Conseil Municipal du 7 avril 2016 – Voeu Europa city

Au Conseil Municipal du 7 avril 2016, la majorité a présenté un vœu s’opposant au projet « Europa City », vœu à l’initiative du groupe EELV et voté à l’unanimité par le Conseil Municipal.

« Immochan, la filiale immobilière du groupe Auchan, présente Europa City comme « un équipement de nouvelle génération qui conjugue une offre diversifiée, à la fois ludique, culturelle, commerciale et touristique »au Sud de Gonesse. Techniquement, c’est un centre commercial associant des « expériences », notamment autour de « l’art de vivre européen » à un parc d’attraction, un parc aquatique, des grands magasins, une grande halle d’exposition, des salles de spectacle, des hôtels thématiques, des restaurants, une station de ski sur neige sur 800 000 m2 de constructions réparties sur 80 hectares. Le projet prévoit d’attirer 30 millions de visiteurs annuels, créer 12 500 emplois directs, sur les 4 ans de la phase de construction, puis 11 500 emplois en phase d’exploitation. Le tout pour un montant estimé à plus de 3 milliards d’euros.

D’un point de vue environnemental, Europa City aboutira à l’artificialisation de 80 hectares de terres agricoles à forte réserve en eau et assurant des récoltes abondantes (blé, maïs, colza et betteraves), par ailleurs déclarées inconstructibles à cause du plan d’exposition au bruit des deux aérogares.

Ce projet est à contre-courant du re-développement des circuits courts qui nourrissent les populations locales tout en diminuant les émissions de gaz effet de serre de nos territoires. Enjeu d’autant plus majeur pour une région aussi densément peuplée qu’est l’Île-de-France et qui est appelée à l’être toujours plus.

Quant aux déplacements, si la ligne 15, encore à l’état de projet, abreuvera à terme Europa City, une autre moitié s’y rendra en voiture, se garera sur d’immenses parkings, construits sur des terres arables d’une qualité exceptionnelle.

Europa City deviendra un immense générateur d’émissions de gaz à effet de serre, tant par sa construction que par son exploitation,  en incohérence totale avec l’objectif national de réduction prôné par la COP 21, la loi de transition énergétique et les Plans Climat locaux.

D’un point de vue économique, nous interrogeons l’opportunité et la viabilité de ce projet pharaonique. Dans un rayon de 20 km, de nombreux gros centres commerciaux existent déjà, dont certains présentent des locaux vides et un turn over important d’enseignes : Parinor, Rosny 2, Aéroville, Qwartz, Domus… Nous sommes convaincus en outre qu’Europa city ne pourra pas capter la clientèle de touristes en transit sur Roissy car Aéroville, ouvert depuis 2 ans, a déjà échoué, présentant un déficit de 5 millions de visiteurs annuels. 

Les touristes en transit ne seront pas assez nombreux pour faire vivre le centre commercial et les promoteurs ne pourront pas compter sur les riverains pour compenser le manque de fréquentation : 24,6 % des habitants de Gonesse vivent sous le seuil de pauvreté, 25,1% à Aulnay, un taux de chômage élevé, les habitants des villes voisines ne dispose pas d’un pouvoir d’achat suffisant.

Il faut bien noter que chaque agrandissement ou nouvelle ouverture d’un grand magasin dans la région porte un nouveau coup à l’activité des petits commerçants et artisans qui rendent de nombreux services aux populations. Notre commune a produit des efforts financiers très importants pour créer un véritable cœur de ville, avec l’installation de nouveaux commerces et bientôt d’un marché. Notre centre-ville est aujourd’hui un lieu d’échanges, de lien social, de vivre ensemble. Il est également prévu de créer des liaisons économiques avec les artères commerçantes situées en continuité du centres jusqu’à des pôles de commerces excentrés, comme la place Neuburger, le pôle gare (en passant par la rue de la République) ou l’avenue Varagnat. Nous n’accepterons pas que ces efforts soient mis à mal.

