Conseil municipal du 3 octobre 2015 : interventions du groupe EELV

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15-9 / Demande de garantie communale formulée par BONDY HABITAT pour le remboursement d´un prêt d´un montant total de 3.246.869 euros destiné au financement d´une opération de construction de 21 logements situés 34 rue Roger Salengro à Bondy

A nouveau, nous nous retrouvons au pied du mur face à un projet qui ne semble pas faire l’unanimité auprès de la population et sur lequel nous n’avons que très peu d’informations…

Le projet de Bondy Habitat au 34 rue Salengro ici présenté a été l’objet de deux réunions d’informations le 25 mars et le 2 juin 2015, réunions faisant partie d’un processus de concertation mené auprès de la population, notamment les riverains du futur projet. Lors de la seconde réunion, faisant suite à des demandes de modifications du projet, de nouvelles possibilités avaient été proposées par Bondy Habitat.

A la suite de cette phase, un courrier de Bondy Habitat, en date du 17 juillet, notifie que l’ensemble des remarques riverains avaient bien été prises en compte et que désormais rien ne pouvait plus s’opposer à la réalisation dudit projet. Pourtant, une pétition contre le projet circule depuis avril 2015, et une lettre datée du 25 juillet, rédigée par un habitant et destinée à Bondy Habitat, montre bien que le projet ne satisfait toujours pas certains bondynois.

On demande à nouveau de voter en faveur d’un projet dont les modifications de permis de construire n’ont pas encore été adoptées et dont la population, pour le moment. Nous nous abstiendrons donc sur cette demande de garantie communale.

15-33 / Approbation du Plan Local de Déplacements

Pour le groupe EELV, la mobilité est un sujet qui nous est cher. C’est pourquoi nous ne pouvons que voter en faveur de l’approbation du PLD. Néanmoins, nous profitons de cette tribune pour aborder certains points qui pour nous sont aujourd’hui des enjeux majeurs et qui devraient être considérés comme tels par  la majorité.

Tout d’abord il nous semble aujourd’hui primordial de développer une véritable cohérence autour de nos pistes cyclables et une réelle mise en commun avec le futur plan de développement de l’agglomération. Bien entendu cela fait partie du plan d’actions du PLD, mais nous souhaitons ici réaffirmer notre volonté. Nous devons rendre nos pistes cyclables plus sûres, plus accessibles, en créant un réel réseau à l’échelle d’Est ensemble, et ce afin de développer la pratique du vélo.

En tant que mode actif, celui-ci est un des moyens de lutte contre la fracture sociale, il favoriserait les déplacements des Bondynois et permettrait à nos concitoyens de ne plus être uniquement tributaires de la voiture. Il est aussi un moyen de faire de l’exercice physique tout en alliant l’utile à l’agréable, et influe positivement sur la diminution de la pollution atmosphérique et du bruit sur notre territoire.

En continuant sur cette lancée, le groupe vert est aujourd’hui favorable, à l’instar de nombreuses communes d’Ile-de-France, comme Fontenay aux Roses, Sceaux, Clamart, Clichy la Garenne, Sèvres, Chaville, Le Plessis Pâté, Nogent sur Marne, Rungis, Villecresnes, Théméricourt, Melun, Fontainebelau, Saint-Mammès, Montcour-Fromonville, passées en zone 30, d’en faire de même à Bondy, à l’exception de certains grands axes tels que l’avenue Gallieni. Nous sommes conscients du fait que cette mesure risque de ne pas être populaire, mais au vu des difficultés de circulation à Bondy, nous sommes persuadés que cela changerait peu ou prou la vitesse moyenne en ville… Madame la Maire, une note vous a été transmise à ce sujet fin septembre, dans laquelle nous exposions les arguments favorables à cette mesure, et ils sont nombreux :

