Conseil municipal du 29 juin 2017 : Discours d’Agnès Hugues relatif au permis de végétaliser

Le permis de végétaliser est une superbe initiative.  Aujourd’hui Bondy manque cruellement d’espaces verts, 3 m2 par habitant, enjeu d’autant plus important que notre Ville se densifie alors que nous devons, selon le Schéma Directeur de la Région, tendre vers 10 m2 d’espaces verts par habitant. Préconisation trop souvent oubliée, à contrario des constructions, ou ne faisant tout simplement l’objet du même investissement. Cette situation n’est pas tenable, qui plus est dans une ville bâtisseuse.

Les espaces verts sont vitaux pour nos concitoyens, tant par le bien être qu’ils apportent, la respiration des quartiers, l’amélioration du ruissellement des eaux pluviales ou encore la diminution des températures en été, ils devraient ainsi être un enjeu largement partagé.

En attendant, le projet « Jardiner près de chez moi », et la demande de subvention présentée ce soir dans le cadre de l’ANRU, permettra à la population de se réapproprier les espaces considérés comme des délaissés, ou simplement non mis en valeur. Ce sera aussi un moyen de végétaliser et fleurir nos rues de manière spontanée en impliquant nos concitoyens, et en les rendant responsables d’un petit bout de terrain, de faire de Bondy un laboratoire de l’agriculture urbaine, vecteur par la même de cohésion sociale.

Au-delà de ça j’espère, à l’avenir, que le jardin Pasteur fera l’objet d’une réhabilitation, que le nouvel espace vert de la ZAC sera à la hauteur des ambitions du projet immobilier, et que la Trame Verte et Bleue deviendra bientôt un réel outil opérationnel. Enfin, nous sommes persuadés que le Cimetière, aujourd’hui bien trop minéral, pourrait être transformé en véritable poumon vert pour notre Centre-Ville.

 

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Conseil municipal du 15 décembre 2016 : Mise en débat du Plan d’Aménagement Durable dans le cadre de la révision du PLU de Bondy

Depuis 2011 le groupe EELV tentait de faire prendre conscience à l’ensemble de la municipalité que le premier PLU voté était loin d’être parfait, et ne correspondait pas à notre Ville. Le PADD, présenté au dernier conseil municipal, pierre angulaire du futur nouveau PLU, témoigne d’une volonté de reprendre en main l’urbanisme de notre Ville.

Intervention de Patrick Sollier, Maire Adjoint à la culture et à l’éducation populaire

« En 2011, peu convaincus par le document, le groupe EELV s’abstenait sur le vote du premier PLU. Et, au fil des ans, nous nous sommes bien rendu compte que ce document ne répondait pas, comme nous le pensions, aux attentes de la population, et favorisait un développement anarchique de notre Ville. Notamment des immeubles de 15 mètres en zone pavillonnaire, rue Fontaine par exemple, ou des bonis écologiques qui n’en étaient pas. Non remercions ainsi Madame la Maire d’avoir bien voulu lancer la révision de notre PLU.

Chemin faisant, nous avons relancé un nouveau travail en novembre 2015, donnant naissance à un Plan d’Aménagement et de Développement Durable, présenté et mis en débat ce soir. Obligatoire pour tout PLU, il définit les grands lignes en termes d’urbanisme et d’aménagement. Fruit d’un processus complexe, et d’une réelle concertation avec la population, les services, les élus, il est le reflet d’une volonté partagée par un grand nombre de représentants de notre Ville.

En suivant des documents comme le PLH, le SDRIF…  entre  6 000 et 9 000 nouveaux concitoyens viendront grossir la population de Bondy d’ici 2030, certains appellerons cela la marche de l’histoire. Le PADD devra nous permettre d’accueillir les futurs Bondynois dans de bonnes conditions, tout en améliorant celles des habitants actuels. Ce document deviendra ainsi le nouveau squelette de notre ville, nous aidant à maîtriser correctement son évolution, les différentes Opérations d’Aménagement et de Programmation (OAP) inscrites en témoignent. Il impulsera ainsi les directions urbaines, tout en nous permettant de garder la main sur le développement de notre Ville,  en ayant à l’esprit les futurs grands projets structurant qui nous impacteront, tel que la ligne 15, le Tzen, la ZAC…, ainsi que les différentes entités territoriales (EPT, MGP) auxquelles nous appartenons

En décidant de sanctuariser les zones pavillonnaires, le nouveau PADD prend ainsi sa source au sein même de l’identité historique de Bondy, ville de villégiature aux portes de Paris fin XIXème, début XXème, et ville terrain de grandes mutations lors de la seconde moitié du XXème. Bondy est plurielle, et nous devons être en capacité de créer un maillage entre ces différentes composantes de notre territoire, pour aboutir à un réel travail de couture, appliqué à toutes les échelles de la Ville. Correctement réalisé, ce travail nous permettra, entre autre, d’assumer et d’intensifier la mixité sociale du territoire.