La promesse, irréaliste, de création de 11 500 emplois ne peut pas non plus justifier ce projet.  les entreprises franciliennes déplorent de grandes difficultés dans le recrutement (cuisiniers, agents de maintenance, maitrise de magasins, jardiniers, vendeurs en produits alimentaires…), et le vivier de salariés reste faible. Il n’y aura donc aucune création d’emploi au bénéfice des riverains  et Europa city n’entrainera qu’un simple déplacement géographique de postes.

Pour nous faire accepter ce nouveau projet, on pratique ainsi un odieux chantage à l’emploi, sans préciser que des centaines d’emplois disparaitront dans les petits commerces de proximité.

Pour toutes ces raisons, à la fois économiques et écologiques, à une période où les communes tentent désespérément de créer des centres villes ou simplement de les reconquérir, les élus de la majorité municipale s’opposent à la mise en chantier du projet Europa City. »

Bondynois(es), participez à la révision du Plan Local d’Urbanisme

En 2011 la municipalité avait voté la révision du Plan Local d’Urbanisme de Bondy. Persuadé que ce document réglementaire allait entraîner une densification mal maitrisée de Bondy, une dégradation de la qualité de vie des habitants, des difficultés à aboutir à une réelle mixité sociale et la disparition des espaces verts, le groupe EELV s’était abstenu. Pointant les insuffisances du PLU actuel la municipalité met en œuvre sa révision et nous nous en réjouissons.

Cette révision sera le théâtre d’une large concertation ouverte à l’ensemble des Bondynois. Il nous parait aujourd’hui essentiel que tout un chacun soit présent au différentes réunions publiques et balades urbaines pour faire entendre sa voix afin que le prochain PLU réponde aux attentes et aux besoins de la population en matière d’urbanisme, de développement économique, de circulation, d’équipements publics, d’environnement… Les élus EELV Bondy

La concertation aura lieu du 22 mars au 18 octobre 2016

Toutes les infos à ce LIEN

Qu’est-ce que le Plan local d’urbanisme ?

On ne peut pas construire « n’importe quoi », « n’importe où » et « n’importe comment ». La révision du Plan local d’urbanisme va permettre aux Bondynois d’être associés aux grands changements à venir. Le Plan local d’urbanisme (PLU) est le document qui établit un projet global d’aménagement et fixe les règles générales d’utilisation du sol, à l’usage des particuliers et des professionnels. Il est composé d’un diagnostic territorial, d’un projet d’aménagement et de développement durable (PADD), et d’un règlement accompagné d’un zonage. En faisant évoluer cet outil, Bondy maîtrise son développement pour les 20 ans à venir.

La concertation qui se déroule de mars à octobre donnera à tous l’opportunité de s’exprimer. L’occasion d’aborder la préservation des quartiers pavillonnaires, les nouvelles constructions aux
abords des grands axes, ou encore les aménagements à venir pour l’arrivée du métro du Grand Paris Express et du bus dernière génération, le T Zen 3… Cette concertation s’appuie sur plusieurs temps de réflexion et d’échanges, ouverts à tous, pour aboutir à l’automne à un diagnostic territorial commun. Vous pouvez participer, quand vous voulez, en fonction des thématiques qui vous
intéressent. Véritable feuille de route en matière de transports, d’équipements publics, de commerce et d’attractivité, le PLU doit nous permettre d’imaginer ensemble la ville de demain.

Les débats en plénière s’ouvrent aujourd’hui. Mais le ministre de l’Agriculture a demandé aux députés de s’opposer au moratoire qui protégerait les abeilles! Démultiplions notre appel maintenant: signez la pétition!

