11 mars 2011 : un tremblement de terre et un tsunami faisaient 18 000 morts et causaient la plus grande catastrophe nucléaire de ce début de siècle

Pour l’agriculteur japonais Naoto Matsumura, qui vit toujours sur ses terres contaminées par l’accident nucléaire de Fukushima : «Je pense qu’EDF estime que les centrales nucléaires françaises bénéficient d’une technique de meilleure qualité. Tepco, c’était pareil. Ils nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que c’était sûr…»

fukushima accident

3 ans jour pour jour après l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon, la situation sur place est toujours extrêmement problématique. Partout, en France et dans le monde, des commémorations ont lieu aujourd’hui.

A Paris ce mardi 11 mars, EELV organisait à 12h30 un rassemblement commémoratif en hommage aux victimes de l’accident sur les marches de la Place de la Bastille, en présence d’Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale, de Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée Nationale, et de nombreux militants.

rassemblement bastille

Le Réseau Sortir du nucléaire propose également de nombreuses actions antinucléaires, dans le cadre d’une campagne de 50 jours, partout en France, du 8 mars au 26 avril, entre les dates marquant le début des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl.

Alors que se jouent actuellement des décisions qui engageront l’avenir énergétique de la France pour les prochaines décennies, l’heure est à la mobilisation, c’est pourquoi le réseau souhaite mobiliser, informer, sensibiliser et dénoncer les risques. Le coup d’envoi de ces 50 jours a été donné le weekend dernier avec notamment une forte mobilisation en Alsace pour la fermeture immédiate de Fessenheim.

Plus d’infos sur http://www.sortirdunucleaire.org/50jours

Une soirée bougies organisée en mémoire des victimes de la catastrophe de Fukushima aura lieu ce mardi 11 mars à 19h30 devant l’hôtel de ville de Paris.

Dimanche 9 mars, plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Tokyo pour demander au gouvernement de renoncer à l’énergie atomique. Trois ans après l’accident nucléaire de Fukushima, la situation reste toujours critique à la centrale, mais le gouvernement conservateur de Shinzo Abe reste lui partisan d’une relance du nucléaire dans le pays…

Les témoignages et reportages, 3 ans après la catastrophe, font pourtant froid dans le dos … :

« Quelques jours après le tremblement de terre, la population a fui : l’océan avait envahi la centrale de Fukushima Daiichi, située à une quinzaine de kilomètres, provoquant la catastrophe nucléaire la plus importante depuis Tchernobyl (1986). Les habitants ne sont jamais revenus. »

« La centrale est à sept kilomètres. Dans la rue commerçante épargnée par la vague géante, l’entrepôt du distributeur de journaux est rempli des piles ficelées d’exemplaires du quotidien daté du 12 mars 2011, jamais distribués. A la « une », une photo du désastre. »

« Certains paysans retournent inlassablement la terre, espérant en extirper le mal. Les éleveurs, dans une région réputée pour sa viande bovine, ont jeté l’éponge : à Kawauchi (2 800 habitants, dont la moitié est revenue), quatre-vingts familles pratiquaient l’élevage. Il n’en reste plus que sept. »

« Dans tous les villages, les habitants s’inquiètent. ‘ Les hirondelles et les moineaux ont disparu, il n’y a plus de grenouilles, des arbres meurent sans que l’on sache pourquoi ’ »

Plus d’infos sur ce sujet  :

–         Dans les villes mortes autour de Fukushima, LE MONDE | 10.03.2014

–         Fukushima : 3 ans après l’accident nucléaire, les séquelles toujours présentes, NOVETHIC | 11.03.2014

–         Pour le dernier homme vivant à Fukushima, le prochain accident nucléaire sera en France, Le Figaro | 10.03.2014

–         Fukushima: autour de la centrale, la dépression fait plus de victimes que la radioactivité, Les échos | 10.03.2014

Radioactivité prouvée au fort de Vaujours

En janvier dernier, nous avions relayé l’appel à manifester autour du scandale qui se joue actuellement sur le site du Fort de Vaujours (cf. notre article en cliquant ici)

Le feuilleton continue, et touche sans doute à la fin…

Vaujours_Fort_Central_Radex_331_09052011-Web

Le 25 février dernier, à la demande des préfectures, le collectif « Sauvons la Dhuis » a été invité à participer à une campagne de mesures contradictoires de 3 points chauds dans l’enceinte du Fort de Vaujours.

Le verdict a été sans appel : 2 zones de contamination ont été détectées

Ainsi une contamination radioactive plus de 70 fois supérieure à la normale a bien été confirmée par la CRIIRAD en présence de l’ASN dans la casemate de tir TC1 du Fort de Vaujours.

Rappelons que l’uranium est un produit très toxique à la fois sur le plan chimique et radiologique. Il est particulièrement dangereux par ingestion et plus encore par inhalation. Une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies.

Ces contaminations radioactives ont donc été révélées en présence de la presse, de représentants des préfectures de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, d’élus locaux des villes de Vaujours, Courtry, Coubron, Villeparisis et Livry-Gargan. Des cadres de Placoplatre et des associations locales étaient également présents.

Par conséquent, comme la CRIIRAD l’avait rappelé en décembre 2012, le Fort de Vaujours est bel et bien toujours contaminé par des matières radioactives. La controverse est donc terminée.

Devant l’incapacité accablante de mettre en évidence un point clairement identifié depuis 2011, quelle valeur peut-on accorder à toutes les analyses réalisées sur le Fort pour le compte de Placoplâtre depuis 2010 par l’IRSN, le BURGEAP et le CEA ? Comment de tels organismes peuvent-ils avoir montré autant d’incompétences ?

Il est temps désormais que les préfectures, les élus locaux, les parlementaires et le gouvernement Français prennent enfin la pleine mesure des contaminations radioactives et autres pollutions du Fort de Vaujours.

Nous leur demandons expressément de mettre un terme définitif au projet d’exploitation en carrière à ciel ouvert sur ce site : L’incompétence totale de l’ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans est désormais la preuve irréfutable du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des premières habitations.

 

Retrouvez le communiqué complet du collectif Sauvons la Dhuis en cliquant ici.

Santé environnement, Perturbateurs endocriniens… Kézako ?

 

Santé et environnement sont deux domaines étroitement liés. Les impacts de notre environnement sur notre santé sont aujourd’hui de plus en plus nombreux, et trouvent leur origine dans les risques sanitaires liés aux pollutions des milieux de vie (air, eaux, sol) ou aux agents physiques (champs et ondes) ou chimiques (pesticides dans l’alimentation, parabènes dans les cosmétiques etc.).

médocs

Le constat de la crise sanitaire est là: Le nombre de cancers a progressé de 88% en 25 ans. Aujourd’hui 1 femme sur 5,  et 1 homme sur 2 seront touchés au cours de leur vie, et le nombre d’enfants atteints augmente.  L’obésité touche aujourd’hui 14,5% des adultes en France. L’asthme a été multiplié par 2 en 20 ans. La reproduction est impactée, avec 14% des couples qui ont des difficultés à procréer.

Nous sommes face à une véritable épidémie des maladies chroniques (infertilité, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires, allergies, affections mentales), causées en grande partie par la dégradation de notre environnement.  Fin 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) parlait d’une « épidémie mondiale » : 88% des décès en Europe sont causés par ces maladies.

