes de combats épiques sur les « modalités », nous en oublions les « finalités ». Pris dans la frénésie des arrangements institutionnels et fascinés par les problèmes de « tuyauterie », nous en oublions les questions de contenus et de méthodes… Les tensions actuelles montrent la limite de ce « pilotage ». Espérons qu’elles nous permettront, si nous savons en tirer les leçons, de construire enfin ensemble « un discours sur l’école », clair sur ce que nous en attendons et mobilisateur pour les acteurs de terrain qui prennent tous les matins le chemin de la classe. Les professionnels de l’éducation en ont plus que jamais besoin. Notre pays aussi. »

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Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète.

Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.

Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.

Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.

Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

Des années après les premières alertes sur la disparition des abeilles, on en sait un peu plus sur les raisons de cette hécatombe, qui n’a fait que s’aggraver.

Le documentaire « Des Abeilles et des hommes » qui sort au cinéma la semaine prochaine va raviver cette peur panique : « Et si les abeilles venaient à disparaître ? », interroge l’auteur, d’une voix millénariste.

Une chose est sûre, rappelle ce très beau documentaire, « un tiers de ce que nous mangeons n’existerait pas sans les abeilles », le principal pollinisateur agricole de la planète.

Le « facteur environnemental »

A qui la faute ? La réponse à cette question a progressé depuis cinq ans, notamment avec la reconnaissance, par l’autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA), en janvier dernier, du rôle d’une famille récente d’insecticides – les néonicotinoïdes  (classe d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes avec une toxicité inférieure chez les mammifères et qui sont parmi les insecticides les plus utilisés à travers le monde) – dans le déclin des abeilles.

Pour Olivier Belval, de l’Unaf, « la moitié du problème a des causes environnementales, et l’autre moitié est lié aux pathologies, comme le varroa (acarien parasite de l’abeille)». Dans ce qu’il appelle les « causes environnementales », l’apiculteur ne met pas seulement les pesticides, mais aussi la monoculture intensive, qui appauvrit l’alimentation des abeilles.

 

Pour en savoir plus sur le sujet, rendez-vous au cinéma André Malraux lors de la semaine du développement durable qui a lieu chaque année du 1er au 7 avril : 

 

Des Abeilles et des Hommes

Film documentaire austro-allemand de Markus Imhoof (2013-1h28-VO stf)

Séances :

Mercredi 3 avril : 21h

Samedi 6 avril : 16h

Dimanche 7 avril : 16h

 

Une consécration pour l’Association sportive de Bondy !

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L’association sportive de Bondy (ASB) a obtenu la lame d’or du meilleur club de l’année 2012 en escrime !

Cette distinction a été remise à Bernard Verrier, président de la section escrime de l’ASB,  dimanche 27 janvier 2013 lors du tournoi international de fleuret de Paris

Deux critères importants sont pris en compte pour obtenir cette récompense :

  • La qualité de la formation
  • L’activité du club

Je souhaite donc saluer aujourd’hui les maîtres d’armes, Pascal Ignace pour l’ensemble des catégories, Harold Lefèvre et Richard Robin pour les plus jeunes, et faire part de toutes mes félicitations aux bénévoles, notamment Brigitte Nguyen et Mélanie Verrier qui réalisent un travail important auprès de leur président Bernard Verrier.

 

Le club de Bondy ce n’est pas seulement nos deux championnes de niveau mondial, Joséphine Jacques André Coquin et Lauren Rembi, mais aussi tout un club qui travaille, forme et éduque de jeunes Bondynois.

Le partenariat avec le collège Brossolette (voir le prochain Reflets) devrait permettre à notre club de continuer à progresser.

 

Encore bravo à tous!

Philippe Gauthier, adjoint en charge des politiques sportives.