Les nouvelles formes de mobilités, la préservation des espaces verts… participeront à la pacification de notre cité. Le Schéma Directeur de la Région Île-de-France préconise que chaque ville se dote de 10 m2 d’espace vert par habitant, tandis que Bondy n’en compte aujourd’hui que 3… Nous devons atteindre ce seuil prescrit. Nous considérons les prévisions de densification invoquées par le SRIDF comme obligatoires, mais pourquoi ne faisons-nous pas de même pour la nature en Ville ?   Car si nous allons devoir, dans les prochaines années, densifier certaines zones et accueillir de nouveaux Bondynois, il sera impératif que tout un chacun puisse s’approprier son propre havre de paix et respirer.

Le PADD exprime ainsi une réflexion sur le temps long, et projette Bondy dans les 50 prochaines années. Il devra anticiper un environnement mouvant, et préparer la Ville à certains grands enjeux écologiques, sociétaux, économiques. Notre PADD doit donc faire de Bondy une Ville en capacité de résister à ces grands bouleversements, de faire face à l’avenir, de l’anticiper.

Enfin, il est impératif de rendre notre Ville plus désirable, plus attractive. Cela passera par des logements de qualité, de hauteur raisonnable, écologiquement innovants. C’est un des objectifs de la charte de l’Habitat votée ce soir. C’est aussi rendre les activités économiques pérennes, en créant de véritables linéaires d’activités, visuellement attrayants, pour répondre au besoin de la population, tant en termes de services de qualité, que de créations d’emplois. Enfin, cela est sans compter sur l’accroissement de l’offre de services publics.

Le groupe EELV se réjouit ainsi du travail réalisé ces derniers mois, et des nombreux échanges permettant d’aboutir, selon nous, à un document ambitieux, cohérent, mais non moins réaliste. »

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Conseil municipal du 15 décembre 2016 : vote de la Charte de l’Habitat et de la Promotion Immobilière

Depuis plusieurs années le groupe EELV souhaite qu’une attention particulière soit portée à la qualité du futur bâti, tant au niveau architectural, qu’à la qualité environnementale et aux matériaux choisis, pour l’ensemble des nouvelles constructions sur notre territoire. Ces préconisations ont enfin été intégrées à la charte destinée aux promoteurs. Bondy est pleine de potentiels et nous attendons des entreprises qu’elles nous proposer des innovations positives, dépassent les normes environnementales de base et les productions immobilières médiocres. Notre Ville doit rentrer de plein pied dans le XXI ème siècle, le PADD peut nous y aider.

Discours de présentation de Claire Cauchemez – Conseillère Municipale en charge de l’AEU

« D’après certaines prévisions, basées sur les objectifs du PLH, du SDRIF… la population de Bondy augmentera ces prochaines années. La TVA à 5,5% est par ailleurs un élément qui attire toujours  plus les promoteurs immobiliers.

Ainsi, le nombre de demandes de permis de construire risque d’augmenter. Au-delà de la révision de notre PLU, nous devons nous munir d’un outil qui nous permettra de mieux maîtriser et contrôler le travail des promoteurs.

Nous devons ainsi aujourd’hui être en capacité d’accueillir les Bondynois actuels et futurs, dans de bonnes conditions et proposer une plus-value architecturale, environnementale, mais aussi d’usage, pour toutes les constructions neuves, et penser à leur impact sur les riverains.

Si le PLU est opposable,  ce ne sera pas le cas de cette charte. Néanmoins, elle n’en sera pas moins utile, puisqu’elle nous servira de base de négociation, nous permettant d’exposer clairement nos exigences et ainsi mettre carte sur table avec les promoteurs souhaitant agir sur notre territoire. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que de plus en plus de villes de banlieues se dotent aujourd’hui de chartes de l’habitat.

Ce document, complémentaire du futur PLU,  permet de marquer notre volonté en tant que commune, sans pour autant être trop restrictif, tout en exigeant de la qualité.  L’objectif de la charte est de lutter contre l’architecture bas de gamme,  les matériaux de mauvaise qualité, les immeubles peu pérennes, mal organisés, le trop grand nombre de désagréments  provoqués par les chantiers.

Nous pourrons aussi valoriser les projets s’intégrant parfaitement dans l’environnement de Bondy,  tout en pensant la réversibilité d’usage des espaces communs ou privatifs et en visant des normes environnementales d’excellence…

Notre ville ne doit pas être vue comme un territoire de seconde zone, ou seul le profit des promoteurs prime au détriment des habitants, de leur bien-être ou de leur environnement direct et indirect. Cette charte nous y aidera.« 

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Conseil municipal du 18 février 2016 : intervention du groupe EELV

1 6 – 23 Approbation du PLH intercommunal

Si dans l’ensemble nous sommes d’accords avec les orientations du PLH, nous devons en tant que majorité, rester vigilants quant à l’évolution de notre Ville.

Bondy compte  plus de 40 % de logements sociaux, un ratio bien supérieur aux préconisations de la loi SRU. Nous pensons qu’il est aujourd’hui temps d’aboutir à une plus grande mixité sur le territoire, et ce afin d’être à la hauteur de nos ambitions sociales. Ne nous leurrons pas, les programmes privés dans l’obligation de proposer les 30% de social, inscrits dans la PLU, posent de nombreux problèmes à la vente pour les promoteurs. C’est la raison pour laquelle nous sommes favorables à l’abandon de cette obligation, et faisons confiance à Bondy Habitat pour maintenir le taux actuel de logements sociaux sur le territoire. Laissons le social à ceux qui savent le faire.

Au-delà de ça, notre Ville, contrainte par le SDRIF, est probablement amenée à se densifier dans les décennies à venir, mais, à nous majorité de tout faire pour maîtriser ce processus. Avec les projets en cours ou à venir nous bouclons d’ores-et-déjà le quota inscrit dans le PLH, tant par le nombre de constructions que par le pourcentage de logement sociaux. Mais ne réitérons pas les erreurs du passé et impulsons pour notre cité une réelle mixité cohérente, tant socialement qu’architecturalement, en préservant nos quartiers pavillonnaires, les espaces verts en innovant sur l’intégration de la végétation dans nos rues, le parc privé, en donnant enfin corps à la trame verte et bleue. Nous devons aussi porter une attention toute particulière aux hauteurs des constructions, quitte à intégrer des hauteurs limitées dans le PLU, pour ensuite avoir les marges de négociation nécessaire, auprès des promoteurs, pour faire plus haut, mais surtout du beau en visant l’excellence en terme d’efficience énergétique, et ce afin de rendre notre Ville résiliente face aux changements climatiques, et donc agréable à vivre pour nos concitoyens.

Nous devons envoyer des signaux positifs forts à l’échelle de la Métropole, de la région, en amorçant des projets innovants pour le bien de notre population actuelle et future, projets d’ores-et-déjà à notre portée : agriculture urbaine, Autolib’, généralisation des zones 30, charte esthétique pour les commerces, habitations haute qualité architecturale et environnementale… Ainsi, nous devons penser notre Ville dans son ensemble, et faire de Bondy une ville unie en outrepassant nos différences, en donnant sa chance à l’ensemble de nos concitoyens, en décloisonnant notre cité sur l’axe Nord / Sud, en créant de réelles centralités, articulées entre elles et infusant un dynamisme commercial, entrepreneurial, culturel, social, environnemental et intégrant des équipements publics de qualité pour toutes et tous. Penser Bondy comme une ville désirable sans avoir à attendre l’arrivée de la ZAC, du Tzen, de la ligne 15…

Bondy n’a pas vocation à devenir une banlieue parmi d’autres, notre Ville doit devenir exemplaire pour le 93 et la Région, elle en a le potentiel, mais pour cela nous devons en tant qu’élus, majorité, pouvoir travailler de manière transverse et parler d’une seule et même voix tout en faisant de nos différences une force afin de préparer notre Ville aux grands enjeux du XXI siècle.