Chères amies, chers amis, Chaque jour, des milliers d’abeilles se meurent, décimées par des tonnes de pesticides toxiques; et c’est une partie de notre alimentation qui est menacée. Une loi formidable est sur le point d’interdire la plus destructrice de ces substances chimiques; mais nos députés, qui l’avaient votée dans un premier temps, pourraient reculer sur pression du gouvernement!  Le ministre de l’Agriculture est pour le moment défavorable à cette interdiction. Nous n’avons que peu de temps pour agir! Seul un soutien massif des citoyens peut convaincre les députés de maintenir le cap, et d’adopter cette mesure qui pourrait bien sauver les abeilles de ce massacre de masse.  Élevons-nous dès maintenant pour rappeler à quel point les abeilles comptent pour nous. Les discussions parlementaires où tout peut se jouer s’ouvrent aujourd’hui. Signez la pétition pour demander aux députés d’interdire définitivement l’usage de ces pesticides tueurs d’abeilles — nous n’avons que peu de temps avant qu’ils ne se prononcent sur le projet de loi:

Les pesticides néonicotinoïdes attaquent le système nerveux des abeilles jusqu’à la complète paralysie. Également nocifs pour l’homme, ils restent utilisés à tour de bras dans les champs, et on en trouve des résidus dans nos assiettes et cultures jusque trois ans après leur épandage! Ces produits sont si dangereux que les mesures de sécurité préconisées par les experts sont pratiquement impossibles à mettre en oeuvre. L’Europe elle-même a banni ces pesticides, mais seulement pour un temps. Les géants des phytosanitaires poursuivent la Commission européenne en justice, et l’interdiction peut être levée à tout moment. L’année dernière, notre ministre de l’Agriculture s’était fait le champion de l’interdiction des néonicotinoïdes en Europe: il peut encore le devenir. Si la France interdisait ces poisons dès maintenant, elle ouvrirait la voie! Nous sommes à “ça” d’obtenir le moratoire qui protégerait les abeilles d’une lente agonie. Les sénateurs ont rejeté l’amendement clé. Nous devons soutenir les quelques députés qui peuvent encore le réinsérer dans la loi et remporter la bataille, mais qui sont isolés et sous la pression des lobbies et du ministre. Le temps des abeilles est compté: signez maintenant, puis partagez la page sur les réseaux sociaux:

Cela fait des années que notre mouvement défend la voix des abeilles, dont nous avons tant besoin pour assurer la diversité des plantes, fruits et légumes. Leur déclin repose sur de multiples facteurs, dont des maladies et la destruction de leurs habitats; mais nous tenons aujourd’hui une chance d’obtenir une loi forte les protégeant de ces produits chimiques toxiques. Tenons bon — nous sommes si près du but.   Avec espoir et détermination, Camille, Amélie, Alex, Mélanie, Aloys et toute l’équipe d’Avaaz  PS. Les abeilles sont vraiment formidables. Elles forment des sociétés matriarcales qui communiquent en dansant! Leurs alvéoles font partie des structures les plus efficaces de la nature. Et leurs cerveaux peuvent tout bonnement… cesser de vieillir (ce qui pourrait peut-être nous donner des indices pour contrer la démence)! Participons ensemble au sauvetage de ces incroyables créatures: https://secure.avaaz.org/fr/abeilles_france_neonicotinoides_rb/?bLmgbdb&v=74020&cl=9663685391

POUR PLUS D’INFORMATIONS

Les néonicotinoïdes nuisent à la santé des abeilles (Top Santé)

http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/environnement-et-sante/les-neonicotinoides-nuisent-a-la-sante-des-abeilles-608971

Les néonicotinoïdes: DDT du 21e siècle? (RTS)

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/prise-de-terre/6139972-les-neonicotinoides-ddt-du-21e-siecle-27-09-2014.html?f=player/popup

Deux insecticides jugés dangereux pour l’homme (Europe 1)

http://www.europe1.fr/international/deux-insecticides-juges-dangereux-pour-l-homme-1746677

L’Anses veut restreindre l’utilisation des néonicotinoïdes (Euractiv)

http://www.euractiv.fr/sections/developpement-durable/lanses-veut-restreindre-lutilisation-des-neonicotinoides-320958

Le Sénat refuse d’interdire les néonicotinoïdes (Actu Environnement)

http://www.actu-environnement.com/ae/news/neonicotinoides-interdiction-refus-Senat-projet-loi-biodiversite-26095.php4