La crise sanitaire est en grande partie liée à une exposition chimique multiple, à travers notre alimentation, nos transports (particules fines/Diesel), la cosmétique, les produits d’entretien, la qualité de l’air intérieur ou de l’eau, le tout aggravé par le fameux « effet cocktail ».

 

Article issu du site de Générations Cobayes.

 

 

QU’EST-CE QU’UN PERTURBATEUR ENDOCRINIEN (PE)?

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les perturbateurs endocriniens sont « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme. Elles peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants ». Ces produits chimiques peuvent être d’origine naturelle ou anthropique (provenant de l’activité humaine).

 

DES EFFETS SUR LE SYSTÈME HORMONAL 

Les PE exercent ainsi des effets sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action ou d’élimination des hormones naturelles du corps. Ils peuvent altérer le taux d’hormones dans le sang, imiter les hormones ou les inhiber. L’équilibre du système endocrinien relevant d’une régulation très fine, les dérèglements provoqués par les PE peuvent entraîner de très lourdes conséquences. En particulier, dans les premières étapes de la vie, où nos hormones jouent un rôle très important dans le développement physiologique de l’individu, les impacts des PE sur le fœtus, le nourrisson, ou l’enfant en croissance peuvent s’avérer irréversibles.

 

1991 : UN CHANGEMENT DE PARADIGME

C’est en 1991 avec la déclaration de Wingspread que des chercheurs ont pour la 1ère fois formalisé le changement de paradigme toxicologique des perturbateurs endocriniens en 5 points :

  1. la période fait le poison : contrairement à l’adage « c’est la dose qui fait le poison », pour les PE c’est le moment de l’exposition qui compte, pas la dose, et en particulier la vie intra-utérine constitue une fenêtre de grande vulnérabilité à l’exposition aux PE ;
  2. le délai de latence entre l’exposition et l’apparition des effets peut être important ;
  3. la relation dose-effet n’est pas linéaire mais peut présenter, notamment, des courbes en U avec des effets plus forts à faible dose qu’à forte dose ;
  4. l’effet cocktail : les effets d’un mélange de PE peuvent dépasser la somme des effets des substances individuelles et l’on peut aussi observer des effets en combinant des doses qui seraient sans effet prises individuellement ;
  5. les effets transgénérationnels : par des mécanismes biochimiques complexes, désignés sous le terme d’épigénétiques, les effets des PE peuvent se transmettre sur plusieurs générations dans la descendance de l’individu exposé.

 

Les bouleversements induits par ce changement de paradigme constituent autant de défis pour la recherche scientifique et médicale, l’expertise en matière d’évaluation des risques et bien entendu les réponses politiques.

 

QUELLES CONSÉQUENCES SUR LA SANTÉ ?

Les Perturbateurs Endocriniens (PE) sont associés à toutes les maladies chroniques modernes en pleine expansion : cancers hormono-dépendants, syndrome métabolique, troubles neuro-comportementaux, atteintes à la fertilité et l’appareil de reproduction. Ils pourraient constituer l’une des clefs d’explication de ce que l’OMS désigne comme une « épidémie [mondiale] de maladies non transmissibles ».

 

EXEMPLES DE RISQUES ASSOCIES AUX SUBSTANCES :
schéma PE

 

 

  • Le bisphénol A, à lui seul, est associé à des tumeurs mammaires chez la femme exposée in-utero, au diabète de type 2, à des troubles cardiovasculaires, à des troubles de la reproduction et à des problèmes comportementaux.
  • Les phtalates seraient responsables chez le petit garçon du syndrome de dysgénésie testiculaire (dont testicules non-descendus, distance ano-génitale réduite, incidence accrue de cancer) et de troubles métaboliques (diabète de type 2 et obésité).
  • Les parabènes perturberaient le fonctionnement de plusieurs hormones (œstrogènes/androgènes, hormones thyroïdiennes), et sont susceptibles de provoquer des atteintes à la fertilité et à l’activité métabolique.
  • Les composés perfluorés sont associés à des atteintes à la reproduction, des troubles comportementaux et à l’affaiblissement des défenses immunitaires.
  • Plusieurs filtres UV courants dans les cosmétiques comme les composés de benzophénone et des dérivés de camphre sont suspectés d’affecter l’appareil de reproduction de la descendance masculine des individus exposés.
  • Le BHA, antioxydant et conservateur couramment utilisé dans les aliments, les emballages alimentaires et les cosmétiques est associé à une baisse des niveaux d’hormones (testostérone et hormones thyroïdiennes) et des malformations des spermatozoïdes.

 

 

QUELQUES CHIFFRES

  • En 50 ans, la qualité du sperme a diminué de 50% à l’échelle mondiale et le volume séminal de 25% [1]
  • En France, pour un homme de 35 ans : diminution du nombre de spermatozoïdes entre 1989 et 2005 et augmentation du nombre de spermatozoïdes malformés[2]
  • Le taux de couples n’ayant pu concevoir après 12 mois sans contraception passé de 14% en 1991 à 24% en 2012 [3]
  • Augmentation des malformations génitales :
    • hypospadias : malformation de l’urètre qui ne débouche pas à l’extrémité du pénis mais dans sa partie inférieure, qui affecte de 0,2% et 4% des jeunes garçons français. Le taux d’intervention chirurgicale est de 1,1 pour 1000 par an avec une augmentation annuelle de 1,2%.
[4]
    • cryptorchidie : non-descente des testicules dans le scrotum, (+1,8% d’augmentation par an des interventions chirurgicales)
    • Cancer des testicules : en 2008, l’incidence (taux standardisé mondial pour 100 000 personnes) était de 6,7, en augmentation de 2,5% par an depuis 1998 [5]
  • Diminution de l’âge de la puberté chez les filles en France : 18 ans au 19ème siècle contre 12 ans aujourd’hui. [6]

 

 

QUELLES CONSÉQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ?

Les perturbateurs endocriniens sont omniprésents dans l’environnement : on les retrouve dans la quasi-totalité des milieux aquatiques (via les effluents de stations d’épuration, les eaux usées industrielles, les dispersions de pesticides agricoles, etc.) et dans les océans également contaminés par le lessivage des milliards de particules plastiques flottantes qui supplantent peu à peu le plancton en début de chaîne alimentaire. Cette contamination a des impacts sur la faune sauvage.

Les PE induisent chez la faune des effets sur le développement, la métamorphose  (hermaphrodisme chez les amphibiens), la croissance, la reproduction, le sex-ratio, l’immunologie et favorisent certaines pathologies (telles que des tumeurs cancéreuses). Ils favorisent également les troubles neurocomportementaux (perte d’équilibre chez les insectes pollinisateurs) et les modifications des caractères impliqués dans la reproduction, la survie et l’adaptation au milieu.

Quelques exemples historiques sont fournis par le TBT (Tributyltin – dérivé de l’étain) dont l’usage dans les peintures antifouling a entraîné, dans les années 1980, des extinctions en masse chez les mollusques des zones portuaires marines, ou encore le DDT (Dichlorodiphényltrichloroéthane), un insecticide aujourd’hui interdit en France, mis en cause dans la réduction significative de la taille du pénis des alligators du lac Apopka (Floride) suite à un déversement accidentel dans ce lac[7].

