Conseil municipal du 23 février 2017 : Discours de Patrick Sollier au sujet du débat d’orientation budgétaire EELV

Nous sommes conscients que le DOB depuis plusieurs années est voté dans un contexte économique plutôt morose, que l’austérité est aujourd’hui de mise, mais notre Ville continue ses efforts d’investissements, tout en continuant à proposer des services de qualité aux Bondynois afin de lutter toujours plus contre les inégalités de notre territoire.

Avec le grand Paris, la ZAC, la densification de la région, l’arrivée des nouveaux transports, notre Ville va changer, mais elle doit changer pour le meilleur, et notre rôle est d’investir intelligemment pour la rendre désirable, et ce sur tout ou partie du territoire ! Une ville attractive est une ville plus riche, et plus de ressources propres nous permettraient de toujours plus investir, et de répondre aux besoins de ceux qui sont dans la nécessité, d’impulser une réelle mixité… Nous devons aussi être en mesure d’investir, à moyen et long terme, pour faire des économies, réinvesties par la suite. Et ainsi entamer une boucle vertueuse, pour rendre Bondy plus autonome et donc moins dépendante des fluctuations du montant des dotations de l’Etat. Avec moins nous devons désormais faire plus pour continuer à appliquer nos principes de vivre ensemble.

A quoi serviraient la ZAC, la Ligne 15, le TZEN etc. si nous sommes incapables d’en exploiter les potentiels ? Si nous nous retrouvions, à terme, à ne pouvoir répondre aux attentes des nouvelles populations, ou tout simplement de ne pas les attirer ? Il s’agit là pourtant d’un enjeu majeur pour Bondy, tant au niveau financier, en développant nos ressources propres, tant d’un point de vue social, en favorisant une mixité et en se donnant les moyens de la financer.

Notre cité vivra si nous sommes aptes à définir une stratégie budgétaire pérenne et donc globale, et ce en prenant en compte les enjeux de développement durable. Non pas comme une action se superposant aux autres, mais bien comme une nouvelle manière de voir notre développement.

Ainsi, le PLU aujourd’hui en cour de révision et le Plan Climat doivent devenir de véritables programmes politiques et stratégiques. Ils nous permettraient de donner de la cohérence aux différentes compétences et obligations de la collectivité. Il deviendrait ainsi un excellent outil de gestion économe des ressources financières de la collectivité.

Nous pouvons prendre l’exemple de la réfection du toit de l’hôtel de Ville, actuellement en cour, investissement qui nous permettra, à terme, de faire de réelles économies. La généralisation des zones 30 km/h, projet en réflexion et en cohérence avec le plan climat, nous permettrait de mieux gérer nos investissements liés à la voierie, qui pourront être lissés dans le temps, notamment les couts liés à la signalétique.

Investir pour le DD c’est aussi rendre notre Ville plus agréable à vivre, en augmentant par exemple le nombre de m2 d’espaces verts par habitant. C’est aussi l’apaiser et agir pour plus de quiétude urbaine, tout en mettant l’humain au cœur de nos politiques publiques, en faisant preuve d’exemplarité et tout en montrant la voie à nos administrés.

Passe Navigo. Une augmentation sans résultats…

COMMUNIQUE DE PRESSE EELV&A

Face à la rumeur persistante d’une probable augmentation du passe Navigo qui semble l’objet d’une prochaine table ronde prévue sur le financement des transports et la tarification le 7 mars, les élu-es régionaux écologistes tiennent à rappeler leur opposition à une forte augmentation du Passe Navigo.

Pour Pierre Serne, ancien Vice-président aux transports franciliens et administrateur du STIF, « Valérie Pécresse qui avait lié toute augmentation des tarifs à une amélioration préalable de l’offre et de la qualité de service pour les usagers est encore une fois en train de renier ses promesses. Non seulement pas une seule de ces fameuses 700 rames neuves promises n’est entrée dans le réseau mais Mme Pécresse a stoppé les renforts d’offre bus notamment en grande couronne, » rappelle l’élu qui souligne que 2016 est une année blanche en 2016 de ce point de vue. Plus grave, pour les écologistes, cette annonce coïncide avec l’annonce des résultats de la régularité des transports en commun pour le 2ème semestre 2016 qui sont en très nette régression sur tous les modes par rapport à 2015. Pour l’élu, « Mme Pécresse fait carton plein dans le reniement vis-à-vis des usagers et des électeurs ».

