EELV 93 condamne le retour du puritanisme en politique

Interdiction des affiches de la campagne de prévention contre le Sida à Aulnaysous-Bois : EELV 93 condamne le retour du puritanisme en politique

L’arrêté du maire d’Aulnay-sous-Bois est, une fois de plus la preuve, que, comme le Sida, la discrimination et l’homophobie gagnent du terrain. Cet arrêté, qui vise à interdire une campagne de santé publique, engageant les jeunes à utiliser des moyens de protection lors de rapports sexuels, est une marque d’ignorance et d’inconscience de la part du maire d’Aulnay-sous-Bois.

Ignorance, parce que le maire d’Aulnay-sous-Bois doit savoir qu’aujourd’hui encore, on meurt du sida. Que dans sa commune, il y a des jeunes qui vont attraper cette maladie et en mourir.

Inconscience, parce qu’en prenant cet arrêté, le maire d’Aulnay-sous-Bois fait le jeu des fondamentalismes religieux qui ne cherchent qu’à diviser et à casser l’unité de notre société, déjà atteinte en Seine saint Denis.

EELV 93 demande le retrait immédiat de cet arrêté homophobe et discriminant. Nous soutenons cette campagne et apportons notre soutien sans faille à toutes les associations de lutte contre l’homophobie, les discriminations et qui s’engagent, tous les jours, pour la santé de toutes et de tous.

Le 23 novembre 2016

EELV Seine-Saint-Denis

Conseil municipal du 6 octobre 2016 : intervention du groupe EELV

1 6 – 4 Approbation du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de la Ville de Bondy

Le changement climatique est aujourd’hui une réalité et s’explique en grande partie par les émissions de gaz à effet de serre induites par les activités humaines, notamment en raison de l’utilisation des énergies fossiles. Ce changement qui induit un dérèglement de notre climat impacte déjà Bondy et ses habitants, en témoignent les épisodes caniculaires de plus en plus fréquents l’été et une météo toujours plus erratique. Il affecte d’ores-et-déjà nos infrastructures, notre économie (notamment certaines filières agricoles) ainsi que notre santé.

Le Plan Climat Air Énergie Territorial (Plan Climat) de la Ville de Bondy constitue une réponse locale à ces enjeux. Les actions développées ci-après visent tout à la fois la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’adaptation du territoire aux dérèglements climatiques. Cette démarche a été rendue obligatoire aux villes et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de plus de 50.000 habitants.

Depuis mars 2015 la mission développement durable ainsi que moi-même suivons ce dossier. Je tiens à vous dire que j’attache une grande importance à ce projet, car le Plan cClimat et les 21 actions qu’il décline pourront mettre notre territoire et ses 53 000 habitants sur la voie d’un développement économique porteur d’avenir, économe en ressources, préservant l’environnement et la qualité de vie. Le plan d’actions se décompose en trois parties : l’accompagnement des Bondynois vers la transition énergétique, l’adaptation du territoire bondynois au changement climatique et le positionnement de la Ville de Bondy comme une Administration exemplaire dans la lutte contre le changement climatique. Développer l’alimentation responsable, biologique et locale dans les cantines.

Je ne ferai pas ici de liste à la Prévert en citant les vingt et une actions du Plan climat, mais j’ose croire que vous avez toutes et tous lu les parties correspondant à vos délégations respectives, que ce document structurant pour notre cité sera unanimement voté et que la plupart des actions seront mises en pratique.

 

 

Les écologistes sont prêts pour 2017 : rejoignez la campagne et faites gagner l’écologie !

2017 ne sera pas une élection comme les autres : face aux candidat-es qui multiplient les candidatures dans le temps, face aux partis qui n’écoutent pas la société, EELV a décidé d’agir.

Si les dix ans qui ont passé ont prouvé une chose, c’est qu’on ne peut pas compter sur l’UMP ou le PS au pouvoir pour s’opposer au lobbies et mettre en œuvre un projet des Biens communs.

C’est pour cela qu’il faut une candidature écologiste qui mette en œuvre ces solutions et c’est le choix de la Primaire de l’écologie. Cette candidature s’annonce difficile, mais il ne tient qu’à nous d’être nombreuses et nombreux pour lui donner l’élan nécessaire.

Vous partagez les valeurs de l’écologie politique ? Vous êtes coopératrice ou coopérateur ? vous êtes adhérente ou adhérent ? Vous êtes une association, un mouvement social, un syndicat qui vous reconnaissez dans les valeurs de l’écologie ? Prenez la campagne en main !

eelvDécidez de la personne qui portera les idées de l’écologie politique !