Plusieurs études[8] révèlent également que la féminisation des poissons proviendrait de l’exposition aux PE. Ainsi, en 2006, une étude anglaise (Gross-Sorokin et al.) a étudié les effets anatomiques dus à la perturbation endocrinienne chez les poissons dans une cinquantaine de sites contaminés. Cette étude a montré qu’un tiers des mâles présentaient un phénotype intermédiaire entre mâles et femelles. Chez les poissons les plus touchés, les spermatozoïdes montraient même une diminution de 50 à 75% de leur mobilité. Les oiseaux aussi sont touchés puisque l’exposition aux PE pourrait altérer la reproduction et le comportement chez les adultes et auraient des répercutions sur le développement des jeunes oiseaux[9].

 

 

LES PE DANS NOS SALLES DE BAIN….

C’est dans les produits Hygiène-Beauté que l’on retrouve le plus de perturbateurs endocriniens. Selon l’analyse réalisée par Noteo Institut, près de 40% des produits Hygiène-Beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien.

 

QUELLES SUBSTANCES RETROUVE-T-ON LE PLUS DANS LES PRODUITS D’HYGIÈNE ET DE BEAUTÉ ?

PE produits de beauté

Les Parabènes 

  • Les méthylparabène, propylparabène, éthylparabène et butylparabène sont les parabènes les plus utilisés dans les cosmétiques (mais ils existent aussi les  isobutylparabène, benzylparabène, isopropylparabène). Présents à hauteur de23% dans les produits d’hygiène et beauté, ils sont dans la majorité des cas utilisés de façon combinée.
  • Le parabène est utilisé en tant que conservateur. On note un fort attrait pour les fabricants du fait de leur faible coût de production.
  • Niveau de risque Noteo Institut[10] : 15 (à substituer)

 

Le Cyclopentasiloxane (ou Cyclomethicone)

  • Le Cyclopentasiloxane est présent à hauteur de 15% dans les produits H&B.
  • Beaucoup de fonctionnalités peuvent être utilisées par les fabricants : antistatique, adoucissant cutané, hydratant, solvant ou encore permettant de contrôler la viscosité du produit.  Cette polyvalence le rend assez présent dans les produits.
  • Niveau de risque Noteo Institut[11] : 18 – risque maximal du fait de son caractère bioaccumulable (va s’accumuler dans les tissus et engendrer une exposition permanente) – à substituer

 

Benzophenone et Ethylhexyl Methoxycinnamate : absorbeur de rayons ultraviolets

  • Ces substances ont été développées principalement pour les crèmes solaires, en remplacement de substances opacifiantes qui rendaient les consommateurs couverts d’une pellicule blanche, puisqu’elles assurent une transparence du produit.
  • Cette caractéristique a aussi permis l’extension de leur utilisation dans des produits où on ne les attendrait pas comme les shampoings, pour protéger ses cheveux de l’impact des rayons ultraviolets ou encore des crèmes hydratantes classiques.
  • Le problème est que certaines de ces substances sont associées à un fort risque de perturbation hormonale en plus d’être des substances favorisant la création des radicaux libres (substances agressives car hautement réactives pour certains composants cellulaires).
  • Niveau de risque Noteo Institut[12] : 15 pour ces 2 substances – à substituer

 

Triclosan

  • Agent anti-bactérien utilisé principalement dans les dentifrices (mais aussi beaucoup utilisé dans l’industrie textile et les vêtements de sport anti-transpiration)
  • Niveau de risque Noteo Institut[13] maximal de 18 du fait de son caractère bioaccumulable (va s’accumuler dans les tissus et engendrer une exposition permanente) – à substituer

 

ZOOM SUR LES PRODUITS OU L’ON RETROUVE LE PLUS DE PERTURBATEURS ENDOCRINIENS 

 PE produits de beauté 2

 

Baumes et maquillage lèvres                               rouge à lèvre

  • 40% des rouges à lèvres et baumes contiennent au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Ethylhexyl Methoxycinnamate, Parabènes et Cyclopentasiloxane,
  • L’exposition aux substances est d’autant plus importante que les lèvres sont des muqueuses : l’absorption de ces substances à risques s’opère plus facilement pour passer dans la circulation sanguine.

 

Focus sur les fonds de teint & crèmes hydratantes                                   crème

  • 71% des fonds de teint et 32% des crèmes hydratantes contiennent au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Parabènes et Cyclopentasiloxane,
  • Les agents de pénétration contenus dans les crèmes hydratantes et fonds de teint amplifient l’absorption de ces substances à risques.

 

   Focus sur les dentifrices                                    dentifrice

  •  30% des dentifrices contiennent au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Parabènes et Triclosan,
  • Les gencives étant très fines, l’absorption de ces substances à risques en est amplifiée.

 

Focus sur les déodorants                  déodorant

  • 35% des déodorants contiennent  au moins 1 substance PE,
  • Les substances les plus présentes : Parabènes et Cyclopentasiloxane,
  • L’utilisation de produits contenant ces ingrédients à risques sur une peau fragilisée par une dépilation ou un rasage peut engendrer une absorption plus importante du produit.

 

 

HYGIÈNE-BEAUTÉ : EXISTE-T-IL DES ALTERNATIVES ?

 

PEUT-ON ATTEINDRE LE 0% PARABENE ? O% PE ? 

Aujourd’hui 60% des produits d’hygiène-beauté sont dénués de perturbateurs endocriniens.

Dans les autres cas, la problématique se situe souvent au niveau des conservateurs et des filtres UV. Concernant les parabènes, utilisés comme conservateurs du fait de leur capacité à inhiber le développement bactérien, ils interfèrent avec certaines fonctions hormonales.

Afin de limiter leur emploi, les industriels se tournent vers d’autres substances qui ne sont pourtant pas dénuées de risques : Phenoxyethanol (risque Noteo Institut[14] : 14), Benzyl alcohol (risque Noteo Institut : 14), Methylisothiazolinone (MIT) et autres substances rassemblées dans la famille des isothiazolinones  (risque Noteo Institut : 9), Dérivés azo de l’urée (Imidazolidinyl urea et Diazolidinyl urea).

 

Pourtant, la base de données européenne des substances utilisées en cosmétique[15]recense 166 substances pouvant être utilisées comme conservateur. Comme indiqué ci-dessus,  certaines sont déjà connues pour présenter un risque mais d’autres resteraient des alternatives viables si elles pouvaient s’inscrire dans une formulation spécifique (pas d’incompatibilité de formule avec d’autres substances du produit).

 

Des formulations adaptées peuvent aussi permettre de s’affranchir des parabènes et autres conservateurs problématiques, par exemple en utilisant des huiles essentielles, de l’argile ou même certaines algues pour leurs caractéristiques gélifiantes.

Des travaux de recherche et développement sur des packagings « intelligents » permettent aujourd’hui de s’affranchir de conservateurs en limitant la contamination du produit lors de l’utilisation.

 

QUID DES PRODUITS ECO-LABELLISES ? 

La plupart des produits éco-labellisés permettent de s’affranchir de ces substances PE. Ainsi, 1,3% produits d’hygiène et beauté éco-labellisés contiennent des substances perturbatrices du système endocrinien contre 40% pour les produits sans écolabels.

L’unique substance retrouvée dans ces produits est le Cinnamal que l’on rencontre naturellement dans certaines huiles essentielles (cannelle, jacinthe, patchouli). A noter : son association à la perturbation endocrinienne est caractérisée par 3 sources scientifiques différentes et semble indiscutable.