  • Protéger les plus faibles, enfants ou personnes âgées, des accidents. Il est prouvé qu’un piéton renversé à 50km/h à 60 % de chances de mourir, contre 15 % à 30km/h ;
  • Diminuer les risques sanitaires, nous le savons, la pollution atmosphérique est aujourd’hui un fléau… Pourquoi à Bondy donnerions-nous la priorité aux enfants, à leur éducation, leur bien-être, si c’est pour les voir affectés de maladies chroniques liées à la circulation ?
  • Une signalétique bien plus simple et lisible ;
  • Pacifier notre ville, nos espaces publics, et la rendre plus agréable à vivre, plus respirable et moins bruyante ;
  • Faciliter la marche et le vélo, et tout mode alternatif allant dans le sens du point précédent ;

Il est clair qu’une telle politique n’aurait que des bénéfices, et les retours de ces villes sont très positifs. Les réticences existaient mais n’étaient pas généralisées. La majorité des accidents surviennent uniquement en zone 50, l’utilisation du vélo augmente, la circulation de transit évite désormais les zones 30, redonnant du calme et une certaine convivialité à certains quartiers. Et si les automobilistes continuent à dépasser la vitesse limite, cette dernière reste souvent inférieure à 40 km/h.

Nous savons que des efforts sont actuellement faits au sein du service voirie, et qu’un grand nombre de rues sont sur le point de passer à 30 Km/h, mais dans ce cas pourquoi ne pas généraliser la démarche, ce qui en plus nous permettrait de faire des économies en termes de signalétique et de généraliser le contresens vélo à l’ensemble de la commune ?

En prenant en main ces dossiers cela serait un signal politique fort,  en faveur de la COP 21 et du Plan Climat de la Ville. Avant d’être contraints par la législation de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, nous devrions rentrer dans une démarche pro-active, anticiper les changements et les grands enjeux du XXI ème siècle, et ce pour le bien de nos concitoyens.

15-34 / Marché n°139502 concernant la mission de maîtrise d´oeuvre pour la réhabilitation du parc relais de la gare de Bondy : Avenant n°3

Si nous nous félicitons du projet de rénovation du parking de la gare, de sa labellisation « Parc Relais », de la réintégration de la PM sur le site, mais demeurons extrêmement sceptiques quant à l’implantation d’un CSU et de la réelle utilité d’une équipe de visionnage dédiée. Le surcoût induit, et ce en période de disette budgétaire, nous semble aujourd’hui plus qu’inutile, et pensons que la PM et ce nouvel équipement risquent de faire doublon.

Nous sommes persuadés que la présence de la PM aura un impact positif en ville, et avant même de nous lancer dans une démarche dont l’efficacité reste à prouver, et qu’il serait bien plus judicieux d’enregistre les images sur bandes, pour ensuite, si besoin, en extraire les contenus dignes d’intérêt. De plus, rien ne nous prouve aujourd’hui que le CSU nous rende plus réactif. Je cite l’audit mené par le cabinet Althing en 2012 : «La vidéoprotection est utilisée couramment par les services de Police et de Gendarmerie pour orienter au mieux les enquêtes. En effet, la vidéoprotection ne permet pas toujours d’identifier un auteur présumé, mais va permettre d’orienter les pistes d’investigation (le suspect a posé sa main sur une paroi vitrée où il a sans doute laissé des empreintes, l’auteur se servait d’un téléphone portable, etc.). Ensuite, dans une part plus minime des cas, la vidéoprotection a permis d’identifier directement le suspect.» Cette analyse montre bien que si nous voulons mettre en place une équipe de vidéosurveillance efficace, les moyens, donc un budget lourd, devront être assurés, dans le cas contraire notre investissement ne sera que pure perte.

Evidemment en tant que Municipalité nous devons être attentifs aux requêtes de nos concitoyens et en tant qu’élus chercher à les rassurer. Aujourd’hui nous nous demandons encore pourquoi la Ville souhaite faire appel à un tel outil ? Maintien de l’ordre, gestion d’intervention, recherche de preuves judiciaires, GUP ?… La vidéosurveillance possède une dimension quasi mythologique, notamment chez certains élus qui imaginent résoudre nombre de problèmes par ce biais.

