Les élus EELV de Bondy interpellent Nicolas Hulot au sujet de Linky

Copie du courrier envoyé au Ministre


Monsieur le Ministre d’Etat à la Transition écologique et solidaire,

Votre nomination au poste de  Ministre d’État en charge de la transition écologique et solidaire, ainsi que votre parcours exemplaire, et ce depuis un certain nombre d’années, nous ont poussé à vous contacter directement au sujet du dossier brûlant que représente Linky pour les collectivités.

Il y a plus d’un an, les élus Bondynois, ainsi que la population, apprenaient que le déploiement des nouveaux compteurs allait être engagé sur leur Ville. A l’instar de nombreux élus du territoire national, le groupe EELV de Bondy a toujours été très sceptique quant à la généralisation d’une technologie semblant présenter plus d’inconvénients que d’avantages. Nous ne citerons que ceux suscitant le plus d’inquiétudes :

  • Comme vous le savez, la technologie CPL injecte des radiofréquences, reconnues comme potentiellement cancérogènes, dans les câbles électriques et les appareils domestiques, non prévus à cet effet… A l’origine de problèmes d’électro-sensibilité aujourd’hui reconnus et avérés… ;
  • Les compteurs sont susceptibles de provoquer des incendies, notamment liés à la possibilité de déconnexion à distance par ENEDIS en cas de trop grande consommation… ;
  • Les dommages de toutes natures causés par les champs et ondes électromagnétiques sont exclus des garanties de contrats d’assurance, et ENEDIS s’exonère de toutes responsabilités ;
  • L’incompétence des prestataires posant les compteurs, n’étant pas électriciens, et intervenant sans contrôle préalable de l’installation électrique des habitants… ;
  • Des compteurs qui ont une durée de vie de 10 ans contre 50-60 ans pour les anciens, donc une gabegie écologique ;

Alors que le principe de précaution n’est en rien respecté, ERDF avait, à l’époque, refusé de venir présenter le projet en détails, et de répondre aux nombreuses questions des élus bondynois et des associations du territoire. A la suite de quoi, nous organisions une réunion publique, en la présence des Robins des Toits, avec pour objectif de répondre aux inquiétudes des habitants. S’en suivit un arrêté pris par Sylvine Thomassin, Maire de Bondy, interdisant les compteurs sur la Ville.  Le 21 octobre 2016, le tribunal administratif nous demandait de suspendre ce même arrêté.

Aujourd’hui, nous apprenons que les installateurs ont reçu la consigne de ne pas tenir compte des refus des habitants, ENEDIS allant jusqu’à fournir un guide intitulé « Que faire face au refus sur le terrain ». Ce passage à marche doublement forcée fait d’autant plus peur à nos concitoyens, de plus en plus informés, mais totalement démunis face à ce problème, tout comme nous, élus de la République.

Chaque jour nous recevons de nombreux courriers et appels de concitoyens inquiets, se demandant comment agir, si les technologies embarquées sont susceptibles d’avoir un impact sanitaire, sur laquelle nous n’avons aujourd’hui que très peu de recul… Pourquoi un déploiement aussi agressif de la part d’ENEDIS, comparé à celui de GRDF, bien plus à l’écoute des populations, et soit dit en passant bien plus transparent sur le fonctionnement du compteur GAZPAR.

M. Hulot, Bondy est aujourd’hui désemparée face à une technologie déployée en faveur de la transition écologique, mais qui nous semble pourtant aller en totale contradiction avec ce principe… L’argument comme quoi Linky nous permettra de faire des économies d’énergie ne semble pas avéré, certaines études le prouvent.

Mais nous sommes aussi désemparés d’un point de vue juridique. Les compteurs faisant partie du réseau, la commune en est donc propriétaire, avec une gestion déléguée au SIPPEREC, qui délègue lui-même la gestion à ENEDIS. En tant qu’autorité concédante, Bondy assure le contrôle de distribution publique de gaz et électricité. Ainsi, la commune est responsable du réseau et des incidents engendrés par les compteurs Linky… Lors des phases de test, 36% des communes ont été victimes de dysfonctionnements répétés de leur système à la suite de l’installation des nouveaux compteurs. Plus grave, Linky aurait été à l’origine de pannes et /ou de destruction de matériel chez les professionnels, qui pourraient se retourner contre la Ville pour se faire rembourser leurs pertes d’exploitation.

L’Allemagne a annulé le déploiement des compteurs intelligents, suite à une étude poussée du cabinet Ernst & Young. Ainsi, seuls les gros consommateurs en seront dotés.