 

Cependant, les éco-labels ne garantissent pas l’absence de risques sur d’autres impacts sur la santé et l’environnement.

 

 

LES PE DANS NOS CUISINES…

Et dans l’alimentaire, où retrouve-t-on les perturbateurs endocriniens ? Il s’avère que peu d’ingrédients se révèlent être de nature perturbatrice des systèmes hormonaux ; le risque dans les aliments se cache donc ailleurs… essentiellement dans certains emballages. Certains éléments présents dans les emballages ou les récipients migrent dans les denrées alimentaires et l’impact de ces migrations sur la santé est parfois très controversé.

 

LES TYPOLOGIES D’EMBALLAGES 

Le système à 7 codes présents sur les emballages permet d’identifier les différents plastiques à usage alimentaire. Ils démontrent plus ou moins de migration vers les denrées alimentaires.Les plastiques de catégorie 3 (PVC), de catégorie 6 (PS) et plastiques et plastifiants de catégorie 7 sont les plus controversés.

 

PRINCIPAUX PLASTIQUES ALIMENTAIRES ET SUBSTANCES MIGRANTES 

 

3- PVC : présence des substances assouplissantes du plastique : phtalates et adipates, composés perturbateurs endocriniens.

6- PolyStyrène (PS) : détection de styrène et bisphénol A, composés perturbateurs endocriniens.

7- Autres plastiques, dont PolyCarbonate (PC) : Bisphénol A (d’autres plastiques forment cette catégorie notamment les bioplastiques et donc difficiles à identifier uniquement avec le code 7).

 

 

AUTRES EMBALLAGES 

Les canettes et boîtes de conserve sont vernies d’une résine de type Epoxy qui est un polymère du Bisphénol A tapissant l’intérieur et se trouve donc en contact direct avec l’aliment. Ces emballages sont donc susceptibles de relarguer du Bisphénol A.

Des alternatives ont été développées dans le cadre de l’interdiction du Bisphénol A dans les biberons : PES (polyethersulfone) et le PPSU (polyphénylsulfone). Cependant ces alternatives à base de Bisphénol S auraient les mêmes caractéristiques de perturbations endocriniennes que le Bisphénol A et ne serait faire l’objet d’un plan de substitution adéquat.

D’autres emballages en carton ont par le passé été pointés du doigt quant à leur capacité à laisser migrer les encres qui, si minérales, peuvent relarguer des substances comme des métaux lourds. Ce point peut être amélioré avec l’utilisation d’encres végétales.

 

DANS LES ALIMENTS 

En matière d’ingrédient, seul le Butyl Hydroxy Anisol (BHA, E320) est identifié dans la base de données de produits de Noteo. Il ne faut pas sous-estimer son utilisation qui paraît faible mais est concentrée dans certains types de produits, surtout dans les chewing-gums (50% en contiennent).

 

 

TRIBUNE DES ELUS DU GROUPE EELV DE BONDY, MARS 2014 

Alimentation, cosmétiques, pollution de l’air, textiles, ondes électromagnétiques : au quotidien, notre santé est mise en danger par des substances toxiques, technologies ou pollutions qui nous entourent, tels que les perturbateurs endocriniens (qui interfèrent dans le fonctionnement de notre système hormonal) : Parce qu’on ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade, nous devons nous emparer du problème, alerter et sensibiliser les bondynois et leur fournir des solutions pour se protéger. La santé-environnement est un enjeu du quotidien, qui touche chacun d’entre nous, et notamment les populations les plus précaires, souvent les plus exposées, mais aussi les enfants, les plus fragiles dans leur développement. Pour que Bondy et ses habitants vivent tous en bonne santé dans une ville saine, saisissons nous de ce sujet !

Les élus du groupe EELV

www.eelvbondypavillons.com

 


[1] E. Carlsen et al., « Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years », British Medical Journal, vol 305/6854, septembre 1992, p 609-613

[2] J. Le Moal et al., “Evolution de la concentration spermatique en France entre 1989 et 2005 à partir des données de la base Fivnat”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 21 février 2012

[3] R. Slama, “La fertilité des couples en France”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012

[4] F. Suzan, “Cryptorchidies et hypospadias opérés en France chez le garçon de moins de 7 ans (1998-2008)”,
Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012
5 Y. Kudjawu,”Evolution nationale et variations régionales du taux de patients opérés pour cancer des testicules en France, 1998-2008”, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°7-8-9, février 2012
6 J. Tinggaard et al., “The physiology and timing of male puberty”, Current Opinion on Endocrinology, Diabetes and Obesity, vol. 19/3, juin 2012

[7] Rapport « Perurbateurs endocriniens et biodiversité », WWF, 2011

[8] Gross-Sorokin et al, 2006 ainsi que les études de Susan Jobling

[9] Rapport « Perturbateurs endocriniens et biodiversité », WWF, 2011

[10] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[11] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[12] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[13] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[14] Noteo Institut a établi une échelle de risque allant de 0 à 18 selon  la dangerosité des substances

[15] COSING : http://ec.europa.eu/consumers/cosmetics/cosing/index.cfm?fuseaction=ref_data.functions

 

 

Retour sur le conseil municipal du 6 février 2014

Interventions des élus du groupe Europe Ecologie les Verts de Bondy et vœu du conseil municipal présenté à l’initiative du groupe EELV.

logo EELV local

1 4 –4 Budget principal – Approbation du budget primitif de l´exercice 2014 – Philippe Gauthier 

Nous votons aujourd’hui un budget qui a été difficile à construire en raison des difficultés financières que connaissent actuellement les collectivités locales dans l’attente d’une vraie réforme fiscale avec des règles de péréquation qui permettraient une plus juste distribution des richesses, projet sur lequel je fais confiance aux députés et sénateurs de mon parti pour agir en ce sens.

Cependant, comme chaque année, nous considérons que le fait de prendre part à une majorité implique des responsabilités, et nous préférons participer à la définition du cap, prendre part aux débats, partager et affronter les difficultés, plutôt que de rester sur le bord de la route et de cultiver l’art facile de la protestation.

C’est pourquoi nous participons à cette majorité plurielle et c’est pourquoi nous voterons ce budget.

Je réitère malgré tout ce que j’avais évoqué l’an dernier : En cette période de crise, nous avons la conviction que la construction d’un budget doit être le reflet d’une politique engagée et ambitieuse, notamment en faveur de la solidarité et de la préservation de l’environnement. D’après nous, la seule manière de gérer correctement un budget municipal est d’avoir une vision sur le long terme, tant sur la durée d’un mandat que sur une période bien plus éloignée.

Des progrès ont été faits en la matière, et nous espérons que la prochaine mandature continuera ce travail de longue haleine qui vise à maintenir notre équilibre financier, et que nous y intègrerons de plus en plus les enjeux essentiels du développement durable.

Le budget que nous votons aujourd’hui est un budget de transition, entre deux mandatures, deux équipes municipales. Gageons que les prochains budgets seront le reflet de choix ambitieux de notre majorité pour la mandature à venir, dès lors que nous aurons été confortés dans notre action par les habitants et le choix des urnes.

 

1 4 – 11 Attribution de subventions aux associations  sportives – Philippe Gauthier

Nous manquons peut-être d’installations sportives même si nous avons fait beaucoup dans cette mandature (environ 10 millions d’investissements pour créer ou rénover nos installations sportives), mais grâce à un tissu associatif dynamique, nos équipements vivent et sont occupés de 8 h à 23h.