A mon sens il s’agit là encore d’un projet mis en place de manière précipité. Avant même de mettre le sujet sur la table, une stratégie globale a-t-elle été pensée ?

Sommes-nous aujourd’hui en mesure de peser le pour et le contre en faveur de cette mesure qui, je le répète, aura un coût non négligeable.

Il avait été noté, toujours dans le diagnostic de 2012, que les conditions d’efficacité du dispositif n’étaient à l’époque pas pleinement réunies. Plusieurs lacunes avaient été identifiées, dont notamment une implication insuffisante des services de police nationale. Ce déficit partenarial entrainant une sous-utilisation du dispositif, notamment pour les interventions de flagrant délit comme pour les réquisitions.

Si réellement la municipalité souhaite se lancer dans un tel projet, il convient de mobiliser l’ensemble des partenaires concernés. Je rappelle par ailleurs qu’une quarantaine de caméras sont d’ores-et-déjà installées dans notre commune, mais toutes ne sont pas fonctionnelles.

C’est la raison pour laquelle nous votons contre l’implantation du local CSU, qui à notre sens n’est pas une priorité et est faite de manière prématurée. Nous pensons qu’il aurait été plus urgent d’installer le local Véligo prévu depuis longue date.

Réduisons la vitesse sur la portion nord de l’autoroute A3 traversant Bondy

 

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Il y a quelques jours Ségolène Royal a annoncé que les Maires de villes traversées par une autoroute urbaine, et dont les circonstances de pollution sont avérées, pourront désormais demander au préfet de réduire la vitesse à 90 km/h.

Le Nord de Bondy, selon Airparif, zone où les voitures peuvent rouler à 110 km/h à moins de 100 mètres des immeubles d’habitation, est le théâtre de nombreux dépassements des seuils limites de dioxyde d’azote et de particules fines dans l’air, à l’origine de maladies graves, notamment pulmonaires et cardiovasculaires. Nous vous le rappelons, La pollution de l’air représente un risque environnemental majeur pour la santé et est à l’origine d’environ deux millions de décès prématurés par an à l’échelle mondiale d’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui l’a récemment  déclaré cancérogène pour l’Homme.

Le Groupe EELV réitère ainsi son souhait, auprès de Madame la Maire de Bondy et du Préfet de Seine-St-Denis, et au nom de la justice sociale, que la vitesse limite de circulation soit abaissée au Nord de l’axe A3 de la ville.

Les élus du groupe Europe Ecologie – Les Verts

Boujemâa El Kasmi, Claire Cauchemez, Philippe Gauthier, Agnès Hugues, Patrick Sollier

Signez la pétition contre le bétonnage du parc de la Couneuve

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Le projet de Roland Castro, auquel les maires de Saint-Denis, Stains et la Courneuve (Cf article du parisien en date du 24 mai) sont opposés, est aujourd’hui toujours soutenu par François Hollande, Claude Bartolone, Stéphane Troussel… Tous sont enthousiasmés par le projet de faire du Parc Georges-Valbon (de son vrai nom), le Central Park de la Région francilienne.

Objectif : entourer le parc actuel d’une frise urbaine d’immeubles, composée de près de 2 000 unités de 50 m de hauteur maximale (une vingtaine d’étages),  pour créer une « nouvelle centralité du Grand Paris, susceptible de « rayonner » sur l’ensemble du département ». Au menu, 24 000 logements, 1,7 millions de m2, pour 90 000 habitants.

Pour plus d’informations nous vous invitons à lire ou relire notre article « Pour une sanctuarisation du parc de la Courneuve » en date du 12 décembre 2014. 

Pour signer la pétition à l’attention de Manuel Valls rendez-vous ICI 

Participez à la Semaine européenne du Développement Durable de Bondy !!

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Pour accéder au programme sur le site de la Ville cliquez ICI

Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir

 

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Les élus verts de Bondy vous souhaitent une excellente année 2015

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Bonne année 2015 à tous les Bondynois.

On change d’année mais pas de cap.

Nous élus EELV n’attendrons pas pour faire bouger les choses.

Nombreux sont les projets en cours et à venir pour notre ville.

Energie, santé, précarité, mobilité, déchets, bien être des administrés…

 

A nous les verts telles sont nos priorités.

Nous souhaitons une ville plus durable pour les générations actuelles.

Nous continuons de nous investir pour un futur souhaité et durable,

Et agissons ainsi pour les générations futures,

En mettant l’humain au cœur de nos politiques publiques.

Des propos choquants sur l’IVG au Conseil d’Administration d’Est Ensemble du 18/11/2014

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Suite à la présentation d’un vœu par le groupe Ecologie et Citoyenneté demandant le soutien de la communauté d’agglomération à la reconstruction de la maternité aux Lilas  et rappelant le rôle primordial et pionnier de cet établissement public de proximité notamment dans la pratique de l’IVG, un vice-président de l’agglomération a prononcé des propos inacceptables portant atteintes à notre idéal républicain.

Il a qualifié l’IVG à un « acte barbare » et de « meurtre », ajoutant que pour lui, « le rôle premier d’une maternité » ne doit pas être un « accompagnement vers la mort ».

Au delà du peu de considération et de respect pour l’ espace public dans lequel ils ont été tenus, ces propos ont choqué l’ensemble des élus communautaires d’Est-Ensemble.

Souvenons-nous du procès de Bobigny, en 1972, une adolescente, Marie-Claire Chevalier avait été violée au lycée et avait eu recours à un avortement. Sans le soutien d’une partie des intellectuels français de cette période et sans la défense exemplaire de Giséle Halimi, cette jeune femme, avec sa mère, auraient été condamnées à trois de prison ferme. Trois ans plus tard était votée la loi Veil autorisant l’Interruption Volontaire de Grossesse.

Avec la plus grande fermeté le groupe Ecologie et Citoyenneté condamne ces propos et ne peut accepter qu’un vice-président d’agglomération remette en cause une loi fondamentale pour le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes !

Il demande solennellement au président d’Est-Ensemble, de prendre toutes dispositions pour que ce type de provocations n’ait plus aucune place dans l’enceinte communautaire et le cas échéant, de les sanctionner.

A travers cette réaction, notre plaidoyer en faveur de la reconstruction de la maternité aux  Lilas et de la lutte de son personnel ne fait que se renforcer  car ce lieu de notre département reste exemplaire que ce soit dans la liberté d’accoucher ou d’avorter !

La multiplication des data centers en Seine Saint Denis

 La « révolution » du Big Data (les Méga Données) est en route, mais pour quelle révolution ?

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Photo : Yves Marchand et Romain Meffre pour « Le Monde « 

 

Internet n’est pas que «virtuel », il a un coût énergétique et environnemental : son usage représente 2 % des émissions mondiales de CO2 (autant que l’aviation civile). En France, l’utilisation du Web représente 9,5 % de la consommation électrique nationale.

Les réseaux de télécommunications, les connexions d’ordinateurs, portables, tablettes… sont plus efficients technologiquement et moins polluants d’année en année, mais le nombre des utilisateurs croît et l’échange de données augmente inexorablement.

Ces évolutions ont entraîné réflexions et débats, notamment au sein de la communauté de communes Plaine Commune (autour de Saint Denis), avec l’implantation sur son territoire de nombreux « data centers » (centres de données). L’écologiste Michel Bourgain (maire de l’Ile Saint Denis), a présenté un audit sur ce sujet, en sa qualité de vice- président à l’écologie urbaine de Plaine Commune.