Les experts européens aggravent le cas des pesticides tueurs d’abeilles (Le Monde)

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2015/08/27/les-experts-europeens-aggravent-le-cas-des-pesticides-tueurs-d-abeilles_4738681_1652692.html#e4Ol3yorZ9pzXGO8.99

Dossier: Le déclin des abeilles (Greenpeace)

http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266577/declin-des-abeilles-resume.pdf

Des chercheurs ont rajeuni le cerveau… d’abeilles (Le Monde – blog)

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/02/chercheurs-rajeuni-cerveau-abeilles-vieillissement/

Repensons la place de la voiture à Bondy !

 

Depuis quelques années, scientifiques, institutions spécialisées et politiques nous alertent sur le changement climatique et ses effets. Les 8 premiers mois de l’année 2015 ont été les plus chauds depuis 1890. La dégradation des milieux écologiques qui en résulte couplée à un appauvrissement des ressources énergétiques influent directement sur notre quotidien. Il est temps « de prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ».

A Bondy les déplacements sont le plus gros émetteur de gaz à effet de serre, et si nous ne voulons pas que notre Ville se transforme en fournaise les étés à venir, et si nous voulons protéger nos concitoyens, il est désormais temps de prendre la question des mobilités et plus particulièrement de la voiture à bras le corps. Omniprésentes dans notre cité, nous ne pouvons décemment plus continuer à réguler tant bien que mal ce fléau au détriment des usagers de la voie publique que sont les piétons, les cyclistes, les transports en communs, les personnes handicapées, les enfants…

Nous devons aujourd’hui profiter de la révision du Plan Local d’Urbanisme en cours pour nous saisir de l’enjeu des mobilités. En tant que document réglementaire, utilisons construisons le en vue d’anticiper l’avenir de Bondy et non de le subir. La majorité doit être aujourd’hui en capacité  d’impulser le changement sur la question de la mobilité pour garantir à ces concitoyens la sécurité, le confort urbain, la sensation de chaleur en ville, la qualité de l’air, la santé…

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Bertrand Guay AFP

Nous pouvons d’ores-et-déjà réduire la place de l’automobile à Bondy en :

  • Passant l’intégralité de la Ville  à 30 km/h ;
  • Généralisant les voies pour bus et les pistes cyclables en site propre ainsi que les doubles sens vélos ;
  • Elargissant les trottoirs (et en profiter pour les végétaliser);
  • Supprimant des places de stationnement sur la voirie et en poussant les promoteurs à automatiquement intégrer les garages en sous-sol pour chaque nouveau programme.

Et ce afin de :

  • Préserver les plus faibles (enfants, seniors, handicapés…) ;
  • Amoindrir les risques en cas d’accident ;
  • Rendre notre ville plus respirable et diminuer les risques sanitaires ;
  • Développer une signalétique bien plus simple et lisible donc moins coûteuse pour la Ville ;
  • Pacifier notre ville, nos espaces publics ;
  • Accompagner les ménages vers la sobriété énergétique et réduire le budget essence des Bondynois ;
  • Inciter aux modes de déplacements doux ;
  • Réduire la pollution atmosphérique et le bruit en ville ;
  • Réduire les impacts des déplacements des agents.

Une réelle politique de réduction de la place de la voiture en ville nous permettrait en parallèle de  faire avancer notre Plan Climat, et quoiqu’il en soit nous serons bientôt dans l’obligation réduire nos émissions de CO2 sur le territoire. Autant que Bondy soit en avance sur son temps et puisse anticiper ces changements plutôt que de les subir. De plus, avec la livraison de la ZAC et notre obligation de construire 1 800 logements dans le cadre du PLH le nombre de bondynois augmentera très largement, apportant son lot de voitures. Nous ne pouvons continuer ainsi si nous voulons d’une ville viable dans la décennie à venir.