C’est pour aider ces associations que nous votons aujourd’hui cette délibération.

Comme je le fais tous les ans, je tiens à remercier tous les bénévoles qui œuvrent quotidiennement pour le développement du sport à Bondy. Sans eux, le sport à Bondy n’existerait pas.

Une mention particulière pour les joueurs de la JSB et son président Kamal Mazzouzi qui évoluent le plus souvent au stade Gazzi dans des conditions difficiles et c’est pour cela que nous étudions dès à présent sa rénovation.

Plusieurs centaines de Bondynois sont concernés par ces subventions à diverses associations que vous connaissez surement depuis longtemps.

Cette liste n’est pas définitive et nous aurons l’occasion de revenir sur des demandes de subventions pour d’autres associations.

 

1 4 – 15 Approbation de la Convention entre l´Association Sportive de Bondy et la Ville de Bondy pour l´année 2014 –Philippe Gauthier

Association souvent critiquée, l’AS Bondy est un partenaire essentiel au développement du sport bondynois.

L’association continue d’évoluer et dans le bon sens : Les élus présents à la commission préparatoire à ce conseil municipal ont pu prendre connaissance dans le détail du bilan et du projet sportif. Je regrette bien sur qu’aucun élu de l’opposition n’ai pu participer aux travaux de cette commission car ils auraient pu découvrir un bilan et un projet construit, ambitieux.

L’ASB intervient dans les écoles tout au long de l’année scolaire auprès d’environ 150 classes soit plus de 3600 enfants, et ce à raison de 48 séances hebdomadaires sur 8 sports différents, dont deux nouveautés avec l’escrime et le judo. Elle intervient également dans les collèges (classe promo basket et pôle d’excellence au collège Brossolette (escrime et judo).  Un remerciement tout particulier à André Hubas et Bernard verrier pour leur implication.

Elle a par ailleurs pris toute sa part dans la mise en place des TAP, avec 25 animateurs sportifs qui proposent chaque trimestre une douzaine d’activités différentes aux enfants.

L’association a également développé ses activités sportives pendant les vacances scolaires. De nombreux stages ont été organisés en football, hand-ball, basket, judo, tennis etc…

L’ASB continue de créer de nouvelles pratiques, après la gym acrobatique l’an dernier, c’est le TaÏ Chi Chuan qui a été mis en place cette année.

Deux résultats pour mettre en avant l’excellent travail de formation réalisé par les éducateurs de l’ASB et qui récompensent l’investissement de tous les bénévoles et c’est une fois de plus les filles qui sont à l’honneur : l’équipe d’épée féminine de Bondy est championne de France et participera le mois prochain à la coupe d’Europe des clubs.

Je le disais l’an dernier, de nombreux jeunes, formés à l’AS Bondy football sont aujourd’hui dans des clubs professionnels. Cette année c’est Kylian M Bappé qui a intégré le prestigieux centre de formation de l’AS Monaco. Nous lui souhaitons toute la réussite possible.

 

Ce dimanche 9 février aura lieu la compétition Handisports/valides au palais des sports. N’hésitez pas à aller admirer ces champions qui méritent notre respect.

 

14-29  Transformation du boulodrome en salle multisports André Rémond : dépôt du permis de construire – Philippe Gauthier

C’est la suite de la rénovation de la salle André Rémond. Le sol sportif a été changé, les vestiaires rénovés et les différents utilisateurs, badminton, tir à l’arc et tennis de table sont ravis.

Il faut maintenant terminer les travaux engagés. Il s’agit essentiellement de travaux de chauffage, d’isolation et d’électricité.

Enfin, et c’est l’objet de la présente délibération, des travaux d’extension du bâtiment sont programmés avec la création d’un local de rangement de 40 m².

 

Dossier 14-38 : Approbation de la Charte de l’arbre – Agnès Hugues

Bonsoir à toutes et à tous,

Avec plus de 7000 arbres sur l’ensemble du territoire communal, notre ville dispose d’un patrimoine de grande valeur, qu’il nous a semblé pertinent de valoriser et de préserver. Tel est l’objectif de cette charte de l’arbre.

Ce document, que j’ai eu à cœur de porter durant cette mandature, est l’aboutissement d’une réflexion et d’une collaboration entre le service des espaces verts, de la voirie, de l’urbanisme, mais aussi les habitants et les associations qui ont participé à sa relecture et à son enrichissement.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont travaillé à son élaboration, ainsi qu’Alain Baraton, botaniste, jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles, qui a bien voulu nous faire part de sa vision et de son expérience en introduction à ce document.

Ce document se découpe en 3 parties :

–         Un préambule qui revient sur les vertus de l’arbre en ville et les spécificités du patrimoine Bondynois,

–         La charte à proprement parlé, qui précise l’objectif de cette dernière et ses principes directeurs,

–         Et une dernière partie très concrète sur les engagements de la ville autour de ses arbres et de cette charte.

 

Le document que vous avez entre les mains aujourd’hui ne dispose d’aucune photo et illustration, je vous rassure ce n’est que provisoire.

La mise en page est actuellement en cours et sera finalisée très prochainement, afin que nous disposions d’un document très visuel et facilement communicable, notamment auprès des bondynois.

 

Je souhaite que cette charte soit bien évidemment respectée, mais également enrichie par la suite et qu’elle serve de base à un travail poussé entre l’ensemble des acteurs concernés, autour de la préservation et de la valorisation des arbres dans notre ville.

Je souhaite également qu’à terme nous donnions à cette charte et à nos arbres toute la place qu’ils méritent, notamment en l’adossant à notre PLU.

 

Vœu présenté par les élus Europe Ecologie- les Verts, Communistes, Socialistes et divers gauche, lors du Conseil municipal du 6 février 2014

Comme d’autres villes de Seine Saint Denis, nous souhaitons aujourd’hui nous mobiliser en faveur de la protection des populations face aux graves atteintes à la santé des personnes et à l’environnement  en ce qui concerne le transport de matières toxiques et/ou radioactives en milieu urbain dense.

Le département de la Seine-Saint-Denis est déjà frappé par des inégalités de toutes sortes, scolaires, sociales, économiques, sanitaires et environnementales, sur lesquelles nous avons d’ailleurs eu l’occasion de revenir lors de précédents vœux adoptés par ce Conseil municipal. Il est selon nous sous la menace d’accidents graves vu la répétition d’incidents lors du transport de matières toxiques et/ou radioactives comme ceux qui se sont produits en gare de Drancy les 11 et 23 décembre 2013.

Ce risque a été établi et reconnu par les services de l’État avec le porté à connaissance daté du 22 avril 2013 et envoyé aux maires du Bourget, de Drancy et du Blanc-Mesnil, celui-ci préconisant des règles de maîtrise de l’urbanisation en consacrant le principe de ne pas accroître la population exposée au risque  dans un périmètre autour de la gare de Drancy compte-tenu du danger que représente le transport de matières dangereuses en milieu urbain dense.

Conscients que la question de l’énergie nucléaire est multiple et complexe, nous ne souhaitons pas aujourd’hui engager un débat sur le fond. Il apparait néanmoins que le problème majeur de cette source d’énergie est celui des déchets, pour lesquels il n’existe actuellement aucune solution efficace à court ou à moyen terme afin de les traiter et de les éliminer. La seule solution actuellement proposée consiste à les refroidir, et à les stocker, dans des zones précises, ce qui implique nécessairement un transport de ces derniers.