En vous inscrivant sur le site primaire-ecologie.fr jusqu’au 1er octobre 2016, vous pourrez participer à la primaire des écologistes et désigner celui ou celle qui représentera l’écologie à l’élection présidentielle de 2017.

Pour participer, il suffit de s’inscrire et de participer aux frais à hauteur de cinq euros. Tou-tes les citoyen-nes de nationalité française ou résidant sur le territoire français sont les bienvenu-es, il est nécessaire d’avoir 16 ans révolus.

L’inscription se fait en ligne mais le vote se fera par correspondance au mois d’octobre. Vous recevrez le matériel de vote à votre adresse postale autour du 7 et 10 octobre.

Élaborez avec nous le projet 2017 !

Pour la première fois dans l’histoire de la 5e République, un parti politique propose la co-écriture de son programme à l’ensemble de la société. Participez, débattez, échangez : nos propositions seront construites avec vous et les idées retenues devront toutes avoir été présentées au préalable sur la plateforme de débat. Votez pour les propositions qui vous motivent et suivez les réponses des candidat-es et des participant-es.

Participer

En vous inscrivant  jusqu’au 1er octobre 2016, vous pourrez participer à la primaire de l’écologie et désigner celui ou celle qui portera les valeurs de l’écologie à l’élection présidentielle de 2017.

Pour PARTICIPER

Pour participer, il suffit de s’inscrire ici et de participer aux frais à hauteur de cinq euros. Pour participer il suffit de se reconnaitre dans la charte des valeurs écologistes, d’avoir plus de 16 ans et de résider sur le territoire français, que vous ayez ou non la nationalité française.

Vous avez jusqu’au 1er octobre pour vous inscrire, le corps électoral sera alors bloqué. Vous recevrez le matériel de vote à votre adresse postale autour du 10 octobre*.

Vous pouvez aussi régler par chèque en l’envoyant directement à Europe Écologie – les Verts, 6 bis rue Chaudron 75010 Paris

Europa City : « Quelles perspectives après le débat public ? »

Le  7 avril 2016, la majorité du Conseil Municipal de Bondy avait présenté un vœu s’opposant au projet « Europa City », vœu à l’initiative du groupe EELV et voté à l’unanimité par le Conseil Municipal.

Le 7 octobre 2016 les Castors Bios vous invitent à un débat concernant le projet ! « Quelles perspectives après le débat public ? »

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Loi biodiversité : des avancées mais qui ne répondent pas à l’urgence des enjeux

Loi biodiversité : des avancées mais qui ne répondent pas à l’urgence des enjeux

Débattue dans la foulée de la COP21 et de l’accord de Paris, la loi biodiversité était attendue comme une grande évolution de la mandature, de celles capables de prouver que l’OCDE avait tort d’accuser la France de ne pas assumer son rôle dans la lutte pour la protection de la planète. Si des avancées sont notables, force est de constater que le texte est loin d’être à la hauteur des enjeux.

En proposant de repousser la mise en place de plusieurs mesures phares, la secrétaire d’Etat à la biodiversité Barbara Pompili a démontré que les enjeux de santé et de préservation du climat n’étaient pas une priorité pour ce gouvernement. Une attitude préjudiciable à la loi et au climat que déplorent les écologistes.

Des reculs majeurs

La troisième lecture à l’Assemblée Nationale et au Sénat a connu des reculs majeurs, notamment sur la taxation de l’huile de palme qui avait été gagnée par un amendement écologiste au Sénat porté par Aline Archimbaud et Ronan Dantec, remplacée par un engagement du gouvernement à travailler sur le sujet… alors même que les conséquences dévastatrices de la culture de l’huile de palme pour la biodiversité sont aujourd’hui avérées.

Sur la question de l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, dont les scientifique ont démontré les effets catastrophiques sur la mortalité des pollinisateurs, et qui a rencontré un soutien massif de la population, l’Assemblée Nationale a finalement conservé une interdiction en 2018, mais assortie de dérogations mal définies jusqu’à 2020. C’est avec une grande déception que les écologistes prennent acte de cette décision.

Des avancées importantes

Pour autant, le combat mené par les écologistes, contre ceux qui aiment se parer d’une écologie marketing et de façade, a su porter ses fruits. Sous l’impulsion des parlementaires écologistes, la protection des espèces endémiques les plus menacées est rendue systématique, les battues sur les espèces protégées sont interdites, les allées d’arbres bénéficient d’une protection, le champ de la non brevetabilité du vivant est élargi, les échanges de semences sont facilités etc.

La reconnaissance du préjudice écologique ouvre quant à elle la possibilité d’intenter des actions en justice contre les pollueurs et a pour de donner un fondement juridique renforcé au préjudice écologique (« tout fait quelconque de l’homme qui cause un dommage à l’environnement ») et à son indemnisation.

La reconnaissance de la biopiraterie est inscrite dans la loi. La France montre ainsi sa volonté de préserver la diversité biologique et culturelle et de protéger les peuples autochtones du pillage de leurs ressources et savoirs traditionnels par de grands groupes industriels.

Alors que le Sénat italien a inscrit la notion de crimes contre l’environnement (« ecoreati ») dans son code pénal, en France, le gouvernement est à l’origine des reculs sur de l’huile de palme ou les néonicotinoïdes. Un signe politique fort, témoin des clivages qui sont apparus lors des débats entre les défenseurs de la biodiversité, un bien commun fragile, dont dépend 40% de l’activité humaine, et ceux qui déconsidèrent la nature en l’opprimant comme un produit à exploiter.

Cette loi sur la reconquête de la biodiversité, bien que contenant de nombreuses dispositions porteuses d’améliorations, reste une loi a minima et ne répond pas à l’urgence d’agir qui devrait être la notre.

Communiqué EELV

Bure : le dangereux passage en force de l’État

Europe Écologie Les Verts apprend avec consternation l’évacuation des opposants au projet Cigéo de la forêt de Mandres, près de Bure, dans la Meuse.

La forêt était occupée par des militants pacifiques s’opposant au défrichage illégal que voulait pratiquer l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Cette agence, chargée de faire construire et d’exploiter Cigéo a commencé les travaux sans base légale.

Les écologistes rappellent que la loi décidant de l’enfouissement des déchets radioactifs n’est pas encore votée, ni le lieu formellement décidé.

À Sivens, c’est une situation similaire qui a entrainé la mort de Rémi Fraisse : le gouvernement avait décidé de passer en force, et de déloger des occupants pacifiques, provoquant le drame que nous connaissons. Depuis, la déclaration d’utilité publique a été annulée par un tribunal. ll aura fallu qu’un jeune étudiant en botanique perde la vie pour qu’un barrage inutile et illégal ne se fasse pas.

Enfin, Europe Écologie Les Verts rappelle sont opposition au projet Cigéo. Cigéo, c’est l’enfouissement à plus de 500 mètres sous terre de déchets radioactifs à vie longue, c’est à dire qu’ils resteront radioactifs pendant plus de 100 000 ans, et certains pendant 1 million d’années. Ce projet met en danger la nappe phréatique et les terres en surface, et engage l’humanité.

Les écologistes appellent à mettre fin à ce projet démesuré, et rappellent que la réversibilité des solutions est une exigence pour les générations futures.

Julien Bayou, Sandra Regol, porte-parole nationaux

Linky, la lutte continue à Bondy

Le 19 mai se tenait une réunion d’information à l’initiative de des sections locales EELV, PC-Front de Gauche, PS, Bondy Ecologie, de la CNL 93, et de la Ligue des Droits de l’Homme 93, au sujet du déploiement des désormais tristement connus compteurs Linky, réelle gabegie sociale avec la disparition de 15 000 postes de releveurs au niveau national et écologique, puisque des millions de compteurs fonctionnels (durée de vie de 70 ans) seront détruits et que les compteurs Linky devront quant à eux être remplacés tous les 20 ans.

Cette réunion fut un Franc succès, notamment par la participation citoyenne, mais aussi par la qualité des intervenants, notamment Etienne Cendrier (porte-parole de robins des Toits) et Yvan Rougier technicien / syndicaliste chez ERDF, enfin par la prise de position de Sylvine Thomassin, Maire de Bondy, de prendre un arrêté interdisant l’installation des compteurs sur le territoire tant qu’ERDF n’aura pas répondu à nos questions.

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A la suite de cette réunion un collectif citoyen fut créé afin d’informer, d’agir, par et pour les Bondynois, face à ce déploiement que l’on peut qualifier de déraisonnable et de précipité. Si vous souhaitez les contacter : collectiflinkybondy@laposte.net

Le REFLETS du mois de juillet, un article pose les grandes questions de la municipalité : « En cause, principalement, la collecte de la « courbe de charge » – la consommation électrique heure par heure. Cette donnée est très précieuse pour ERDF, mais elle est aussi très révélatrice d’informations privées : on peut en déduire les présences et absences du domicile, le type de chauffage, les moments où une personne prend une douche… La maire et l’ensemble des groupes de la majorité municipale souhaitent donc qu’ERDF « soit en mesure d’apporter des garanties sur la sécurisation des données collectées ». Dans un courrier adressé au début du mois au distributeur d’électricité, Sylvine Thomassin exige d’obtenir des réponses précises aux questions posées. « La loi oblige ERDF à installer des compteurs déportés aux foyers en situation de précarité énergétique. Que se passe-t-il si une famille bénéficiant d’un tel compteur déménage ? Pourquoi l’ensemble des foyers ne pourraient-ils pas en bénéficier du dispositif puisqu’un des rares intérêts de Linky est de permettre aux ménages de suivre et mieux gérer leur consommation ? Les familles peuvent-elles subir une coupure de courant à distance ? » Enfin, il est également prévu par ERDF de recueillir les informations récupérées dans les logements via les transformateurs implantés dans toute la Ville puis de les envoyer par ondes via des antennes relais anciennes générations du type GPRS. Une technologie obsolète reconnue comme potentiellement cancérogène. Face à ces nombreuses inquiétudes et interrogations – et sans réponses d’ERDF – la municipalité envisage de signer un arrêté en défaveur des installations. »

L’article dans son intégralité, tiré du Magazine REFLETS de juillet 2016

Article Linky

A la suite de la réunion, une lettre fut adressée par la Maire à ENEDIS, nouveau nom d’ERDF, en date du 2 juin 2016.

Lettre bondy ERDF 1

Lettre bondy ERDF 2

Quant à l’arrêté ce dernier a été signé le 22 juin 2016 et envoyé à la préfecture, actuellement la municipalité est en attente d’une réponse. Si vous souhaitez le consulter vous pouvez le télécharger via ce lien.

En tant qu’individu il est difficile d’agir sur cette question. Si votre compteur se trouve à l’intérieur d’habitation, il vous est possible de ne pas ouvrir votre porte lors du passage des techniciens ENEDIS. Dans le cas ou votre compteur serait à l’extérieur et s’il n’a pas encore été changé, nous vous conseillons d’envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à ENEDIS, nouveau nom d’ERDF, en indiquant que vous refusez l’installation du compteur Linky et d’afficher une photocopie de cette lettre sur votre compteur.


Documents complémentaires

Télécharger la demande de recours gracieux d’ENEDIS (Ex ERDF) en date du 13 juillet 2016

Conseil municipal du 23 juin 2016 : intervention du groupe EELV

Cette intervention portera sur les trois délibérations suivantes : 16-15 / 16-16 / 16-17, qui concernent trois garanties communales pour la construction  d’un total de 230 nouveaux logements sur la Ville.

De nombreuses fois nous nous sommes insurgés contre le nombre croissants de projets érigés au fil de l’eau à Bondy, et contre sa densification à notre sens trop rapide et manquant de cohérence. Aujourd’hui la municipalité votera peut être en faveur de ces trois garanties communales. En tant que groupe EELV nous souhaitons aujourd’hui soulever une énième fois le problème de la multiplication non maitrisée des logements sociaux hors ANRU sur notre territoire.

Comme chacun le sait dans cet hémicycle la première phase ANRU ait été globalement un succès, nous sommes allé plus loin que le 1 pour 1, en créant 460 nouveaux logements dont 2/3 de logements sociaux, et nous espérons que le PRU 2 ira encore plus loin.

Mais la croissance de population sur notre territoire entraine toujours plus de coûts pour la Ville. Certes Bondy est une ville populaire et notre volonté est qu’elle le reste, mais faire du logement nous engage à proposer des services de qualité pour un nombre croissant d’habitants. Si aujourd’hui Bondy est un excellente élève avec plus de 40 % de logements sociaux certains programmes en court tendant nettement vers les 60%. Nous devons ainsi être vigilants si nous souhaitons pouvoir proposer une réelle mixité sociale pour notre territoire. Si aujourd’hui le crédo de la Ville est de faire attention au moindre euro dépensé nous devons aussi être en capacité, par le biais de la fiscalité locale, de continuer de proposer des services de qualité, que nous avons, aujourd’hui, de plus en plus de mal à financer.

Parmi les projets présentés ce soir nous voyons encore des programmes initialement privés convertis en parc social, pourquoi ? Il n’est pas souhaitable pour notre Cité de subir les évolutions, c’est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons de voter ces trois délibérations.