Je résume ci dessous les principales constatations et interrogations de cet audit :

  • Les data centers stockent les données numériques, données en forte croissance avec l’usage du « cloud computing » (le stockage des données des internautes sur les disques durs communs des centres). Il  existe 14 centres (et 3 sont en projet) sur le territoire de Plaine Commune, soit la moitié des implantations franciliennes. Ils sont composés de bureaux, d’équipements électroniques (serveurs…) et peuvent être dédiés à un seul client (par ex. Amazon) ou être loués à plusieurs. Leur développement en Seine Saint Denis s’explique essentiellement par des terrains disponibles à des prix plus bas qu’à Paris, par l’existence d’un réseau de télécommunications de qualité, dont des opérateurs proposant la fibre optique.
  • La consommation d’électricité des data centers est très importante. Les appareils, toujours allumés, n’utilisent le plus souvent que 10 % de leur capacité et les data centers sur-dimensionnent de 30 à 50 % leurs besoins de puissance pour avoir une réserve de secours. Ainsi on estime que les 14  centres consomment l’équivalent d’une ville de 250 000 habitants et que les centres de données du monde utilisent chaque année l’équivalant de la production de 30 centrales nucléaires. En Ile de France, l’implantation  annoncée de nouveaux centres de données s’accompagnera d’une multiplication par 7 de leur puissance électrique en 5 ans ; les équipements électriques nécessaires pour couvrir ces nouveaux besoins restant à la charge d’ERDF. Ajoutons que les data centers possèdent tous, en cas de défaillance du réseau, des groupes électrogènes au fuel stocké en cuves enterrées.
  • Les équipements électroniques des centres doivent être refroidis en permanence (à 21 degrés) et la chaleur est rejetée à l’extérieur des bâtiments.
  • Les emplois directs créés par les centres de données sont très limités. Sur une surface équivalente, une PME/PMI en génère bien davantage.
  • La réforme de la taxe professionnelle, depuis 2010, a fortement réduit les recettes fiscales générées par les data centers, car ils sont définis par les services des impôts comme des entrepôts classiques et imposés comme tels, soit moins que si on prenait en compte la technologie des services utilisés.

La question des centres de données a entraîné une réflexion des écologistes du département qui vont faire des propositions  pour :

  • Interpeller l’Etat et les parlementaires pour obtenir une fiscalité plus juste des data centers.
  • Limiter leur consommation énergétique, par ex avec un refroidissement à 25 degrés au lieu de 21 ? Et privilégier les énergies renouvelables.
  • Récupérer et valoriser la chaleur (création d’un réseau de chaleur urbain avec des collectivités, des aménageurs ; regrouper les centres futurs sur un même espace et préférer la verticalité…).

 

L’internaute écocitoyen peut déjà s’imprégner de quelques bons gestes pour limiter ses émissions de CO2 : supprimer régulièrement les courriels stockés ; préférer l’envoi d’e-mails groupés si possible ; compresser ses pièces jointes ; conserver de préférence ses documents et images sur des disques durs externes personnels….

Notons que les besoins augmentent mais que le stockage de données coûte de moins en moins cher et que les constructeurs de composants eux-mêmes sont engagés dans la réduction de la consommation électrique : avec des puces de processeurs de plus en plus finement gravées qui chauffent moins et consomment moins pour une puissance pourtant décuplée.

Ces considérations à propos des data centers nous renvoient à des questions plus vastes : Internet est il bon pour la planète ? Peut il permettre une civilisation techniquement soutenable ?…

Les hautes technologies utilisent des ressources rares, pas ou peu recyclables (terres rares, titane…), et les grandes sociétés poussent à la fabrication d’objets à l’obsolescence programmée ou trop vite dépassés ; cette fuite en avant (attendue et encouragée par bien des consommateurs) s’accompagne d’une raréfaction des ressources, de la pollution des sols, des eaux, de l’air, avec des évolutions préoccupantes liées au réchauffement climatique.