Nous sommes réalistes sur le fait que l’émission de nuages toxiques  ou de matières radioactives lors d’un incident à la gare de Drancy ne pourrait être circonscrite au périmètre défini par le préfet et que les populations de l’agglomération francilienne pourraient être gravement affectées dans leur intégrité physique et leur santé.

C’est pourquoi le conseil municipal de Bondy, réuni le 6 février 2014, demande :

  •  la suppression de tout entreposage et/ou de tout trafic de trains contenant des produits ou déchets dangereux de toute nature en zone urbaine dense,
  • la sécurisation des parcours  tant pour les passagers que pour l’activité de fret, excluant systématiquement les voies non rénovées ou les longs circuits,
  • une information claire auprès des populations exposées sur les zones urbaines concernées afin qu’elles connaissent les mesures de protection à prendre en cas d’alarme de confinement,
  •  la communication des moyens et procédures envisagées par la préfecture de la Seine-Saint-Denis et les services de l’État en cas d’accident exposant les populations à des matières toxiques et/ou radioactives.

 

Samedi 15 mars à 14h : manifestation tous à vélo !

Les membres du Collectif des riverains de la gare de triage de Drancy, du Bourget et du Blanc Mesnil (le CORIGAT) appellent tous ceux qui le souhaitent à les rejoindre samedi 15 mars à partir de 14h place Gabriel Peri au Blanc Mesnil, pour une nouvelle manifestation, à vélo cette fois ci, autour de la gare de triage de Drancy.

drancy

Objectif : se mobiliser une nouvelle fois pour l’interdiction du transit et du stationnement de wagons transportant des matières dangereuses et toxiques (notamment radioactives) sur la gare de triage.

Pour mémoire, retrouvez les informations à ce sujet dans nos articles précédents :

–          Retour sur la manifestation du 11 janvier ici.

–          Question au gouvernement de la part d’Aline Archimbaud sur ce sujet

–           Retour sur les incidents ici

 

 

Réactions contre les manipulations et diffamations contre l’égalité filles-garçons et la question du genre

genre

EELV dénonce les messages incitant à retirer leurs enfants de l’école pour protester contre une prétendue éducation sexuelle promulguée à l’école maternelle.

Depuis quelques jours, les élèves et les parents d’élèves sont harcelés de mails et de SMS provenant d’associations extrémistes qui propagent la rumeur selon laquelle, parce que « le genre » est introduit dans les programmes scolaires, leurs enfants seraient en danger à l’école. Non seulement cette manœuvre de déstabilisation des parents est révoltante (les enfants ont été privés d’école), mais, de plus, cette rumeur est totalement mensongère. Depuis plusieurs jours également, les propos les plus extrémistes circulent, dans les rues ou sur les réseaux sociaux, réveillant les haines envers les homosexuels, les juifs, les féministes, les professeurs des écoles appliquant l’ABCD de l’égalité, les chercheurs en études sur le genre, tous présentés comme des ennemis de la société.

Tout ceci relève de la pure manipulation et diffamation.

NON, il n’est pas prévu de mettre en place des cours de masturbation dès la maternelle, ni d’apprendre aux enfants à renier leur sexe d’origine. NON, les enfants ne sont pas en danger. Non, il n’y aura pas de projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas transformés en filles (ni inversement).

NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas, mais, oui, les études de genre existent. Le genre est simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n’est pas homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd’hui. On n’est pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces différences.

OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont les lieux où les enseignants promeuvent l’égalité et la tolérance, où les enfants apprennent le respect des différences (culturelles, sexuelles, religieuses). « Vati liest die Zeitung im Wohnzimmer. Mutti ist in der Küche. » (Papa lit le journal au salon. Maman est à la cuisine). Voilà comment des élèves de collège apprenaient l’allemand, à travers les aventures de Rolf et Gisela, dans les années 1980. Réfléchir sur le genre, c’est réfléchir sur les effets de ce type de messages.

OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique, de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés au cri de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde. Oui, l’école est le lieu où l’on permet aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes.
Les études de genre recouvrent un champ scientifique soutenu par le Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le CNRS, et elles ont des utilités nombreuses dans l’éducation et la lutte contre les discriminations : ces études et ces travaux existent à l’université depuis longtemps. Nombreuses sont les académies à organiser des journées de formation sur ces thèmes ; nombreuses sont les universités à offrir des cours intégrant le genre : en sociologie, en sciences de l’éducation, en anthropologie, en biologie, en sciences économiques, en philosophie, en histoire, en littérature, etc. Des séances de sensibilisation aux questions d’égalité entre les sexes font partie du parcours de formation des enseignants du primaire et du secondaire.

En permettant aux élèves de constater la diversité des familles actuelles, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles offrent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, la liberté de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux.

Face à ces propos dangereux, face aux risques de dérives extrémistes, nous invitons les parents d’élèves à dialoguer avec les enseignant.e.s de leurs enfants afin de connaître les contenus effectifs des programmes et leurs objectifs. Les enfants ont besoin de la confiance entre les adultes pour comprendre leur présence à l’école et apprendre.

Les parents, les enseignants, les associations doivent échanger sereinement. C’est à ce prix qu’on comprendra la nécessité d’une pédagogie précoce pour assurer plus tard aux jeunes et adultes une vie, notamment sexuelle, choisie et maîtrisée.

Nous dénonçons cette initiative de calomnie qui, en réalité, masque l’inégalité des sexes et l’homophobie. Nous rappelons qu’aujourd’hui :

  • les filles et les garçons ne vivent pas la même expérience scolaire, comme le démontrent depuis 30 ans toutes les recherches internationales
  • l’homophobie est la première cause de suicide chez les jeunes
  • les métiers ne sont pas mixtes
  • les salaires des femmes sont inférieurs en moyenne à 25% de ceux des hommes
  • une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint

Ces initiatives de calomnies suscitent la peur, entament la confiance des parents vis-à-vis des institutions scolaires, et encouragent la violence.

Vous pouvez retrouver le communiqué officiel sur le site eelv.fr ainsi que sur http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2014N45876

 

Loi sur les ondes : une avancée frileuse

ondes

Une loi retoquée en janvier 2013

Il y a un an, quasiment jour pour jour, Laurence Abeille, députée EELV, voyait sa proposition de loi sur le principe de précaution pour les ondes électromagnétiques tout simplement jetée aux oubliettes suite au vote d’une motion de renvoi en commission des affaires économiques (une procédure qui équivaut à un abandon) par les députés socialistes.

Les écologistes ne disposent que d’une « niche parlementaire » par an pour déposer des propositions de loi. Une « niche » ou une « fenêtre » parlementaire est une séance mensuelle où des députés et des sénateurs peuvent déposer des propositions de loi. Ils sont alors maîtres de l’ordre du jour, c’est-à-dire des thèmes, qui seront abordés pendant cette séance. La grande majorité des lois débattues sont présentées par le gouvernement. Cette séance réservée aux groupes parlementaires minoritaires et d’opposition leur permet de se faire entendre.

François de Rugy, le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale avait alors qualifié ce renvoi d’« inadmissible ». « A quoi bon réserver des espaces aux groupes ? », s’était interrogé pour sa part le député de Paris, Denis Baupin.