M. Hulot, nous ne sommes pas les seuls élus inquiets pour nos concitoyens, et nous devrions être aujourd’hui en capacité de répondre à leurs questions. Nous déplorons le manque de transparence d’ENEDIS face aux collectivités et aux consommateurs, et souhaiterions que vous interveniez en ce sens.

 

Claire Cauchemez – Philippe Gauthier

Co-Présidents du groupe Europe Ecologie les Verts de la Ville de Bondy

Tous à Gonesse Le 21 mai 2017 ‼️

Pour sauver les terres près de Paris Plantons, marchons contre le méga projet Europacity à Gonesse
RDV dimanche 21 mai 10h-18h

10h plantations dans un champ, explications sur notre site : semis personnels bienvenus

12h pique-nique tiré du sac, buvette sur place et bal paysan
14h30 départ de la manifestation
Plus d’infos et programme sur :
http://www.nonaeuropacity.com
Contact : cptg@nonaeuropacity.com

Fraternité avec les Roms ?

Le groupe EELV regrette que la question du camp de Roms, installé sous l’autoroute A3/A86, à Bondy, sur un terrain de propriété de l’Etat, n’ait pas été réglée dans un contexte plus serein. Bien que nous comprenions en partie l’exaspération des riverains, une trentaine d’après nos sources,  nous regrettons le manque de concertation et de discussion avec une frange plus compréhensive de la population…

L’expulsion intervenue mardi 21 mars s’est faite sans respect des délais de recours (certes non suspensifs dans ce cas), ni prise en compte des dispositions, pourtant minimalistes, prévues par les circulaires interministérielles ou la stratégie régionale de résorption des campements illicites.

Si tant est que le risque sanitaire était avéré, tant pour les enfants, les femmes enceintes, et tout bonnement  l’ensemble du camp, était-il nécessaire de prendre un arrêté pour cause d’atteinte à l’ordre public, alors que seule la préfecture était en capacité d’intervenir, d’autant plus sur un terrain n’appartenant pas à la commune.

Nous sommes conscients que la question des camps de Roms est un enjeu réel pour nos territoires, mais sur lequel nous n’avons, en tant qu’élus locaux, que très peu prise, à contrario d’Est Ensemble ou la Région, aujourd’hui dans l’incapacité de mettre en place un réel plan à destination de ces populations.

Si cinq familles, pour un total de 22 personnes,  semblent avoir bénéficié d’une nuit d’hôtel payée par la préfecture, il serait temps de trouver un moyen de pérenniser la situation de ces populations souvent volontaires dans leur désir de se sédentariser et de scolariser les enfants, ce sur quoi la Mairie s’est engagée à agir en concertation avec le Rectorat, en fournissant au plus vite des dossiers d’inscription.

Il est tout simplement aujourd’hui temps, de trouver des solutions permettant la stabilisation – et même la simple mise à l’abri partielle – des familles, ce qui par ailleurs, devrait être le cas pour toute personne en difficulté vivant sur le territoire français. Ainsi, ce problème, qui n’est par ailleurs pas exclusif à notre territoire, ne pourra être résolu sans l’organisation d’une table ronde que nous réclamons depuis longtemps, et qui regrouperait l’ensemble des villes et acteurs impactés ou en capacité d’agir, notamment Est Ensemble, la Région, l’Etat et l’Europe.

« Vague citoyenne pour l’eau, bien commun » / Projection – débat / Le Mélies / 22 mars

Vague citoyenne pour l’eau, bien commun.
François Guieu, Label Vidéo, 2015, 113min.

« Nous voulons un monde meilleur,  c’est pourquoi notre lutte  doit être comme l’eau :  transparente, joyeuse et en mouvement… » O. de Oliveira

Tout commence à Montreuil, autour de la gestion de l’eau du robinet dans la communauté d’agglo Est Ensemble.
Le film retrace une mobilisation citoyenne sans précédents et nous amène à la découverte de différentes voix qui s’élèvent pour l’eau bien commun en France. Il nous plonge au cœur d’actions aussi nombreuses qu’hétéroclites: éducation populaire, expertise et plaidoyer, actions juridiques et désobéissance civile…

Un film qui encourage l’action et la créativité citoyenne!
www.vaguecitoyenne.org
facebook @vaguecitoyenne

Projection suivie d’un débat sur l’actualité bouillonnante de l’eau en Ile-de-France, avec le réalisateur et les protagonistes du film.

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INFO PRATIQUES :
Mercredi 22 mars/20h30/
Cinéma Le Meliès, Montreuil / M° Mairie de Montreuil >>>voir le plan ici
Bar et restaurant du cinéma ouverts avant la projection.

« 3000 nuits » au Malraux – vendredi 3 mars 20 h 30 (avec la LDH, l’AFPS et l’UJFP)

Années 80, à la veille des événements de Sabra et Chatila. La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Layal, une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée. Elle partage la cellule d’israéliennes condamnées pour droits communs et s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais Layal découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.

3000

Le groupe EELV vous souhaite une belle et heureuse année 2017

voeux2017

L’année 2016 a été marquée par de nombreux projets, et notamment la révision du Plan Local d’Urbanisme. Le groupe EELV donne une place prépondérante à ce projet, puisqu’il posera les fondations de notre Ville pour les années à venir. Document opposable, il nous permettra de favoriser un urbanisme à taille humaine, cohérent, pacifié, faisant la part belle aux espaces verts, pour que nos concitoyens aient accès à une vie de qualité. Accompagné de la « Charte de l’habitat et de la promotion immobilière », nous serons bientôt en capacité d’agir auprès des promoteurs pour que chaque nouvelle construction convienne au mieux à ses habitants, son voisinage, et s’intègre à son environnement. Nous continuons ainsi à nous impliquer pour faire de Bondy une ville où il fait bon vivre. 2017 ne dérogera pas à la règle, et nous contribueront autant que possible à votre bien être, et vous souhaitons une belle et heureuse année.

Conseil municipal du 15 décembre 2016 : Mise en débat du Plan d’Aménagement Durable dans le cadre de la révision du PLU de Bondy

Depuis 2011 le groupe EELV tentait de faire prendre conscience à l’ensemble de la municipalité que le premier PLU voté était loin d’être parfait, et ne correspondait pas à notre Ville. Le PADD, présenté au dernier conseil municipal, pierre angulaire du futur nouveau PLU, témoigne d’une volonté de reprendre en main l’urbanisme de notre Ville.

Intervention de Patrick Sollier, Maire Adjoint à la culture et à l’éducation populaire

« En 2011, peu convaincus par le document, le groupe EELV s’abstenait sur le vote du premier PLU. Et, au fil des ans, nous nous sommes bien rendu compte que ce document ne répondait pas, comme nous le pensions, aux attentes de la population, et favorisait un développement anarchique de notre Ville. Notamment des immeubles de 15 mètres en zone pavillonnaire, rue Fontaine par exemple, ou des bonis écologiques qui n’en étaient pas. Non remercions ainsi Madame la Maire d’avoir bien voulu lancer la révision de notre PLU.

Chemin faisant, nous avons relancé un nouveau travail en novembre 2015, donnant naissance à un Plan d’Aménagement et de Développement Durable, présenté et mis en débat ce soir. Obligatoire pour tout PLU, il définit les grands lignes en termes d’urbanisme et d’aménagement. Fruit d’un processus complexe, et d’une réelle concertation avec la population, les services, les élus, il est le reflet d’une volonté partagée par un grand nombre de représentants de notre Ville.

En suivant des documents comme le PLH, le SDRIF…  entre  6 000 et 9 000 nouveaux concitoyens viendront grossir la population de Bondy d’ici 2030, certains appellerons cela la marche de l’histoire. Le PADD devra nous permettre d’accueillir les futurs Bondynois dans de bonnes conditions, tout en améliorant celles des habitants actuels. Ce document deviendra ainsi le nouveau squelette de notre ville, nous aidant à maîtriser correctement son évolution, les différentes Opérations d’Aménagement et de Programmation (OAP) inscrites en témoignent. Il impulsera ainsi les directions urbaines, tout en nous permettant de garder la main sur le développement de notre Ville,  en ayant à l’esprit les futurs grands projets structurant qui nous impacteront, tel que la ligne 15, le Tzen, la ZAC…, ainsi que les différentes entités territoriales (EPT, MGP) auxquelles nous appartenons

En décidant de sanctuariser les zones pavillonnaires, le nouveau PADD prend ainsi sa source au sein même de l’identité historique de Bondy, ville de villégiature aux portes de Paris fin XIXème, début XXème, et ville terrain de grandes mutations lors de la seconde moitié du XXème. Bondy est plurielle, et nous devons être en capacité de créer un maillage entre ces différentes composantes de notre territoire, pour aboutir à un réel travail de couture, appliqué à toutes les échelles de la Ville. Correctement réalisé, ce travail nous permettra, entre autre, d’assumer et d’intensifier la mixité sociale du territoire.

Les nouvelles formes de mobilités, la préservation des espaces verts… participeront à la pacification de notre cité. Le Schéma Directeur de la Région Île-de-France préconise que chaque ville se dote de 10 m2 d’espace vert par habitant, tandis que Bondy n’en compte aujourd’hui que 3… Nous devons atteindre ce seuil prescrit. Nous considérons les prévisions de densification invoquées par le SRIDF comme obligatoires, mais pourquoi ne faisons-nous pas de même pour la nature en Ville ?   Car si nous allons devoir, dans les prochaines années, densifier certaines zones et accueillir de nouveaux Bondynois, il sera impératif que tout un chacun puisse s’approprier son propre havre de paix et respirer.

Le PADD exprime ainsi une réflexion sur le temps long, et projette Bondy dans les 50 prochaines années. Il devra anticiper un environnement mouvant, et préparer la Ville à certains grands enjeux écologiques, sociétaux, économiques. Notre PADD doit donc faire de Bondy une Ville en capacité de résister à ces grands bouleversements, de faire face à l’avenir, de l’anticiper.

Enfin, il est impératif de rendre notre Ville plus désirable, plus attractive. Cela passera par des logements de qualité, de hauteur raisonnable, écologiquement innovants. C’est un des objectifs de la charte de l’Habitat votée ce soir. C’est aussi rendre les activités économiques pérennes, en créant de véritables linéaires d’activités, visuellement attrayants, pour répondre au besoin de la population, tant en termes de services de qualité, que de créations d’emplois. Enfin, cela est sans compter sur l’accroissement de l’offre de services publics.

Le groupe EELV se réjouit ainsi du travail réalisé ces derniers mois, et des nombreux échanges permettant d’aboutir, selon nous, à un document ambitieux, cohérent, mais non moins réaliste. »

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Conseil municipal du 15 décembre 2016 : vote de la Charte de l’Habitat et de la Promotion Immobilière

Depuis plusieurs années le groupe EELV souhaite qu’une attention particulière soit portée à la qualité du futur bâti, tant au niveau architectural, qu’à la qualité environnementale et aux matériaux choisis, pour l’ensemble des nouvelles constructions sur notre territoire. Ces préconisations ont enfin été intégrées à la charte destinée aux promoteurs. Bondy est pleine de potentiels et nous attendons des entreprises qu’elles nous proposer des innovations positives, dépassent les normes environnementales de base et les productions immobilières médiocres. Notre Ville doit rentrer de plein pied dans le XXI ème siècle, le PADD peut nous y aider.

Discours de présentation de Claire Cauchemez – Conseillère Municipale en charge de l’AEU

« D’après certaines prévisions, basées sur les objectifs du PLH, du SDRIF… la population de Bondy augmentera ces prochaines années. La TVA à 5,5% est par ailleurs un élément qui attire toujours  plus les promoteurs immobiliers.

Ainsi, le nombre de demandes de permis de construire risque d’augmenter. Au-delà de la révision de notre PLU, nous devons nous munir d’un outil qui nous permettra de mieux maîtriser et contrôler le travail des promoteurs.

Nous devons ainsi aujourd’hui être en capacité d’accueillir les Bondynois actuels et futurs, dans de bonnes conditions et proposer une plus-value architecturale, environnementale, mais aussi d’usage, pour toutes les constructions neuves, et penser à leur impact sur les riverains.

Si le PLU est opposable,  ce ne sera pas le cas de cette charte. Néanmoins, elle n’en sera pas moins utile, puisqu’elle nous servira de base de négociation, nous permettant d’exposer clairement nos exigences et ainsi mettre carte sur table avec les promoteurs souhaitant agir sur notre territoire. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que de plus en plus de villes de banlieues se dotent aujourd’hui de chartes de l’habitat.

Ce document, complémentaire du futur PLU,  permet de marquer notre volonté en tant que commune, sans pour autant être trop restrictif, tout en exigeant de la qualité.  L’objectif de la charte est de lutter contre l’architecture bas de gamme,  les matériaux de mauvaise qualité, les immeubles peu pérennes, mal organisés, le trop grand nombre de désagréments  provoqués par les chantiers.

Nous pourrons aussi valoriser les projets s’intégrant parfaitement dans l’environnement de Bondy,  tout en pensant la réversibilité d’usage des espaces communs ou privatifs et en visant des normes environnementales d’excellence…

Notre ville ne doit pas être vue comme un territoire de seconde zone, ou seul le profit des promoteurs prime au détriment des habitants, de leur bien-être ou de leur environnement direct et indirect. Cette charte nous y aidera.« 

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