 

QUATORZIEME EDITION DU MARCHE DES VINS BIO DE MONTREUIL-SOUS-BOIS

LE 19 MARS 2016

QUATORZIEME EDITION DU MARCHE DES VINS BIO DE MONTREUIL-SOUS-BOIS
LEVER LE COUDE ET REDRESSER LA TETE AVEC LES VIGNERONS BIO !

Comme tous les ans, L’association Bouffons bios organise son marché des vins bios à Montreuil au palais des congrès Marcel Dufriche,
117 rue Étienne Marcel
93100 Montreuil
Métro : Robespierre
le 19 mars 2016 de 10h00 à 19h00
Plus d’informations sur le site : http://bouffonsbios.ouvaton.org

Télécharger le communiqué de presse

Notre Dame des Landes, quand le gouvernement nous ment.

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La ZAD de Notre-Dame-des-Landes en novembre 2014. JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP

Projet lancé en 1963 à l’initiative de la DATAR (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale), dans la cadre des métropoles d’équilibre, ici Nantes – St-Nazaire, l’aéroport avait pour objectif affiché de satisfaire en temps voulu les besoins de la clientèle des avions long-courriers. Notre Dame des Landes avait été choisi notamment grâce à sa situation au nord de Nantes et aux possibilités de desserte routière. Suite aux crises pétrolières de la décennie 70, ainsi qu’à la création de l’ADECA (Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport), le projet est mis en standby.

Ressorti des placards en 2000 sous le gouvernement Jospin, faisant l’objet d’un appel d’offres en 2008 et d’une enquête publique en 2010, le projet est relancé. Alors que Nantes-Atlantique, l’actuel aéroport de Nantes, a reçu en septembre 2011 le trophée ERA Award de meilleur aéroport européen » pour sa politique de prix attractifs, pourquoi relancer le projet Notre Dame des Landes ?

Ce projet considéré comme inutile et cristallise aujourd’hui de nombreux mécontentements. EELV estime que le projet est contraire aux objectifs du Grenelle de l’environnement, évoquant notamment la destruction de terres agricoles, l’augmentation des impôts locaux, l’impact du transport aérien sur l’effet de serre, la sous-utilisation des autres aéroports de la région et la destruction de 2 000 hectares d’une « zone de bocage très préservée ; l’une des dernières du département.

Pourtant, cela n’a pas empêché Manuel Valls, le 15 octobre 2015, de pointer les soucis écologiques de l’actuel aéroport de Nantes, se servant de cet argument pour favoriser la réalisation du nouvel aéroport : « Il est bon pour l’environnement, parce que l’actuel aéroport de Nantes est au contact de trois réserves Natura 2000, dont le réservoir à oiseaux du lac de Grand Lieu ». Foutaises… Notre premier ministre actuel s’est bien gardé de communiquer  les conclusions d’une note émise par Xavier HINDERMEYER, directeur régional de l’environnement de pays de la Loire, datant du 9 septembre 2014. C’est le Canard enchaîné qui a mis la main sur ce document, prouvant les mensonges de notre Premier Ministre. Voici les conclusions du document concernant l’impact de l’extension de l’actuel aéroport de Nantes, se trouvant au Nord-Est de la Réserve Naturelle Nationale de Grand Lieu :

  • « Le trafic aérien actuel n’a pas d’impact négatif sur les oiseaux du lac », écrit-il. « La faune de la réserve a intégré cette activité continue et routinière comme un élément à part entière de l’environnement du lac. » Et d’expliquer : « La variété de cette activité [aérienne] engendrée par l’aménagement de Nantes-Atlantique ne sera pas perceptible par la faune du lac et ne générera pas de perturbation. »
  • À propos de l’allongement des pistes, le directeur observe : « L’allongement de la piste impactera les zones humides situées au bout de la piste actuelle (prairies, ruisseau). Cet impact sera cependant très minime en comparaison de ceux issus de l’urbanisation prévisible des zones humides aujourd’hui préservées. » En cas de création de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, il y aurait en effet urbanisation aux abords de la réserve naturelle de Grand Lieu.
  • Le directeur conclut : l’aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique, par l’allongement de sa piste « garantit la préservation des zones humides de la ceinture verte générée par l’aéroport, qui participent à l’équilibre écologique de la réserve face à l’urbanisation de l’agglomération nantaise ».

A vue de la qualité de l’actuel Aéroport de Nantes, de la faible pertinence économique du nouveau projet, de son impact écologique désastreux et de la forte mobilisation citoyenne pourquoi ce projet est encore d’actualité ?  Nous nous le demandons bien Monsieur le Premier Ministre.

Conseil municipal du 18 février 2016 : intervention du groupe EELV

1 6 – 23 Approbation du PLH intercommunal

Si dans l’ensemble nous sommes d’accords avec les orientations du PLH, nous devons en tant que majorité, rester vigilants quant à l’évolution de notre Ville.

Bondy compte  plus de 40 % de logements sociaux, un ratio bien supérieur aux préconisations de la loi SRU. Nous pensons qu’il est aujourd’hui temps d’aboutir à une plus grande mixité sur le territoire, et ce afin d’être à la hauteur de nos ambitions sociales. Ne nous leurrons pas, les programmes privés dans l’obligation de proposer les 30% de social, inscrits dans la PLU, posent de nombreux problèmes à la vente pour les promoteurs. C’est la raison pour laquelle nous sommes favorables à l’abandon de cette obligation, et faisons confiance à Bondy Habitat pour maintenir le taux actuel de logements sociaux sur le territoire. Laissons le social à ceux qui savent le faire.

Au-delà de ça, notre Ville, contrainte par le SDRIF, est probablement amenée à se densifier dans les décennies à venir, mais, à nous majorité de tout faire pour maîtriser ce processus. Avec les projets en cours ou à venir nous bouclons d’ores-et-déjà le quota inscrit dans le PLH, tant par le nombre de constructions que par le pourcentage de logement sociaux. Mais ne réitérons pas les erreurs du passé et impulsons pour notre cité une réelle mixité cohérente, tant socialement qu’architecturalement, en préservant nos quartiers pavillonnaires, les espaces verts en innovant sur l’intégration de la végétation dans nos rues, le parc privé, en donnant enfin corps à la trame verte et bleue. Nous devons aussi porter une attention toute particulière aux hauteurs des constructions, quitte à intégrer des hauteurs limitées dans le PLU, pour ensuite avoir les marges de négociation nécessaire, auprès des promoteurs, pour faire plus haut, mais surtout du beau en visant l’excellence en terme d’efficience énergétique, et ce afin de rendre notre Ville résiliente face aux changements climatiques, et donc agréable à vivre pour nos concitoyens.

Nous devons envoyer des signaux positifs forts à l’échelle de la Métropole, de la région, en amorçant des projets innovants pour le bien de notre population actuelle et future, projets d’ores-et-déjà à notre portée : agriculture urbaine, Autolib’, généralisation des zones 30, charte esthétique pour les commerces, habitations haute qualité architecturale et environnementale… Ainsi, nous devons penser notre Ville dans son ensemble, et faire de Bondy une ville unie en outrepassant nos différences, en donnant sa chance à l’ensemble de nos concitoyens, en décloisonnant notre cité sur l’axe Nord / Sud, en créant de réelles centralités, articulées entre elles et infusant un dynamisme commercial, entrepreneurial, culturel, social, environnemental et intégrant des équipements publics de qualité pour toutes et tous. Penser Bondy comme une ville désirable sans avoir à attendre l’arrivée de la ZAC, du Tzen, de la ligne 15…

Bondy n’a pas vocation à devenir une banlieue parmi d’autres, notre Ville doit devenir exemplaire pour le 93 et la Région, elle en a le potentiel, mais pour cela nous devons en tant qu’élus, majorité, pouvoir travailler de manière transverse et parler d’une seule et même voix tout en faisant de nos différences une force afin de préparer notre Ville aux grands enjeux du XXI siècle.