 

Le texte de Laurence Abeille avait donc été déjà largement revu en commission par les socialistes, mais les écologistes espéraient pouvoir en débattre en séance plénière et réintroduire, par des amendements, des dispositions importantes, comme le principe d’un seuil d’exposition « aussi bas que raisonnablement possible ».

Mais à la veille de la présentation du texte, la ministre déléguée à l’économie numérique, Fleur Pellerin, avait mis en garde contre des « peurs irrationnelles » en estimant que la nocivité des ondes « n’est pas scientifiquement étayée ». Sans doute craignait-elle à l’époque  des mesures trop restrictives qui freineraient le déploiement en cours du réseau de téléphonie mobile de quatrième génération (4G), qui permettra d’améliorer la couverture dans certaines zones périurbaines ou rurales. Un déploiement qui représente « un investissement de 3 milliards sur les cinq prochaines années et des dizaines de milliers d’emplois« , avait-t-elle rappelé.

L’emploi de ces termes avait à l’époque fait bondir les associations et les élus écologistes : « Voilà un discours que l’on pensait révolu, notamment depuis la classification des radiofréquences (antennes-relais, WiFi, compteurs intelligents inclus…) comme possiblement cancérigènes pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé, en 2011« , avaient alors réagi les associations Agir pour l’environnement et Priartem dans un communiqué.

« Offusquée« , la députée européenne écologiste Michèle Rivasi s’était également insurgée qu’on « met(te) toujours le développement économique avant la santé des gens »

En effet, en 2009, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses, avait rendu un avis alertant sur les dangers potentiels des ondes électromagnétiques. L’OMS a également classé ces dernières comme potentiellement cancérigènes. 

 

Un texte finalement adoptée le 23 janvier 2014

C’est donc un an plus tard, le 23 janvier dernier, que l’Assemblée a finalement adopté une proposition de loi de compromis pour limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil – téléphones mobiles, tablettes, Wi-Fi.

Ce texte écologiste, fruit d’un an de travail avec les socialistes et le gouvernement, apparaît comme un « compromis constructif » et « une première réponse » aux préoccupations portant sur les ondes, selon le ministre de l’écologie, Philippe Martin. Les opérateurs des télécoms, au contraire, craignent qu’il n’entrave le développement de ce secteur, en faisant naître des « peurs irraisonnées ».

 

Que prévoit la loi adoptée par les députés ?

La loi « relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques » a pour but de limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Elle ne conduira pas à abaisser les seuils réglementaires d’exposition de la population mais vaudra surtout pour les « points atypiques », où « les niveaux d’exposition dépassent sensiblement la moyenne observée à l’échelle nationale ».

Pour les téléphones portables, les fabricants devront « préconiser » l’usage d’un kit mains libres. Toute publicité ciblant les moins de 14 ans sera également interdite. Les équipements Wi-Fi seront interdits dans les établissements d’accueil d’enfants de moins de 3 ans, c’est-à-dire les crèches et garderies. Enfin, les personnes souffrant d’électrohypersensibilité aux champs électromagnétiques verront enfin leur situation prise en compte. Le gouvernement devra en effet remettre au Parlement un rapport traitant, en particulier, de « l’opportunité de créer des zones à rayonnements électromagnétiques limités, notamment en milieu urbain », ainsi que des « conditions de prise en compte » de leurs difficultés en milieu professionnel.

 

En quoi cette loi peut-elle être considérée comme frileuse ?

Bien que marquant une étape symbolique pour la reconnaissance de l’électrohypersensibilité et représentant une avancée comblant un vide règlementaire persistant, ce texte n’est pas à la hauteur des attentes des écologistes.

On pouvait s’attendre à ce que le débat à l’Assemblée nationale renforce le texte de la proposition de loi. Non seulement les amendements visant à renforcer le texte ont été rejetés, mais sur proposition du gouvernement, l’ambition du texte initial a été réduite.

Nous pouvons en effet regretter que la loi ne fasse que « limiter » l’exposition de la population aux ondes.

Les seuils d’exposition ne seront pas abaissés, les fabricants auront simplement une obligation de « préconiser » l’usage des kits mains libres.

Enfin s’agissant des enfants, la proposition de loi initiale des écologistes visait à interdire les équipements Wi-Fi dans tous les établissements d’accueil des moins de 6 ans. Mais le gouvernement a fait voter un amendement qui restreint cette mesure aux moins de 3 ans, c’est-à-dire aux crèches et aux garderies. Elle ne concernera donc pas les écoles maternelles.

Nous pouvons encore espérer que les sénateurs sauront renforcer la petite loi adoptée par les députés présents le 23 janvier 2014.

 

Quelles sont les principales sources d’exposition aux ondes ?

Les ondes sont extrêmement présentes dans notre environnement quotidien. Tous les appareils électriques sous tension créent en effet un champ électromagnétique. La principale source d’exposition est de « très loin » le téléphone portable, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Les antennes-relais pour la téléphonie mobile, qui se développent très rapidement avec le déploiement de la 4G, génèrent également des ondes, bien que l’exposition moyenne soit bien inférieure aux téléphones. A l’extérieur, les lignes électriques, transformateurs ou voies ferrées sont aussi des sources de rayonnements électromagnétiques.

Enfin, tous les appareils connectés de notre environnement personnel nous exposent aux radiofréquences : les ordinateurs et tablettes, les technologies Wi-Fi, Bluetooth et RFID (Radio Frequency Identification, ou puces électroniques), mais aussi les lampes fluorescentes, les fours à micro-ondes, les plaques à induction ou les machines à laver.

 

Quel est leur impact sanitaire ?

Malgré un nombre de recherches extrêmement important sur le sujet, aucune étude ne permet d’affirmer avec certitude quel est l’impact sanitaire des ondes pour la santé humaine.

Néanmoins,  en mai 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé les ondes électromagnétiques comme « cancérogène possible » en raison d’études évoquant une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale pour des utilisateurs intensifs (à partir de 30 minutes quotidiennes).

Deux ans plus tard, dans une analyse publiée en octobre 2013, évaluant plus de 300 études internationales, l’ANSES pointe des effets biologiques chez l’homme ou chez l’animal, concernant le sommeil, la fertilité mâle ou encore les performances cognitives. Malgré tout, « les conclusions de l’évaluation des risques ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés », estime-t-elle.

L’Anses insiste toutefois sur « le développement massif des technologies recourant aux radiofréquences et conduisant à une exposition intensive de la population, le cas échéant des personnes les plus sensibles, et à laquelle elle ne peut se soustraire ». Le déploiement de la 4G « devrait s’accompagner d’une augmentation de l’exposition du public », ajoutent les experts de l’agence. L’Anses invite alors de manière générale à « limiter les expositions de la population », en particulier par le biais des téléphones portables, et incite à l’utilisation d’une oreillette.

Rappelons que le principe de précaution, « selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’alimentation » est définit à l’article 5 de la charte de l’environnement, charte adossée à la Constitution, ce qui confère par là même à cette charte et à ce principe une valeur constitutionnelle.

 

Comment se protéger des ondes au quotidien ?

  1. Bien utiliser son téléphone portable

Le téléphone portable est une source importante d’ondes électromagnétiques. Pour réduire votre exposition, il est donc important d’optimiser son utilisation. Pour cela, téléphonez uniquement dans les zones de bonne réception et évitez de l’utiliser en voiture, dans le train, etc… Le champ électromagnétique est en effet particulièrement puissant lorsque le téléphone capte mal son réseau.