Pour les écologistes, le tour de passe-passe qui veut faire croire que l’augmentation des tarifs aidera directement à mieux investir est un tout simplement un leurre : « C’est fondamentalement faux. Ce ne sont pas les mêmes caisses et il n’y a pas de vases communicants », rappelle Mounir Satouri, président du groupe écologiste qui considère que « le nouvel exécutif pratique un hold-up répété sur les usagers. Si à terme, avec le Grand Paris, il y a un besoin, réel, de nouvelles recettes d’exploitation pour le STIF, il devrait plutôt être envisagé ailleurs, » rappelle l’élu qui souligne que d’autres sources de recettes existent pour les transports.

Ces deux élus, anciens négociateurs du Passe Navigo tiennent également à rappeler que le tarif unique était un gage d’unité entre tou-tes les Francilien-nes. Son intérêt et son attractivité sont aussi liés à son tarif qui doit rester abordable pour les ménages. « Avec la fin de la gratuité pendant les pics de pollution qui pèse déjà sur une partie des Franciliens, Mme Pécresse récidive et pénalise une fois encore les usagers, mais aussi notre environnement. »

 

Marion JEUNE

Directrice de Cabinet

Groupe EELVA – Conseil Régional IDF

01 53 85 65 20 / 06 59 10 20 26

EELV favorable à l’union… sous conditions

La victoire de Benoît Hamon à la primaire du PS bouscule la stratégie solo de Yannick Jadot et du parti écolo. Par Hugo Boursier le 2 février 2017 pour Politis.

Les écologistes veulent saisir l’opportunité politique d’un rassemblement, mais pas s’enfermer à nouveau dans le piège socialiste. Lundi, sur BFMTV, Yannick Jadot a déclaré : « Si Benoît Hamon est prêt à s’émanciper d’un PS qui n’a jamais fait sa conversion écologiste (…), moi, je militerai, y compris au sein de ma force politique, pour que nous nous lancions aussi dans cette grande aventure de l’écologie et du social. »

Le lendemain, les deux candidats ont déjeuné en tête-à-tête. « Ils ont acté des convergences, et ont confirmé l’envie de faire ensemble », annonce le porte-parole d’EELV, Julien Bayou. « Il y a de plus en plus d’indices qui montrent la volonté de Benoît Hamon de tenir sa ligne », avance-t-il, alors que certains membres du gouvernement, proches de Manuel Valls, comme Bernard Cazeneuve et Jean-Marie Le Guen, l’exhortent de « changer son rapport au bilan du quinquennat ».

Pas de compromis

Le rapport de force est encore incertain au sein du PS. Pas question donc pour Yannick Jadot de faire des compromis. « Il y a un ras-le-bol des arrangements entre partis politiques. Je ne rentrerai pas dans des bidouillages d’appareils », a-t-il assuré dans un entretien au Monde.

Il faut dire que le quinquennat de François Hollande n’a pas épargné le parti des écologistes. Mort de Rémi Fraisse, Notre-Dame-des-Landes, nucléaire, désaccords publics entre Cécile Duflot et Manuel Valls notamment sur les Roms, scission orchestrée depuis l’Élysée avec les départs de Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et François de Rugy, les deux premiers entrant au gouvernement, débauchage d’Emmanuelle Cosse…

Ces événements restent en travers de la gorge de beaucoup de militants écologistes, et suscite forcément une grande méfiance. Du reste, la ligne d’Hamon attire les personnalités et les élus. Le dernier soutien en date ? Nicolas Hulot, qui avait voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2012. Son soutien va désormais vers l’ex-ministre de l’Éducation. « Il a montré qu’on pouvait être socialiste et avoir une vision lucide, clairvoyante et ambitieuse sur l’écologie », a-t-il déclaré, alors que plusieurs pétitions appellent à une candidature commune entre Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, soutenues notamment par Noël Mamère, député de Gironde, et Michèle Rivasi, députée européenne EELV.

« Rassembler la gauche et les écologistes »

Le vainqueur de la primaire du PS a annoncé, dans son discours de victoire dimanche soir, vouloir « rassembler la gauche et les écologistes », en leur proposant « une majorité gouvernementale cohérente et durable ».

La cohérence, c’est justement ce que demandent les écologistes à Benoît Hamon, en « s’exonérant du PS », comme le confirme le secrétaire national d’EELV, David Cormand. « S’il souhaite rassembler son parti sur une ligne commune avec Valls, ce sera sans les Verts », explique-t-il. Mais s’il poursuit cette « recomposition politique inédite », et qu’il fait « le choix d’assumer son projet avec clarté et cohérence, alors cela laisserait un timing adapté pour faire des projets ensemble », prévient le numéro un d’EELV. Et Julien Bayou d’abonder : « Tant que nous sommes en accord avec le projet, il n’y a rien d’impossible pour l’avenir. »

Un avenir qui reste à écrire. Les écologistes d’EELV sont d’autant plus attentifs au positionnement de Benoît Hamon que Yannick Jadot n’a toujours pas ses 500 parrainages. Le candidat écologiste a assuré sur BFMTV en avoir 350. Or passer cet obstacle est un élément déterminant pour la suite, avec les législatives en ligne de mire.

Lignes de fractures

C’est « la vraie question », pour l’ex-patron d’EELV, Pascal Durand, qui se demande si « les cadres du PS, d’EELV et de la France Insoumise peuvent se mettre autour de la table ». « Avec qui discuter ? », s’interroge Julien Bayou, qui observe, derrière Hamon, les lignes de fractures avec les députés socialistes plus à droite.

Yannick Jadot a maintenu qu’il « n’excluait pas de discuter avec Jean-Luc Mélenchon », même s’il existe des différends importants, notamment sur la diplomatie internationale et le rapport à l’Europe.

Pour l’élu écologiste Alexis Braud, « Mélenchon pense qu’il n’y a qu’une solution pour faire les choses », explique-t-il, « nous pensons que les choses ne se font pas par en haut et qu’il faut construire avec les citoyens. C’est une opposition fondamentale, car cette différence d’approche change votre vision du monde ». Les discussions ne font donc que commencer.

Fessenheim : il est temps de fermer la plusvieille centrale de France !

Le Conseil d’administration d’EDF a voté ce mardi en faveur de la proposition d’indemnisation formulée par l’État pour la fermeture de la centrale de Fessenheim. Cette décision ouvre enfin la voie à la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France, comme s’y était engagé le candidat puis le président Hollande.

Europe Écologie Les Verts se réjouit que la fermeture de Fessenheim soit enfin rendue possible, malgré des modalités extravagantes et un coût anormal pour le contribuable .

Cette fermeture est nécessaire pour des impératifs de sécurité : EDF voudrait faire fonctionner cette centrale pendant 60 ans, alors qu’elle a été construite pour durer 30 ans ! Elle est de plus construite sur une faille sismique et à proximité immédiate du Rhin et en zone inondable (la centrale ayant été installée, de façon aberrante, en dessous du niveau du fleuve), et suscite l’inquiétude légitime des pays voisins, l’Allemagne et la Suisse, dont les populations seraient directement victimes en cas d’accident.

Les écologistes demandent la mise à l’arrêt immédiate des réacteurs ainsi que la fermeture la plus rapide possible de cette centrale, c’est à dire avant la fin du mandat de François Hollande. Contrairement aux assertions d’EDF, le plafonnement de la part du nucléaire permet bien de fermer des centrales sans en ouvrir de nouvelles. Il sera inacceptable d’attendre l’improbable mise en service de l’EPR de Flamanville pour fermer la centrale de Fessenheim.

L’indemnisation accordée par l’État à EDF est manifestement excessive : elle est en réalité calculée pour couvrir un hypothétique manque à gagner si la centrale était exploitée pendant 60 ans, alors que d’une part, rien ne dit que l’Autorité de sûreté n’accorderait une telle prolongation, et d’autre part, que les investissements ont été calculés sur une durée d’amortissement de 40 ans ! Il s’agit donc d’une subvention cachée.

Néanmoins, maintenant qu’elle est votée, cette indemnisation doit permettre le maintien de l’emploi et la conversion des salarié-es. EDF doit former son personnel au démantèlement et acquérir le savoir-faire nécessaire dans cette filière d’avenir qu’aucun pays ne maîtrise encore à cette heure: il faudra ensuite démanteler d’autres centrales françaises, et en Europe.

Le développement du secteur des énergies renouvelables est une aubaine pour relancer le marché de l’emploi, en Alsace comme dans le reste de la France. Si le gouvernement avait eu le courage de ses promesses, les ouvrier-es de Fessenheim seraient déjà formés à ces nouveaux métiers du démantèlement et des renouvelables et n’auraient pas, aujourd’hui, à souffrir l’inquiétude de lendemains difficiles.

Pour Europe Écologie Les Verts, l’Alsace ne doit pas seulement être le laboratoire du démantèlement mais doit devenir celui des métiers d’avenir dans les énergies propres : des emplois plus sûrs que ceux de la filière nucléaire, non-délocalisables et en plein essor. C’est toute l’industrie française qui en ressortira grandie.

Depuis près de cinq ans que cette fermeture est attendue, il est du rôle d’EDF de l’anticiper et de prendre les dispositions utiles pour les salariés n’y perdent pas leur emploi et puissent continuer à travailler au service de l’entreprise. Les écologistes attendent donc qu’EDF fasse part de la stratégie à cet égard.

Europe Écologie Les Verts rappelle que la sortie programmée du nucléaire doit permettre l’essor des énergies renouvelables, seules à même de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de garantir l’indépendance énergétique du pays tout en développant des emplois durables.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux EELV

Le groupe EELV vous souhaite une belle et heureuse année 2017

voeux2017

L’année 2016 a été marquée par de nombreux projets, et notamment la révision du Plan Local d’Urbanisme. Le groupe EELV donne une place prépondérante à ce projet, puisqu’il posera les fondations de notre Ville pour les années à venir. Document opposable, il nous permettra de favoriser un urbanisme à taille humaine, cohérent, pacifié, faisant la part belle aux espaces verts, pour que nos concitoyens aient accès à une vie de qualité. Accompagné de la « Charte de l’habitat et de la promotion immobilière », nous serons bientôt en capacité d’agir auprès des promoteurs pour que chaque nouvelle construction convienne au mieux à ses habitants, son voisinage, et s’intègre à son environnement. Nous continuons ainsi à nous impliquer pour faire de Bondy une ville où il fait bon vivre. 2017 ne dérogera pas à la règle, et nous contribueront autant que possible à votre bien être, et vous souhaitons une belle et heureuse année.

POUR LE MAINTIEN DU CIO DE BONDY – RASSEMBLEMENT LE 12 JANVIER

RASSEMBLEMENT LE 12 JANVIER A 9H30  DEVANT LE RECTORAT DE CRETEIL 

Suite au désengagement du conseil départemental et à l’élaboration d’une carte d’implantation minimale des CIO par le rectorat, le CIO de Bondy fait partie des CIO susceptibles de fermer au 1er septembre 2017.

Nous avons mené plusieurs actions pour infléchir la décision du rectorat et du conseil départemental : information aux équipes des établissements, aux parents, aux élus et au public du CIO, motions déposées dans l’ensemble des conseils d’administration des établissements scolaires de Bondy et Pavillons sous Bois, nocturne au CIO, manifestations, communication aux médias….

La mobilisation de tous a permis une première avancée : le conseil départemental vient de proposer à la Rectrice la mise à disposition à titre gracieux des locaux que nous occupons.

Reste à obtenir du rectorat la prise en charge des frais de fonctionnement (modiques) pour maintenir le CIO à Bondy.

Jeudi 12 janvier après midi, le Rectorat déterminera l’implantation définitive des CIO pour la rentrée prochaine.

Pour peser sur cette décision, un rassemblement est prévu le jeudi 12 janvier à partir de 9h30 devant le Rectorat de Créteil.

Une mobilisation importante impactera sur le maintien du CIO à Bondy.

Votre présence sera décisive pour l’avenir du service.

La mairie met à notre disposition un car pour se rendre au rectorat. Rendez-vous à  8H50 sur l’esplanade de la mairie de Bondy