A ce sujet, la puissance du Big Data avec sa masse astronomique de données numériques et de mesures mises notamment au service du Climate Data, peut elle suffire à limiter le réchauffement climatique ? C’est un outil technologique extraordinaire scrutant les évolutions du climat de la Terre pour mieux connaître, comprendre et décider, certes, mais tout dépendra, comme toujours, de son usage : Monsanto et les spéculateurs du « risque agricole » savent aussi se servir de ces données pour leur profit et non celui des habitants de la planète !

L’urgence serait de changer de modèle énergétique : sobriété, efficacité, renouvelables, recyclage… avec un Big Data au service d’un développement soutenable : pour une vraie révolution !

  1. T. (Librement inspiré du compte rendu d’EELV 93 et d’articles du Monde, de Libération, de Géo.)

Création du collectif Romeurope 93

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« Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope a été fondé en octobre 2000, à Paris, à l’issue du colloque « Roms, Sintés, Kalés, Tsiganes en Europe. Promouvoir la santé et les droits d’une minorité en détresse », qui présentait les résultats alarmants d’une recherche-action pour la promotion de la santé menée à l’initiative de Médecins du Monde par le réseau Romeurope dans six pays de l’Union européenne dont la France. Ces travaux concluaient aux liens essentiels entre le respect des droits fondamentaux et les graves problèmes de santé rencontrés par les populations roms. Les associations présentes à cette initiative ont décidé de fonder ce collectif pour agir de manière spécifique sur ce sujet toutes étant déjà engagées auprès des Roms vivant en France, à partir de leur champ propre de compétence, humanitaire ou de défense des droits. »

Dans la lignée du collectif, Romeurope 93 s’est constitué pour mener à bien des actions sur le territoire de Seine-St-Denis.

Communiqué de presse en date du 8 octobre 2014

Une fois de plus, la rentrée scolaire aura été bien difficile pour les enfants Roms vivant en Seine-Saint-Denis. Pourtant, certains y vivent depuis plus de dix ans. Beaucoup y sont nés !

On connaît les obstacles qui freinent voire empêchent la scolarisation de ces enfants : la destruction répétée des bidonvilles et l’instabilité qui en découle ; l’absence de volonté politique ; la résistance passive des administrations municipales et scolaires ; les obstacles habilement dressés (prix de la cantine au tarif maximum, exigence de documents administratifs inusités, domiciliation, …) ; jusqu’au refus assumé par certains maires de droite comme de gauche. Alors que même la Préfecture reconnaît que les destructions des bidonvilles ne servent à rien, cette politique du pire, qui fragilise chaque fois un peu plus les familles concernées, reste la seule voie choisie par les autorités. Ainsi le bidonville des Coquetiers à Bobigny, situé sur un terrain vague  pour lequel nul projet immobilier ou d’activité n’existe, risque la destruction alors que la totalité des enfants est scolarisée, de la maternelle au lycée, alors que depuis la levée des restrictions d’accès au travail plusieurs personnes ont un emploi déclaré, alors même que deux ou trois familles sont en cours d’obtenir un logement social. La destruction du bidonville sans proposition de relogement briserait toutes ces vies, avec pour seul résultat la réinstallation des familles dans des conditions encore plus difficiles, quelques kilomètres plus loin.

Afin d’être plus efficaces dans le travail quotidien de solidarité et dans la lutte pour le respect de la dignité et de l’égalité des droits des familles majoritairement roumaines et bulgares contraintes de vivre provisoirement en bidonvilles ou en squats, pour continuer à lutter contre les préjugés et les réactions racistes à l’encontre de ces populations, les principales associations investies dans ce combat et les collectifs existants dans de nombreuses villes ont décidé de se rassembler sous la bannière de Romeurope. Romeurope 93 est une structure ouverte à toutes celles et ceux qui s’investissent sur les terrains et se reconnaissent dans ses principes.

Le communiqué est téléchargeable à cette adresse.