Ne gardez pas non plus votre téléphone portable en permanence sur vous (de préférence encore moins près de vos organes reproducteurs !) et éteignez-le (ou mettez-le en mode avion) systématiquement si vous le gardez près de vous la nuit. Les ondes, elles, ne dorment pas !

Privilégiez systématiquement le kit main libre pour passer vos appels.

Sachez enfin que les téléphones fixes sans fil fonctionnent aussi grâce aux ondes : chez vous, préférez les téléphones filaires.

 

  1. Eteindre son wifi

Pour se protéger efficacement des ondes électromagnétiques, il est important d’éteindre son réseau wifi. L’intensité qu’il émet est certes moins importante que les téléphones portables mais sa fréquence être proche de celle des fours à micro-ondes. Mieux vaut donc se connecter à internet grâce à un réseau filaire.

Sachez que les boxs sont généralement fournies avec le wifi activé par défaut. Vous devez donc le désactiver même si vous ne l’utilisez pas.

Si vous souhaitez malgré tout continuer à utiliser le Wifi dans votre quotidien, il est conseillé a minima d’éteindre votre box dès lors que vous stoppez l’utilisation, notamment la nuit. Il vous suffira de la rallumer le lendemain. En plus, vous réaliserez des économies d’énergie (la box et tous ses voyants lumineux consomment en permanence) et donc des économies !

 

  1. S’éloigner du four à micro-ondes

Le four à micro-ondes émet un champ électromagnétique important. Il fonctionne grâce à un rayonnement de forte puissance qui agite les molécules d’eau afin de provoquer le réchauffement ou la cuisson des aliments. Le problème du four à micro-ondes est qu’il n’est généralement pas totalement étanche et qu’une partie des ondes censées être confinées dans l’enceinte du four peut fuir à l’extérieur.

Pour minimiser votre exposition, il est donc important de vous tenir à distance de celui-ci durant son fonctionnement.

 

  1. Protéger les enfants

Rappelons que les sujets les plus à risques sont les enfants. Jusqu’à 3 ans notamment, la membrane de leur cerveau n’ayant pas terminé son développement, elle est poreuse et donc beaucoup plus exposée aux pollutions quelles qu’elles soient.

telephone-enfant-image

Il est donc vivement conseillé d’éviter toute exposition des enfants, en particulier avant 3 ans, que ce soit à travers les téléphones portables ou les tablettes.

 

  1. Et les antennes relais ?

Les antennes relais font l’objet de nombreuses inquiétudes. Comme ce sont elles qui créent le réseau nécessaire au fonctionnement des téléphones portables, il peut être tentant de s’en éloigner au maximum. Or, un téléphone portable module la puissance du signal qu’il émet en fonction de la qualité du signal qu’il reçoit. Ainsi, moins le réseau est fort, plus le téléphone émet. S’éloigner d’une antenne relais n’a donc de sens qu’à condition de se passer totalement de téléphone portable. L’exposition au champ émis par les antennes relais n’est pas directement liée à l’antenne du téléphone mais à l’utilisation du téléphone portable lui-même.

La réglementation actuelle en la matière est néanmoins extrêmement contestable puisque les habitants des immeubles collectifs notamment, lorsqu’ils ne sont pas propriétaires, n’ont aucun droit de regard sur l’installation des antennes relais sur leur immeuble.

Pour visualiser les antennes relais près de chez vous, rendez-vous sur le site http://www.antennesmobiles.fr/ et  tapez votre code postal ou votre adresse dans la case « géolocalisation ».

 

 

Tribune des élus Europe Ecologie – Les Verts de Bondy / Les Pavillons-Sous-Bois – Février 2014

La loi « relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques » a été adoptée le 23 janvier dernier. Une concertation préalable à toute implantation d’antennes relais sera désormais obligatoire, toute publicité ciblant les moins de 14 ans sera interdite et l’électro-hypersensibilité reconnue. Mais si cette loi a pour but de limiter l’exposition aux ondes, elle ne conduira pas à abaisser les seuils réglementaires d’exposition de la population. Il suffira de préconiser l’usage d’un kit mains libres et l’interdiction des équipements Wi-Fi ne s’appliquera qu’aux crèches et aux garderies (enfants de moins de 3 ans) mais pas aux écoles maternelles comme le suggérait la proposition de loi initiale des écologistes. Pour repérer les antennes relais près de chez vous, rendez-vous sur http://www.antennesmobiles.fr/

Les élus du groupe EELV

 

Les écologistes, précurseurs depuis 30 ans

 

anniversaire EELV

Les Verts ont 30 ans. Et l’écologie politique 40 avec la candidature de René Dumont en 1974. C’est le moment où jamais de souligner à quel point l’écologie a été pionnière. Et bien sûr continue à l’être. Nous avons été les premiers à mettre en place la parité dans nos instances et nos candidatures. Les premiers à nous appliquer le non cumul des mandats  qui vient enfin d’entrer dans la loi. Les premiers à dire que chacun et chacune avait le droit de se marier (comme de ne pas se marier ☺) quelle que soit son orientation sexuelle, combat victorieux en France depuis la loi sur le mariage pour tous. Les premiers à alerter sur les risques sanitaires de nos modes de vie et de certaines de nos productions, de l’amiante au diesel en passant par le bisphénol A ou les antennes relais. Les premiers à alerter sur les risques du nucléaire qui sont malheureusement devenus réalités à Tchernobyl comme à Fukushima. Les premiers à alerter sur les menaces écologiques globales comme le changement climatique, la pénurie d’eau potable ou la perte accélérée de biodiversité. Ou encore les premiers à souligner l’insoutenabilité sociale, économique et bien sûr environnementale des modèles agricoles dominants, comme le montre aujourd’hui l’implosion du « modèle breton ».

Mais nous sommes aussi les premiers à avoir constitué dès les années 90 un vrai parti européen, le PVE, qui organiseles premières primaires européennes. Les premiers à nous situer clairement dans un champ politique européen, et là où beaucoup autres se replient sur la Nation, à continuer à affirmer une vision internationaliste et solidaire du monde et de l’Europe.

Le fait d’avoir été pionnier depuis 30 ans montre à quel point nous pouvons gagner des batailles culturelles. Voilà pourquoi j’espère que bientôt nous pourrons ajouter à la liste de ces victoires : l’engagement de la sortie du nucléaire, le droit à mourir dans la dignité, ou encore le droit pour les étrangers de voter aux élections locales.

Il nous reste encore beaucoup de batailles culturelles à gagner : mettre à distance la société de consommation et montrer que l’on peut vivre mieux en consommant moins ; se battre pour une France qui se reconnaitrait enfin comme un grand pays d’immigration pluriculturel, richesse à valoriser dans un monde globalisé ; faire comprendre que l’avenir de nos emplois réside justement dans une société et une économie plus écologique au travers de la transition énergétique, de la révolution industrielle verte, des échanges de liens et non de biens…

Et pour gagner ces batailles, il ne faut pas chercher à convaincre tel ou tel partenaire politique, mais bien la société. Alors à 30 ans, soyons fiers de ce que nous avons réalisé car je ne connais pas de plus beau projet politique que celui qui consiste à transmettre à ses enfants un monde dans lequel il fait bon vivre.

Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement